-Les lunettes connectées au cœur de plusieurs enquêtes. Le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes après avoir été saisi de plaintes concernant des femmes filmées à leur insu avec des lunettes connectées. L’association e-Enfance, qui gère le 3018, numéro national dédié aux victimes de violences numériques, avait alerté le 8 septembre sur la multiplication de vidéos humiliantes réalisées avec ces lunettes équipées de caméras et diffusées en ligne. L’État a également fait état de cette tendance. Les enquêtes portent notamment sur la « diffusion, par service de communication au public en ligne, d’un montage ou contenu généré par traitement algorithmique non apparent représentant l’image ou les paroles d’une personne sans son consentement », un délit passible de deux ans d’emprisonnement et de 45 000€ d’amende. Le parquet de Paris indique par ailleurs que sa section cybercriminalité a testé des lunettes connectées afin d’identifier d’autres usages susceptibles de constituer des infractions, notamment la captation de données sensibles.

AMD valorisé à plus de 1000 Md$. Ce lundi 21 septembre, le fabricant américain de semi-conducteurs a dépassé pour la première fois le seuil de 1000 Md$ de valorisation, porté par l’enthousiasme des investisseurs autour de l’IA. Son action a bondi de 9,6% à plus de 612 $, portant sa capitalisation à plus de 1 000 Md$. La hausse s’appuie notamment sur l’accélération de la demande pour ses processeurs et accélérateurs dédiés aux datacenters, ainsi que sur son développement vers des systèmes complets pour l’IA. AMD a également annoncé des accords avec plusieurs géants de la tech, dont OpenAI et Meta. La société rejoint ainsi le cercle restreint des fabricants de puces valorisés plus de 1 000 Md$, aux côtés de son concurrent Nvidia.

-Airbus remporte un contrat de 25 ans en cybersécurité. La Direction générale de l’armement (DGA) a attribué à Airbus Cybersecurity un contrat de 25 ans, baptisé Paracom, destiné à sécuriser les échanges de données des réseaux du ministère des Armées et des Anciens Combattants. Le marché couvre la conception, le développement, la production et la maintenance opérationnelle sur le long terme de passerelle de cybersécurité. Ces équipements doivent permettre de contrôler et filtrer les échanges entre des réseaux présentant différents niveaux de classification, notamment entre les niveaux « secret » et « non protégé ». Les passerelles seront déployées sur les sites du ministère mais pourront également être utilisées en opérations, notamment à bord de bâtiments de surface, sous-marins, aéronefs, drones ou véhicules terrestres. Le montant du contrat n’est pas précisé.