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Le service public, perpétuelle cible de l'externalisation

La rédaction

Le service public serait-il l'avenir de l'infogérance ? Dans un contexte de contrainte budgétaire et de modernisation de l'administration, l'externalisation est plus que jamais au centre des préoccupations de l'Etat. Si les avantages sont nombreux (coûts mieux contrôlés, efficacité accrue, souplesse, simplicité...), la démarche tarde cependant à se concrétiser sur le terrain. Et à l'exception de quelques contrats retentissants (mairie d'Issy-les-Moulineaux, Opac Sud Deux-Sèvres...), le service public reste réfractaire à l'infogérance.

La peur d'une perte de pouvoir est souvent citée. Mais les collectivités locales et les grandes administrations soulignent surtout les difficultés liées aux procédures imposées par le code des marché publics. Ainsi, les nécessaires discussions (définition du périmètre d'infogérance, cahier des charges...) entre l'entreprise et les prestataires candidats avant la passation du contrat n'est pas envisageable dans le cadre du droit public, cette démarche pouvant être interprêtée comme un "délit de favoritisme".

Parmi les autres obstacles figurent également les problèmes liés au transfert de personnel vers le prestataire. Temps de travail, droit de grève, retraite... on ne passe pas si facilement du secteur public au secteur privé.

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