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Economie numérique : la France étouffée par ses rigidités structurelles selon Terra Nova

Nicolas Colin, auteur du rapport sur la révolution numérique publié par Terra Nova, est intervenu dans le documentaire « Le prix à payer » d'Harold Crooks (sur les conséquences de l'évasion fiscale des multinationales), aux côtés de l'économiste Thomas Piketty. (crédit : D.R.)

Nicolas Colin, auteur du rapport sur la révolution numérique publié par Terra Nova, est intervenu dans le documentaire « Le prix à payer » d'Harold Crooks (sur les conséquences de l'évasion fiscale des multinationales), aux côtés de l'économiste Thomas Piketty. (crédit : D.R.)

Pour lancer sa collection d'essais « Positions », le think tank Terra Nova publie le constat de Nicolas Colin, co-fondateur de TheFamily et membre de la CNIL, sur les enjeux de la révolution numérique. « Il ne reste plus beaucoup de temps pour nous réarmer d'une politique économique adaptée à la transition numérique », prévient l'auteur.

Nicolas Colin ne brosse pas la société française numérique dans le sens du poil. Dans son rapport intitulé « La richesse des nations après la révolution numérique », qui inaugure la collection « Positions » du think tank Terra Nova, l'énarque, co-fondateur de l’accélérateur de start-ups parisien TheFamily, fait un constat inquiétant. Il pointe les effets néfastes que fait peser sur notre économie la résistance active qu'oppose la société française à la transition numérique : dirigeants politiques qui méconnaissent ou moquent des applications utilisés par des millions d'électeurs, mais aussi nombreux corps de métiers, entreprises établies ou citoyens. Cette mutation technologique génère un impact global sur l’économie et ses institutions, mais « les élites de notre pays peinent malheureusement à comprendre ce phénomène et ses conséquences », engage dès les premières lignes celui qui est aussi l’un des membres de la CNIL (Commission nationale de l’Informatique et des Libertés).

Certes, la transition numérique « exerce des effets particulièrement négatifs sur les classes moyennes », admet Nicolas Colin puisque les emplois qu’elle crée sont, ou bien très qualifiés, ou bien très peu qualifiés, et qu’à l’inverse les emplois qualifiés les plus routiniers de la classe moyenne se raréfient, entraînant tensions sociales et menaces politiques. Mais il déplore que « des pans entiers de l’économie » se mobilisent pour empêcher le développement des innovations et retarder la remise à plat de nos institutions. L’inspecteur des finances s’est déjà exprimé à de nombreuses reprises sur la capacité du numérique à créer des emplois, notamment dans le numéro de juin 2015 du magazine Challenges (où il figure en couverture sous le titre « Le numérique peut créer des jobs en masse »). Néanmoins, dans son rapport, il conclut qu’« en l’état actuel du débat », le numérique ne peut être présenté comme un remède au chômage. Or, l’emploi est justement la préoccupation majeure des Français et, par conséquent, cette transition ne deviendra pour eux un objet d’attention que si elle permet d’en créer. Alors qu'à première vue, la robotique et l’intelligence artificielle vont plutôt en détruire de nombreux.

Une conception dépassée sur le financement des entreprises

« Il ne reste plus beaucoup de temps pour nous réarmer d’une politique économique adaptée à la transition numérique », prévient l'auteur. Il faut, enjoint-il, utiliser l'épargne pour financer l'innovation de rupture plutôt que de la conserver dans les actifs immobiliers. Il juge également important de soutenir les entreprises innovantes face à celles qui sont en place, mais sans oublier de redéployer la protection sociale pour qu'elle couvre les nouveaux risques. Après avoir dressé un bilan sans concession de la conception dépassée de la France sur l’économie, sur le financement des entreprises et sur l’innovation, ainsi que sur les handicaps structurels du pays et les erreurs commises dans les choix publics (mirage de l’économie de la connaissance et du laissez-faire), Nicolas Colin propose quatre motifs pour lesquels l’économie numérique « pourrait devenir à terme créatrice nette d’emplois ».

Il faudrait d’abord que les entreprises numériques « grandissent depuis le territoire français » et y concentrent de la valeur ajoutée. « Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se passe », constate-t-il. Ensuite, nombre d’emplois créés seront peu ou pas qualifiés, mais ils permettront toutefois « d’élargir considérablement l’offre ». En abaissant des barrières réglementaires empêchant aujourd’hui d’exercer certains métiers, on pourra également étendre l’offre. Enfin, celui qui a aussi écrit « L'Âge de la multitude, Entreprendre et gouverner après la révolution numérique », (avec Henri Verdier, désormais directeur de la Dinsic) insiste sur la protection sociale, indispensable pour que les emplois créés soient « rendus soutenables pour ceux qui les exercent ». Il faut l'adapter pour qu'elle prenne en compte les risques accrus générés par une mutation qui, selon toute évidence, creuse les inégalités.

Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, semble adhérer pleinement à ces constats. Sur cette ligne, il a présenté hier la feuille de route de sa stratégie pour de nouvelles opportunités économiques (baptisée Noé), où l'on retrouve un certain nombre des idées exposées dans cet essai.

En savoir plus :

- Accéder au rapport « La richesse des nations après la révolution numérique », de Nicolas Colin, publié par le think tank Terra Nova.

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