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ArticleApplications & Développement

5 outils de développement Microsoft à explorer en 2020

Vers quels outils et plateformes de développement s'orienter en 2020 ? .NET 5, WinUI 3.0, AKS, WSL 2 et Azure Sphere de Microsoft ne cessent d'évoluer et méritent l'attention des développeurs.

La rédaction

Pour les codeurs, le moment est peut-être venu de se demander quels plans de développement d'applications et quelles feuilles de route technologiques adopter pour cette nouvelle année. Les nombreuses plateformes de Microsoft ont connu beaucoup de changements ces dernières années, et les évolutions se poursuivent à un rythme soutenu. Voici cinq options pour Windows, Azure et autres. Ce ne sont pas les seules, mais elles peuvent mettre les développeurs sur la voie d'un ensemble plus moderne de plates-formes et d'outils de développement.

Entamer la transition vers .NET 5

Pour tout développeur de code .NET, le plus grand défi sera peut-être de passer de l'ancien .NET Framework au prochain .NET Core - .NET 5 - dont la sortie est prévue pour la fin 2020. La réunion des deux branches de .NET paraît logique, même au prix de la perte de certaines API plus anciennes. Microsoft a posté sur le référentiel GitHub de .NET la liste de ce qui sera et ne sera pas conservé après la transition. Certaines des API manquantes seront transférées vers des implémentations communautaires, alors que d'autres laisseront la place à des alternatives plus modernes.

L’année 2020 va offrir à ceux qui soutiennent et développent du code .NET Framework, une bonne occasion d'explorer la manière dont le code sera livré à l'avenir. La version actuelle de .NET Core 3.1 est une version de support à long terme (LTS) qui, avec les bibliothèques .NET Standard, prend en charge de nombreuses API qui se retrouveront dans .NET 5. Avec le portage de code vers .NET Core 3.1, les développeurs pourront non seulement explorer les changements à apporter à leur code, mais aussi construire une nouvelle chaîne d'outils. À l'avenir, .NET Core sera multiplateforme, avec Blazor sur WebAssembly et via ASP.NET et Razor côté serveur ; .NET Core sur Windows, macOS et Linux ; et enfin Xamarin sur les appareils mobiles. Le passage au code .NET 5 n’est pas seulement conditionné par la prise en charge des futures versions de Windows. Il permet aussi de délivrer ce code à de nombreuses autres plateformes et à de nombreux autres utilisateurs.

Commencer l’exploration de WinUI 3.0

La plate-forme Windows changera en 2020. Microsoft va enfin diviser le SDK Windows en deux, maintenant dans WinUI les composants de l'interface utilisateur et abandonnant les fonctionnalités système. Dans la prochaine version de WinUI 3.0, les composants de l'interface utilisateur pourront être livrés à une cadence différente de celle du système d'exploitation, permettant l’ajout de nouvelles commandes au fur et à mesure de leur sortie. Ces composants seront pris en charge par Windows 10 et utilisables par les applications Win32 et WinForms ainsi que par les applications de l’Universal Windows Platform (UWP). WinUI sera également pris en charge par les navigateurs modernes, notamment avec le dernier navigateur Edge basé sur Chromium, grâce à un partenariat avec la plate-forme Uno, qui portera les contrôles dans WebAssembly, ce qui permettra à WinUI de toucher un public beaucoup plus large. Les applications UWP existantes pourront utiliser WinUI 3.0 avec très peu de changements, et le code C++ pourra utiliser de nouveaux contrôles pour ajouter la prise en charge du langage de conception Fluent de Microsoft.

Utiliser AKS pour les applications cloud natives

Les applications cloud modernes sont des applications distribuées basées sur des microservices, qui impliquent le déploiement de code conteneurisé, au moment et à l'endroit voulus, et la gestion des ressources pour répondre à la demande. L’ensemble nécessite un orchestrateur pour gérer la mise à l’échelle et le déploiement. Tout développeur pourrait implémenter lui-même Kubernetes en entrant dans le vif du sujet des fichiers de configuration kubectl et YAML. Cependant, Azure offre une autre alternative : une option gérée avec Azure Kubernetes Service (AKS) pour les conteneurs Linux et Windows. Cette option, qui passe par le portail Azure bien connu des développeurs, simplifie le déploiement de leurs applications et de leurs services conteneurisés. Le portail donne accès aux fonctions réseau spécifiques à Azure et permet de travailler avec des outils comme Terraform de HashiCorp. D'autres options sont également disponibles, comme un contrôle d'accès basé sur les rôles pour verrouiller l'accès aux ressources, réduisant ainsi l’exposition aux attaques.

