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Intrusion / hacking / pare-feu

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(28/03/2011 17:03:23)

Faux certificats SSL : de la cyber attaque interne au hacker iranien solitaire

Le groupe Comodo, qui vend des certificats numériques et des solutions sécurisés pour Internet, a fait savoir qu'un de ses partenaires - celui-ci a souhaité rester anonyme - avait subi une attaque informatique le 15 mars dernier dans la soirée. L'attaque était préoccupante parce que les certificats Digital Secure Sockets Layer (SSL) vendus par Comodo sont un composant important de l'infrastructure utilisée par l'entreprise pour sécuriser l'Internet. En effets, les certificats, des fichiers cryptés, servent à sécuriser le navigateur et lui permettent de savoir s'il est bien connecté à un vrai site Gmail.com, par exemple, et non pas à un site imposteur. Les SSL aident aussi à prévenir les attaques par phishing et dans un pays comme l'Iran, ils peuvent être d'une importance capitale pour les dissidents, puisqu'ils contribuent à préserver les communications privées et à les tenir à l'abri des regards indiscrets.

L'attaque en question a été bien planifiée et exécutée avec soin, mais selon Comodo, cela n'a pas empêché de la détecter rapidement. Ainsi, Massimo Penco, vice-président de Comodo Italie, dit avoir reçu une alerte l'informant d'un évènement inhabituel le 15 mars vers 19 heures. « Quelqu'un a émis un certificat pour Google, mais nous n'avions reçu aucune requête de ce genre de la part de l'entreprise californienne, » raconte-t-il. « Dans les 15 minutes qui ont suivi, j'appelai mes collègues du New Jersey pour leur demander de verrouiller le système, » a t-il ajouté. Le certificat de Google a été révoqué en une ou deux heures, ainsi que 8 autres certificats, qui avaient été émis dans l'intervalle. Comodo ne savait pas qui était à l'origine de l'attaque. Dans le monde de piratage, passer d'un ordinateur à un autre pour brouiller les pistes est une pratique courante. Quant à obtenir des informations d'un pays qui pratique le secret, comme l'Iran, les probabilités sont minces...

Or l'Iran a tout à fait les moyens, les motifs et la possibilité de mener une attaque de ce type pour espionner des communications sensées être sécurisés entre les Iraniens et les serveurs utilisés par des sociétés comme Google, Skype et Microsoft, celles-là même dont les certificats ont été usurpés, » a déclaré Melih Abdulhayoglu, fondateur et PDG de Comodo. « Un certain nombre de faits désignent le gouvernement iranien et son nouveau ministère chargé de la guerre informatique, » a t-il ajouté. Interrogés à ce sujet, les représentants de la Mission permanente de l'Iran auprès de l'Organisation des Nations Unies n'ont pas fait de commentaire.

La piste de l'Etat Iranien privilégiée


« Cela fait bien une dizaine d'années que le gouvernement iranien s'emploie à espionner et à contrôler l'utilisation de l'Internet par ses citoyens, » a déclaré Mehdi Yahyanejad, fondateur du forum iranien de discussion Balatarin, qui a un succès certain auprès de la population. Mais après la création d'une cyber police fin 2008, l'Iran a commencé à mener quelques actions plus musclées. Ainsi, le fondateur de Balatarin pense que le gouvernement de son pays était à l'origine d'une attaque complexe qui, en février 2009, a vidé son site et l'a maintenu hors ligne pendant trois semaines. Il soupçonne l'État d'avoir été complice de cette attaque : la nouvelle avait été publiée sur le site de l'agence de presse gouvernementale Fars News Agency quelques heures après - avant même qu'il ait le temps de comprendre ce qui s'était passé. Les pirates avaient utilisé des techniques d'ingénierie sociale pour tromper le fournisseur de services Internet utilisé par Balatarin et avoir accès à son compte. Comme dans le cas de Comodo, l'offensive avait été planifiée et exécutée de manière très précise. Depuis 2009, Balatarin a subi de nombreuses attaques par déni de service (DDoS). Et la plus récente, menée en janvier de cette année, avait atteint un degré sans précédent.

