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'Digital natives' : ils vont bouleverser l'entreprise

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'Digital natives' : ils vont bouleverser l'entreprise

Un enjeu pour les RH et les recruteurs


(23/07/2009) - par Miléna Nemec-Poncik

« Avec le débarquement des 'Digital Natives', le changement se fera avec ou sans l'approbation des directions générales », clame Carlos Diaz, PDG de Blue Kiwi. Selon lui, si le 'Digital native' ne trouve pas en interne les outils avec lesquels il a l'habitude de travailler, il ira de toute manière les chercher ailleurs. Quitte à créer un wiki, ou un groupe sur Facebook pour travailler sur un projet. Et cette liberté d'action et de mentalité engendre des risques pour l'entreprise, comme la fuite de données ou les intrusions. Carlos Diaz prône ce message auprès des directions générales et informatiques : « si vous-mêmes n'êtes pas pratiquants, soyez au moins croyants... ce qui demande un peu de modestie de votre part, mais il en va de la sécurité du système informatique de l'entreprise», admet-il. D'ailleurs si seules 3 entreprises sur 10 s'intéressent aux réseaux sociaux selon une étude réalisée par Coleman Parkes Research, 75% d'entre elles admettent que si on leur ferme la porte, ils risquent d'entrer par la fenêtre.

La France « en phase d'intellectualisation » du phénomène

Carlos Diaz pointe par ailleurs du doigt le retard des entreprises françaises en matière d'accueil des DN. « J'ai assisté il y a quelques mois au symposium du Gartner à Barcelone. Pour les autres pays (comme ceux d'Europe du Nord), l'arrivée des Digital natives est une donnée socio-économique dont l'importance est prise en compte depuis des années dans les stratégies d'équipement et de recrutement. En France, on en est encore en pleine phase d' « intellectualisation », de « conversation » autour du concept, sans se rendre compte des enjeux économiques et concurrentiels qu'il comporte. »

Pour beaucoup, cette mutation vers une 'entreprise 2.0' n'est pas tant une question de technologie que celle d'une révolution culturelle. A ce titre, le défi concerne également les ressources humaines et les recruteurs. S'ils veulent séduire leurs futurs employés, ils vont devoir se refaire une beauté et proposer des conditions de travail dignes des attentes des bébés Google ou iPhone. « Le prestige d'une marque comme Ernst & Young ou PriceWaterHouse ne suffit plus à faire la différence, comme c'était le cas avant, souligne encore Carlos Diaz. Les jeunes privilégient des modèles qui valorisent à la fois l'individu, et qui lui permettent de travailler de façon collaborative, en exploitant des outils qui lui sont familiers. »

Les 'Digital natives' n'hésiteront pas à tourner les talons si les conditions de travail les brident

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