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(17/01/2012 15:57:23)

FreeBSD 9.0 : une autre alternative libre à Linux

Linux n'a pas encore la reconnaissance de Windows, mais on ne peut nier sa popularité dans le domaine des serveurs, ni son utilisation croissante sur des ordinateurs de bureau, ou encore son omniprésence dans le monde du mobile sous la forme d'Android. Quand on dit « système d'exploitation libre et Open Source», Linux est probablement le nom qui vient le plus souvent à l'esprit. Mais, la plupart d'entre nous ont oublié qu'il existe un autre système d'exploitation « libre et Open Source », aussi basé sur Unix, et également très utilisé sur les serveurs du monde entier. Son nom : FreeBSD, dont une toute nouvelle version vient juste de sortir.

Le « Géant Inconnu »

Dans le monde des OS, FreeBSD a été surnommé le « géant inconnu ». FreeBSD est en fait un proche cousin de Mac OS X (ils partagent le même noyau). Il appartient à la famille des systèmes d'exploitation Berkeley Software Distribution (BSD) dont l'origine remonte au système Unix BSD créé dans les années 70 à l'Université Berkeley de Californie. En général, les distributions Linux sont construites autour d'un noyau Linux auquel sont ajoutés des applications et des utilitaires propres. Pour sa part, FreeBSD est un système d'exploitation complet qui contient tout ce qui est nécessaire à son bon fonctionnement.

OpenBSD et NetBSD sont deux proches déclinaisons de FreeBSD. Debian GNU/kFreeBSD et Gentoo/FreeBSD sont deux autres distributions développées sur un noyau FreeBSD. Le projet Debian maintient plusieurs ports plus ou moins expérimentaux, visant à associer un noyau autre que Linux à la suite des outils et paquets de Debian.
Tout comme Linux, FreeBSD offre un référentiel de milliers d'applications tierces. La plupart des logiciels compatibles Linux peuvent aussi fonctionner sans aucun problème sur le système d'exploitation FreeBSD. Largement reconnu pour sa fiabilité et sa sécurité - il a de ce point de vue de nombreux points communs avec Linux - FreeBSD fait tourner les sites de 3 des 10 meilleurs hébergeurs les plus fiables, selon une enquête réalisée par Netcraft le mois dernier. Il offre aussi un système de licences très généreux.

GNOME 2.32.1 et KDE 4.7.3 au choix de l'utilisateur

Presque un an après la sortie de FreeBSD 8.2, la version 9.0 arrive avec de nombreuses fonctionnalités et améliorations. En particulier, le système permet aux utilisateurs de choisir leur environnement de travail. Le monde Linux a été très agité ces derniers temps sur la question des environnements de travail, principalement en raison de la controverse entourant aussi bien GNOME 3 que l'Unity d'Ubuntu. FreeBSD 9.0 permet de dépasser la querelle actuelle puisqu'il laisse aux utilisateurs le choix d'opter pour l'environnement familier GNOME 2 ou pour le bureau plus design de KDE. Parmi les autres améliorations notables de FreeBSD 9.0, on peut citer un nouvel installeur, le support du PowerPC pour la PlayStation 3 de Sony, de nombreuses mises à jour de pilotes, le support de l'USB 3.0 et du SSH Haute performance. Entre autres choses.

La version 9.0 de FreeBSD - dédiée à la mémoire du pionnier de l'informatique Ritchie Dennis - est disponible pour les architectures x86 (AMD64 et i386), IA-64, PowerPC, PowerPC64, et Sparc64. Tous les liens de téléchargement et les instructions sont sur le site de FreeBSD.

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(13/01/2012 12:20:17)

Jaspersoft veut séduire les fournisseurs PaaS avec sa suite analytique Open Source

Le vendeur de solutions BI (business intelligence) Open Source Jaspersoft aimerait faire de son logiciel un outil de prédilection pour les développeurs utilisant les offres PaaS commerciales. L'édition communautaire de la suite de Jaspersoft est maintenant proposée avec les services OpenShift et CloudForms de Red Hat, comme l'a fait savoir l'éditeur. Et sa disponibilité sur VMware ne devrait pas tarder. « Plutôt que d'offrir un pack SaaS (Software as a Service), Jaspersoft a préféré fournir aux développeurs utilisant ce type de services, une solution facile pour ajouter des analyses intégrées à leurs applications, » a déclaré Karl Van den Bergh, vice-président des produits et des alliances.

« Red Hat et Jaspersoft ont déjà travaillé ensemble sur certains développements pour rendre l'intégration possible, et celle-ci sera encore affinée, » a ajouté Karl Van den Bergh. L'objectif « est de rendre la construction, les tests, l'intégration et le déploiement, simples et rapides. » Jaspersoft a délibérément choisi de porter en priorité son édition communautaire, plutôt que l'une des versions commerciales vendues par ailleurs par l'éditeur. « Jaspersoft veut accélérer l'adoption de sa solution par les développeurs PaaS, » a indiqué le dirigeant. « Notre objectif est de devenir le standard de la BI pour les applications cloud et nous cherchons la plus large diffusion possible sur le marché, » a-t-il déclaré.

