ArticleApplications & Développement
Microsoft prône l'automédication logicielle douce...
Microsoft se lance à son tour dans l'automédication et affirme que le futur Windows Server 2003 - lancement prévu en avril - sera doté de modules censés favoriser l'autogestion logicielle. Précisant les finalités de la refonte de DSI (pour Dynamic Systems Initiative), sa stratégie d'administration de systèmes, l'éditeur veut faire savoir qu'il est également dans la course au Graal informatique : le développement d'un système autonome autosuffisant.
Objectifs : contrer les initiatives en ce sens développées par Sun (avec N1) et IBM (avec eLiza), et intégrer à ses produits le fruit de recherches entamées depuis le milieu des années 90.
Selon Microsoft, le pack de spécifications de type XML baptisé SDM (Systems Definition Model) et intégré à DSI permettra le suivi du fonctionnement et des développements du coeur de chaque application en lien avec le logiciel serveur. Du coup, l'ensemble de la plate-forme pourrait conserver sa cohérence, anticipant bogues, rejets et incompatibilités. Bob O'Brien, responsable de la division Windows Server chez Microsoft, estime qu'il s'agit de mettre en place un système préventif, de type médecine douce. Par opposition avec les tentatives concurrentes, "qui ne règlent les problèmes qu'une fois qu'ils sont constatés".
Réponse adressée indirectement par Mike Loughran, l'un des cadres du siège d'IBM : "Pour nous, DSI en reste au stade applicatif et néglige le reste des briques. De notre côté, nous travaillons sur un système autonome de bout en bout. Surtout, la solution de Microsoft est totalement propriétaire et sous-estime l'héritage des systèmes d'ores et déjà déployés".


