La SNCF a annoncé aujourd'hui qu'elle a identifié le problème qui a paralysé totalement ou partiellement son système de réservation de jeudi 15 à samedi 17 juillet. Dans un communiqué, la société de chemin de fer explique "qu'il s'agissait d'un problème d'interaction entre les logiciels informatiques des différentes technologies utilisées : télécommunication, TCP/IP (protocole Internet), Windows 2000, logiciel métier". Une explication d'une précision telle qu'elle amusera sans doute les spécialistes.
Selon la SNCF, les équipes informatiques ont tout d'abord décidé d'annuler les dernières évolutions applicatives au cours de la nuit du 15 au 16 Juillet. Ces premières mesures n'ayant pas produit d'effet, la société a décidé de limiter le nombre de postes de travail actifs à 2800, seuil de stabilité constaté. Pour cela, elle a coupé l'accès des petites gares de France en faveur des grandes gares.
Finalement la SNCF a identifié source de la panne : "la présence d'un programme de contrôle qui avait été mis en place ponctuellement pour s'assurer de la qualité des transmissions dans le module de communication entre le central de réservation et les postes de travail". Selon la société, "son fonctionnement, combiné à la forte charge de transmission de données liée à la période de grand départ, a saturé le système et provoqué l'ensemble de ces perturbations". Bref, ironie suprême, c'est un programme de test de qualité, qui a réduit à zéro la qualité du système de réservation aux guichets de la SNCF. Voilà qui devrait renforcer la confiance des ingénieurs et informaticiens de la SNCF dans la fameuse loi de Murphy