Sur 500 000 informaticiens, au moins 43 000 sont indépendants. Selon l'Insee, leur nombre est en croissance régulière. Une alternative aux problèmes d'emploi ?
L'Insee a publié ses premiers résultats de l'EAE (enquête annuelle d'entreprises) dans les services pour 2005. Depuis 2003, le nombre des professionnels free-lances progresse de 24 % et serait aujourd'hui de 200 000. Dans le secteur informatique, on recense 8,5% d'indépendants, soit 43 000 informaticiens environ.
L'EAE est réalisée annuellement par sondage (40 000 entreprises, taux de réponses 80 %) par l'Insee auprès des entreprises de services aux entreprises. Depuis 1999, le nombre des professionnels non salariés est passé de 9 % (1999-2003) à 11 % (1999-2005).
Comment distinguer les free-lances des autres professionnels non salariés. Le site Freelanc en Europe avance la réponse : la définition retenue est celle des professionnels exerçant des prestations intellectuelles dans des professions non réglementées. Résultat : il y a autant d'avocats que de conseils free-lances et deux fois plus d'informaticiens libéraux que d'experts-comptables.
15,6% d'indépendants dans des entreprises dédiées à l'entretien et à la réparation de matériel informatique
44 208 entreprises ont été recensées comme « activités informatiques » par l'enquête. Dans les 6 catégories définies, 15,6%, est le taux le plus important d'indépendants dans des entreprises dédiées à l'entretien et à la réparation de machines de bureau et de matériel informatique. Il est suivi par « autres activités de réalisation de logiciels » avec 13% et « activités de banque de données » avec 11,9%. Viennent derrière les activités de conseil en systèmes informatiques (7,5%), d'édition de logiciels (5,5%) et en traitement de données (3,8%).
L'augmentation d'indépendants ou TPE (très petites entreprises) est régulière : outre les curieux qui veulent découvrir ce mode de travail, cette solution séduit principalement des informaticiens au chômage et qui peinent à retrouver un emploi ou ceux qui ont déménagé et se retrouvent éloignés d'une structure de travail classique. Mais l'indépendance est de plus en plus l'ultime recours des seniors condamnés à ce choix, lorsqu'ils sont ostracisés et tenus en dehors d'un système qui privilégie davantage la jeunesse à l'expérience.
Sources :
- Le site Freelance en Europe
- L'EAE sur le site de l'Insee
Free-lance ou adepte du portage salarial ?
Le portage salarial est une organisation de travail permettant de bénéficier d'un statut de salarié tout en travaillant de façon autonome. Une entreprise de portage, moyennant un pourcentage (variable selon les prestations) salarie le prestataire. Ce statut est totalement différent de celui de l'indépendant qui n'est pas salarié et doit lui-même payer les différentes charges.
Le portage comme le statut d'indépendant sont des modes de fonctionnement souples et sécurisants, permettant de travailler à son rythme, de choisir ses clients, ses missions, et de travailler en toute autonomie. Le revers de la médaille est la flexibilité du statut qui peut conduire à un sentiment d'insécurité professionnelle. La tendance est à l'augmentation de salariés portés ou des indépendants.