Autant dire que les dissidents iraniens ont du souci à se faire aujourd'hui en matière d'usage de l'Internet. « Les emails et les logiciels malveillants, les attaques DDoS, sont devenues monnaie courante en Iran, » a déclaré Mehdi Yahyanejad. Les attaques par déni de service inondent les sites de requêtes inutiles, jusqu'à les mettre hors ligne. Elles sont déclenchées quand il y a des manifestations ou pendant des périodes de troubles, et servent souvent à étouffer la protestation sur Internet. «  Pendant les manifestations, le gouvernement veut éviter la circulation rapide des vidéos, afin de réduire leur impact médiatique, » a t-il expliqué. Ces dernières années, un groupe se faisant appeler Armée Cyber iranienne a fait surface. Il s'en est pris à des sites appartenant à Twitter, au moteur de recherche chinois Baidu, et à la Voix de l'Amérique. Personne ne sait vraiment qui fait partie de cette « armée », mais selon Mehdi Yahyanejad, il y a de fortes chances pour que ses membres soient aussi soutenus par l'État.

Un hacker revendique l'attaque


Un début de réponse est intervenu ce week-end avec la revendication de ces attaques par un pirate répondant au nom de ComodoHacker. Celui-ci indique dans un couriel « je ne suis pas un groupe de hacker, mais un pirate avec l'expérience de 1000 hackers ». Il explique ensuite la méthode utilisée pour créer de faux certificats SSL. Il affirme avoir été en mesure de compromettre deux partenaires de Comodo, GlobalTrust.it et InstantSSL.it. A l'origine, ComodoHacker indique qu'il voulait casser un algorithme de la société de sécurité RSA avant de trouver des failles sur les deux sites mentionnés. Parmi ses motifs, le pirate de 21 ans, qui ne se revendique pas de l'Armée Cyber Iranienne, cite le vers Stuxnet créé par les Etats-Unis et Israël et des millions de dollars dépensés pour le mettre au point, affirme qu'un Internet sécurisé n'existe pas et qu'il recommencera, se pose en égal de la CIA et menace ceux qui s'immiscent dans les affaires de son pays et veulent faire du mal au peuple iranien.

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(25/03/2011 14:24:21)

La Commission européenne victime d'une sérieuse attaque informatique

Cette cyber-attaque, détectée dès mardi, a été soutenue et ciblée, selon des sources de la Commission. Les accès à la messagerie et à l'intranet de l'institution ont été suspendus et le personnel a été invité par une note interne à modifier ses mots de passe afin d'empêcher la « divulgation d'informations non autorisées. » Le personnel de la Commission, l'exécutif de l'Union européenne et l'organisme de réglementation, ont également été invités à envoyer leurs informations sensibles par e-mail sécurisé.

L'événement a eu lieu quelques jours avant le sommet du Conseil européen qui a débuté hier. Le Sommet réunit pendant deux jours les dirigeants des États membres pour aborder des questions cruciales relatives notamment à l'intervention en Libye, la sécurité nucléaire et à la gouvernance économique.

Une attaque tout d'abord attribuée à la Libye

Les premières spéculations laissaient entendre que l'attaque pouvait avoir son origine en Libye, mais la Commission a rapidement exclu cette hypothèse. L'attaque ressemble à la cyber-attaque menée en février 2010 contre le gouvernement français, dans la perspective du Sommet du G20. L'agression avait utilisé un malware et ciblait la messagerie électronique. Certaines données dérobées avaient été redirigées vers la Chine.

Selon Antony Gravili, porte-parole de l'Union européenne, les représentants ne se risqueront pas à spéculer sur la source des attaques dans un domaine de sécurité aussi sensible. Celui-ci a toutefois, confirmé que les attaquants visaient certains fonctionnaires de la Commission, en particulier le Service européen pour l'action extérieure (SAEA), un département qui assiste dans ses fonctions la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton. « Nous avons déjà pris des mesures urgentes pour lutter contre cette attaque. Une enquête a été lancée. Ce n'est pas inhabituel que la Commission soit la cible des pirates, » a déclaré Antony Gravili. Selon le porte-parole, il n'y a actuellement aucune preuve concrète que l'attaque soit liée au Sommet qui doit s'achever aujourd'hui.

