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(29/07/2014 10:50:52)

Une faille d'Elasticsearch permet à des hackers d'installer des bots DDoS sur Amazon EC2

Les hackers exploitent une vulnérabilité dans le moteur de recherche distribué Elasticsearch pour installer un malware DDoS sur Amazon et probablement sur les serveurs d'autres fournisseurs de cloud. Développé en Java, Elasticsearch est un serveur de moteur de recherche Open Source de plus en plus populaire. Il permet aux applications d'effectuer une recherche en texte plein dans différents types de documents grâce à une API dite REST (Representational State Transfer). Du fait de son architecture distribuée multi nodale, Elasticsearch est couramment utilisé dans les environnements cloud. L'outil de recherche peut être déployé sur Amazon Elastic Compute Cloud (EC2), Microsoft Azure, Google Compute Engine et d'autres plates-formes cloud.

Par défaut, les versions 1.1.x d'Elasticsearch exécutent les scripts des appels d'API. Or, cette fonctionnalité présente un sérieux risque de sécurité, car elle ne nécessite pas d'authentification, et le code du script n'est pas protégé par une sandbox. Plus tôt cette année, des chercheurs en sécurité avaient prévenu que des attaquants pouvaient exploiter la fonction de scripting du moteur de recherche Open Source pour envoyer un code arbitraire au serveur sous-jacent. La vulnérabilité a été identifiée sous la référence CVE-2014-3120 dans la base Common Vulnerabilities and Exposures (CVE). Les développeurs d'Elasticsearch n'ont pas publié de correctif pour les versions 1.1.x, mais, depuis la version 1.2.0 livrée le 22 mai dernier, le scripting dynamique est désactivé par défaut.

Une variante de Mayday lance des attaques DDoS

La semaine dernière, les chercheurs en sécurité de Kaspersky Lab ont trouvé de nouvelles variantes de Mayday, un cheval de Troie sous Linux utilisé pour lancer des attaques par déni de service distribuées (DDoS). Le malware Mayday est capable d'adopter plusieurs techniques pour mener ses attaques DDoS, et il a notamment recours à amplification de DNS. « Une des nouvelles variantes de Mayday a été repérée en action sur des instances de serveur Amazon EC2 compromises, mais ce n'est pas la seule plate-forme visée », a déclaré avant le week-end dans un blog le chercheur de Kaspersky Lab, Kurt Baumgartner. « Les attaquants s'introduisent dans les instances EC2, c'est à dire dans des machines virtuelles gérées par les clients d'Amazon EC2, en exploitant la vulnérabilité CVE-2014-3120 identifiée dans Elasticsearch 1.1.x. Cette version est encore utilisée par certaines entreprises dans leurs déploiements commerciaux, au lieu des versions 1.2 .x et 1.3.x », explique le chercheur.

La variante Mayday trouvée sur les instances EC2 n'utilisait pas l'amplification de DNS, se contentant de submerger les sites avec du trafic UDP. « Néanmoins, les attaques ont pu atteindre leurs objectifs, obligeant une grande banque régionale américaine, un important fabricant de matériel électronique et un fournisseur de services japonais à changer leur adresse IP et à recourir à un fournisseur proposant un service d'atténuation d'attaque DDoS », a encore écrit Kurt Baumgartner. « L'impact sur les flux est également assez important pour qu'Amazon décide aujourd'hui d'informer ses clients, probablement en raison d'une augmentation excessive des ressources utilisées et donc des coûts supplémentaires potentiels pour les clients », a-t-il ajouté. Selon le chercheur, « la situation est probablement identique chez d'autres fournisseurs de cloud ». Les utilisateurs de la version 1.1.x d'Elasticsearch doivent mettre à jour vers une version plus récente du moteur de recherche et ceux qui ont besoin de la fonctionnalité de scripting doivent suivre les recommandations de sécurité qu'ont détaillés dans un blog les développeurs du logiciel le 9 juillet dernier.

