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IT & DirectionGrand dossier10 articlesPublié le

Les 10 tendances IT en 2011

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

2011 sera peut-être la première année faste d'après crise pour le secteur IT, le Syntec Numérique (ex Syntec Informatique) table d'ailleurs sur une reprise sensible de 3% pour le secteur des logiciels et services, contre 1% pour 2010. Fort de ce constat, notre rédaction a dressé une liste des 10 tendances et innovations technologiques qui devraient s'affirmer l'année prochaine.

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Article 1 sur 10

Processeurs : fusionner les puces... tout en les spécialisant

Par La RédactionPublié le 6 décembre 20103 min de lecture

Les deux fondeurs californiens intégreront pour la première fois dans le même silicium (que l'on appelle également le die en anglais) le processeur et le circuit graphique. Cette fusion donnera naissance à Sandy Bridge (nom de code de la future plateforme) chez Intel et  APU Fusion (Accelerated Processing Unit) chez AMD. L'architecture Sandy Bridge d'Intel remplacera l'actuelle Nehalem et s'intégrera dans les ordinateurs portables, les PC de bureau et les serveurs.  Pascal Lassaigne, directeur des marchés entreprises chez Intel,  qui ne communique pas encore sur les chiffres, promet avec Sandy Bridge des performances nettement supérieures que celles de l'actuelle Nehalem et une consommation d'énergie moins élevée. Ces processeurs seront gravés en 32 nanomètres. Vers la fin de l'année 2011, ils bénéficieront même de la technologie de gravure à 22 nanomètres. Intel va d'ailleurs investir entre 6 et 8 Mds de dollars pour migrer ses usines vers ce procédé de gravure.  Chez AMD, la fusion du GPU et du CPU est aussi d'actualité. Prévue pour 2011, sa gamme de processeurs APU Fusion devrait être déclinée sous trois familles. La première, connue sous le nom de code Llano, équipera les PC de bureau et les ordinateurs portables. Cette gamme, composée au maximum de 4 coeurs, privilégiera les performances, ils  seront gravés en 32 nanomètres.

Des puces moins gourmandes en énergie

La seconde baptisée Ontario et Zacate (coeur Bobcat) peu gourmande en énergie consommera entre 9 et 18 watts et viendra directement concurrencer les processeurs Atom et Core i ultra basse consommation d'Intel que l'on retrouve dans les netbooks, les tablettes tactiles et certains PC portables (modèles ultra plats). Enfin, la troisième famille nommée Zambezi (jusqu'à 16 coeurs Bulldozer) équipera, quant à elle, à partir du second semestre 2011 les serveurs et les stations de travail. L'architecture Bulldozer se distingue par l'intégration de 1 à 8 modules dont chacun d'entre eux embarquera deux blocs dédiés à l'exécution des calculs sur les entiers, disposant de leur propre ordonnanceur et d'une mémoire cache de premier niveau.  Enfin, concernant le marché du smartphone, si Intel ne cache pas ses ambitions d'aller conquérir ce juteux marché dès 2011 avec une gamme de processeurs Atom ou équivalent, AMD n'a pas de velléités, selon  Bernard Seité, directeur technique chez AMD France, d'aller pour l'heure sur ce marché.

Des puces de plus en plus intelligentes

Au-delà de la fusion des puces, les fondeurs travaillent également sur leur intelligence en les enrichissant de fonctionnalités dédiées. Intel poursuit pour sa part l'optimisation de ces puces en améliorant les instructions dédiées à la virtualisation et à la sécurité. «Le nombre de transistors augmente dû à une technologie de gravure toujours plus fine ce qui nous permet d'intégrer davantage de couches basses logicielles » explique Pascal Lassaigne. AMD partage aussi cet avis. Pour  Donald Newell, CTO serveurs chez AMD, les processeurs, composés aujourd'hui d'un noyau unique pour les traitements généraux, intégreront à l'avenir plusieurs éléments. Ces derniers seront dédiés à des tâches spécifiques, telles que le cryptage, le rendu vidéo ou le réseau. Mais, le plus avancé sur ce terrain est sûrement IBM qui développe des puces et des circuits reprogrammables, lesquels peuvent décharger le processeur de certaines tâches. C'est le cas des circuits FPGA (field-programmable gate arrays) qui peuvent exécuter des tâches spécifiques plus rapidement que les processeurs, par exemple, le chiffrement de données ou des transactions bancaires. Le constructeur en utilise déjà dans des serveurs pour les traitements XML. « Nous essayons de rendre les FPGA adaptables et facilement reprogrammables au travers d'un langage compatible Java baptisé Lime, toujours en phase de recherche » mentionne Jai Menon, directeur technique de la division Systèmes et Technology d'IBM. L'objectif pour IBM est de programmer des puces comme on le fait en programmation classique afin de pouvoir reconfigurer ces circuits à la volée pour les affecter à une nouvelle catégorie d'applications.

