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Un grand pas vers la simplification dans le développement d'applications
« Aujourd’hui, le besoin de simplifier le développement d’applications se fait réellement sentir et le low-code y répond. Depuis 2012, une certaine maturité sur le positionnement du low-code est perceptible afin qu’il soit accessible à des utilisateurs autres que des développeurs », constate Fabien Bouquignaud, fondateur de Solypse, un cabinet d’ingénierie spécialisé dans les projets de transformation numérique sur mesure. Rappelons que le low-code permet de créer et de mettre rapidement en production des applications en limitant l’écriture de lignes de code au profit de briques facilement transposables par de simples glisser-déposer. « Le code, c’est pour les puristes. Les entreprises veulent aujourd’hui des choses plus simples, plus d’automatisation et moins de complexité dans les processus, le low-code deviendra une commodité », assure, de son côté, Stéphane Antona, vice-président marketing Europe d'Appian. « Les plateformes low-code nous permettent aussi de réaliser rapidement du maquettage et de travailler en cycle court avec des équipes réduites », renchérit Fabien Bouquignaud. A en croire nos interlocuteurs, les plateformes low-code séduisent et la demande de la part des entreprises serait de plus en plus importante.
Selon le cabinet Forrester, qui a commencé à étudier sérieusement le phénomène il y a un peu plus de trois ans, le marché mondial du low-code devrait passer de 1,6 milliard de dollars en 2015 à près de 15 milliards en 2020. Gartner, quant à lui, (identifié aPaaS par Gartner pour Application platform as a service) indique même qu'à court terme, une application sur deux sera en low-code. La startup française Anakeen, qui édite sa plateforme low-code éponyme, constate cet engouement en France, elle réalise d’ailleurs 80 % de son business grâce au secteur public. « Les entreprises du secteur public mènent depuis un certain temps leur transformation digitale et n’hésite pas à faire appel à nos compétences. Grâce à notre plateforme, nous sommes capables de diviser par quatre le temps de développement et augmenter par 10 leur productivité », précise Mickaël Kwasnik, directeur commercial et marketing d’Anakeen. A titre indicatif, l’effectif de la startup a doublé en 2017 en passant à 20 salariés, une croissance interne qui montre bien l’intérêt porté par les plateformes low-code dans l’hexagone.
Une forte demande intérieure portée essentiellement par les grands comptes
Le cabinet Solypse constate aussi cette tendance mais assure que la demande française émane surtout des grands comptes. Un avis que partage Miguel Valdes-Faura, le CEO de Bonitasoft : « Nous concernant, la demande française provient effectivement des grands comptes, surtout depuis deux ans. Les entreprises sont désormais plus axées sur l’applicatif et de moins en moins sur les process. » Parmi les multiples exemples, citons la filiale de gestion d’actifs de Natixis (Natixis Asset Management) qui exploite la plateforme Appian pour créer des algorithmes de ses produits financiers ou encore Axione, un important acteur dans le déploiement de la fibre et filiale de Bouygues Energies & Services, qui utilise aussi, depuis 2013, la solution Appian pour industrialiser ses méthodes de travail et ainsi améliorer son niveau global de productivité et de compétitivité. Citons aussi Michelin qui, via le framework Salesforce Lightning Bolt, a créé en quatre mois une plateforme accessible à tous les concessionnaires pour rechercher une référence de pneumatique par exemple, lui permettant ainsi de mieux gérer ses stocks internes. Autre exemple, celui d’Alptis (voir notre témoignage client ci-dessous), le groupe de protection sociale a fait le choix de la plateforme Bonita BPM pour développer plus rapidement de multiples applications interconnectées. Enfin, dernier exemple, 2B’Fresh, une jeune entreprise de distribution de produits alimentaires japonais ultra frais qui a utilisé la plateforme de Simplicité Software pour créer plusieurs applications dont la gestion des tournées de livraison, la gestion et calcul des précommandes ou encore le reporting opérationnel.