(...)

(28/07/2014 14:36:02)

Silicon Valley 2014 : Alteryx propose de faire plus avec ses données

« Si vos utilisateurs ne sont pas noyés sous les informations, ils le seront bientôt. Il est l'heure d'apprivoiser le déluge des données qui peut se transformer en un atout précieux pour toute organisation » : en deux phrases voici le credo d'Alteryx, une start-up fondée en 2010 par Dean Stocker (actuel CEO), Ned Harding (CTO) et Olivia Duane Adams (CCO), qui s'est spécialisée dans le « data blending », le brassage de données pour améliorer les traitements analytiques. Avec sa solution en mode SaaS, Alteryx veut redonner la main aux métiers en se passant des informaticiens grâce à l'emploi d'une interface facile à appréhender. Le logiciel propose en effet une soixantaine d'outils basés sur le langage R dédié à l'analyse prédictive. Beaucoup d'entreprises ont investi dans la collecte de données qu'elles ignoraient hier. La prochaine grande étape après la capture des données est leur analyse, c'est pourquoi un grand nombre de firmes regardent de plus près le langage R. Avec ses capacités d'analyses statistiques et de rendu graphiques à partir de bases de données, ce langage Open Source connaît une très popularité dans le monde de la finance, l'industrie pharmaceutique, les médias et le marketing, où il peut être utilisé pour aider à la prise de décisions.

George Mathew, président et COO chez Alteryx, après un long passage chez SAP, prédit que l'un des emplois les plus demandés dans la technologie au cours des prochaines années sera l' « artisan des données », un rôle hybride qui mêle analyse de données avec le sens des affaires, pour exploiter intelligemment sa connaissance du marché, les informations sur la concurrence, et les données des clients dans les systèmes de business intelligence. Les artisans des données seront invités à tirer à partir de sources structurées et non structurées pour prendre les décisions les plus importantes au sein d'une organisation - comme l'endroit où ils devront ouvrir les prochains points de vente, l'opportunité de se lancer sur un nouveau marché, et les produits à pousser », dit-il .« Nous pouvons extraire des données non structurées et les organiser pour les traiter efficacement ». 

La plate-forme d'Alteryx se présente sous la forme d'une solution cloud multitenant mais les clients peuvent utiliser AWS s'ils le désirent pour réaliser des traitement big data. Trois modules sont disponibles en mode SaaS : Alteryx Server (85 000 dollars par serveur et par an) qui automatise les processus de données et gère les workflows analytiques, Alteryx Designer (4000 dollars par utilisateur et par an) qui permet de brasser les données et créer des workflows, et enfin Alteryx Analytics Gallery (1500 dollars par utilisateur et par an) qui propose de partager des modèles prêts à l'emploi (gratuits ou payants). Si Tableau Software compte parmi les premiers clients, on peut également citer BNP Paribas dans la finance, North Face et Nautica Clients dans la distribution, McDonald's dans la restauration et Ford dans l'industrie.

(...)

(25/07/2014 17:28:47)

Recap IT : Windows 9 se dévoile, Panne géante chez SFR, Alertes aux backdoors iOS

Attendu au tournant, Windows 9 a pointé le bout de son interface par le biais de plusieurs captures d'écran qui se sont échappées sur le web et qui ont permis de lever le voile sur le retour du « vrai » menu Démarrer, réclamé à corps et à cris par nombre d'utilisateurs depuis Windows 8. Après avoir défrayé la chronique il y a une dizaine de jours en annonçant la suppression de 18 000 postes (dont 12 500 chez Nokia), la firme de Redmond a publié des résultats en demi-teinte marqué par la forte influence (positive comme négative) de l'activité Nokia Terminaux et Services. 