Un marché très prometteur

Actuellement, les revenus du PaaS ne représentent qu'un petit pourcentage des dépenses en IT. C'est une des raisons pour lesquelles OpenShift et Cloud Foundry restent en version bêta. Mais des cabinets d'analystes comme Forrester Research estiment que le marché va générer plus de 10 milliards de dollars au cours de cette décennie. Les offres PaaS sont attractives pour les développeurs qui souhaitent prototyper et déployer rapidement des applications sans avoir besoin d'acquérir un matériel dédié et d'autres ressources. Jaspersoft espère se tailler une place sur ce marché et bénéficier de cette croissance annoncée quand les projets PaaS seront plus répandus et de plus grande envergure. « Dans cette perspective, les développeurs PaaS qui utiliseront l'édition Open Source et décideraient plus tard de payer un abonnement pour la version commerciale, n'auront rien à réécrire, » comme l'a souligné Karl Van den Bergh. « Les deux versions fonctionnent exactement de la même manière. La version commerciale offre juste plus de fonctionnalités et bénéficie d'un support étendu. »

« Jaspersoft prévoit de cibler d'autres PaaS, notamment ceux qui sont manifestement « très centrés sur Java », comme l'est Jaspersoft en sous-main, » a-t-il déclaré. Parmi les candidats possibles, il y a la plate-forme Heroku de Salesforce.com, qui s'est récemment enrichie du support Java. La décision de Jaspersoft de cibler des PaaS multiples diffère de l'approche de concurrents comme Gooddata, qui offre une plateforme de développement dédiée BI, hébergée sur Amazon Web Services (AWS). Mais Full 360, partenaire de Jaspersoft, a adopté une approche quelque peu similaire. Il offre une pile de BI sur AWS combinant la solution de Jaspersoft en front-end avec une base de données analytique Vertica et les outils ETL (Extract, Transform and Load) de Talend.

 

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(09/01/2012 16:52:00)

Pourquoi Linux Mint remporte les faveurs des habitués d'Ubuntu

Pour commencer, parcourons un peu l'arbre généalogique de Linux Mint. Ubuntu est basé sur Debian GNU/Linux. Et Linux Mint repose sur Ubuntu. Cependant, un projet a été lancé par l'équipe de Mint pour créer une distribution non plus basée sur Ubuntu, mais directement sur Debian. Ouverte, stable et facile à mettre en oeuvre, Debian possède une solide réputation sur le marché même si certains trouvent cette version de Linux trop conservatrice.

Une des grandes forces de Mint est le bon support des périphériques, notamment les équipements multimédias grâce à l'intégration de nombreux pilotes et codecs. Cette distribution est constamment mise à jour grâce à une communauté très réactive. C'est pourtant une des sources de problèmes pour certains utilisateurs qui expliquent sur les forums que la distribution est boguée. Comme OpenSuse, c'est une distribution pour les mordus et les expérimentateurs. Le meilleur support hardware finit par poser des problèmes de configuration matérielle. Certains systèmes sont clairement mieux adaptés que d'autres et chaque cas est particulier. Mint est plus « user friendly » qu'Ubuntu et Debian Lenny plus adapté pour monter un serveur.

Plusieurs environnements de bureau

Si Linux Mint 12 repose sur Ubuntu, elle est livrée avec plusieurs interfaces utilisateurs au choix, à savoir Gnome, KDE, Xfce, LXDE, Fluxbox. C'est ce qui plait aux utilisateurs traditionalistes qui ont été confrontés à l'environnement de bureau Unity d'Ubuntu. Pour certains détracteurs d'Unity, « l'ordinateur doit être au service de l'utilisateur et permettre d'améliorer la productivité. Les ressources et les fonctions ne doivent en aucun être dissimulées mais faciles d'accès ». Basée sur la version 3.0 du noyau Linux, Mint propose donc plusieurs saveurs, mais favorise clairement Gnome 3.2. Si pour certains Gnome est devenu lente, cette interface est très stable, et supporte un grand nombre de plates-formes matérielles.

Le point intéressant est toutefois que si la réputation de Mint repose en grande partie sur l'utilisation de Gnome, cette distribution inclut également des personnalisations comme Gnome Shell ou MATE. MATE est un fork de l'interface Gnome 2.x - l'équivalent de Trinity avec KDE 3.5 -  qui reste compatible Gnome 3.2. Les développeurs de Mint reconnaissent volontiers que MATE est incomplète et n'est pas encore totalement stable. En poussant, un peu MATE, en ouvrant simplement plusieurs vidéos simultanément, il est possible de saturer le noyau et d'obtenir l'équivalent d'un écran bleu sous Windows ou Mac OS. Plusieurs minutes sont ensuite nécessaires pour redémarrer.  Les fans de Gnome sont enchantés par MATE alors que les utilisateurs moins passionnés sont un peu perdus et ne comprennent pas toujours les avantages de l'une sur l'autre.

Un distribution très desktop

Pour faire face à tous les problèmes sur les postes de travail, Linux Mint propose des mises à jour à un rythme presque quotidien. Beaucoup de paquets sont proposés avec Mint et s'ils sont tous installés, il y a beaucoup de mises à jour à faire. Mais à la différence d'Ubuntu, Mint ne recommande que celles qui n'affectent pas le système.