Article 2 sur 10

Cloud computing : le cloud privé en première ligne

Par La RédactionPublié le 6 décembre 20103 min de lecture

L'intérêt principal du cloud computing reste les potentielles économies que peuvent réaliser les entreprises sur les coûts de gestion et de maintenance de leur système d'information. Toutefois selon le cabinet d'études Gartner, la tendance à court et moyen terme dans les grandes entreprises se dirige vers des offres de Cloud privées qui sont hébergées sur des serveurs privés (et non mutualisés) et gérés pour la majorité par l'entreprise. On peut légitimement se poser la question : le Cloud privé peut-il encore être considéré comme du cloud computing, un modèle qui repose, justement, sur l'externalisation totale du système d'information vers une société tierce? Si certains le considèrent comme du cloud computing à part entière, d'autres perçoivent  le cloud privé comme une évolution des datacenters traditionnels avec l'adoption massive des solutions de virtualisation. Un avis que partage aussi Julien Lesaicherre, chef de produit Windows Azure chez Microsoft «Si les grandes entreprises se dirigent vers des offres de Cloud privées, c'est qu'elles ont, historiquement déjà investi dans des infrastructures lourdes contrairement aux PME qui seraient plus enclins à s'orienter vers des solutions de cloud computing publiques, Microsoft prévoit plus l'émergence d'un cloud hybride, en quelque sorte un cloud privé avec une extension vers le cloud public ».

La question de la sécurité toujours au coeur de la reflexion

Cette inversion s'explique aussi par un manque de confiance de la part des entreprises sur la sécurité et la confidentialité de leurs données si celles-ci sont externalisées. À ce titre, une récente étude de Novell révèle que pour 91 % des personnes interrogées, le cloud computing pose des problèmes de sécurité. Même son de cloche chez  Harris Interactive où l'étude indique que la sécurité constitue une barrière majeure à l'adoption du cloud computing. Ainsi, 83 % des personnes interrogées pensent que le cloud privé offre la majorité des avantages du cloud public (gestion matérielle allégée, coûts de maintenance réduits, évolutivité des ressources, investissement initial réduit) sans les problèmes de sécurité et de conformité inhérente à ce modèle. Conscients de ces chiffres, les grands fournisseurs de cloud computing à l'instar d'IBM et de son offre CloudBurst, l'ont parfaitement compris et annoncent des solutions de Cloud « in the box » pour répondre à ces besoins. C'est le cas de Microsoft avec Windows Azure Platform Appliance (en version bêta uniquement) un serveur spécifique qui permet de créer une plate-forme cloud indépendante de la solution on line de l'éditeur tout en conservant les fonctionnalités du service originel. L'offre est destinée d'une part aux grandes entreprises qui pourront ainsi se doter d'un cloud privé, et d'autre part aux fournisseurs de services qui souhaitent créer leur propre offre de services en ligne. De son côté, Oracle a annoncé, lors de l'OpenWorld en septembre dernier, l'Exalogic Elastic Cloud. Celle-ci combine étroitement matériel (x86 et Sparc) et logiciels middleware pour fournir les fondations d'une plateforme de cloud privé. Enfin, plus récemment, Sogeti s'est allié à HP et Microsoft pour accompagner les entreprises dans la transformation de leur infrastructure informatique vers une plateforme de cloud privée.

