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Gouvernance de la DSI
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358 documents trouvés, affichage des résultats 11 à 20.(25/10/2011 13:25:16)Disposer du meilleur système d'information n'est jamais gagné d'avance face à des besoins qui changent ou des technologies qui évoluent. Tant de situations peuvent se présenter. Des managers IT livrent dans CIO.PDF 43 leurs recettes personnelles pour garantir la performance des systèmes d'information..
Cependant celle-ci va toujours au-delà de la technologie. Les incidents et la mauvaise réputation liés à l'informatique sont finalement souvent déconnectés de la performance technique. Il est donc indispensable de faire évoluer les façons de travailler quand on refond un système. Sous peine d'être tenu injustement responsable d'un échec final.
Le dossier « 7 leçons pratiques de la performance des systèmes d'information » comprend les témoignages d'Arnaud Lescroart (Le Printemps), Pierre Pezziardi (Bred Banque Populaire), Bertrand Kientz (Amadeus), Jacques Marzin (AIFE), Michel Allain (Sacem), Joël Henry (BNP Paribas) et Christian Pilaud (Générale de Santé).
Avec un autre témoin, Sébastien Prost, DSI de la filiale française de Chevrolet et enseignant à l'Epita, CIO.PDF 43 aborde la question du management interculturel. Etre enseignant dans une formation internationale apporte de toute évidence de vrais avantages.
Nos confrères de CIO Etats-Unis ont été demander à Martha Heller, présidente du cabinet de recrutement Heller Search Associates, les confidences des DSI sur la manière de créer de la valeur par des business innovants. Ses découvertes sont l'objet de la rubrique internationale.
Enfin, s'il existe un secteur où la performance est indispensable, c'est bien l'hôpital. Les hôpitaux ont un mode de fonctionnement particulier en matière de systèmes d'information avec un triangle DG/DSI/DIM. Arnaud Hansske, médecin et conseiller national pour les systèmes d'information de santé auprès de la FHF explique dans CIO.PDF 43 comment fonctionne cette alliance particulière.
Lire CIO.PDF 43 (...)
(21/10/2011 11:00:19)Au Pavillon Gabriel, à Paris, le 19 octobre, le Cigref a tenu son assemblée générale annuelle. Ce club, qui regroupe les plus grandes entreprises de France, y a bien sûr fait le bilan de l'année écoulée mais a aussi partagé sa vision de l'avenir des systèmes d'information. De plus, Pascal Buffard a été élu président du club en remplacement de Bruno Ménard.
Ce dernier a tenu à rendre hommage à deux personnes décédées cette année : Philippe Chalon, ancien DSI groupe de Total mort après une longue maladie et François Renault, président de l'AFAI ayant initié un partenariat avec le Cigref et l'Ifaci pour la rédaction d'un guide de la gouvernance, victime d'un accident. Pascal Buffard a, pour sa part, remercié pour son travail Francis Aaron, vice-président sortant du Cigref, à l'origine de la charte Cigref-Syntec, et DSI groupe de Bolloré qui a pris sa retraite cette année.
L'année écoulée a été globalement marquée par la célébration des quarante ans du club. Cette occasion a été employée pour prendre acte de la transformation du monde et de l'impact induit sur la fonction de DSI. Le Cigref, par conséquent, se fixe désormais pour mission de « promouvoir le numérique comme source d'innovation et de performance ». Comme l'a souligné Patrick Hereng, DSI groupe de Total, « l'innovation est source de compétitivité ». Le Cigref s'est également réjoui de l'avancement de son programme international de recherche sur l'entreprise en 2020.
Le bilan du travail des commissions a été l'occasion de rappeler quelques sujets de préoccupation pour les DSI.
Guerre des talents, agilité insuffisante...
Ainsi, comme l'a rappelé Bertrand Eteneau, il existe toujours des tensions sur le marché du travail. Les entreprises se battent toujours pour attirer et fidéliser les bons talents. Bizarrement, dans un pays à fort chômage comme la France, personne ne songe à cultiver les talents pour les rendre pertinents ou, simplement, à prendre acte de la pertinence de candidats n'ayant pas fait Polytechnique, Normale-Sup et l'ENA.
