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Microsoft interdit de regarder le code source de Ws 2000
Microsoft avertit bienveillamment tous ceux qui seraient tentés de "jeter un coup d'oeil" sur le fameux code source de Windows 2000 "volé" il y a quelques jours. C'est illégal et c'est pas joli.
Ceux qui, dans un moment d'égarement, auraient fauté doivent oublier ce qu'ils ont vu, ne pas distribuer le code et effacer l'objet du délit de leurs disques durs. Pour un peu, Microsoft aurait émis une alerte documentée détaillant les étapes à suivre pour utiliser l'ordre "effacer".
Seul problème : Comment MS pourrait-être capable de perquisitionner les disques de quelques millions d'internautes pour mettre ses menaces à exécution ? Et de se reposer une question embarrassante. Soit l'éditeur répond franchement "nous n'en avons aucun moyen, c'est juste pour faire peur aux pirates", et il s'agit "simplement" d'intimidation.
Soit, alors, il répond "nous avons les moyens tout savoir" et se dresse à nouveau le spectre désagréable des outils big-brotheristes dont certains soupçonnent la présence au coeur des noyaux Microsoft.
Dans les deux cas, le département Communication ne peut réparer cette nouvelle bourde. Et l'hypocrite candeur de la logique judiciaire américaine est perçue, au Sud du Rio Grande ou à l'Est de l'Atlantique, comme une rodomontade de plus, un signe manifeste de cet éternel désir d'hégémonie absolutiste.
A la veille du procès anti-trust européen, au lendemain du refus "d'accord à l'amiable" avec la Commission, ce genre de propos devrait, avant publication, passer par l'imprimatur d'un responsable de la communication extérieure, un vrai, pas un intérimaire.