La liste des logiciels inclus dans Mint est particulièrement longue (X.Org 7.6, Mozilla Firefox 7.0, Mozilla Thunderbird 7.0 et LibreOffice 3.4...), chacune avec ses paquets, et la distribution a parcouru un long chemin pour les gérer correctement. Une discipline imposée par les fondements mêmes de Debian.

Linux Mint 12 utilise par défaut un moteur de recherche  baptisé DuckDuckGo. Conçu pour être une alternative à Google, Bing, Yahoo et tous les autres outils qui conservent des données de navigation pour dresser un profil marketing des utilisateurs, DuckDuckGo assure une totale confidentialité. Il peut être utilisé dans n'importe quel navigateur. Les revenus générés par DuckDuckGo sont partagés avec Linux Mint, mais à la différence de Google aucun cookie n'est stocké sur la machine et le suivi des adresses IP n'est pas appliqué.

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Linux Mint n'a pas été développé pour équiper un serveur ou créer une plate-forme cloud même si les  bases d'Ubuntu pourraient être utilisées pour le faire. L'objectif est vraiment de simplifier et de favoriser l'utilisation de Linux sur les postes de travail en supportant les usages  multimédias.

Au final, les principales divergences entre  Linux Mint et Ubuntu portent bien sur les environnements de bureau, un choix pas si anodin que ça. Mint 12 offre plus de choix aux utilisateurs, propose un système de mises à jour des applications différent et repose sur une version plus avancée du noyau de Linux qu' Ubuntu 11.10. Ce sont de petites choses, mais à l'usage la différence est notable. Et pour l'instant la fraîcheur de Mint semble satisfaire tous les utilisateurs désappointés par l'interface Unity d'Ubuntu.

Disponible en version 32 et 64 bit, Linux Mint propose un rythme de sortie semestriel, avec certaines versions maintenues plus longtemps, les LTS (Long Time Support). Pour télécharger une version à installer sur une partition Windows ou une machine virtuelle, rendez-vous sur ce lien : http://www.linuxmint.com/download.php

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(09/01/2012 12:15:34)

L'éditeur de Linux Mandriva de nouveau en difficulté

La version 2011 de la distribution Linux Mandriva n'est officiellement disponible que depuis quelques mois. Mais la menace d'une faillite semble se profiler pour la société française qui l'édite et ses salariés s'inquiètent pour leur avenir. Le 26 décembre dernier, l'actuel PDG de Mandriva, Dominique Loucougain, nommé à ce poste en juillet 2011, a adressé aux actionnaires une lettre dans laquelle il informe qu'aucune des propositions de recapitalisation de la société ayant été présentées n'a été acceptée.

L'un des actionnaires, LinLux Sarl, détenant 42% de parts, a voté contre chacun d'elles, explique-t-il dans cette lettre publiée vendredi dernier sur le forum de Mandriva. Un autre actionnaire, Townarea Trading & Investments, avait pourtant proposé de supporter seul l'injection de 4 millions d'euros dans la société. Or, écrit encore Dominique Loucougain, une recapitalisation est indispensable. Sans solution de financement pérenne avant le 16 janvier 2012 à midi, le PDG indique qu'il devra mettre la société en faillite.

Sur le forum a également été postée la lettre que certains salariés de Mandriva ont adressée au tribunal de commerce. Ils s'y déclarent « très étonnés » de voir leurs emplois menacés en raison de cette situation bloquée.

Mandriva Linux a été lancé en 1998 sous le nom de Mandrake Linux. Son distributeur, alors dénommé MandrakeSoft, a rencontré des problèmes financiers similaires. En 2010, l'éditeur français Wallix a notamment cherché à l'aider. Mandriva a longtemps figuré dans le Top 10 des distributions Linux établi par le site DistroWatch où il occupe maintenant la 12e place.

Les difficultés de Mandriva ont suscité en septembre 2010 la création d'un projet communautaire séparé, Mageia, mené par d'anciens salariés de la société et des contributeurs de la distribution. Mageia est actuellement 10e au classement DistroWatch.

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(06/01/2012 17:06:34)

Nuage, une alternative cloud au projet Andromède

Dans l'appel d'offres relatif au cloud computing au sein du Grand Emprunt, le projet Nuage décide de sortir de l'ombre et de communiquer. Il est composé de 7 PME : Celeste, FAI et concepteur de datacenter ; Non Stop Systems, SSII spécialisée en solutions d'infrastructures sécurisées ; Oodrive éditeur de solution professionnelles de sauvegarde et de partage de fichiers en ligne ; DotRiver qui propose des solutions de virtualisation et de centralisation de poste de travail ; Network Consulting, hébergeur ; New Generation SR, conseil en responsabilité sociale des entreprises.Deux équipes des projets REGAL (répartition et gestion des applications à large échelle) et PHARE (sur les futurs générations des réseaux télécoms) du laboratoire LIP6 de l'université Pierre et Marie Curie.