Georges Epinette a, quant à lui, fustigé l'agilité insuffisante des entreprises qui doivent adopter une « gouvernance de l'inattendu ». Cela passe bien sûr une agilité de chaque composante de l'entreprise, pas seulement informatique, le combat en faveur de la transversalité et contre les silos, un choix de la rusticité plutôt que de la complexité, etc. Les entreprises doivent apprendre à « piloter dans le brouillard » selon le mot de Jean-marc Lagoutte, DSI du groupe Danone.
Si le cloud reste un sujet fort, la relation avec les fournisseurs devient de plus en plus complexe à cause de lui comme l'a souligné Alain Moustard, DSI de Bouygues Telecom. Le problème des licences de logiciels propriétaires (fixées selon des critères inappropriés) demeure un frein important au déploiement du Cloud. Philippe Rouault, DSI de France Télévision, a d'ailleurs fustigé la démarche des éditeurs qui confondent audit des licences et démarche commerciale pour en vendre un peu plus. La plupart des entreprises restent frileuses quant aux SaaS a d'ailleurs indiqué Bernard Duverneuil (DSI d'Essilor).
En 2011, le Cigref a travaillé avec SAP (en collaboration avec l'USF) et Orange Business Services pour rédiger des livres blancs sur leurs pratiques commerciales. L'année 2012 devrait aboutir à des documents similaires pour HP, Oracle et Microsoft.
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(27/09/2011 16:26:30)Le constat est clair. Les projets de gestion des données de référence (MDM, master data management) mettent longtemps à démarrer, souvent près de deux ans, et ils coûtent cher. « Le coût moyen d'un projet de MDM en France est supérieur à un million d'euros, en partant de 500 K€ pour les plus petits jusqu'à 3 M€ pour les plus gros », a indiqué ce matin Franck Régnier-Pécastaing (en photo, à gauche), associé chez Logica Business Consulting. La source du problème est souvent organisationnelle. La DSI liste l'expression des besoins des différents départements de l'entreprise et joue l'arbitre. Elle cherche un outil qu'elle pourrait généraliser pour tous les projets, à spectre large et évolutif. Or, plutôt que de voir grand dès le départ pour démarrer avec un petit projet, comme cela se fait souvent, l'entité conseil de la SSII propose de commencer petit puis d'acquérir la capacité de grandir. « Il faut arrêter de vendre du sur-mesure à nos clients », une option qui revient trop cher.
Pour mettre en pratique cette résolution, Logica Business Consulting a élaboré une offre clé en main de MDM en s'appuyant sur la solution cloud développée par le spécialiste français de la question, l'éditeur Orchestra Networks. « L'approche cloud permet de démarrer rapidement sur des projets très réduits », promet Franck Régnier-Pécastaing. Il tempère néanmoins. L'offre baptisée « Quickstart pour smartdatagovernance.com » n'est pas une révolution qui va pouvoir englober tous les cas de figures : le budget, la volatilité des données, leur dispersion géographique ou opérationnelle, la fréquence à laquelle elles sont modifiées ou, encore, les réglementations à appliquer, sont autant de dimensions à prendre en considération pour déterminer si un projet est éligible au MDM dans le cloud. Pour répondre à ses clients, Logica envisage de toute façon plusieurs scénarios, parmi lesquels des scénarios hybrides combinant des solutions dans le cloud et des données gérées sur site (solutions dites on-premise).
Opérationnelle depuis juin dernier
L'offre Quickstart pour Smartdatagovernance.com prend appui sur un acteur reconnu de la gestion des données de référence qui opère depuis plus de dix ans. Le Français Orchestra Networks compte plus de soixante grands clients dans le monde, un certain nombre d'entre eux ayant déployé des MDM de grande envergure. Son offre en ligne Smartdatagovernance est opérationnelle depuis juin dernier. « Sans doute l'un des premiers MDM dans le cloud disponible », risque son PDG et co-fondateur Christophe Barriolade (en photo, à droite), « avec des coûts qui n'ont rien à voir avec ce qu'on a connu jusqu'à présent ». Il rappelle que les données de référence (master data) regroupent l'ensemble des informations de base qui vont définir les objets métiers de l'entreprise et qui seront utilisées pour produire les reportings avec des données justes. Elles sont partagées par toutes les équipes et répliquées entre les différentes applications au sein d'une entreprise. « On se rend compte qu'il s'agit de projets très collaboratifs », note-t-il aussi, d'où l'intérêt du déploiement web. Il est nécessaire de définir des politiques de sécurité très fines, de gérer des versions, de collaborer sur des workflows et de s'intégrer le plus simplement possible avec le système d'information.