Article 3 sur 10

Les applications mobiles boostées par la technologie NFC et la réalité augmentée

Par La RédactionPublié le 6 décembre 20102 min de lecture

La technologie NFC est une extension de la norme ISO/IEC 14443 standardisant les cartes de proximité utilisant la RFID (Radio Frequency IDentification), qui combinent, au sein d'un seul périphérique, l'interface d'une carte à puces et son lecteur. Elle ouvre de réelles perspectives dans les applications mobiles, dont le paiement mobile. En effet, les expérimentations sont nombreuses en France comme la ville de Nice qui permet à ses usages propriétaires d'un téléphone Samsung NFC de régler leurs achats dans les commerces, de prendre les transports en commun, ou encore d'obtenir les informations culturelles de la ville. Cette initiative a convaincu Christian Estrosi, l'ancien ministre chargé de l'Industrie et maire de Nice, de démocratiser le développement du NFC sur tout le territoire en retenant 12 projets ambitieux et d'allouer un budget de 12,5 M€. Parmi ces projets, on peut citer les applications comme Barfid, porté par Systerel, qui permettra de créer un nouveau type de barrière ferroviaire de détection de trains, Intelligent Data Center de NooliTIC, une solution de gestion des datacenters, ou encore le projet Autopartage, porté par Continental Automotive, visant comme son nom l'indique, à accroître le développement de l'auto partage (places disponibles, réservation, identification, etc.).

La réalité augmentée trouve sa place sur les mobiles

À l'instar de la technologie NFC, la réalité augmentée, consistant à superposer à des images issues du "monde réel" des informations provenant du monde numérique, est un formidable accélérateur dans le développement d'applications mobiles. Selon une étude publiée par Juniper au printemps 2010, les téléchargements annuels d'applications de réalité augmentée sur mobile devraient passer de moins de 1 million en 2009 à plus de 400 millions en 2014. Aujourd'hui, la majorité des applications de réalité augmentée servent le grand public dans ses déplacements. On peut citer entre autres Métro Paris (pour trouver la station de métro la plus proche), Toit de Paris (pour localiser les monuments), iParking ou CarTrackerPro (pour retrouver sa place de parking), ou encore Nomao (pour se rendre dans un restaurant). Toutefois, on commence à assister à l'émergence d'applications professionnelles comme le prototype Explorer Augmented for iPhone et iPad, développé par SAP BusinessObjects qui permet d'afficher sur un smartphone Apple des points d'intérêts géolocalisés et d'y associer des informations décisionnelles.

Article 4 sur 10

La technologie LTE, le futur réseau mobile 4G à haut débit...

Par La RédactionPublié le 6 décembre 20102 min de lecture

La technologie 4G que l'on baptise aussi Advanced LTE (Long Term Evolution) va révolutionner la téléphonie mobile en termes d'usages. Pour André Méchaly, le responsable marketing et stratégie chez Alcatel Lucent, la technologie LTE ouvre de nouvelles perspectives dans les applications mobiles comme la télémédecine, la vidéo haute définition ou encore la voiture connectée. En effet, cette technologie présente des débits supérieurs à 40 Mbit/s (7 Mbit/s maxi pour la 3G) mais surtout, un temps de latence qui approche les 20ms contre 80ms en moyenne pour la 3G. À titre de comparaison, l'ADSL offre des temps de latence de 50ms. «Avec de telles performances, on aura un réseau IP de bout en bout sur lequel la voix sera une donnée comme l'est la data, il ne faut pas oublier qu'un smartphone consomme aujourd'hui 50 fois plus en data qu'un téléphone classique » indique André Méchaly. Aujourd'hui, les opérateurs sont en phase de test. Ils travaillent sur la complexité des ondes radios que couvre la 4G, notamment sur l'amélioration des spectres des fréquences en réduisant la taille des cellules. Rappelons que la technologie 4G ouvre deux nouvelles fréquences, l'une dans la bande haute des 2,6 GHz et la deuxième, dans la bande basse des 800MHz. Cette dernière était dédiée à la TV analogique et couvrira tout le territoire, une demande prioritaire de la part de l'Arcep. Lorsque les licences seront attribuées durant l'été 2011, les premières offres commerciales des opérateurs pourraient arriver sur le marché d'ici à la fin de l'année 2011, voire le début de l'année 2012. En attendant, certains pays comme la Suède (avec l'opérateur TeliaSonera) et les États-Unis (avec Verizon) commercialisent déjà leurs offres 4G.

