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B-to-B : SAP injecte 1,75 MdF dans Commerce One
L'Allemand SAP vient à la rescousse de son partenaire américain Commerce One, spécialiste des plates-formes de commerce électronique et des places de marché interentreprises. L'éditeur allemand achète 46,7 millions d'actions Commerce One à 4,81 $ l'action, pour un montant de 225 M$. SAP porte ainsi sa participation à 20 % du capital de l'éditeur.
Il y a tout juste un an http://www.weblmi.com/daily/2000/0615/sapphire2.htm, SAP avait déjà injecté 250 M$ en acquérant 5,06 millions d'actions de Commerce One à 49,41 $, soit une participation d'environ 2,3 %. En un an, le cours officiel de l'action de la société américaine a été divisé par 10.
L'accord est assorti de diverses clauses : SAP s'accorde le droit de porter sa participation dans Commerce One à 23 % du capital. L'Allemand s'interdit également de lancer toute OPA hostile sur l'Américain. Par ailleurs, Commerce One accueillera un dirigeant de SAP à son conseil d'administration.
Cette annonce coïncide avec la révision à la baisse des prévisions de résultats de Commerce One. L'éditeur a prévenu le 29 juin que son chiffre d'affaires du 2e trimestre, qui se clôturait le lendemain, plafonnerait entre 100 et 120 M$, inférieur de 25 à 40 % aux estimations des analystes. Le cabinet First Call tablait sur 161,8 M$. Mark Hoffman, PDG de la société, a précisé que des licenciements étaient à prévoir dans l'entité services. Division qui emploie le plus de salariés (1 992 personnes fin 2000, soit 53 % des 3 766 employés), elle a dégagé sur l'exercice 2000, clos le 31 décembre, un CA de 178,5 M$ (44,4 % du CA total).
L'adossement de Commerce One à SAP intervient alors que les acteurs du secteur creuse leurs pertes et devraient avoir besoin d'argent frais. En avril, la plupart avaient dû revoir leurs prévisions http://www.weblmi.com/daily/2001/0404/btob.htm à la baisse et procéder à des licenciements. De 5 à 10% des effectifs pour i2, 15% pour Broadvision, 10% pour Commerce One et près du tiers des effectifs pour Ariba. Des rumeurs persistantes font état d'un rachat possible http://www.weblmi.com/daily/2001/0529/btob1.htm de ce dernier d'ici à la fin de l'année. IBM pourrait en être l'acquéreur. Les deux sociétés sont déjà partenaires au sein d'une alliance peu concluante http://www.weblmi.com/daily/2001/0110/ecommerce.htm avec i2.
Après avoir promis l'explosion du commerce interentreprises (B-to-B) les éditeurs de place de marché interentreprises montrent donc des faiblesses. Seules quelques plates-formes sont véritablement opérationnelles sans qu'aucun chiffre sur leur activité ne soit disponible.
Dans une étude portant sur 1 400 sites B-to-B dans dix secteurs industriels, AMR Research affirme qu'aucun n'est actuellement rentable. Le cabinet d'étude ajoute que seuls les places de marché liées au commerce de détails, à l'industrie chimique et à l'électricité ont de bonnes raisons d'espérer.


