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Canon veut proposer sa propre technologie d'impression 3D

Prototype d’imprimante 3D développé par Canon. L’image est extraite de la vidéo promotionnelle diffusée par Canon en octobre 2015.

Prototype d’imprimante 3D développé par Canon. L’image est extraite de la vidéo promotionnelle diffusée par Canon en octobre 2015.

L'imprimante 3D, en cours de développement par le constructeur Canon, ne sera pas prête avant au moins deux ans. Mais le japonais pourrait livrer dans un délai plus court un prototype dans le genre des machines RepRap autoréplicables qui permettent déjà d'imprimer des composants utiles.

Face à une concurrence emmenée par Stratasys, 3D Systems, Markerbot ou Prodways, Canon affirme que sa technologie d'impression 3D sera d’une qualité suffisante pour fabriquer rapidement des objets 3D, en plus du prototypage rapide en 3D auquel ont déjà recourt de nombreuses entreprises qui font de l'impression 3D. Mais si le constructeur a montré des échantillons imprimés avec le prototype lors de la Canon Expo organisée cette semaine à Paris pour ses clients, la machine elle-même restait invisible. Selon les représentants de Canon présents sur place, la machine « est quelque part au Japon », et il faudra probablement attendre au moins deux ans avant de la trouver sur le marché. Cependant, même si le japonais ne fabrique pas encore lui-même ses propres imprimantes 3D, le constructeur vend depuis deux ans des imprimantes 3D Systems au Japon, et il vend ces mêmes périphériques sur le marché européen depuis le mois de février dernier.

L’américain 3D Systems détient des brevets essentiels sur un certain nombre de technologies d'impression 3D. La plus connue d’entre elles et la plus couramment utilisée dans les imprimantes DIY est la technologie Fused Deposition Modeling (FDM) de modélisation par dépôt de fil en fusion : le matériau thermoplastique est chauffé pour être fondu avant d’être déposé en couche, comme pour un glaçage de gâteau. Certaines imprimantes 3D Systems vendues par Canon servent à réaliser des prototypages rapides avec cette technologie. Pendant le salon, un grand nombre de visiteurs ont assisté aux démonstrations de Canon, notamment à la présentation de deux imprimantes 3D Systems, vendues par le constructeur, qui utilisent d'autres technologies d'impression. La première imprimante 3D Systems travaille par aspersion d’un matériau en poudre couche par couche sur une plate-forme. Le matériau est fondu par rayon laser pour être solidifié, chaque couche étant soudée à la suivante en se refroidissant. La seconde imprimante utilise un bain de polymère fondu, chaque couche étant refroidie en surface par une lumière ultraviolette pour être solidifiée. À la fin du processus, le modèle est retiré de la poudre ou du liquide pour être nettoyé.

Encore deux ans avant la commercialisation 

Selon Ryan Milne, directeur du marketing de l'impression 3D chez Canon Europe, revendre les imprimantes d’un autre constructeur ne suffit pas. « Les clients veulent que nous apportions notre propre technologie sur le marché », a-t-il déclaré. C’est une des raisons d’être du prototype de Canon, même si l’imprimante elle-même ne sera pas prête avant deux ans. « Nous voulons que, le jour où l’imprimante sera commercialisée, il y ait un vrai impact », a encore déclaré le directeur marketing. Cependant, la première imprimante 3D de Canon ne sera pas destinée à tout le monde. « La cible est plutôt le marché professionnel et le secteur industriel », a précisé Ryan Milne. « L'imprimante développée par Canon utilise une nouvelle méthode d'impression par laminage », ont déclaré les responsables du japonais présents au salon, sans donner plus de détails. Mais il semble, d’après une vidéo de présentation réalisée par le constructeur, que les couches sont imprimées séparément, la fusion n’intervenant que dans un second temps, contrairement aux technologies existantes, où chaque couche est imprimée directement sur la couche précédente.

Le directeur marketing n'a pas voulu commenter le processus. Celui-ci a simplement indiqué que « l'imprimante mesurerait environ 1,80 mètre, qu’elle utiliserait de la résine, et que les supports étaient solubles dans l'eau ». Difficile d'évaluer précisément à partir de ces indices la capacité d'impression de la machine. Le plus gros échantillon présenté au salon - deux roues dentées - mesurait 50 mm de diamètre et 12 mm de hauteur. Chaque pièce semble avoir été moulée par injection. L’objet n’est ni aussi brillant ni aussi lisse qu’un accessoire pour iPhone, mais on peut facilement imaginer que la roue dentée tourne en douceur dans une machine nécessitant une certaine précision comme une imprimante jet d'encre. Canon dit qu’il travaille à améliorer la précision et la finition de surface, pour qu’en sortie, l’objet ne nécessite aucun traitement supplémentaire.

Des objets 3D rigides ou souples 

Canon affirme également que sa machine 3D pourra utiliser des matériaux variés comme le polypropylène (PP), le polyéthylène (PE), le polyoxyméthylène (POM) ou acétal ou polyformaldéhyde, le polyamide (Nylon), et le polyméthacrylate de méthyle (PMMA), un polymère qui sert à fabriquer des objets en Plexiglas ou en Lucite. Parmi les échantillons présentés, certains étaient en couleur - noir, blanc, rouge et bleu. De plus, selon Canon, les objets créés avec ces matériaux peuvent être très rigides, transparents, élastiques, souples ou résister à un impact. Si l’imprimante de Canon peut imprimer un objet à partir d’un mélange de plusieurs matériaux, les fabricants de pièces sur mesure ou de petites séries pourraient en effet être très intéressés par la machine. Les chercheurs du MIT ont déjà créé une imprimante 3D capable d’utiliser une dizaine de matériaux différents à la fois. Cependant, quand l’imprimante de Canon sera prête, il est probable que 3D Systems et d'autres sortiront aussi de nouvelles machines 3D avec de nouvelles technologies d'impression.

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