Encadré : Le lien à 100 Gbit/s réservé pour l'heure aux seuls opérateurs...

L'arrivée des liens Ethernet à 100 Gbit/s dans les coeurs de réseaux des entreprises n'a pour l'heure aucune légitimité pour des questions économiques selon Pierre Antoine Thiébaut, directeur marketing d'Alcatel Lucent. Ces liens qui coûtent chers, on les trouve uniquement chez les opérateurs. Dans les entreprises, si le lien Gigabit reste le plus utilisé, le 10 Gigabits tendance à se démocratiser, poussé à la fois par les serveurs et les protocoles de type FcOE (Fibre channel over Ethernet pour le Stockage) et iSCSI. En 2011, les équipementiers préparent l'arrivée du lien à 40 Gigabits qui a été normalisé en juin dernier par l'IEEE.

Article 5 sur 10

Les applications en ligne... la température monte chez les éditeurs

Par La RédactionPublié le 6 décembre 20102 min de lecture

Accéder à des applications en ligne gratuitement ou pour quelques euros par mois n'est pas une nouveauté en soi. En effet, le SaaS existe depuis longtemps, bien avant l'arrivée du Cloud Computing. On peut citer Salesforce.com, Acrobat.com , SageCRM.com, Yaziba.net, Zoho Office ou encore les Google Apps qui fêteront leur quatrième anniversaire début 2011 et, qui ont séduit de grandes entreprises comme Valéo ou Euromaster. En 2011, la frénésie autour des applications en ligne va se poursuivre avec des offres complètes mélangeant davantage d'outils collaboratifs et d'applications diverses. Prenons par exemple IBM et son offre Lotus Live qui ne cesse de s'enrichir. En effet, après avoir intégré, l'offre de téléphonie Skype, le service de gestion de relation client de Salesforce.com, celui de Silanis, un outil de signature électronique, IBM introduit aujourd'hui le service de traçabilité des colis UPS.

Microsoft fait sa révolution en ligne

Et que dire de Microsoft avec son service Office365 lancé il y a maintenant deux mois. Pour Laure Goudiard du Mesnil, responsable des produits Online chez Microsoft, avec Office365, les utilisateurs bénéficient désormais en ligne de la suite bureautique d'Office professionnel dans sa version 2010. Cette suite vient ainsi enrichir les trois applications de base d'Office365, Exchange Online, SharePoint Online et Lync qui sont, elles aussi, proposées dans leur version 2010. Pour 2011, Office365 accueillera CRM Online, la solution de gestion de la relation client de l'éditeur. L'explosion des applications en ligne entraine d'ailleurs chez les éditeurs un changement stratégique majeur, puisque la plupart d'entre eux passent d'un modèle de vente « licences » à un modèle d'abonnement mensuel ou annuel de leurs offres. C'est peut-être le challenge le plus compliqué à relever pour les éditeurs et leurs partenaires revendeurs.

Article 6 sur 10

Développement web : HTML5 annonce-t-il la fin de Silverlight et de Flash ?

Par La RédactionPublié le 6 décembre 20102 min de lecture

Quoi qu'il en soit, HTML5 séduit et même Microsoft (propriétaire de Silverlight) gère activement HTML5 avec sa dernière version d'Internet Explorer (IE9).  À ce titre, selon le dernier test du W3C publié début novembre, IE 9 est, pour l'heure, le navigateur le plus conforme à la spécification HTML 5 suivi par Chrome, Firefox, Opera et Safari. Rappelons que HTML5 (langage issu du consortium World Wide Web) a été conçu pour rendre les sites Internet plus riches graphiquement et plus performants sans avoir à installer une multitude de plug-ins comme le plus courant Adobe Flash pour regarder des vidéos. La version 5 de HTML qui arrive presque 15 ans après la version 4 est très prometteuse même si un certain nombre de problèmes de sécurité et d'interopérabilités entre les navigateurs restent à régler. « HTML5 devrait être définitivement ratifié par la W3C au second semestre 2011, déjà un certain nombre de fonctionnalités sont déjà validées » indique Pierrick Vignand, consultant technique  au sein de la web agency Webeasybox.