Selon Nicolas Aubé, PDG de Celeste, « l'idée est de créer le cloud computing de demain : ouvert à des composantes matérielles et logicielles externes, réparti sur un maillage régional français, et hébergé dans des datacenters écologiques, faiblement consommateurs d'énergie ». Le groupe souligne aussi l'importance de la localisation des données sur le territoire français.

Open Source et datacenter pilote

Concrétement, il s'agit d'un projet de R&D qui doit durer deux ans avec une forte connotation Open Source, pour trouver des solutions alternatives à celles existantes. Pendant cette durée, un datacenter pilote va être créé pour proposer des offres clouds. Nicolas Aubé indique « nous souhaitons travailler sur des datacenters évolutifs avec des modules verticaux optimisant mieux la consommation d'énergie. Les entreprises pourront s'interconnecter pour chercher des ressources ou des services ». Sur la partie du matériel utilisé, le dirigeant que rien n'a été encore choisi, mais il souhaite que les solutions proposées par Nuage soit compatible avec le plus grand nombre de constructeurs.

Sur le plan du financement, un investissement de 10 millions d'euros est prévu (5 en subventions de la part du FNSN de la Caisse de Dépôts et 5 de la part des membres du consortium). Nicolas Aubé rappelle que cela va créer 50 emplois, principalement des ingénieurs. Au terme des 2 ans, Celeste va investir 5 millions d'euros pour la commercialisation des résultats de Nuage. Ce dernier est un concurrent direct d'Andromède en proie à quelques difficultés de financement après le départ de Dassault Systèmes.

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(04/01/2012 16:56:28)

Hadoop arrive dans sa version finale 1.0

Après sept ans de développement et de réglages, le framework Apache Hadoop, dédié au traitement des données non-structurées, est enfin disponible dans sa version finale. L'équipe de développeurs à l'origine du projet Apache Hadoop vient en effet de publier la version 1.0 de leur plateforme. « Les utilisateurs peuvent être beaucoup plus confiants dans cette version qui sera soutenue par la communauté Open Source », a déclaré Arun Murthy le vice-président du projet Apache Hadoop. « Il n'y a plus de confusion sur quelle version de Hadoop utiliser pour bénéficier de telle fonctionnalité. »

Trois nouveaux ajouts en particulier vont contribuer à faire de cette version, la première a pouvoir revendiquer l'appellation 1.0, a expliqué M. Murthy. Une sécurité de bout en bout est la caractéristique principale de cette version. Hadoop peut maintenant être utilisé à travers un réseau entier, en utilisant le protocole d'authentification Kerberos. En conséquence, les entreprises peuvent désormais faire confiance à leurs déploiements Hadoop et ce même avec des données sensibles. La deuxième caractéristique, l'API REST (représentation State Transfer Application Programming Interface) webhdfs, peut être utilisée pour interagir avec Hadoop en utilisant des technologies web que de nombreux administrateurs et programmeurs comprennent facilement. C'est un bon moyen de partager une base Hadoop entre plusieurs organisations. Enfin, cette version est la première à supporter totalement HBase, qui permet aux administrateurs de retrouver un environnement familier - celui d'une base de données relationnelle - pour stocker leurs données.

Un projet lancé en 2005

Lucene développé par Doug Cutting, avec le concours de Mike Cafarella, est à l'origine du projet Hadoop lancé en 2005 comme une implémentation de l'algorithme MapReduce de Google. Une technique d'analyse de données répartie sur plusieurs serveurs. M.Cutting a ensuite travaillé pour le compte de Yahoo afin d'aider l'entreprise  à utiliser cette technologie au sein de son portail et de son moteur de recherche. Cette intégration a finalement été répartie dans plus de 40 000 serveurs.

Hadoop peut être utilisée pour stocker et analyser de grands volumes de données non-structurées, les fameuses Big Data. Bien que conçue à l'origine pour épauler les moteurs de recherche, cette technologie a également trouvé sa place dans des entreprises, a expliqué M. Murthy dit. Le projet a mobilisé pas moins de 35 développeurs très engagés et des centaines d'autres contributeurs bénévoles.

De nombreux usages sur Internet comme dans la finance

L'utilisation de Hadoop pour l'analyse de données est particulièrement indiquée quand le volume total des données dépasse les capacités des bases de données relationnelles traditionnelles, ou dans les cas où une entreprise recueille beaucoup de données, mais ne sait pas encore quelles données seront analysées.

La banque JPMorgan Chase emploie cette technologie pour la gestion des risques et la détection de fraudes. Ebay de son côté utilise Hadoop  pour construire un nouveau moteur de recherche pour son service de vente aux enchères. La technologie a aussi obtenu beaucoup de soutiens financiers. IBM a incorporé Hadoop dans son outil InfoSphere BigInsights pour l'analyse de paquets de données, et Microsoft a inclus une version de Hadoop à SQL Server et à sa plate-forme cloud Windows Azure, suite à l'abandon de son projet Dryad.

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(30/12/2011 11:40:24)

Cinq technologies Open Source pour 2012 (2ème partie)

4 - Linux Mint, un OS facile d'accès pour le poste de travail :

Malgré des années de plaidoyer de la part des tenants de l'Open Source, Linux ne bénéficie toujours pas d'une forte présence sur le poste de travail. Comme alternative à Windows, il y avait peu de distributions Linux conviviales. Ces dernières années, c'est Ubuntu, de Canonical, qui avait joué ce rôle. Aujourd'hui, Linux Mint, de plus en plus apprécié, marche sur ses plates-bandes avec une interface facile à utiliser. 