Le chaud et le froid a aussi été soufflé du côté de SFR avec une panne géante (3,8 millions d'abonnés touchés) sur un équipement HLR de l'opérateur qui a depuis été réparée et suivie par un dédommagement commercial. En matière de sécurité, les alertes concernant les backdoors iOS par un chercheur en sécurité n'ont aussi pas manqué de faire trembler la planète IT. Sécurité toujours avec la création en Europe d'une force d'action pour lutter contre le cybercrime.

Oracle fait feu de tout bois dans le Data-as-a-Service

Dans le big data, Oracle a annoncé Data Cloud, conçue sur les fondations de Bluekai en début d'année, pour permettre à ses clients d'accéder à une base géante de données clients anonymisées mais aussi d'exploiter en masse les données sociales provenant d'un grand nombre de sources. On retiendra également Teradata qui s'est fait remarquer en mettant la main sur les actifs de Hadapt et de Revelytx pour permettre à sa plateforme SQL de gérer les requêtes et les métadonnées dans Hadoop. Le framework Open Source a également été au coeur de l'actualité cette semaine avec l'investissement de 50 millions de dollars en provenance de HP dans Hortonworks et l'arrivée de son CTO, Martin Fink, au conseil d'administration de la start-up. A noter également l'initiative de Carrefour qui franchit le Rubicon en monétisant ses données clients par le couplage de sa solution Audience Operating System d'Axciom à son CRM.

Dans le IaaS, Cisco et Microsoft ont étendu leur partenariat datacenter et cloud, la firme de Redmond ayant par ailleurs annoncé poursuivre l'ouverture d'Azure vers l'Open Source en mettant à disposition des connecteurs facilitant l'utilisation de Packer et d'OpenNebula. Ca bouge aussi du côté de Docker, la pépite du cloud qui permet de gérer des applications encapsulées, qui a jeté son dévolu sur Orchard Laboratories. Quant à Salesforce.com, il s'est distingué en lançant Sales Reach pour permettre aux commerciaux de suivre les ventes en temps réel tandis que NetSuite a fait parler de lui en achetant Venda pour renforcer ses offres e-commerce en Europe. Dans l'e-commerce justement, l'annonce de Dell d'accepter le paiement en Bitcoin via un partenariat avec la plateforme Coinbase, n'aura pas manqué de surprendre. Dans le logiciel, on retiendra aussi Dassault Systèmes qui a frappé un grand coup en mettant 250 millions d'euros sur la table pour s'offrir Quintiq, spécialisé dans les logiciels d'optimisation et de planification. 

Lenovo et Samsung lancés tambours battants dans la réalité virtuelle

Du côté du matériel, plusieurs innovations sont à signaler. ARM tout d'abord qui a dévoilé sa 2e génération de puces 64 bits Artemis et Maya, d'ores et déjà licenciée pour équiper des terminaux mobiles. Mais également Lenovo qui a dévoilé son prototype de smart glassSamsung qui passe à l'offensive dans les casques de réalité virtuelle avec Gear VR, sans compter l'arrivée d'une technique prometteuse d'alimentation électrique par vibrations. Prévu pour la rentrée prochaine, le dernier système d'exploitation d'Apple, Yosemite, sera accompagné d'une nouvelle vague de Macbook et d'iMac.

Au chapitre législatif, on retiendra cette semaine l'adoption en commission parlementaire du projet de loi sur la lutte contre le terrorisme, qui n'a pas manqué de mettre en émoi la Commission Numérique sur les questions soulevées par l'amendement concernant le blocage des sites web

(...)

(24/07/2014 12:09:02)

Internet des objets : PTC rachète Axeda pour 170 M$

PTC poursuit ses emplettes dans le cloud et l'Internet des objets. Après avoir mis la main sur ThingWorx l'année dernière pour renforcer son expertise dans les services et expertises back-end cloud, le spécialiste des solutions logistiques et PLM (Product Lifecycle Management) a jeté son dévolu sur Axeda. Ce rachat a été effectué pour 170 millions de dollars, en numéraire, et permettra à PTC de récupérer entre 25 et 30 millions de dollars en chiffre d'affaires supplémentaire à compter de son exercice fiscal 2015 qui débute le 1er octobre.