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(25/03/2011 10:25:38)

PAC analyse le marché français de la sécurité informatique

Parmi les 200 responsables interrogés par PAC, 25% sont des RSSI , les autres : des responsables informatiques, des DSI ou leurs adjoints, ou des responsable sécurité. Cette étude a le mérite de porter sur le seul marché français, d'être moins quantitative que ses homologues internationales centrées, elles, sur les seules ventes de produits. L'étude de PAC est également plus qualitative.

Première donnée, ce marché progresse. La sécurité informatique est l'un des rares investissements à croître en période de crise. La progression serait de 2,2% en France en 2010. 7% seulement des responsables interrogés affichent un budget de sécurité informatique en baisse. Cette progression devrait se poursuivre. Pour 2011, le panel interrogé fait ressortir deux sujets : la sécurité des infrastructures (et leur disponibilité), la gestion des accès (authentification forte) et des identités (comme le fameux SSO, Single sign on). Plus généralement, le panel  fait remonter trois sujets : le cloud, la mobilité, la virtualisation. Trois sujets qui dépendent étroitement des questions de sécurité.

Spécificité française


Malgré ces atouts, la sécurité informatique demeure encore à des niveaux très faibles dans l'investissement informatique global des entreprises. C'est une spécificité nationale, elle progresse mais reste à des niveaux très bas. Une prise de conscience existe, dans les directions informatiques du moins.  Moins sûrement à la tête des entreprises où l'utilisation des smartphones par exemple se fait sans contrainte.

La sécurité informatique n'est donc pas mature en France et garde de fortes marges de progression. Les budgets sont encore réactifs, après l'affaire Kerviel par exemple, ou sous la pression de la presse, les décisions s'accélèrent.  Du côté des utilisateurs, les usages et les process manquent de cohérence d'où la nécessité d'actions de formation.  Les responsables en sécurité informatique des entreprises doivent donc jongler avec différents impératifs : financiers, techniques, humains.

Les prestataires extérieurs ont leur rôle mais dans une approche qui devient globale de la sécurité avec des problématiques d'analyse comportementale des usages dans l'entreprise, d'intégration dans le SI, de nouvelles approches comme le cloud ou la mobilité. L'offre est également très particulière en France, avec beaucoup d'intégrateurs, souvent de petite taille. Spécialisés, avec de la valeur ajoutée, ils ont du mal à progresser dans les grands comptes et les projets réseaux importants. La consolidation est pour le moment internationale entre grands acteurs.

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(24/03/2011 14:27:25)

McAfee acquiert Sentrigo, spécialiste de la sécurité des bases de données

L'acquisition intervient un peu moins d'un mois après qu'Intel a finalisé le rachat de McAfee pour 7,6 milliards de dollars. Aucun commentaire sur le montant proposé par McAfee sur Sentrigo n'a été apporté, on sait simplement que l'opération devrait être finalisée en avril prochain.

Sentrigo offre une gamme de produits conçus pour aider à prévenir les attaques sur les bases de données grâce à un suivi d'activité, de prévention d'intrusion, de détection de vulnérabilité et de protection des systèmes non corrigés. Les produits de la société peuvent également aider les clients à satisfaire aux exigences réglementaires et de se conformer à des normes telles que PCI-DSS (Payment Card Industry Data Security Standard) ou HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act).

McAfee était déjà en partenariat avec Sentrigo depuis 201. Le projet d'acquisition permettra donc de renforcer ces échanges et de renforcer le portefeuille de la filiale d'Intel sur ce segment de marché à fort potentiel.

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(22/03/2011 14:38:00)

SFR Business Team s'associe à Fortinet pour proposer un appliance

Les services sécurité de SFR ciblent les entreprises de plus de 500 salariés. L'offre associe des boitiers de sécurité réseau FortiGateR et le logiciel endpoint FortiClient pour les postes de travail et une sécurité de bout en bout. Ce logiciel client autorise la création de VPN IPsec et SSL.  

Pierre Pfister, Directeur Marketing chez SFR. Business Team estime que les entreprises sont très en retard en termes de sécurité, malgré leur raccordement systématique à internet. « Bien que la majorité des entreprises dépendent d'Internet pour mener leurs activités, beaucoup d'entre elles n'ont toujours pas mis en place les bonnes ressources informatiques et politiques internes pour assurer la sécurité de leurs principaux actifs informatiques » dit-il.