Le développeur Clément Lefebvre a le premier élaboré Linux Mint après avoir examiné les autres distributions sur les différents forums en ligne. Partant de là, il a réfléchi aux fonctionnalités qui devraient être installées dans la distribution idéale. De même que Canonical, qui s'est appuyé sur la distribution Debian de Linux pour son très populaire Ubuntu, Clément Lefebvre a utilisé ce dernier comme base pour Linux Mint. Actuellement, le projet est soutenu par des donations, par les gains issus de la publicité figurant sur son site web et par des revenus dérivés des recherches effectuées par les utilisateurs, les derniers en date récupérés via un partenariat avec DuckDuckGo.

Linux Mint convient aux utilisateurs qui ont simplement besoin d'un système d'exploitation pour leur poste de travail et ne souhaitent pas en apprendre davantage sur la façon dont fonctionne Linux. Avec cette approche, l'installation et l'utilisation du logiciel est simple et sa maintenance ne pose pas de problème. Plus encore qu'Ubuntu, Mint met l'accent sur la convivialité, au détriment de l'usage des nouvelles fonctionnalités tant qu'elles n'ont pas démontré leur fiabilité. Par exemple, Mint évite l'interface controversée Unity que Canonical a adopté pour porter plus facilement Ubuntu sur les plateformes mobiles. A la place, Mint s'associe à l'interface Gnome, plus largement connue et plus mature.

Une telle volonté de simplifier l'usage devrait aider Linux Mint, aux dépens d'Ubuntu, en fait. Le projet a déclaré que son OS était maintenant le quatrième dans la liste des systèmes d'exploitation pour poste de travail les plus utilisés dans le monde, après Windows, MacOS et Ubuntu. Cette année, Mint a même chipé à Ubuntu le titre de distribution ayant généré le plus de pages vues, sur le site d'actualité Linux DistroWatch (généralement consulté pour évaluer la popularité des distributions Linux). Cette croissance devrait se poursuivre en 2012.

5 - GlusterFS, pour créer des pools de stockage :

Est-ce que Red Hat pourrait révolutionner le monde des logiciels de stockage de la même façon qu'il l'a fait pour le marché des systèmes d'exploitation Unix ? En octobre, l'éditeur de logiciels Open Source a racheté Gluster pour 136 millions de dollars environ. Ce dernier développe un système de gestion de fichiers, GlusterFS, qui permet de regrouper des disques SATA et des systèmes NAS (network attached storage) pour constituer des pools de stockage massivement extensibles. Ce faisant, Red Hat aimerait appliquer au domaine du stockage la méthode qu'il a utilisée pour dominer le marché des OS Linux. Selon son PDG, James Whitehurst, les ventes de logiciels associés à la gestion du stockage génèrent 4 milliards de dollars de chiffre d'affaires par an, même si ce n'est pas la raison qu'il invoque pour s'être intéressé à Gluster. 

Red Hat voulait surtout récupérer une technologie de stockage qui pourrait faciliter les migrations dans le cloud. « Nous cherchons des domaines où l'Open Source constituerait un mode d'innovation particulièrement puissant, et regardons s'il y a des endroits dans la chaîne logicielle où nous pensons pouvoir monétiser ces offres », explique-t-il. « Il n'y a pas d'autres solutions comme celle-là ».

GlusterFS rencontre un certain intérêt, si l'on considère les teléchargements effectués par les administrateurs souhaitant le tester. L'an dernier, ceux-ci ont augmenté de 300%. En novembre le logiciel a été téléchargé plus de 37 000 fois.

 

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(29/12/2011 17:06:50)

Cinq technologies Open Source pour 2012 (1ère partie)

L'année prochaine, si tout se passe comme prévu, Red Hat deviendra le premier éditeur Open Source à générer plus d'un milliard de dollars de chiffre d'affaires annuel. Cela constituera un tournant pour le monde de l'Open Source qui a longtemps considéré son approche du développement « communautaire » comme une alternative viable, voire supérieure, aux notions traditionnelles régissant l'écriture de logiciels. Jim Whitehurst, PDG de Red Hat, estime que l'on assiste à un changement fondamental sur l'origine de l'innovation. Pour lui, celle-ci est passée des laboratoires de quelques éditeurs vers l'Open Source où se déploient des efforts considérables.

De fait, l'Open Source a bousculé le monde du logiciel propriétaire ces dernières années, à mesure que Linux, le serveur web Apache, ou encore Perl, OpenOffice, Hadoop, GIMP et des dizaines d'autres programmes empiétaient sur le terrain de leurs équivalents commerciaux. Mais quels seront les poids lourds de demain ? Voici cinq projets à regarder de près en 2012. Ils pourraient constituer une base pour de nouvelles activités. Ou tout au moins séduire les développeurs et administrateurs en facilitant les façons de faire, ou en réduisant les coûts.