Parmi les avantages, HTML 5 dispose de balises dont le lecteur vidéo ou audio. Le langage permet aussi d'afficher une image de remplacement, de charger le fichier en tâche de fond et d'aller directement en un point de la vidéo. HTML5 apporte aussi des simplifications au design des pages. Le glisser-déposer est une fonction nouvellement incluse de base dans le format. Citons également les nombreuses API pour gérer le stockage des fichiers de l'application et la gestion du mode hors-ligne. Google Gears nous avait déjà donné le stockage de données hors connexion, et Flash avait montré la puissance du cache d'application (Pandora l'utilise pour enregistrer vos informations de connexion). Avec HTML5, ces capacités sont maintenant disponibles nativement, et peuvent facilement être étendues avec JavaScript. Toutefois, HTML5 demande du temps pour être  maîtrisé, les développeurs devront se former et tester toutes les fonctions pour chaque navigateur. D'autre part, indépendamment de HTML 5, les utilisateurs devront changer leurs vieux navigateurs pour se remettre à niveau. C'est le plus important, la tâche s'annonce compliquée...

Article 7 sur 10

Les réseaux sociaux se verticalisent... par métiers

Par La RédactionPublié le 6 décembre 20102 min de lecture

Selon une étude réalisée en 2010 par InSites Consulting, 72% des internautes dans le monde sont membres d'au moins un réseau social, soit 940 millions de personnes. Facebook reste le réseau social le plus populaire (51%), suivi par MySpace (20%) et Twitter (17%). Selon Olivier Fécherolle, directeur général France de Viadeo présent sur le salon des Entrepreneurs de Paris 2010, les réseaux sociaux apportent plus de proximité et d'interactions. Fort de leur impact dans le monde professionnel, les entreprises se sentent à la fois très préoccupées et enthousiastes. Préoccupées pour des problèmes de sécurité et de confidentialité de données. Enthousiastes, car elles voient dans cette multitude d'informations des opportunités directes et indirectes de générer davantage de chiffres d'affaires. Face à ce constat, de plus en plus d'entreprises créent leur propre réseau social centré sur leurs métiers en calquant les fonctionnalités qui ont fait le succès de Facebook et les autres. C'est notamment le cas de l'institut Français des Experts-Comptables et Commissaires aux Comptes (IFEC) qui vient de créer www.pacioli.fr,un réseau social dédié aux professionnels de la comptabilité qui rassemble experts-comptables, commissaires aux comptes, diplômés d'expertise comptable exerçant en entreprise, stagiaires et étudiants.

Des applications personnalisables

Autre exemple, le réseau des Entrepreneurs d'avenir (www.entrepreneursdavenir.com) qui a été inauguré le 3 novembre dernier, ce portail a été conçu comme une plateforme collaborative avec création d'un profil détaillé présentant l'entreprise et les hommes qui la font. Ces exemples sont multiples et devraient s'accélérer en 2011 notamment dans le secteur public (régions, communes, administrations, etc.) ou les élus et les pouvoirs politiques en général vont s'inspirer de ce qu'a fait la Suède dans ce domaine. Il faut dire que les outils ne manquent pas puisqu'une multitude de petits spécialistes (Bluekiwi, Jive, Socialtext, SeeMy, Socialcast, YoolinkPro...) propose des applications sous leur propre marque ou en marque blanche. L'avantage est que ces outils offrent aux entreprises un melting pot de fonctionnalités (blogs, wiki, microblogs, calendrier...) centralisées en un même endroit.

Article 8 sur 10

Dépérimétriser la sécurité des entreprises

Par La RédactionPublié le 6 décembre 20102 min de lecture

«Aujourd'hui, le système d'information est de plus en plus ouvert sur le reste du monde, il doit s'ouvrir à des collaborateurs toujours plus mobiles qui ne comprendraient pas que le SI  ne soit pas accessible de n'importe quel endroit » souligne Bernard Oughanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft France. En effet, avec l'explosion des terminaux mobiles et des outils collaboratifs, les entreprises doivent revoir totalement leur périmètre de sécurité. Les données sont disséminées partout et pas seulement dans l'entreprise, on les trouve massivement à l'extérieur, chez les clients, les partenaires sans oublier les données personnelles des salariés. L'entreprise doit donc élargir le périmètre de sécurité. C'est le principe de la dépérimétrisation. Microsoft préfère l'appeler re-périmétrisation. L'éditeur a d'ailleurs exposé sa stratégie avec DirectAccess intégré dans Windows 7 et sa gamme de sécurité Forefront, lors des assises de la sécurité qui se sont déroulées début octobre à Monaco.

