Après une première tentative en 2006, Strato revient cette année sur le marché français. En début de semaine, l'hébergeur allemand qui est désormais une filiale de Deutsche Telekom, a lancé ses offres dans l'hexagone. Strato compte sur ses offres complètement transparentes et surtout annoncées comme « au meilleur prix par rapport aux services proposés » pour rivaliser avec les OVH, 1&1, Amen et autres Gandi. 

Des offres très agressives

Via son site marchand ouvert en début de semaine, Strato a d'ailleurs décidé de frapper fort avec 25 000 noms de domaine en .fr gratuits pendant un an et sans engagement. Dans cette offre, l'hébergeur met à disposition 10 comptes mail et une page web. Il en coutera ensuite 5,88 € HT par an. En tout, Strato propose, pour l'instant, 19 noms de domaine dont les plus courants.

Sur la partie hébergement, les offres de Strato ddébutent à 1,80 € HT par mois pour 150 Go, 15 boîtes mail dotées chacune de 3 Go de stockage, un nom de domaine, un accès FTP et un trafic illimité. À noter que les serveurs d'hébergement sont sous Linux et supportent les langages de programmation PHP, Python, Perl et Ruby. Parmi les autres services que propose Strato, nous trouvons également des hébergements de boîtes mail, des serveurs dédiés ou mutualisés (Windows ou Linux), du stockage en ligne mais aussi une offre d'e-commerce complète grâce un partenariat avec ePages, qui permet notamment à STRATO de proposer la livraison en So Colissimo de La Poste ainsi que plusieurs méthodes de paiement online et offline. Sur toutes ses offres Strato s'efforce de rester moins cher que ses concurrents. « Nous veillons constamment sur la concurrence et n'hésiterons pas à baisser nos prix pour rester les plus abordables », déclare Christian Böing, CEO de Strato. Reste à savoir dans quelle mesure.

Devenir un des leaders du marché français

Pour réussir son entrée sur le marché français, Strato a décidé de ne rien laisser au hasard. Outre l'agressivité des prix affichés, « les offres proposées ont été étudiées pour la France, vous ne les trouverez pas dans d'autres pays », annonce Benjamin Marc Lauriot, ancien d'Orange et récemment nommé country manager de Strato France. « La société a recruté 20 personnes spécialement pour l'aider à se développer dans l'Hexagone », ajoute Christian Böing qui reconnait l'importance d'avoir des commerciaux français pour s'adresser à des clients français.

De plus, l'hébergeur avance que ses datacenters, basés en Allemagne, sont entièrement « verts ». Au-delà du simple coup marketing, Benjamin Marc Lauriot ajoute : « c'est en partie grâce la très faible consommation énergétique de nos infrastructures que nous pouvons afficher des prix aussi bas ». Avec ces différents arguments, Strato espère principalement séduire les PME et les particuliers. Aujourd'hui, ces deux segments représentent respectivement 60% et 40% de son chiffre d'affaires.  À termes, la société allemande compte devenir un des leaders du marché français de l'hébergement.

 

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