« Smartdatagovernance n'est pas un sous-MDM », avertit le PDG. « L'idée est très proche de ce que propose un Salesforce.com avec son CRM », compare-t-il en expliquant : « Dès que le compte est ouvert, la solution est disponible en ligne. Les données de référence sont gérées sur la plateforme et tous les métiers peuvent y accéder via une interface web. Des API permettent de s'interconnecter de la façon la plus standard avec ce cloud. » Il s'agit d'une vraie plateforme multitenant, assure Christophe Barriolade. « Notre architecture fournit une isolation très forte des données de nos clients, mais ceux-ci bénéficient des services partagés afin de profiter de la mutualisation de l'infrastructure ». Certains projets vont nécessiter de combiner l'option cloud et la solution sur site. Une partie des données sera gérée dans le cloud et une autre partie, par exemple les données sur les salariés, en interne.
A partir de 4 000 euros par mois
Le modèle économique proposé par l'éditeur comporte trente jours d'essai gratuits qui permettent de démarrer directement. L'utilisation du logiciel est ensuite facturée sous forme d'abonnement. L'édition standard démarre à 4 000 euros par mois. « Nous avons introduit un index, le smartdata index avec lequel nous calculons l'usage que le client fait du MDM. Certains, par exemple, réalisent beaucoup d'enregistrements avec un modèle simple. L'offre permet d'envisager des modèles conséquents en termes de volume. »
Deux clients d'Orchestra Networks ont déjà engagé un projet. Le premier, Onduline, est une PME de 1 300 personnes gérant 40 filiales et 8 usines dans le monde. Ce fabricant de toitures a déjà témoigné de son expérience au récent MDM Summit (11-13 septembre à New York). Sa DSI est réduite et dispersée. Elle a mené son projet en quatre mois et dispose maintenant d'une gouvernance centralisée de toutes les données relatives à ses produits.
L'autre client est un grand fabricant de PC mondial appartenant au Top 10 du secteur. Il a lancé un projet de MDM pour toutes les fonctions transverses de l'entreprise, certaines des données devant être gérées sur site. Le chantier devait démarrer vite et emporter l'adhésion en très peu de temps. Mené de façon très collaborative, en deux mois, il a bénéficié d'une forte implication des métiers, ceux-ci ayant directement réalisé le prototypage, relate Christophe Barriolade. « Il faut montrer aux métiers ce que le MDM peut leur apporter tous les jours », a insisté le PDG d'Orchestra Networks, en rappelant que les équipes métiers avaient besoin de reprendre le contrôle sur ces données qui leur appartiennent.
Illustration : Franck Régnier-Pécastaing, associé chez Logica Business Consulting (à gauche), Christophe Barriolade, PDG d'Orchestra Networks (à droite)
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(19/09/2011 15:43:25)A l'heure où la concurrence internationale s'intensifie, la DSI (Direction des systèmes d'information) doit réussir le défi d'adapter le système d'information à des demandes qui n'avaient pas été exprimées au départ, tout en respectant la contrainte du « time-to-market ». L'urbanisation du système d'information est l'une des clés de l'agilité. Les principes des architectures orientées services SOA (Service Oriented Architecture) donnent le « la » de la gouvernance des développements applicatifs et d'infrastructure. Les architectures SOA associent rationalisation, réutilisation, réduction des délais de développement et ouverture accrue.
La tendance est au pragmatisme. On abandonne tout dogmatisme en matière d'infrastructure et de bonnes pratiques de construction d'un système d'information évolutif et agile. La refonte des processus d'entreprise dans le cadre d'une démarche globale doit alors associer la DSI et les métiers. On relève que la place des architectes urbanistes fait débat. Où les positionner dans la DSI et face aux métiers ? Faut-il créer une cellule centrale ou bien cette cellule doit-elle être partiellement décentralisée au sein des métiers ? Ces architectes définissent-ils uniquement des règles de bonne conduite en termes de standards, de réutilisation ou de performances ou ont-ils un droit de veto face aux exigences de rapidité des métiers ?