Une solution bien pensée avec quelques options

Pour les raccordement à haut débit ou pour l'offre de VPN MPLS, la sécurité proposée inclut le pare-feu, les VPN IPSec et SSL, l'antivirus, la prévention d'intrusions (IPS), le filtrage Web et l'anti-spam. Des fonctions supplémentaires sont proposées telles que la connectivité DMZ ou la redondance de pare-feu.  Dans le cadre de son offre, SFR Business Team a déployé deux chassis de sécurité de classe ≪ opérateurs ≫ FortiGate-5140 en mode virtualisé sur douze serveurs en lames FortiGate-5001, de quoi gérer des milliers de clients à partir d'une seule plateforme matérielle et d'isoler les services de sécurité de chacun d'eux. 

Pour les grandes entreprises, SFR Business Team fournit des boitiers de sécurité multi-menaces FortiGate dédiés, qui sont hébergés par SFR Business Team ou deployés en mode CPE (sur site). La sécurite du poste de travail est basée sur le logiciel FortiClient de Fortinet, qui présente une protection contre les menaces pour les PC et les ordinateurs portables, même utilisés sur des réseaux publics non sécurisés.

L'intégration avec les boîtiers FortiGate permet aux entreprises clientes de SFR Business Team de mettre en place une connexion VPN (IPSec et SSL) pour les utilisateurs a distance, d'accélérer les accès WAN, et d'étendre les politiques de sécurite réseau jusqu'aux postes de travail. Une appliance FortiAnalyzer sert à alimenter un portail web, à partir duquel les clients peuvent accéder aux rapports de statistiques sur l'utilisation du réseau et des tentatives d'attaques.

Une volonté d'aller vers les points d'accès WiFi

Yann Pradelle, vice-président régional Europe de Fortinet, nous a indiqué travailler sur un autre axe de développement, le WiFi. En déployant des solutions pour le réseau WAN, le dirigeant estime que la société a suffisamment d'expertise pour apporter des réponses aux problématiques du WLAN. "Notre implémentation dans les entreprises nous permet de les amener à nous considérer dans le domaine du wireless".

Photo : le Fortigate 5140 de Fortinet (D.R.)

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(21/03/2011 15:25:00)

Victime d'un hacking, RSA met en garde ses clients SecurID

Dans une note publiée sur le site web de l'entreprise par Art Coviello, le président exécutif de RSA, celui-ci indique que son entreprise «tient les clients de RSA activement informés de cette situation et leur transmet les mesures immédiates à prendre pour renforcer leurs implémentations SecurID. » Dans l'état actuel, « nous pensons que l'information piratée ne permet pas de mener avec succès une attaque directe contre l'un de nos clients RSA SecurID, mais l'information dérobée pourrait être utilisée pour réduire l'efficacité de l'authentification à deux niveaux et pour mener une attaque de plus grande envergure, » a déclaré le président de RSA. Dans ce communiqué, Art Coviello donne peu de détails sur ce qui s'est passé, mais prodigue plusieurs conseils aux clients.

Selon le président exécutif de RSA, une filiale d'EMC, la cyber-attaque est «récente» et la technique d'intrusion utilisée est de type Advanced Persistent Threat, identique à celles menées fin 2009 contre les systèmes de Google et une centaine d'autres entreprises. Les pirates se servent de la messagerie ou du web pour s'introduire dans l'entreprise. Ils parcourent ensuite les réseaux internes à la recherche de données sensibles à subtiliser.

Une intrusion inquiétante pour les utilisateurs de SecurID

Chez RSA, les pirates ont trouvé des informations sur les produits SecurID utilisés sur les ordinateurs PC, les périphériques USB, les téléphones et les accès sécurisés d'environ 25 000 entreprises pour ajouter une couche de sécurité supplémentaire : en plus de leur nom d'utilisateur et de leur mot de passe, les personnes souhaitant se connecter à des programmes ou à des réseaux doivent franchir des niveaux d'authentification supplémentaires comme la génération d'un mot de passe temporaire à l'aide d'une calculette (token).

« L'intrusion dans les réseaux internes de RSA et l'accès au code source de SecurID pourraient permettre aux criminels de développer une méthode pour attaquer les utilisateurs de SecurID. Mais cela ne leur donnerait pas le moyen de casser l'ensemble du cryptage de RSA, » a déclaré Thorsten Holz, professeur adjoint à la Ruhr-Universität Bochum, où il enseigne la sécurité informatique. « Si RSA dispose d'une implémentation correcte, cela ne devrait pas trop les inquiéter, » a-t-il ajouté.