AKS met automatiquement à l’échelle le cluster Kubernetes et s'intègre aux outils de surveillance d'Azure pour que le développeur puisse garder un œil sur ses opérations de service. L’ensemble combine ainsi une plate-forme Kubernetes pure pouvant être gérée à l'aide des outils Kubernetes et permettant un contrôle granulaire avec le portail Azure familier et un accès géré aux autres services Azure. Cette intégration de services peut simplifier les opérations de Kubernetes, grâce notamment à l’accès direct au stockage Azure pour les données persistantes et le support du registre de conteneurs propre à Azure. Pour les développeurs utilisant Azure pour construire leurs applications Kubernetes, il n'y a pas vraiment d'alternative, surtout pour des services comme Azure Dev Spaces. Basé sur AKS, le service Dev Spaces offre un environnement privé et sécurisé pour construire, tester et déboguer le code cloud natif sans affecter les services de production.

Développer pour le cloud avec un portable avec WSL 2 et Docker

Il n'y a pas si longtemps, dans n'importe quel événement pour développeurs, on ne voyait rien d'autre qu'une ribambelle de beaux logos Apple. Ce n’est plus le cas désormais, car Microsoft a fait en sorte de ramener les développeurs vers Windows, en offrant un accès rapide à des langages populaires comme Python, en livrant un éditeur de programme facile à personnaliser dans Visual Studio Code, un nouveau terminal Windows, et surtout, le sous-système Windows pour Linux (WSL). Pour l’instant, WSL émule un noyau Linux, mais dans la mise à jour WSL 2 à venir, le sous-système disposera de son propre noyau Linux fonctionnant en parallèle de Windows. Destiné à simplifier la création et le test d'applications dans le cloud sur PC, WSL 2 comprendra également un système de fichiers Linux accessible depuis Windows, ainsi que la prise en charge de l’édition de code à distance à l'aide de Visual Studio Code. Docker a commencé à tester une version de Docker Desktop pour WSL 2. Cette version ajoute le support natif des conteneurs Linux à Windows, en utilisant des fichiers docker familiers pour construire et déployer des instances de conteneurs locaux, et Code pour travailler directement avec leur contenu. La combinaison de Windows, Linux et Docker constitue une base flexible pour construire un ensemble puissant d'outils de développement de bout en bout. Cet ensemble utilise pleinement chaque plate-forme et offre au développeur beaucoup flexibilité pour travailler comme il le souhaite et continuer à livrer du code pour les référentiels communs.

Sécuriser l’IoT avec Azure Sphere

Cela faisait un moment que Azure Sphere, la plateforme de Microsoft pour sécuriser l’IoT, n’avait pas fait parler d’elle. Associer la sécurité matérielle avec un noyau Linux personnalisé et une plate-forme de gestion hébergée dans le cloud permet de s'assurer que le système d'exploitation et les applications fonctionnant sur le hardware n'ont pas été altérés, et que le code ne peut pas être modifié ou corrompu par des tiers malveillants. Depuis un certain temps déjà, Microsoft propose une carte de développement utilisant le microcontrôleur ARM sécurisé, et l’on trouve désormais des alternatives moins coûteuses. Il est clair qu'Azure Sphere est prêt à être utilisé en production. On trouve maintenant des modules bons pour la production de même que des SOC, de sorte que tout développeur peut construire son propre matériel autour de la plateforme sans avoir besoin de nouveaux outils de développement puisque tout le développement d'Azure Sphere a lieu dans l’environnement familier de Visual Studio. L'un des développements les plus intéressants concerne un ensemble d'unités de protection basées sur Sphère pouvant fonctionner avec des contrôleurs existants de l’industrie. Ils ajoutent une couche de protection lors de l'intégration d'automates programmables et d'autres systèmes industriels existants aux applications, ce qui permet de connecter des périphériques à une plateforme IoT, une opération encore trop risquée par le passé.

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