Axeda propose des technologies dans le domaine du M2M (Machine-to-Machine) et en particulier des solutions de connectivité sécurisée et des capteurs cloud pour les objets communicants. L'activité Axeda Machine Cloud Service inclut des services de connectivité M2M et IoT, des agents logiciels et des toolkits permettant aux entreprises de connecter leurs produits au cloud par le biais de différents canaux de communication (réseaux cellulaires, WiFi, Satellite, Web...). La stratégie de sécurité end-to-end d'Axeda couvre tous les niveaux de la pile des technologies de l'Internet des objets incluant notamment réseau, application et données de sécurité, sachant qu'Axeda est certifié ISO 27001:2005.

Le portefeuille clients d'Axeda compte plus de 150 références dont AT&T, NCR, 3Par, EMC, Microsoft, Netapp, Alcon, GE Healthcare ou encore Fujifilm. Ce rachat doit être finalisé le 30 septembre prochain.

(...)

(24/07/2014 10:27:38)

Microsoft poursuit l'ouverture d'Azure vers l'Open Source

Faisant suite aux promesses de son CEO Satya Nadella, la firme de Redmond multiplie le soutien aux technologies non Microsoft en leur permettant de tourner sur son environnement cloud Azure. « Il existe une grande variété de plateformes et de technologies que les développeurs et les managers IT apprécient d'utiliser. Nous voulons juste nous assurer que quel que soit leur choix, cela fonctionnera bien dans Azure », a fait savoir Doug Mahugh, évangéliste technologique chez Microsoft Open Technologies, une filiale développant des logiciels et des outils pour les plateformes non Microsoft.

La firme de Redmond a donc joint le geste à la parole en annonçant son partenariat avec deux organisations proposant des programmes Open Source populaires permettant de gérer les ressources cloud : Packer et OpenNebula. A cet effet, Microsoft met à disposition des connecteurs permettant de faciliter l'utilisation de ces programmes sur Azure, aussi bien que sur des serveurs Microsoft pour des déploiements internes.

Microsoft Azure bientôt compatible Docker

Packer est utilisé de plus en plus par les administrateurs systèmes pour créer et gérer les opérations liées aux images des machines virtuelles. Tournant sur n'importe quel OS, Packer assemble et configure les composants nécessaires pour une machine virtuelle, et permet de créer des copies identiques de ces images pouvant tourner sur différentes plateformes Linux et Windows. Quant à OpenNebula, cet outil permet de faire tourner des datacenters virtuels, Microsoft espérant grâce à lui que les administrateurs systèmes perçoivent Azure comme un terreau idéal pour en initialiser un plus grand nombre.

Le support de Packer et d'OpenNebula ne constitue pas la première initiative du genre pour Microsoft pour s'assurer que les technologies Open Source tournent bien avec Azure. Récemment, la société a commencé à travaillé sur des connecteurs permettant à la technologie de virtualisation Docker de fonctionner efficacement avec Azure, une annonce qui fait suite à celle de Google en mai dernier qui prépare aussi de son côté le support des containers Docker sur son cloud.

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(24/07/2014 10:05:04)

Pour doper son décisionnel, Ipsen mise sur le SaaS

Ipsen est un laboratoire pharmaceutique encore familial malgré ses plus de 4600 collaborateurs et sa présence dans 35 pays et des produits distribués dans 115 générant 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Six sites de fabrication et trois centres R&D permettent l'activité de l'entreprise. Celle-ci est connue pour des produits sans ordonnance comme le Smecta et des spécialités de traitements lourds, par exemple contre le cancer de la prostate.
« Notre secteur connaît une forte pression sur les prix à cause de l'émergence des produits génériques et des exigences gouvernementales ; les laboratoires pharmaceutiques ont donc à se transformer pour accroître leur performance » indique Raphaël Pousset-Bougère, directeur de la performance d'Ipsen. Il s'exprimait dans le cadre de Microstrategy World 2014 à Barcelone le 8 juillet 2014.