Dans le même temps, les bus de services applicatifs, les moteurs de règles ou les framework de développement et de test logiciels s'avancent comme la base d'une rationalisation des démarches. Ces solutions se sont étoffées au fil des ans. Elles constituent également, pour les premières, le socle d'automatisation des processus de type BPM (Business Process Management) ou BAM (Business Activity Monitoring) ou de corrélation d'événements, avec le Complex Event Processing (CEP). L'adoption des méthodes agiles itératives reste plus que jamais d'actualité. En s'inspirant de Scrum, XP ou Unified Process, on accélère la délivrance de chaque projet en accord avec les priorités des métiers. Parallèlement, une démarche de Lean Management implique plus fortement les développeurs vis-à-vis de la qualité au meilleur coût.
Les offres de Cloud Computing, publiques ou privées, apportent plus de souplesse et de réactivité aux infrastructures IT. Elles donnent des réponses tant stratégiques que tactiques aux managers de systèmes d'information. Les offres de types PaaS ou IaaS permettent à la DSI d'allouer plus rapidement des ressources de développement ou de test à de nouveaux projets dans le cadre d'une plateforme de production à la demande. Les offres SaaS apportent des réponses opérationnelles tant aux demandes des métiers que des équipes IT.
Enfin, le Sourcing reste un levier d'action essentiel des décideurs IT en matière de prestations informatiques. On observe la constitution de centres de services et le développement de sites nearshore et offshore. Le recours se généralise à des prestataires spécialisés ou à des Webagency afin de concevoir des applications verticales à l'instar des applications mobiles à l'ère du smartphone et de la tablette tactile.
Rendez-vous le mardi 11 octobre 2010, de 8h30 à 14h00 au Pavillon Dauphine - Paris 16e, pour vous inscrire suivez ce lien
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(16/09/2011 10:10:33)« En période de crise, le mot d'ordre est confiance » explique Jean-Noël de Galzain, PDG de Wallix et quand on parle de confiance dans le domaine de la sécurité informatique, le dirigeant met en avant son produit phare le WAB (Wallix AdminBastion). Cette appliance, dédiée à la traçabilité des connexions et des actions sur les équipements IT, passe en version 3.0. Marc Balasko, ingénieur avant-vente chez Wallix a rappelé les avantages d'une telle solution au sein des entreprises « vous savez qui fait quoi, quand, où et comment » et d'ajouter « en cas d'audit ou d'incident, vous pouvez visionner les sessions de travail de vos prestataires ».
La visualisation des évènements se fait en format Flash video pour les sessions graphiques Windows Terminal Server (RDP) ou au format texte pour les sessions en lignes de commande (SSH, Telnet). Le contrôle des accès n'est pas oublié avec la gestion de l'authentification soit par mot de passe, soit par certificat numérique (de type X509 par exemple), etc...
Des fonctionnalités supplémentaires
Marc Balasko a indiqué « nos clients ont demandé l'ajout de 4 fonctionnalités supplémentaires qui ont été intégrées à la version 3.0 ». Parmi ces requêtes, on trouve le support en natif des protocoles http/htpps. « De plus en plus d'entreprises disposent d'applications métiers via des interfaces web et ne veulent pas intégrer une solution spécifique pour tracer les connexions sur ces sites web » souligne Marc Balasko. Autre point soulevé, la gestion du cycle de vie des mots de passe secondaires. Le WAB 3.0 peut modifier automatiquement les mots de passe des comptes cibles (de type administrateur ou root, dev....) et répondre aux exigences réglementaires. Les clients souhaitaient aussi extraire des données textuelles des enregistrements RDP. « Il est donc maintenant possible de tracer le nom de l'application utilisée, les actions réalisées, l'horodatage et de les retranscrire » indique Marc Balasko.
Enfin, le WAB 3.0 s'adapte aux montées en charge en devenant actif/actif, « habituellement nos appliances fonctionnent en mode actif/passif en cas de panne, mais quand il y a une forte charge de travail, les WAB en version 3.0 peuvent accroître automatiquement la capacité des clusters ». Sur le plan technique, Wallix propose 5 plateformes : l'entrée de gamme le WAB 25-50 est équipée d'un processeur Core i3 540 (3,06 GHz) dual core, 4 Go de RAM et disques Raid 1 (250 Go utile). Les WAB 100-200 et 400-600 embarquent des puces Xeon X3480 (quad core) et X5675 (Hexa core) avec 8 Go et 16 Go de RAM et des disques RAID 1 (1 To utile) ou RAID 10 (2 To utile). Enfin, le haut de gamme est représenté par les WAB 800-1000 et 2000 comprenant 2 puces Xeon X5675 (Hexa core) ou 2 puces Xeon E7-4850 (Deca Core) avec 32 Go ou 64 Go de RAM et des disques RAID 5 (14 To utile) ou RAID 10 (SAS pour 1,8 To utile). Les tarifs non pas été communiqués.