1 - Nginx, serveur web pour les sites à fort trafic :

Sur la décennie écoulée, le choix du serveur web a été relativement stable. On trouvait Apache sur la majorité d'entre eux tandis qu'Internet Information Services (IIS, ex Internet Information Server), de Microsoft, était à l'oeuvre sur les autres. Toutefois, au cours des dernières années, une troisième option est apparue avec Nginx (prononcez « engine-x »), en raison de la capacité de ce dernier à contrôler des trafics importants.

Nginx gère déjà 50 millions de noms de domaines, soit 10% de la totalité d'Internet, selon les estimations de ses développeurs. Il est particulièrement utilisé sur les sites web à fort trafic, tels que Facebook, Zappos, Groupon, Hulu, Dropbox et WordPress. Son créateur, Igor Sysoev, l'a conçu en 2004 pour gérer un grand nombre d'utilisateurs simultanés, jusqu'à 10 000 connexions par serveur. Son architecture est assez réduite, selon Andrew Alexeev, co-fondateur de la société, qui propose une version commerciale du produit. 

L'année qui s'annonce devrait être bonne pour Nginx qui a récupéré 3 millions de dollars de différentes sociétés de capital risque, l'une d'elles étant soutenue par Michael Dell, le PDG de Dell. L'éditeur de Nginx a noué un partenariat pour fournir son serveur dans le package de Jet-Stream, un acteur de la diffusion de contenus (content delivery network). Il travaille aussi avec Amazon pour adapter son logiciel au service de cloud AWS.

En dehors du recours à Nginx dans les opérations web de grande ampleur, Andrew Alexeev voit l'utilisation de son serveur sur le marché du cloud computing et des services partagés. « C'est là où nous pourrons apporter le plus de bénéfice », estime-t-il en indiquant que la prochaine version importante, attendue en 2012, sera plus flexible pour les environnements d'hébergement partagés. Il précise qu'elle affrontera mieux les attaques distribuées en déni de services (DDoS) et comportera des fonctions de sécurité supplémentaires.

OpenStack, page 2
Stig, page 3
2e partie : Linux Mint et GlusterFS

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2 - Le projet de cloud OpenStack :

Le projet OpenStack est arrivé relativement tard dans la sphère du cloud computing, mais il a apporté une fonctionnalité indispensable : l'extensibilité. « Nous ne parlons pas ici de gérer un cloud de 100 ou 1 000 serveurs, mais des dizaines de milliers de serveurs », explique Jonathan Bryce, qui préside le bureau du projet. Selon lui, les autres choix actuellement disponibles ne prennent pas véritablement en compte cette échelle. 

Depuis son lancement en juillet 2010, OpenStack a rapidement gagné de nombreux soutiens de la part d'acteurs IT intéressés par le cloud, comme Hewlett-Packard, Intel et Dell. Les inconditionnels de cette brique IaaS (Infrastructure as a service) aiment à présenter leur travail comme le projet Open Source au développement le plus rapide, avec l'implication de plus de 140 entreprises et de 2 100 participants. Sous le nom de Dell OpenStack Cloud Solution, le Texan a lancé un package qui l'associe à ses serveurs et logiciels. HP a également lancé, en bêta, un service de cloud public utilisant cette technologie.

Le noyau de traitement d'OpenStack a été développé au centre de recherche Ames de la NASA, pour les besoins d'un cloud interne destiné à stocker de très importants volumes d'imagerie spatiale. A l'origine, les administrateurs de la NASA ont essayé d'utiliser la plateforme Eucalyptus, mais ils ont rencontré des limites à dimensionner le logiciel aux échelles requises, selon Chris Kemp, qui supervisa le développement du contrôleur de cloud OpenStack lorsqu'il était directeur informatique de NASA Ames.

Pour favoriser une plus large adoption, OpenStack a été complété d'autres fonctionnalités afin d'être mieux accepté par les entreprises, explique John Engates, directeur technique de l'hébergeur Rackspace. L'un des projets, appelé Keystone, permettra par exemple aux entreprises d'intégrer OpenStack avec leurs systèmes de gestion des identités, basés sur Active Directory, de Microsoft, ou sur d'autres annuaires LDAP. De la même façon, les développeurs travaillent aussi sur un portail pour les logiciels. Rackspace, qui a d'abord collaboré avec la NASA pour packager OpenStack pour un usage général, poursuit par ailleurs le projet de façon séparé et indépendante, en espérant constituer ainsi une option attractive pour davantage de fournisseurs de cloud.

« 2011 a été l'année de construction pour la base du produit, mais je pense que 2012 sera celle où nous commencerons vraiment à utiliser cette base pour de nombreux clouds publics et privés », estime le directeur technique de Rackspace.

Nginx, page 1
Stig, page 3
2e partie : Linux Mint et GlusterFS

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3 - Stig, une base de données orientée graphe

Au cours de l'année écoulée, le recours à des bases de données non relationnelles s'est développé de façon importante, avec des solutions comme Cassandra, MongoDB, CouchDB et bien d'autres encore. Toutefois, lors de la conférence NoSQL Now, en août, il fut beaucoup question d'une base qui n'était pas encore disponible : Stig. Avec un peu de chance, on devrait la voir en 2012.