Les 10 commandements de la sécurisation

Cette initiative reprise par Microsoft date en fait de 2005. À cette époque, un forum appelé Jericho (composé de 500 membres, dont de nombreuses banques et grandes entreprises) avait émis 10 commandements qui s'attachaient à la sécurisation de tous les éléments du système d'information situés à l'extérieur de l'entreprise, considéré à juste titre, comme une zone de défiance. Pour se faire, le Jericho préconise l'extrême, à savoir la disparition totale de la notion de périmètre en supprimant tous ou presque les firewalls. Microsoft se veut plus modéré. Pour l'éditeur, la re-périmétrisation doit se concentrer sur la sécurité des données, des accès (surtout avec le déploiement d'IPV6) et des applications, et en fédérant les identités. « La fédération d'identité est un composant central dans la stratégie de re-périmétrisation proposées par Microsoft » indique Christophe Bonnot, chef de produit Sécurité chez Microsoft. La notion de re-périmétrisation pourrait donc refaire surface et prendre écho chez bon nombre de spécialistes en sécurité..., surtout si un géant du logiciel comme Microsoft en parle...

Article 9 sur 10

La bataille des OS se focalisent sur les terminaux mobiles

Par La RédactionPublié le 6 décembre 20104 min de lecture

2011 ne sera pas l'année des nouveaux systèmes d'exploitation sur les postes de travail du moins chez Microsoft où l'on refuse de parler de Windows 8, plutôt prévu pour 2012... 2011 sera plutôt l'année de migration des postes de travail en entreprise vers Windows 7. Selon une étude récente du cabinet Forreter, 46% des entreprises interrogées aux États-Unis et en Europe devraient migrer dans l'année à venir vers Windows 7. Notons que 75% des ordinateurs en entreprise sont encore sous Windows XP. On comprend mieux la raison de Microsoft de se focaliser sur Windows 7 et de son service Pack1 dont la Release Candidate est déjà disponible. Ce SP1 apporte, hormis les classiques mises à jour, quelques briques supplémentaires autour de la virtualisation notamment le contrôle à distance et la gestion de machines virtuelles. Autre nouveauté, c'est l'arrivée de Windows Intune en version finale au premier trimestre 2011, une solution d'administration des postes de travail qui combine des outils de sécurité, d'administration, d'inventaire et de déploiement. Linux de son côté, hormis les serveurs et les appliances, n'emporte toujours pas une grande ferveur sur les postes de travail en entreprise à part quelques établissements et administrations publics comme la gendarmerie nationale.

Les distributions Linux se bonifient

Sur le front de nouveautés, citons l'arrivée en version finale de Canonical Ubuntu 10.10 pour les PC, les ordinateurs portables et les serveurs. Cette mouture adopte l'environnement Gnome 2.3 (environnement qui sera délaissé pour la prochaine version (11.04) prévue au printemps 2011 au profit de Unity), le navigateur web Mozilla Firefox 3.6.9 et l'outil de messagerie Evolution 2.30. Notons aussi le support du multitouch pour les écrans tactiles. Du côté de chez Mandriva, le blog de l'éditeur annonce que la prochaine version sera disponible au printemps 2011. En parallèle, une version atypique de Mandriva devrait également sortir pour l'éducation, elle permettra l'installation de Linux dans une salle de classe en quelques minutes avec un pack de logiciels dédiés. Enfin, ChromeOS de Google se fait toujours attendre un an après son annonce.... On en saura un peu plus le 7 décembre, l'éditeur de Mountain View a en effet invité les journalistes à une conférence de presse surprise.