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(12/09/2011 10:13:00)Durant les vingt dernières années, les transformations des entreprises se sont accrues et ont eu lieu avec des rythmes de plus en plus soutenus. Désormais, une telle transformation a systématiquement un impact important sur les systèmes d'information (SI). Ceux-ci doivent donc s'adapter de plus en plus vite. C'est là le résultat majeur de l'étude menée conjointement par les cabinets PAC et Solucom.
A cette première transformation s'ajoute également des transformations internes aux SI. Ainsi, par exemple, en 2000, les SI de support représentaient 55% de la dépense informatique contre 45% pour les SI métier. Désormais, le rapport de force est inverse : 35% pour le support et 65% pour les métiers.
Le premier motif pour déclencher une transformation est évidemment d'affronter la concurrence (46% des répondants), devant l'internationalisation (31%), l'environnement économique (27%) et l'évolution du contexte réglementaire (19%). A ces quatre motifs correspondent trois grandes sortes de transformation : mouvements stratégiques (fusions-acquisitions, modification de business-model, restructurations...), évolution des processus métier et enfin évolutions techniques propres à la DSI. La répartition des transformations marque de nettes différences : 70% des projets sont liés à des mouvements stratégiques, 20% pour les évolutions métier et 40% pour les transformations techniques.
Comme on pouvait s'y attendre, 62% des projets de transformations techniques sont dus à une volonté de réduire les coûts (notamment en jouant sur les infrastructures et la rationalisation du parc applicatif), la qualité de service comme la performance du SI étant loin derrière avec 35%, l'alignement stratégique s'intercalant en deuxième position avec 54%.
La réussite toujours loin d'être garantie
Pour PAC et Solucom, la réussite des projets demeure une question critique. Un soutien indéfectible de la DG est un point essentiel, nécessaire mais pas suffisant. Il faudra également mettre en oeuvre un pilotage adapté qui n'a pas grand'chose à voir avec le pilotage des projets courants. Quatre modes semblent possibles au sein d'une « direction de programme » qui va faire agir les différentes unités au sein des directions impactées dans l'organisation : cohérence (50% des cas), coordination (27%), pilotage intégré (19%) et enfin l'équipe dédiée (4%).
Un des facteurs clés de succès sera, pour 64% des répondants, la gestion du changement. Sur une échelle de maturité, PAC et Solucom ont défini quatre stades : dialogue social, communication, GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, prise en compte par seulement 40% des DSI) et co-construction (attitude très minoritaire).
Mais, pour affirmer qu'un projet de transformation est réussi, encore faudrait-il être en mesure de mesurer cette réussite. Certains critères sont plus ou moins simples : mesure des économies faites au sein de la DSI (48% des répondants), livraison à l'heure (24%) et satisfaction des utilisateurs (24%). D'autres sont plus compliqués à mettre en oeuvre car nécessitant un travail préalable de définition et sont de fait moins utilisés : indicateurs clés de performance (KPI, 16%), performance métier (16%) et qualité de service améliorée (12%).
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(09/09/2011 10:38:14)L'essentiel du rapport de la Cour des Comptes 2011 sur la sécurité sociale est bien sûr consacré à des sujets directement liés aux dépenses de santé. Mais la part de ce rapport sur l'organisation de la sécurité sociale est tout de même importante et l'informatique fait l'objet, comme toujours, d'une certaine attention de la haute juridiction. La gouvernance reste bien souvent défaillante.
