La primaire de la gauche sociale-démocrate démarre sous tension. Ouverte vendredi 9 octobre à 8 heures, la plateforme de vote en ligne e-votez est « victime d’une cyberattaque », a annoncé Patrick Mennucci, président de la commission d’organisation de la primaire, dans un communiqué. Plus de 140 000 électeurs sont appelés à participer à ce premier tour, organisé sur deux jours. La commission d’organisation explique que l’attaque consiste à pousser au maximum le nombre de connexions simultanées à l’aide de bots, des robots informatiques. Cette activité perturbe la capacité d’une partie des électeurs à accéder au site et à voter.
Le mode opératoire décrit par les organisateurs évoque une attaque par déni de service distribué (DDoS), qui consiste à submerger un service de requêtes afin de dégrader sa disponibilité. Les responsables du scrutin n’ont toutefois pas communiqué de détails techniques permettant de préciser les modalités de l’attaque ou d’en identifier l’origine.
Le scrutin maintenu malgré les perturbations
La commission d’organisation assure que la plateforme n’a jamais été interrompue et que le vote a pu se poursuivre depuis son ouverture. Elle affirme également que l’intégrité des suffrages enregistrés n’est pas compromise. Aucune expertise technique indépendante n’a cependant été rendue publique à ce stade pour confirmer ces déclarations. Les organisations politiques participant à la primaire condamnent cette tentative de perturbation du processus démocratique et annoncent avoir saisi la justice.
Le scrutin doit se poursuivre jusqu’au samedi 10 octobre à 20 heures. Les électeurs sont appelés à départager cinq candidats, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal, pour désigner le représentant de la gauche sociale-démocrate à la prochaine élection présidentielle.

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