Les efforts se concentrent sur les OS mobiles

Contrairement aux postes de travail, on assiste, du côté des smartphones à une véritable profusion des OS. Entre Microsoft Windows Phone 7, Google Android, Apple iOS, RIM Blackberry OS, Symbian ou encore Samsung Bada, les utilisateurs n'ont que l'embarras du choix. Selon la dernière étude de Canalys, Android se hisse au deuxième rang des OS les plus vendus dans le monde au troisième trimestre 2010 avec 25% de parts de marché, suivi par iOS (17%) et RIM (15%). Symbian (33%) conserve toujours sa place de leader mais pour combien de temps ? En effet, la pression est forte et ne devrait pas s'arrêter. En 2011, il faudrait désormais compter sur le retour de Microsoft dans ce marché très concurrentiel avec son dernier né Windows Phone 7. L'éditeur compte bien revenir dans le trio de tête et renouer ainsi avec le succès de Windows Mobile à ses débuts. Il faut dire que Windows Phone 7 a tout pour séduire : une interface intuitive, une intégration de Microsoft Office, un accès au rich media avec Silverlight et bientôt Flash, etc. «Pour l'entreprise, nous allons enrichir Windows Phone 7, de fonctionnalités dédiées comme la gestion de flotte ou l'intégration d'un VPN » ajoute Frédéric Brandt, chef de produit mobilité chez Microsoft. Surtout, contrairement à Google, le géant de Redmond va volontairement limiter le nombre de partenaires constructeurs OEM en leur imposant des standards très stricts. En effet, chez Google, l'offre de smartphones est trop fragmentée qui rend très dépendants les utilisateurs des mises à jour des fabricants et non de l'éditeur.

Android bientôt prêt pour les tablettes

Néanmoins, le succès d'Android est incontestable, Google prévoit de sortir Android 3.0 Honeycomb pour le début de l'année 2011. Cette version sera aussi optimisée pour les tablettes tactiles. Pour Apple, la version 4.1 de IOS a déçu, car elle ne corrigeait pas les problèmes de réception d'antennes, juste une compilation de mises à jour liées à la sécurité. La version 4.2 pourrait corriger ce problème. Malmené, l'OS Symbian qui reste toujours le système d'exploitation leader dans le monde vient de recevoir le soutien de la Commission européenne via un consortium baptisé Symbeose dont l'objectif est de promouvoir l'OS. Espérons qu'il ne soit pas trop tard, car Samsung et Sony Ericsson ont déjà annoncé qu'ils ne construiront plus de téléphones sous cet OS. Quant à RIM, l'OS tient toujours sa place de leader dans l'entreprise avec sa plateforme BlackBerry. Enfin, il faudra aussi compter avec l'arrivée de Bada créé par Samsung et de WebOS 2.0 qui équipe le dernier Palm Pré 2.

Article 10 sur 10

2011 : l'année de la démocratisation du SSD

Par La RédactionPublié le 6 décembre 20102 min de lecture

Le cabinet d'études IDC met notamment en avant l'utilisation croissante de la technologie SSD (Solid State Drive), une alternative économique en terme de consommation d'énergie au disque dur. Malgré des prix onéreux (environ 1, 5€/Go pour un SSD contre 0,15€/Go pour un disque dur), les SSD se démocratisent, on les trouve dans les ordinateurs portables (chez Samsung ou chez Toshiba par exemple) et de plus en plus dans les baies de stockage (Hitachi, Micron, etc.). «Il devrait s'écouler 5 millions d'unités en 2010 et les prévisions pourraient doubler en 2011 pour atteindre les 10 millions, bien sûr, les prix baisseront avec le volume produit» affirme Tristan Bouchoux, directeur des ventes Intel France. Et d'ajouter «si la consommation d'énergie est inférieure à celle d'un disque dur, les performances sont également bien meilleures ».  En effet, les SSD offrent des temps de latences supérieures à ceux des disques durs.

Des supports plus solides

D'autre part, les disques durs sont plus fragiles que les SSD, dépourvus de parties mécaniques puisqu'elles sont constituées de mémoires flash. Aujourd'hui, les capacités maximales des SSD sont limitées à 160 Go mais en 2011, elles devraient doubler, voire tripler sans pour autant atteindre celles des disques durs. Il faudra encore attendre quelques années. Hormis des capacités moindres que celles des disques durs, une autre inquiétude plane sur les SSD, c'est leur fiabilité à long terme. En effet, elles sont garanties sur un nombre de cycles de réécriture bien inférieur à celui d'un disque dur. Un point noir qu'il faudra améliorer pour une utilisation intensive des SSD surtout dans les datacenters.