Des hacks plus faciles avec la  clef symétrique

Mais pour Thierry Zoller, professionnel de la sécurité et consultant pour un cabinet européen,  « si les hackers qui se sont introduits chez RSA ont pu voler les clés de chiffrement - les clefs symétriques uniques ou seed records - utilisées pour les tokens SecureID, les choses pourraient être bien pires. » En effet, ces calculettes spécialisées servent à générer, toutes les 30 secondes environ, le mot de passe unique SecureID qui permet d'authentifier l'utilisateur.

« Si le pirate a accès à la clef symétrique, il a potentiellement la capacité de calculer le nombre qui s'affiche sur le token au moment de l'authentification, » a expliqué le consultant. Certes, même avec les mots de passe SecureID, les pirates auraient encore besoin du nom d'utilisateur et des mots de passe habituels pour se connecter au réseau ou au programme qu'ils tentent de compromettre. Mais le crack du système serait désormais beaucoup plus facile.

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Cependant, d'après RSA, on ne sait pas exactement ce que les pirates ont pu subtiliser sur le réseau de l'entreprise. Pour Nate Lawson, cryptographe et fondateur de Root Labs, nous ne disposons pas de suffisamment d'informations pour évaluer la gravité du problème. « Si j'étais un de leurs clients, je serais très embarrassé pour savoir ce que je dois faire. Ils font beaucoup de recommandations à leurs clients, mais ceux-ci prennent déjà le type de précautions qu'ils préconisent, » a-t-il déclaré.

Les représentants de RSA n'ont pas répondu aux différentes demandes de commentaires. Selon l'entreprise, aucun produit EMC n'est concerné par l'attaque et RSA ne pense pas que d'autres produits RSA, hormis SecurID, soient affectés. « Il n'y a pour l'instant aucune preuve que des informations sur les clients ou leurs utilisateurs aient été subtilisées, » a déclaré Art Coviello. Dans les heures qui ont suivi l'annonce du piratage, la côte de l'action EMC a baissé de 1,25 %. Dans un communiqué, EMC a déclaré qu'elle ne pensait pas que « l'évènement aurait un impact significatif sur ses résultats financiers.»

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(21/03/2011 14:11:49)

Attaques contre Flash : Microsoft recommande EMET pour protéger les utilisateurs d'Office

Les dernières attaques contre la suite bureautique Office de Microsoft exploitent un bug non corrigé dans le Player Flash d'Adobe. « Pour les utilisateurs des versions de Microsoft Office antérieures à 2010, l'outil Enhanced Mitigation Experience Toolkit (EMET) est une solution, » ont déclaré Andrew Roth et Chengyun Chu, respectivement manager et ingénieur pour la sécurité au Microsoft Security Response Center (MSRC). « L'activation d'EMET pour les applications Office met en oeuvre un certain nombre de mesures d'atténuation, » ont écrit les membres du MSRC sur le blog Security Research & Defense de Microsoft.

L'outil EMET a été plutôt conçu pour des utilisateurs avertis, principalement les professionnels des départements informatiques des entreprises, c'est dire qu'il n'est pas simple à mettre oeuvre. Il permet d'activer manuellement la distribution aléatoire de l'espace d'adressage ASLR (Adress Space Layout Randomization) et le DEP (Data Execution Prevention), deux technologies incluses dans Windows destinées à empêcher l'exécution de code depuis des blocs de mémoire censés contenir des données.

Un cheval de Troie au format Excel

La semaine dernière, Adobe avait confirmé des attaques en cours exploitant un bug non corrigé dans son Player Flash : pour cela, les pirates utilisent des documents malveillants au format Excel, le tableur de la suite Office de Microsoft, qu'ils adressent à des victimes potentielles.

Selon Andrew Roth et Chengyun Chu, Excel 2010 inclus avec Office 2010 n'est pas sensible aux attaques en cours du fait que, dans les feuilles de calcul de cette édition, le DEP est actif par défaut. « Les attaques actuelles ne contournent pas le DEP de la version 2010, » affirment les deux membres du MSRC. Excel 2010 protège également les utilisateurs en isolant les fichiers malveillants dans la « Vue protégée » d'Office 2010, un «bac à sable» qui empêche le code d'attaque de s'échapper de l'application. Mais les personnes exécutant des versions antérieures d'Excel - notamment les versions incluses dans Office 2007 et 2003 - ne sont pas protégées par le DEP ou par la sandbox.

