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La RATP parie sur Wifi dans la capitale

La rédaction

La RATP, par le biais de sa filiale Naxos, se lance dans le déploiement de hot-spots Wifi sur Paris. La phase d'expérimentation du projet Wixos (Wifi extensible aux opérateurs de services) débutera officiellement à la fin du mois, le long de la ligne de bus 38 (de la gare du Nord à la Porte d'Orléans) avec l'installation de 24 antennes reliées par un anneau Gigabit Ethernet. Mais l'ambition clairement affichée est de couvrir, à terme, toute la capitale. "De faire de Paris, une vitrine pour le monde", s'emballe même Philippe Elie, directeur business développement chez Cisco, partenaire du projet.

La force de Naxos est sa neutralité. Comme Telcité, autre filiale de la RATP, qui dispose d'un réseau fibre optique mis à disposition de la plupart des opérateurs, Naxos ne souhaite pas revendre son offre aux clients finaux, mais aux opérateurs et fournisseurs d'accès Internet. Cela devrait limiter la course à l'installation d'antennes que pourraient se livrer les différents opérateurs ; course à l'investissement qui risquerait de les fragiliser encore un peu plus financièrement et qui pourrait nuire au service lui-même car toutes les antennes utiliseraient alors les mêmes fréquences et pourraient se brouiller les unes les autres.

Malgré les grands espoirs de ce projet, leurs auteurs ne sombrent pas dans l'euphorie. "On ne néglige ni les problèmes de cohabitation des fréquences, ni le besoin de trouver de nouveaux usages à l'Internet mobile", explique Jean-Paul Figer, directeur de l'innovation de Cap Gemini, autre partenaire du projet. Ainsi, l'expérimentation intègre deux étapes importantes. La première courant jusqu'à fin juin devrait permettre à tout internaute équipé d'une carte à la norme 802.11b de tester le service, les débits réels, la portée des antennes, les éventuelles interférences avec d'autres réseaux... Il lui suffit pour cela de s'inscrire sur le site. L'objectif affiché par Naxos est de recueillir les avis et suggestions de plusieurs milliers d'utilisateurs. Viendra ensuite une deuxième étape de mise à disposition du service aux opérateurs pour qu'ils testent leurs modèles économiques.

Si l'expérience s'avère concluante, difficile de voir un avenir à l'UMTS à Paris, si ce n'est pour transporter la voix. Même si les promoteurs du projet se gardent bien de tirer de telles conclusions et si les opérateurs mobiles continuent à expliquer que les deux technologies sont complémentaires ; on ne voit pas vraiment ce qui pourrait inciter les opérateurs à déployer d'onéreuses installations si un réseau Ethernet sans fil couvre déjà toute la capitale. Officiellement, Bouygues est le seul opérateur mobile à se dire prêt à tester Wixos.

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