Grâce à Facebook Connect, les utilisateurs du célèbre réseau social pourront, à compter d'aujourd'hui, transférer leur profil sur des sites aussi variés que Digg (site d'actualités sociales), Seesmic et Hulu (partage vidéo), The San Francisco Chronicle et CBS (actualités), Geni (site de recherche généalogique), Xobni ou encore Twitter. 23 sites sont déjà ouverts à cette possibilité. L'avantage pour l'internaute : ses données le suivent partout où il va (messages qu'il a publiés, photos, votes qu'il a postés) sans qu'il ait besoin de s'identifier à chaque fois. Et pour Facebook, à terme, l'intérêt de Connect est en quelque sorte de lier étroitement un profil d'utilisateur au réseau social, en collant à l'internaute une sorte d'« étiquette Facebook » partout où il se déplace. Une compétition a donc commencé entre Facebook, Google, Myspace et Yahoo. Chacun d'eux tente de multiplier les accords avec des sites partenaires afin d'accroître sa visibilité sur le Web. Mieux monétiser son audience Avec Connect, Facebook pourrait également trouver un moyen de mieux monétiser son audience (120 millions de membres). Facebook dispose d'un grand nombre d'informations sur ses utilisateurs (leur identité, ce qu'ils aiment, quels sont leurs loisirs...). En les combinant avec celles recueillies sur les sites partenaires, le réseau pourrait proposer aux annonceurs des outils pour mieux cibler leurs campagnes publicitaires. Déjà annoncé il y a six mois, Facebook Connect ressemble au Data Availability de MySpace ou encore au Friend Connect de Google, tous deux présentés en mai dernier. [[page]] Quelques jours après le lancement de Friend Connect, Facebook s'était empressé de le bloquer, arguant qu'il représentait un danger potentiel pour la vie privée de ses membres. Depuis les problèmes rencontrés avec Beacon, sa plateforme de ciblage publicitaire, Facebook marche sur des oeufs dès qu'il s'agit du respect de la vie privée. Avec son nouvel outil, il semblerait que le site soit de nouveau chatouillé par l'envie de monétiser les informations qu'il possède sur ses membres. Bien entendu avec l'accord des internautes, souligne la société.