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E-commerce : MinutePay lance le paiement par e-mail en France
Aucune solution de paiement en ligne ne parvient à s'imposer tandis que le manque de sécurisation des transactions reste le principal frein au développement du commerce électronique. Les cybermarchands cherchent à gagner la confiance des internautes - notamment en France http://www.weblmi.com/daily/2001/0418/net.htm - en développant des systèmes où les coordonnées bancaires n'ont plus à transiter sur le réseau comme c'est le cas avec les transactions par SSL (Secure Socket Layer, protocole de transmission de données cryptées).
Dernier en date dans l'Hexagone, MinutePay https://www.minutepay.fr/Landon/jsp/SignIn/SI_SignIn.jsp, système de paiement en ligne par courrier électronique, ouvre son service en association http://www.weblmi.com/daily/2001/0430/commerce.htm avec Banque directe, filiale de BNP Paribas. La société de droit britannique s'appuie sur les logiciels de l'éditeur américain Digineer. Son originalité : l'absence de téléchargement logiciel et d'ajout matériel. De plus, le service exonère le cyberconsommateur de toute divulgation de ses différentes références bancaires.
Alain Pinto, cofondateur français et directeur marketing de MinutePay, met en avant la simplicité d'utilisation du service. Un compte client ouvert gratuitement sur le site peut être utilisé occasionnellement - lors de chaque achat - ou comme fonds de dépôt. Lors d'une transaction, l'acheteur crédite son compte et avertit MinutePay de son opération. Il contacte ensuite son vendeur par courrier électronique en lui indiquant l'adresse de Minutepay qui valide l'aspect financier depuis son site et de manière sécurisée. Selon Alain Pinto, " une fois un compte ouvert et crédité, le seul impératif est de connaître l'adresse électronique de son créancier ".
Agissant comme fonds de dépôt, Banque directe assure l'interface entre MinutePay et les banques.
Alain Pinto prévoit " l'ouverture d'un service SMS avant la fin de l'année, un million d'utilisateurs d'ici à la fin 2002 et l'ouverture de services au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie et en Espagne ".
Outre le courrier électronique, deux autres solutions de paiement en ligne reposent uniquement sur du logiciel. L'une passe par l'accès à un serveur sécurisé par des outils d'authentification. C'est le choix d'AOL, avec son projet Magic Carpet http://www.weblmi.com/daily/2001/0801/aol.htm, et de Microsoft, qui a mis Passport - son système d'authentification - au cour de Hailstorm, son futur bouquet de services Web. C'était également le concept retenu par le Français Blue Line, pour sa plate-forme internationale de paiement. Faute de fonds suffisants, l'entreprise vient de se voir contrainte de baisser pavillon.
L'autre approche repose sur un système de génération de code aléatoire pour une transaction unique. C'est l'option de Visa et d'American Express http://www.weblmi.com/daily/2000/0911/ecommerce.htm.
Solutions logicielles contre plate-forme matérielle
" Quelle que soit la technique 100 % logicielle utilisée, il s'agit d'un choix risqué ", explique Gilles Perropey, responsable marketing chez SCM Microsystems, qui prône la sécurisation des paiements en ligne par carte à puce. Selon lui, " les cybermarchands américains préfèrent payer une assurance plutôt que chercher le risque zéro dans les transactions ". Il affirme que " les PC ne sont pas suffisamment sécurisés et les solutions logicielles n'assurent pas une sécurité haut de gamme ". Avec le projet Finread - auquel SCM est associé - " l'Europe cherche à développer une plate-forme hautement sécurisée qui repose sur le triptyque carte à puce-lecteur-serveur clairement identifié et autorisant des transactions non répudiables ". Un modèle économique bien plus onéreux mais qui peut compter sur le soutien du GIE Cartes bancaires, qui en est l'initiateur et le coordinateur. La disponibilité en volume de terminaux SCM supportant Finread n'interviendra que d'ici douze à dix-huit mois au prix de gros de 38 à 50 €.