Stig est spécialement conçue pour prendre en charge les traitements liés aux sites de médias sociaux, expliquent ceux qui y travaillent. Elle a été créée au sein du réseau social Tagged par le développeur Jason Lucas. Celui-ci présente sa technologie comme une base de données distribuée orientée graphe. Elle a vocation à supporter les applications web de type social qui sont fortement interactives. L'architecture de stockage des données permet d'effectuer des recherches déductives, à travers lesquelles les utilisateurs et les applications peuvent prendre en compte les connexions entre des éléments d'information disparates. Parce qu'elle a été écrite, en partie, avec le langage de programmation fonctionnel Haskell, elle peut répartir facilement sa charge de travail entre plusieurs serveurs.

La base Stig reste encore un peu mystérieuse, puisqu'elle n'est pas sortie. Mais les observateurs prédisent qu'elle pourrait jouer un rôle dans les réseaux sociaux et les applications qui exploitent une large étendue de données. Par nature, les besoins des services liés aux réseaux sociaux sont différents d'autres catégories de traitements et ils tireraient profit d'une base qui leur soit ajustée, explique Jason Lucas. « Dans ce domaine, vous ne pouvez pas apporter de réponse pertinente si votre service n'est pas capable de s'étendre à l'échelle planétaire ». 

Stig fonctionne actuellement sur un serveur au sein du réseau social Tagged, mais la société pense étendre son utilisation jusqu'à en faire sa seule base de données. Au départ, les développeurs prévoyaient une sortie en décembre, mais celle-ci a été repoussée à 2012. « Ce que j'ai pu en voir m'a semblé très intéressant », a indiqué Dan McCreary, un architecte en solutions sémantiques pour la société de conseil Kelly-McCreary & Associates. Il a apprécié l'architecture basée sur un langage fonctionnel qui devrait faciliter le déploiement de la base de données à travers plusieurs serveurs.

Nginx, page 1
OpenStack, page 2
2e partie : Linux Mint et GlusterFS

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(27/12/2011 16:11:42)

Applications JavaScript et HTML 5 : Wakanda en bêta publique

Plateforme de développement Open Source émanant de l'éditeur français 4D, Wakanda est destinée à la conception d'applications web « orientées modèles », écrites en JavaScript et HTML 5. Elle vient d'être proposée au téléchargement dans une version bêta publique.

Wakanda se compose de trois éléments : un environnement de développement graphique Studio, un serveur http multithread comportant un datastore NoSQL et un framework intégré avec le serveur http et le stockage des données. Cela permet de n'être pas « contraint d'assembler des briques séparées comme c'est typiquement le cas avec les solutions Ajax, PHP, MySQL, Apache », explique dans un communiqué Laurent Ribardière, directeur technique de 4D et créateur de Wakanda.

Retours d'expérience souhaités

Le framework est disponible sous licence GNU GPLv3. Durant la période de bêta test, 4D indique qu'il sollicitera le retour d'expérience des premiers utilisateurs de la plateforme pour faire évoluer le produit.

Le datastore objet NoSQL communique nativement en REST/HTTP et en SSJS (Server-side JavaScript). L'environnement de développement Wakanda Studio propose une interface graphique pour le design de l'application (en Wysiwyg) et pour le modèle de classes. Celle-ci dispose d'un accès direct au modèle conceptuel.

4D précise que le modèle d'application est également accessible via des frameworks Ajax tels que Dojo, YUI et DHTMLX, des applications mobiles natives sous iOS et Android ou des serveurs PHP, .Net, Java, Python, NodeJS. Wakanda Server fonctionne avec Windows (à partir de Vista), Mac OS (à partir de Mac OS X 10.6) et Linux Ubuntu (à partir de la 10.4). Wakanda Studio s'utilise sous Windows et Mac OS.

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(23/12/2011 12:40:07)

LexisNexis, un rival de Hadoop, veut attirer les développeurs vers son système

Voilà 10 ans que LexisNexis planche sur le développement d'un système de traitement des données à grande échelle. Aujourd'hui, l'entreprise pense avoir abouti à une meilleure solution, plus mature, que la technologie Hadoop. Mais LexisNexis a besoin de la contribution de développeurs pour aller de l'avant.

Quand LexisNexis a commencé à développer sa plate-forme de traitement de données en parallèle, c'était d'abord pour répondre aux besoins de sa propre activité de traitement intensif de données, à savoir la distribution de contenu et la recherche spécialisée dans le droit et la comptabilité notamment. En fait, l'une des plus grandes bases de données en matière législative et administrative au niveau mondial. Mais aujourd'hui, LexisNexis veut contribuer à étendre l'utilisation de cette technologie, baptisée HPCC Systems, à d'autres marchés, même si elle sait clairement que la solution Open Source Hadoop s'est déjà imposée et dispose d'une forte implantation.

Mais LexisNexis a rendu sa plateforme HPCC Open Source, et affirme qu'elle dépasse Hadoop en terme de performances. De plus, elle fait valoir qu'il existe désormais un vivier d'environ 1 000 développeurs spécialisés dans les systèmes HPCC dans le monde, dont la plupart ont été formés depuis le mois de juin, date à laquelle LexisNexis a livré sa plate-forme au monde du logiciel libre. Comparativement, l'été dernier, la conférence des développeurs Hadoop avait attiré 1 700 personnes environ.