L'IT a été refondue dans une optique de service aux utilisateurs finaux et de contribuer à la stratégie de croissance de l'entreprise. Bien entendu, les coûts devaient être malgré tout maîtrisés. Quatre types d'IT sont considérés : R&D, fabrication, opération/commercial et services transverses. Initiée en 2012, la démarche « Enterprise Performance Management » repose d'une part sur du décisionnel, d'autre part sur des outils de pilotage financier. Le décisionnel se doit notamment de passer du descriptif au prédictif. De plus, les rapports devaient être accessibles de tous les terminaux.

Un pilote opérationnel en une semaine

Pour atteindre ces objectifs, l'entreprise a testé SAP BO, Qlikview et Microstrategy Cloud pour choisir ce dernier, notamment parce que les cabinets d'analystes le plaçait en tête pour le décisionnel mobile. Le pilote a été réalisé sur les études cliniques de la division R&D.
En une semaine, le pilote était opérationnel. Il a été testé durant trois mois avant qu'une décision ne soit prise. Une fois celle-ci actée, la migration vers la nouvelle plate-forme a nécessité un mois, mi-2013. Les utilisateurs finaux peuvent désormais générer eux-mêmes leurs rapports. Le choix du cloud a servi ce point essentiel, au delà de la réduction des coûts par la réduction des infrastructures locales. En effet, la création d'un rapport n'est désormais plus dépendante de la disponibilité des équipes de la DSI. C'est donc le besoin métier qui prime la création ou la modification des rapports.

De plus, chaque implantation locale de l'entreprise peut utiliser la plate-forme centrale mise en place par la DSI. La bascule est actuellement toujours en cours dans le monde. Quelques pays (comme la Chine et la Russie) développent totalement leurs rapports tandis que d'autres adaptent les rapports préparés en central (France, Pays-Bas, Pologne...). Dans tous les cas, cloud oblige, c'est le prestataire qui s'occupe de la disponibilité de l'outil et du respect des niveaux contractuels de service comme de la gestion de la sécurité, notamment pour l'utilisation en mobilité. La seule difficulté a concerné la Chine à cause des limitations d'accès aux services cloud internationaux, limitations qui ont nuit à la performance applicative.

Les données sensibles stockées en local

Ipsen n'a cependant pas stocké les données dans le cloud. Les données de santé sont en effet sensibles. Seule la plate-forme de traitement est donc dans le cloud. Le coût du projet n'a pas été précisé. Bien entendu, le mode SaaS implique qu'il n'y a plus de soucis d'acquisition de licences. Par contre, le recours au cloud a nécessité d'accroître la performance de la connexion à l'annuaire interne LDAP pour que l'application en ligne puisse s'y connecter. Le déploiement mobile a également rencontré quelques difficultés à cause de l'utilisation d'un MDM. Raphaël Pousset-Bougère conclut : « il ne faut pas oublier, lors d'un premier déploiement sur mobile, de prévoir un certain temps pour bien maîtriser le MDM. » (...)

(24/07/2014 09:37:17)

Navaho débauche un ancien directeur commercial de SFR

L'opérateur de services cloud Navaho place Karim Othmani à la tête de sa direction commerciale entreprises. Le nouvel arrivant devra recruter et encadrer une nouvelle équipe d'ingénieurs d'affaires qui définira les stratégies commerciales et de mise sur le marché des offres de la filiale de Sewan Communications. Cette action doit contribuer à l'atteinte de l'objectif que s'est fixé Navaho d'entrer dans le top 3 des opérateurs français de communication et de services cloud.

Karim Othmani est un pur produit du secteur des télécoms. Après avoir faire ses premières armes chez Orange Business Services en tant que responsable de comptes stratégiques, il a rallié en 2000 SFR Business Team où il a progressivement gravi les échelons. Au moment de quitter la filiale de Vivendi pour Navaho, il y occupait les fonctions de directeur commercial services et cloud. (...)