Ainsi, la Cour s'intéresse à l'Agence Technique de l'Information sur l'Hospitalisation (ATIH), en charge du fameux PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d'information) et, partant, de tous les calculs à la base des discussions budgétaires. Si l'ATIH remplit globalement bien son rôle, son informatique subit « l'absence de schéma directeur et d'audits informatiques ». Des incohérences sont également relevées. Ainsi, le passage à la tarification à l'activité (T2A) des hôpitaux aurait dû entraîner la disparition de tous les forfaits à base quotidienne. Mais il demeure de tels forfaits en lien avec une refonte incomplète des systèmes de facturation. Parfois, des curiosités ne sont que marginalement imputables à l'informatique : ainsi, la mauvaise formation des agents utilisant le système de calcul de prestations Cristal aboutit à des incohérences entre le calcul fait par le système et ce qui est expliqué au bénéficiaire.
Il arrive également que des systèmes soient lancés sans avoir été assez testés. L'informatique se retrouve souvent sous la pression d'obligations légales ou de nouveaux textes réglementaires qui doivent être appliqués alors que leur parution est trop récente.
La productivité en cause
L'informatique est aussi, bien sûr, en première ligne lorsqu'il s'agit d'accroître la productivité des agents. Mais les objectifs ne sont pas toujours atteints, entraînant de fait de nouveaux développements pour tenter de rattraper le retard. C'est par exemple le cas au sein des URSSAF. La productivité pourrait être toujours mesurée grâce aux outils en place mais, trop souvent, des organismes n'effectuent pas ce calcul.
Cerise sur le gâteau, les services informatiques eux-mêmes sont fustigés quand il s'agit de parler de productivité. De manière assassine, la Cour dénonce : « Cette fonction support emploie presque 5 000 personnes dans les différentes branches. Sa gestion pose problème tout particulièrement dans un contexte de réorganisation des réseaux. » L'un des principaux problèmes relevé depuis plusieurs années concerne la dispersion des équipes et la multiplication des sites de production. De plus, les coûts des fonctions transverses comme l'informatique ne sont pas toujours ré imputés correctement dans les coûts de fonctionnement.
La Cour appelle, assez logiquement, à une gouvernance unifiée au niveau de l'ensemble des organismes de sécurité sociale. Cette unification n'est pas seulement à faire au niveau des outils mais aussi des procédures.
Illustration: Symbole de la Cour des Comptes
Crédit Photo: Cour des Comptes
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(08/09/2011 10:54:58)Filiale vaccins du groupe Sanofi, Sanofi-Pasteur administre plus de 120 applications et gère plus de 30 projets informatiques par an. Pour améliorer la productivité, et la réactivité des équipes ainsi que pour mutualiser des coûts et accroître le niveau de service, l'industriel a souhaité mettre en oeuvre un centre de services unique pour assurer à la fois la maintenance applicative et la gestion des nouveaux projets, pour l'ensemble des technologies employées en business intelligence (BI) et en gestion des données de référence (MDM, master data management).
Le centre de services comprend une vingtaine de personnes et des référents par domaines. Ceux-ci gèrent les projets courants et peuvent faire appel à la sous-traitance pour les projets importants. Cette sous-traitance ainsi que l'assistance à la mise en place du centre de services ont été confiées à la SSII Business et Décision.
Crédit D.R. (...)
(07/09/2011 15:41:26)Trois jours pour transmettre aux porteurs de projets, qu'ils interviennent à un niveau stratégique, tactique ou opérationnel, un état de l'art sur les méthodes, pratiques et technologies qui peuvent contribuer à la réussite de leurs objectifs de transformation. Pour sa deuxième année, l'Université d'été organisée par le cabinet Daylight Group, avec l'ENSIIE et l'IAE de Lille, propose en douze sessions, du 12 au 14 septembre, un concentré des fondamentaux à l'oeuvre dans les directions des systèmes d'information, expliqués par des experts de ces sujets et des hommes du métier. Le programme couvre l'essentiel des modèles utilisés. En partant de référentiels, normes ou méthodes tels que CMMi, ITIL / ISO 20 000, CobiT / Val IT, PMBok, Prince 2 ou eSCM, qui rassemblent les meilleures pratiques autour du développement logiciel, du système d'information et de sa gouvernance, de la gestion de projets ou des relations clients/fournisseurs. Jusqu'aux méthodes de programmation agiles Scrum et XP (Extreme programming).