Une parade déjà utilisée en septembre dernier

En septembre 2010, Microsoft  avait déjà recommandé l'usage d'EMET comme parade à une attaque zero-day dirigée contre les produits d'Adobe. L'éditeur avait en effet conseillé aux utilisateurs d'utiliser EMET pour bloquer les attaques exploitant une faille non corrigée dans Adobe Reader.

La version 2.0 d'EMET est disponible gratuitement en téléchargement sur le site de Microsoft. Après le téléchargement et l'installation d'EMET, les utilisateurs doivent configurer manuellement l'utilitaire pour activer une protection dans les applications Office, Excel notamment et peut-être le navigateur Internet Explorer. Adobe prévoit de livrer un correctif pour cette vulnérabilité dans la semaine.

 

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(17/03/2011 12:51:47)

BlackBerry OS 6 : RIM conseille aux utilisateurs de désactiver JavaScript

Selon RIM, la faille pourrait permettre à un pirate d'accéder aux données des utilisateurs via le BlackBerry Browser, dans le cas où son propriétaire serait amené à visiter un site web malveillant. Le problème affecte uniquement les appareils tournant sous BlackBerry OS 6, puisque la faille ne peut-être exploitée que sur des smartphones dont le navigateur intègre le moteur de rendu WebKit.

C'est en 2009 que RIM a revu son navigateur pour BlackBerry OS 6. A l'époque, le constructeur venait d'acheter Torch Mobile, le créateur du navigateur mobile Iris Browser, basé sur le moteur de rendu open source Webkit. Tous les BlackBerry tournant sur des versions antérieures du système d'exploitation de RIM ne sont donc pas concernés par cette vulnérabilité.

Un accès à certaines données seulement

RIM affirme que le bogue ouvre seulement l'accès aux données stockées sur les cartes mémoire et dans la mémoire intégrée des smartphones mais ne donne pas accès aux données conservées par l'application, comme les données «utilisateur» de la messagerie, de l'agenda et des carnets d'adresse. Jusqu'à présent, RIM dit ne pas avoir repéré de personnes exploitant cette vulnérabilité en dehors de celles travaillant en environnement de test.

Le canadien fournit des informations aux services informatiques pour expliquer comment désactiver JavaScript sur plusieurs terminaux BlackBerry, dont le Torch 9800, le Bold 9700 et le Curve 9300. Dans les cas où la méthode ne fonctionne pas, RIM recommande de désactiver totalement le BlackBerry Browser sur les appareils concernés jusqu'à ce que la vulnérabilité soit corrigée.

Une ouverture imposée par le succès des concurrents

RIM a bâti sa réputation grâce aux options de sécurité et de protection de la vie privée offertes aux utilisateurs. Mais le succès rencontré par l'iPhone d'Apple et par le système d'exploitation Open Source Android de Google a contraint l'entreprise à ouvrir ses terminaux à des applications plus variées. C'est ainsi que RIM a opté pour le moteur de rendu Open Source WebKit pour son navigateur. L'entreprise considérait également la possibilité de laisser tourner sur sa future tablette Playbook des applications conçues pour Android et cet épisode pourrait influer sur sa décision.

Ces dernières années, les applications mobiles sont devenues un élément clef de promotion pour les smartphones, notamment avec le lancement très médiatisé de boutiques d'applications mobiles comme l'App Store d'Apple et l'Android Market de Google. Dans une récente enquête réalisée par le cabinet d'études ChangeWave, 14% des utilisateurs de téléphone mobile disent que ce sont les applications qu'ils apprécient le plus dans les nouveaux smartphones. Viennent ensuite la facilité d'utilisation des terminaux (12%) et la possibilité d'accéder à Internet (12%). Toujours selon cette étude, l'application de messagerie professionnelle de RIM, qui a attiré vers la marque beaucoup d'utilisateurs, est considérée comme la fonctionnalité la plus importante par 10% des utilisateurs.