(23/07/2014 14:01:10)

Trimestriels Microsoft 2014 : Nokia mobiles dope et plombe l'activité de l'éditeur

En faisant l'acquisition de la division Terminaux et Services de Nokia pour 7 milliards de dollars en 2013, Microsoft s'est donné une belle opportunité d'accroître son chiffre d'affaires sur le dernier trimestre. Ainsi, pour son dernier exercice trimestriel clôt au 30 juin, les revenus de la firme de Redmond ont bondi de 18% à 23,4 milliards de dollars, dopés par les 2 milliards de dollars en provenance de Nokia qui lui ont même permis de dépasser le consensus des analystes qui tablait sur 23 milliards de dollars.

Mais le rachat de Nokia mobiles a en revanche pesé sur la profitabilité de Microsoft, et grevé son bénéfice net par action de 0,08 dollar ce qui, au passage, lui a d'ailleurs fait rater son objectif de 0,60 dollar par action.  Au final, le BNPA s'est affiché en retrait de 7% par rapport à l'année dernière. Le résultat net s'est établi à 4,6 milliards de dollars, versus 4,9 un an auparavant.

5,8 millions de Lumia vendus le dernier trimestre

Satya Nadella, le CEO de Microsoft, a indiqué être satisfait des ventes de smartphones Lumia mais également d'autres modèles d'entrée de gamme, et s'attend même à de très bonnes ventes des Lumia haut de gamme grâce à plusieurs différenciants, en particulier en termes d'apps et de services de productivité.Microsoft a vendu 5,8 millions de smartphones Lumia et 30,3 millions de smartphones non Lumia sur le trimestre écoulé. Pour son exercice fiscal 2016, Microsoft espère que le business Nokia atteindra le point d'équilibre. Un objectif qui devrait être atteint grâce à deux leviers : une hausse des ventes mais également une chute des charges salariales liées à la réduction massive des effectifs de Nokia (12 500 sur les 18 000 prévus d'ici 2015).

Concernant les autres catégories de revenus, Microsoft a indiqué une progression de 150% de son business cloud (4,4 milliards de dollars), portée par la croissance des ventes liées à Office 365, Azure et Dynamics CRM Online. La division Devices and Consumer (intégrant les activités Nokia) a bondi de 42% à 10 milliards de dollars tandis que la division Commercial a progressé de 11% à 13,5 milliards de dollars. Sur l'ensemble de son exercice fiscal 2014, Microsoft a réalisé un chiffre d'affaires de 86,83 milliards de dollars (versus 77,85 en 2013) et un résultat net de 22,07 milliards (versus 21,86). 

(...)

(23/07/2014 12:06:18)

Oracle dégaine ses offres de Data-as-a-Service

En février dernier, Oracle avait mis la main sur Bluekai, la start-up spécialisée dans le traitement big data des données clients dans le marketing pour un montant avoisinant les 400 millions de dollars. Aujourd'hui, Oracle a levé le voile sur l'intégration de cette technologie à son portefeuille d'offres. Ainsi, Oracle a décidé de combiner la plateforme d'agrégation de données clients Bluekai avec d'autres parties de son catalogue pour créer Oracle Data Cloud, une offre de Data as-a-Service destinée aux entreprises qui veulent atteindre leurs clients et prospects au travers de multiples canaux.

Oracle propose deux services faisant partie de Data Cloud : Oracle DaaS for Marketing, un produit sur abonnement fournissant un accès à de grandes fermes de données utilisateurs anonymisées. Mais également DaaS for Social qui permet d'enrichir et de catégoriser des données sociales non structurées sur des clients, des concurrents ou encore des tendances marchés.

