Sous la pression, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a suspendu l'expérimentation du logiciel de police Ardoise *. Plusieurs associations avaient saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et l'égalité (Halde) et la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). Le logiciel comporte des zones à renseigner concernant la vie sociale des personnes fichées parmi lesquelles peuvent figurer de simples témoins. Parmi les intitulés des cases à cocher, on trouve "mineur en fugue", "sans domicile fixe", "personne âgée", "permanent syndical", "membre d'une secte", "transsexuel", "homosexuel"... Plus de 90 000 personnes devaient être formées Le déploiement d'Ardoise a été suspendu le temps d'évaluer "la pertinence des critères retenus". Ardoise est destiné à succéder au logiciel de rédaction des procédures (LRP) et au STIC (Système de traitement des infractions constatées). En phase de test depuis plusieurs années, le logiciel doit entrer en phase opérationnelle en 2008. Plus de 90 000 personnes devraient être formées à son utilisation. * Ardoise : Application de recueil de la documentation opérationnelle et d'informations statistiques sur les enquêtes
Le courrier sans détour d'Alex Türk, président de la Cnil, adressé le 15 avril à Michèle Alliot Marie, ministre de l'Intérieur.
Sur le blog Village de la justice, l'article Ardoise : le logiciel controversé de la police réalise une bonne synthèse des tenants et des aboutissants de la polémique autour d'Ardoise.