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(17/03/2011 11:03:52)

Twitter simplifie l'usage du HTTPS pour sécuriser ses comptes

Après Google, Twitter passe à son tour à une connexion HTTPS pour "améliorer la sécurité de votre compte si vous accédez à Twitter par une connexion non protégée, un réseau WiFi public par exemple, où un tiers pourrait accéder à vos informations", a expliqué la société sur son blog officiel.

Google a commencé à proposer l'option HTTPS pour Gmail en 2008, avant de décider "qu'il valait mieux instaurer HTTPS par défaut pour tout le monde" en janvier 2010 après les tentatives de hacking des comptes mails de dissidents chinois. Facebook a également offert à ses utilisateurs un meilleur contrôle de leur sécurité en ajoutant l'option d'une connexion HTTPS permanente en janvier 2011.

Une simplification bienvenue

Twitter était déjà accessible par protocole sécurisé mais jusqu'à maintenant les utilisateurs PC devaient entrer manuellement l'adresse https://twitter.com. Pour activer l'option HTTPS par défaut, cochez la case "Toujours utiliser HTTPS" au bas de la page de configuration de votre compte Twitter.

Les utilisateurs de mobiles, en revanche, devront continuer à entrer https://mobile.twitter.com pour s'assurer que leur communication est cryptée et transmise par un protocole protégé (sauf s'ils utilisent l'application Twitter officielle pour iPhone et iPad, qui emploie HTTPS par défaut).

Twitter a annoncé travailler à "étendre "HTTPS uniquement" à twitter.com et mobile.twitter.com, afin que l'utilisateur n'ait pas à penser à l'appareil qu'il utilise quand il accède à Twitter".

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(17/03/2011 12:29:33)

Tribune de Théodore-Michel Vrangos : Sécurité, le réveil peut être brutal !

On a récemment appris que Bercy aurait été victime d'une attaque informatique inédite ! Depuis le mois de décembre, plus de 150 ordinateurs ont été infiltrés par des «hackers». Cette opération d'espionnage d'une ampleur sans précédent  vient s'ajouter à la longue liste des cyber-attaques. Quelques jours auparavant, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, demandait un audit interne des fonctions de sécurité et du système d'information du groupe automobile français, par ailleurs au centre d'une affaire juridico-médiatique sur fond d'imbroglio d'espionnage industriel et de règlement de comptes. Il est significatif que la direction d'une des plus grandes entreprises françaises se sente obligée d'annoncer par la voix de son PDG, le lancement d'un audit de sécurité.

En France, contrairement aux pays anglo-saxons ou à l'Allemagne, on constate que les grands groupes négligent trop souvent l'importance de la sécurité de l'information. Si elle figure parmi les préoccupations majeures d'un nombre croissant d'entreprises comme l'a montré l'étude 'Global Information Security Survey', publiée par Ernst & Young, il n'en demeure pas moins vrai que les budgets octroyés à la sécurité des systèmes d'information ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions. Mettre en place une protection efficace engendre des coûts ! L'ensemble des DSI s'entend pour déclarer unanimement que la sécurité de l'information est un de leurs principaux soucis. Cependant, les ressources humaines et financières consacrées à ce poste, demeurent insuffisantes, faute de budgets ! Où plutôt, faute de considérer cette activité comme primordiale. Autre constatation. En 2008, seules 12 entreprises françaises étaient certifiées ISO 27001, la norme de sécurité IT. La France était à égalité avec l'Islande mais loin derrière le Royaume-Uni qui comptait 400 entreprises certifiées, ou le Japon avec plus de 3 000 entreprises certifiées !

Toutes les organisations sont informatisées et travaillent en réseau. L'ouverture à l'Internet, le partage des données et l'interactivité croissante ont aussi beaucoup contribué à faciliter l'accès aux informations. S'emparer des données confidentielles, personnelles ou stratégiques devient un jeu d'enfant pour certains. Pourtant, en dépit de l'expansion des pratiques liées à Internet, les mesures de sécurité ne sont pas toujours au rendez-vous, voire négligées. Et, ce n'est pas toujours une affaire d'argent. C'est le plus souvent une question de motivation stratégique et de priorité, au plus haut niveau de l'organisation !


Pour lire la suite de cette tribune de Théodore-Michel Vrangos, rendez-vous sur notre Blogs Experts (...)

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