Un accès à des données issues de 40 millions de sites web

En plus des cas d'usage naturels dans le domaine de la réalisation de campagnes marketing et des offres commerciales, Oracle estime que son offre peut également être utile pour répondre à des besoins dans la supply chain, par exemple pour déterminer quelles sociétés peuvent constituer le meilleur partenaire possible en fonction de leur réputation parmi les clients.

La plateforme d'Oracle fournit un accès à plus d'un million de profils et 700 millions de messages sociaux chaque jour, en provenance de 40 millions de sites web, en étant capable d'après l'éditeur, d'extraire les valeurs essentielles des données et de les fournir à leurs clients pour les utiliser dans leurs applications, en tenant compte des problématiques qui en découlent en termes de gestion des droits et de vie privée. 

(...)

(22/07/2014 14:00:56)

Voyages-SNCF.com teste les Google Glass pour du service client

Après les Caisses d'Epargne, et Leclerc Drive, c'est au tour de Voyages-SNCF.com de dévoiler ses projets en matière de lunettes connectées. Pour l'instant au stade de la pré-version, l'app pour Google Glass présentée mardi matin par le géant de la vente de voyages et de billets en ligne préfigure une nouvelle facette de son support client qui vient compléter l'arsenal des canaux proposés jusqu'à présent (téléphone, mail, chat, l'assistant virtuel et click to chat).

Parmi les différents scénarios d'usage sur lesquels Voyage-SNCF.com travaille, celui de l'assistance au parcours d'achat en ligne est actuellement le plus abouti et se présente ainsi : un internaute navigue sur le site mais n'arrive pas à réserver son billet. Doté des Google Glass, il commande à la voix l'ouverture de l'app book a ticket (dénomination non définitive) qui ouvre alors automatiquement un ticket de support au service client de Voyages-SNCF.com. Une fois en contact avec un technicien support, ce dernier accède en direct à ce que l'internaute voit au travers de ses Google Glass et affiche des indications (icônes, messages texte...) dans l'écran supérieur droit des Google Glass pour permettre à l'internaute de s'y retrouver et finaliser sa réservation.

Google Glass chez Voyages-SNCF.com

Exemple de message de confirmation d'une réservation effectuée s'affichant sur les Google Glass de l'internaute.

Une app Google Glass en pré phase bêta

« La mise en oeuvre de ce proof of concept au travers de ce cas d'usage n'est pas forcément représentatif de ce qui sera mis sur le marché dans quelques mois, et si le système d'exploitation des Google Glass est assez mature, ce n'est pas le cas du hardware qui présente des limites pouvant encore aboutir à une chauffe excessive », a précisé Mathieu Hausherr, consultant chez Octo Technology qui accompagne Voyages-SNCF.com sur ses projets de développement Google Glass. « Pour ce POC, nous avons choisi de nous appuyer sur le Glass Developement Kit de Google qui nécessite de bonnes compétences Android mais qui permet de faire de l'interaction temps réel, du offline et d'utiliser pleinement le hardware des lunettes et la fonction gyroscopique. »

L'app book a ticket de Voyages-SNCF.com pour Google Glass, actuellement en plein développement et pas encore lancée en bêta, est loin de constituer la seule initiative de l'e-commerçant dans ce domaine bien qu'elle constitue à date un cas d'usage estimé comme étant pertinent par les équipes R&D. « Les lunettes connectées ne font pas partie des sujets mûrs, et ce que nous avons développé est un premier test d'usage, une exploration et loin d'être une app définitive », a prévenu Frédérique Ville, directrice de l'innovation de Voyages-SNCF.com.

D'autres cas d'usage taillés pour les Google Glass sont aussi dans les cartons. Parmi lesquels, l'assistance aux voyageurs en transit sur les quais de gare ayant les mains prises par des bagages et accédant à des informations via les Google Glass (aide à l'orientation, affichage de directions, notifications de changement de quai ou d'horaires...), un système de traduction automatique de documents ou encore la fourniture de contenus aux voyageurs en fonction des lieux où ils se trouvent et des paysages qu'ils regardent.

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