Des sessions sont également consacrées à la Business Intelligence et au cloud computing, respectivement animées par Louis Naugès, PDG de Revevol, et Fernando Iafrate, Senior manager BI chez Disney (*). La session sur le cloud computing abordera notamment la bureautique 2.0 et les applications en mode SaaS (software as a service). Celle consacrée à la Business Intelligence comportera un focus sur le Yield Management et l'optimisation des performances opérationnelles.
Les pièges à éviter et des cas pratiques
« Pour chaque session, nous demandons à l'expert de présenter le référentiel ou la méthode en question, ses conditions de mise en oeuvre, les pièges à éviter, et de le positionner par rapport au corpus global de modèles, le tout illustré par un cas pratique », détaille Fadi El Gemayel, PDG du cabinet de conseil en ingénierie organisationnelle Daylight Group. « L'objectif, en termes de pédagogie, ce n'est pas de sortir de ces sessions avec un savoir-faire opérationnel, mais de donner au chef de projet ou au décideur stratégique les moyens de discerner et de comprendre dans quel cas ces différents outils peuvent être utiles à son entreprise ou à son projet », ajoute-t-il. « Ce sont des sessions de culture générale sur lesquelles nous avons mis un point d'honneur à recruter ceux qui nous semblaient vraiment être les meilleurs dans leur discipline, un processus de relecture des supports par un comité technique ayant par ailleurs été mis en place pour s'assurer que la personne qui vient assister à une demi-journée en tire une véritable valeur ajoutée. » Les notes attribuées aux sessions sont affichées instantanément à leur issue. L'édition 2010 a recueilli un taux de satisfaction de 90%.
L'édition 2011 se clôt le mercredi à 19 heures sur une table ronde, ouverte au grand public, sur le thème « Projets, organisation et SI, au coeur de la compétitivité française ». Cette discussion réunira, aux côtés du PDG de Daylight Group, le directeur du Pole de recherche en économie et gestion de l'Ecole Polytechnique, Pierre-Jean Benghozi, ainsi que Francis Massé Secrétaire Général de la DGAC, Michel Volle, président du groupe de travail « Informatisation » de l'Institut Montaigne.
Un observatoire des projets
Que ce soit au niveau de l'échelon politique ou de l'échelon stratégique, les décideurs manquent de vision sur ce qu'ils peuvent faire avec l'organisation et les systèmes d'information, constate le PDG de Daylight. « Et s'ils ont des idées, ils ont des difficultés pour mener les projets de transformation, ce qui conduit à des taux d'échec qui sont inacceptables. On reste prisonnier d'un cadre où les systèmes d'information sont considérés comme un problème d'informaticiens. On est très loin de ce qu'on pourrait faire. »
Fadi El Gemayel rappelle qu'il existe toujours un cloisonnement entre quatre catégories d'intervenants : les politiques, les décideurs « au sens stratégique du terme », les praticiens qui ont le savoir-faire sur le terrain et les scientifiques. « Ce sont des populations qui se parlent très peu. Eventuellement deux à deux, mais jamais toutes en même temps. Cela pose un véritable problème à l'échelle de l'économie française », estime-t-il. Les projets de transformation, à composante SI et organisation, sont un levier de compétitivité française qui est très peu pris en compte. On compte très peu d'entreprises ou d'administrations qui ont de véritables directions de l'organisation avec une vraie stratégie pour déployer les processus et être performant. »
Pour disposer de données plus précises, le cabinet de conseil a lancé un « observatoire des projets ». A partir d'un questionnaire, adressé à des décideurs en SI d'entreprises privées et publiques de plus de 250 salariés, il permettra d'étudier le niveau de réussite et de maîtrise de ces projets et de faire le lien avec les moyens, l'organisation et les méthodologies déployés en regard. « Les premiers résultats dont on dispose montrent que trop de projets échouent parce que l'on ne met pas les moyens pour les faire réussir », expose Fadi El Gemayel. Les résultats complets de cet observatoire seront communiqués à la fin de l'année par Daylight.
(*) Pour consulter le programme des sessions et s'inscrire : http://www.universite-des-projets.org.
(*) L'Université d'été 2011 est organisée par Daylight Group, en partenariat avec l'ENSIIE, école d'ingénieurs spécialisée en informatique, l'IAE de Lille, CIO-Online et Le Monde Informatique. Elle prévoit d'accueillir une trentaine de participants.
Illustration : Fadi El Gemayel, PDG de Daylight (crédit : D.R.)
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