Quelques mois après l’annonce d’un plan de départs volontaires de 200 collaborateurs, soit 10% de ses effectifs, Microsoft France pourrait encore une fois à réduire sa masse salariale. Selon l’Usine Digitale, l’entreprise a fait savoir la semaine dernière aux représentants du personnel qu’il projetait de fermer son centre d’ingénierie à Issy-Les-Moulineaux employant une centaine de personnes. L’objectif de ce plan de cessation d’activité serait d’ordre structurel. L’idée : regrouper les équipes d’ingénieurs dans d’autres hubs internationaux au détriment du site français et de ses salariés. Contacté, un porte-parole de Microsoft France a confirmé ces informations : « nous avons présenté aux représentants du personnel un projet visant à cesser les activités du Microsoft Engineering Center Paris. Les discussions sont en cours et aucune décision définitive n'a été prise. »

Se voulant rassurant, il a précisé : « Nous nous engageons à mener cette consultation de manière responsable et à soutenir tous les collaborateurs tout au long du processus. Ces changements proposés n'auront aucune incidence sur les autres activités de Microsoft en France. Nous restons pleinement engagés auprès de nos clients ainsi qu'à poursuivre nos investissements dans le pays. ». Créé en 2011, le centre de développement français s’était recentré en 2019 sur l’intelligence artificielle pour accompagner les besoins métiers des clients de l’éditeur au travers notamment de l’usage des plateformes Dynamics 365, Azure et Power Platform.

Des équipes hautement diplômées 

Plus de cent ingénieurs venus de 20 pays différents y travaillent, possédant des compétences en génie logiciel, en mathématiques et en design produit. Une majorité de ces experts est issue d’écoles françaises telles que Polytechnique, ParisTech, Ensimag et l’Ecole Centrale pour n’en citer que quelques-unes, ainsi que d’universités internationales, comme l’EPFL de Lausanne, le MIT ou Stanford. Au niveau mondial, Microsoft a enchaîné les plans de restructurations en 2025. Quelques semaines seulement après une première vague de licenciements en mai, qui avait entraîné la suppression d’environ 6 000 postes, l’entreprise avait annoncé la réduction de plusieurs milliers d’emplois supplémentaires, principalement dans les équipes commerciales.