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Le procès Oracle/PeopleSoft tourne à la négociation

La rédaction

Les audiences du procès opposant Oracle à PeopleSoft se sont achevées vendredi dernier dans une atmosphère de négociations. Avec ce procès, Oracle cherche à faire annuler le programme de garantie proposé par PeopleSoft à ses clients en cas de rachat : une pilule empoisonnée dont le seul but est d'augmenter l'addition, selon Oracle. Baptisé Customer Assurance Program (CAP), ce programme vise à garantir une indemnisation à chaque client de PeopleSoft au cas où l'acquéreur éventuel de l'éditeur reverrait à la baisse le support, les mises à jour et le développement des logiciels PeopleSoft. Dans sa rédaction du 30 juin dernier, ce programme pourrait coûter jusqu'à 2 Md$ à un éventuel acquéreur de PeopleSoft.

Le juge en charge du procès semble, selon Associated Press, peu enclin à invalider le CAP pour ceux qui l'ont déjà souscrit. De leur côté, Oracle et PeopleSoft semblent être entrés dans une phase de négociation. Le premier joue l'intimidation, invoquant une érosion de l'activité de sa proie pour menacer de revoir son offre à la baisse. Le second vient de modifier pour la sixième fois la rédaction du CAP, afin de clarifier les circonstances susceptibles de déclencher un paiement d'indemnité.

Si PeopleSoft et Oracle ne parviennent pas à un accord, ils se retrouveront devant un autre tribunal, en janvier, dans le cadre dune plainte déposée par PeopleSoft contre Oracle pour pratiques commerciales illégales.

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