Un benchmark contre une solution Hadoop SGI

Afin de mesurer les capacités de sa plate-forme, LexisNexis a réalisé un benchmark standard Terasort pour comparer son HPCC à un benchmark SGI réalisé en octobre dernier avec la même de charge de travail sur un cluster Hadoop. LexisNexis affirme que son benchmark affiche des performances 25% plus rapides, en ajoutant que son système a nécessité beaucoup moins de hardware. A savoir un cluster 4 noeuds contre un cluster 20 noeuds pour le système SGI. Le test de LexisNexis a été effectué sur un serveur deux sockets PowerEdge Dell, intégrant des processeurs Intel Xeon six coeurs. Flavio Villanustre, vice-président de l'infrastructure et des produits chez LexisNexis Risk Solutions a, en partie, confirmé les résultats du test, après avoir comparé le nombre de lignes de code nécessaires pour effectuer le tri sur chaque système.

« Il a fallu trois lignes de code ECL - le langage développé spécifiquement par LexisNexis pour ce système - pour réaliser le tri sur HPCC, contre 100 lignes de code en Java, le code utilisé par Hadoop, » a déclaré le vice-président. Mannel Bill, vice-président du marketing produit chez SGI, à qui l'on a demandé son avis sur le benchmark HPCC, a déclaré dans un communiqué qu' « il pouvait y avoir beaucoup de variations en matière de traitement distribué sur Terasort. Les systèmes HPCC tournent sur Terasort en code ECL, alors que chez SGI, Hadoop tourne sur le framework logiciel de traitement parallèle MapReduce.

Flavio Villanustre croit que le HPCC pourrait trouver sa place et réussir sur le marché contre Hadoop, même si pour lui, rien n'est acquis d'avance. Et il aimerait bien éviter que le système HPCC ne finisse comme le Betamax, qui a perdu la guerre des formats vidéo au profit du VHS, ou comme le système d'exploitation OS2 d'IBM, qui a été écrasé par Microsoft Windows. « Nous voulons donner les meilleures chances au système pour favoriser son adoption, c'est pourquoi nous voulons aller aussi loin que possible dans sa mise au point et ses performances, » a déclaré le vice-président de LexisNexis.

Un double licence pour LexisNexis

Le système HPCC est également disponible dans le cloud via Amazon Web Services sous forme d'offre à double licence avec d'un côté une édition communautaire et de l'autre une plate-forme commerciale. Matt Aslett, analyste du Groupe 451, croit que LexisNexis pourrait mener une politique beaucoup plus agressive « compte tenu de l'important écosystème de développeurs et d'éditeurs qui s'est formé autour d'Apache Hadoop, et qui ne cesse de croître. » Plus précisément, l'analyste pense que la stratégie de double licence permet à l'entreprise d'empêcher la dispersion de son code et de générer des revenus en gagnant des adeptes. « Mais, traditionnellement, les stratégies de double licence ne réussissent pas à rassembler une communauté de développeurs. » L'analyste du Groupe 451 estime aussi que «  si LexisNexis avait livré son logiciel sous une licence plus ouverte ou s'il avait versé le code à une fondation Open Source, il aurait eu plus de chance de favoriser son adoption par les développeurs. »

C'est Bruce Perens, un partisan du logiciel libre et conseiller stratégique chez LexisNexis, qui a mis au point la licence - appelée Le Pacte (The Covenant) - pour la plate-forme de Services HPCC. S'il convient que les stratégies de double licence ont eu des succès mitigés, il dit que le cadre de la licence HPCC a été conçu pour remédier à ce problème. Selon lui, la version actuelle du code restera toujours libre et, en matière de licence Open Source, il n'y a aucun moyen de revenir en arrière. « Quelqu'un peut assigner son code au HPCC uniquement s'il veut que le HPCC le prenne charge à partir de ce moment là - ce qui est bien sûr très souhaitable », a t-il déclaré. Chaque fois qu'un développeur veut ajouter du code, il cède ses droits d'auteur à l'entreprise. Mais il a l'assurance que, pendant trois ans, comme le stipule Le Pacte, le code HPCC reste Open Source pour le contributeur. La période de disponibilité de trois ans « est une garantie qui doit rassurer les développeurs quant à la destinée de leur contribution, et non pas une manière de détenir le projet en échange d'une rançon, » a répondu Bruce Perens par courriel.

« Le HPCC pourrait toujours se retrouver sous une licence moins restrictive si la double-licence ne fonctionnait pas, mais ce n'est pas prévu, » a déclaré le conseiller stratégique. Tout le monde aime recevoir des cadeaux, « mais ce n'est pas toujours équitable pour celui qui écrit le code, » s'il doit le livrer sans conditions à ses concurrents. C'est pourquoi Bruce Perens soutient que la double licence redonne une certaine logique économique au monde de l'Open Source, et que grâce à cette modalité, « le Pacte permet d'offrir une compensation à la communauté des développeurs. »
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