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E-commerce : L'e-musique prend forme et inquiète Bruxelles

La rédaction

Les projets de l'industrie du disque pour diffuser ses catalogues musicaux en ligne mûrissent lentement. Sony Music et Universal Music, filiale de Vivendi Universal, dotent leur coentreprise Duet d'un nom officiel, Pressplay, et d'une équipe dirigeante... mais pas encore de caractéristiques techniques. Mais celle-ci, tout comme MusicNet, la plate-forme commune de Warner Music (AOL Time Warner), BMG (Bertelsmann) et EMI, inquiète déjà la Commission Européenne.

Duet n'était donc qu'un nom de code : la plate-forme de diffusion musicale de Sony et d'Universal a été baptisée Pressplay http://www.pressplay.com. Les deux sociétés ont également nommé deux dirigeants. Andy Schuon, ancien de MTV et de Warner Bros. Records, en sera le PDG. Michael Bebel a lui été désigné directeur général ; il était auparavant responsable des activités de commerce électronique d'Universal Music.

Technologiquement, on ne sait toujours rien de Pressplay, qui doit être lancé cet été. Selon le Wall Street Journal, Pressplay discute avec Microsoft de l'utilisation de sa gamme de logiciels Windows Media. Les systèmes mis au point par MP3.com (récemment racheté http://www.weblmi.com/daily/2001/0522/music.htm par Vivendi Universal) et Intertrust (gestion des droits d'auteur) pourraient être également mis à contribution. Le concurrent de Pressplay, MusicNet http://www.weblmi.com/daily/2001/0404/musique.htm, s'appuiera sur les applicatifs de streaming (diffusion en temps réel) de RealNetworks.

Soupçons de pratiques anticoncurrentielles

Avant même leur lancement, MusicNet et Pressplay font l'objet d'une enquête de la Commission européenne. Celle-ci les soupçonne de pratiques anticoncurrentielles. L'action de la commission fait suite à des plaintes de producteurs européens indépendants, s'inquiétant d'être écartés d'un marché potentiellement lucratif. "L'industrie du disque doit avoir la possibilité de s'adapter aux nouvelles technologies, mais nous voulons nous assurer que cela ne se fait pas au détriments des intérêts des consommateurs", a précisé une porte-parole de la commission au Financial Times.

Par ailleurs, la Commission européenne enquête sur la commercialisation des DVD vidéo en Europe. Des particuliers se sont plaints de leurs prix supérieurs à ceux pratiqués aux Etats-Unis, de leur disponibilité retardée et de la difficulté de lire des DVD américains sur les lecteurs européens. Les studios de cinéma américains disposent d'un mois pour répondre aux questions de la commission.

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