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Valse des capitalisations boursières : à qui profite le magot ?
Le monde Internet et les nouveaux entrants n'ont pas le monopole de la création de valeur. Ce diagnostic émane du cabinet de conseil Booz Allen & Hamilton, qui a étudié l'évolution des capitalisations boursières dans l'industrie des télécommunications entre 1990 et 1999. L'étude précise : " Une idée reçue concerne le rôle moteur des nouveaux acteurs qui seraient les principaux créateurs de richesses. Rien n'est plus faux ".
Sur une augmentation de 3600 Md$ de la capitalisation boursière des 500 plus grandes entreprises américaines du secteur durant la période étudiée, 41% a été captée par les sociétés informatiques (IBM, Intel, Microsoft..), 30% par les opérateurs de télécommunications, et 15% par les équipementiers réseaux. Le reste, soit 14%, a été dans la poche des actionnaires des sociétés Internet et des médias (AOL, Amazon, Yahoo...). Le partage des richesses (pour les actionnaires...) s'effectue moins entre les nouveaux entrants et les acteurs établis qu'entre fournisseurs et intermédiaires, conclut l'étude


