Microsoft veut élargir son initiative d'administration des centres de données (Dynamic Systems Initiative ou DSI) en ouvrant son modèle de définition de systèmes aux serveurs Unix et Linux.
SDM (System Definition Model) est l'une des composantes de DSI, annoncée en mars et dévoilée plus largement lors de la conférence matérielle de l'éditeur à la Nouvelle-Orléans. "Nous comprenons que le monde des datacenters est un monde hétérogène et nous travaillerons avec nos partenaires sur l'architecture SDM afin de garantir qu'ils pourront fournir un environnement adapté aux systèmes hétérogènes", explique Eric Berg, un responsable produit du groupe Windows Server.
Selon lui, les premiers logiciels de l'initiative DSI, notamment DDC (Dynamic DataCenter), feront leur apparition avant la fin de l'année, mais il faudra attendre 2005 ou 2006 pour que la plupart des fonctions du logiciel soient automatisées. La division serveur Intel de HP a manifesté un intérêt pour SDM. Marl Linesch, le directeur des produits d'infrastructure Intel de HP, entrevoit ainsi la possibilité d'utiliser SDM dans un environnement mixte Windows Linux et Unix.
Mais il n'est pas dit que les vendeurs Unix aient à gagner à jouer la carte SDM/DSI. Comme d'habitude avec Microsoft, le standard a avant tout pour but de faciliter le management des systèmes Windows, tout en s'intégrant plus ou moins bien avec l'existant Unix. Entrer dans le jeu de Microsoft en supportant DSI pourrait chez certains clients ouvrir la porte à plus de systèmes Windows en lieu et place des systèmes Unix. Sans compter que DSI est un concurrent potentiel pour les initiatives d'administration de datacenters des grands constructeurs Unix comme N1 de Sun ou Adaptive Infrastructure de HP.