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Applications & DéveloppementGrand dossier3 articlesPublié le

Métiers du numérique : usines à codeur vs écoles d'ingénieurs

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Inutile d'argumenter avec des chiffres, le développeur reste le métier le plus recherché en France, et ce, depuis des années. Cette pénurie touche d'ailleurs toutes les entreprises quels que soient leur secteur d'activité et leur taille.

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Article 1 sur 3

Des écoles agiles pour des candidats rapidement opérationnels

Par La RédactionPublié le 1 février 20185 min de lecture

Depuis quelques années, les écoles liées au numérique se multiplient presque aussi vite que le numérique progresse dans l’entreprise. La Grande École du Numérique, ce groupement d'intérêt public mis en place par le précèdent gouvernement en 2015, recense déjà près de 420 formations labélisées pour 10 000 élèves formés en 2017. A cela, il faut ajouter le nombre impressionnant d’universités et d’écoles privées et/ou payantes. Entre les centres de formation, les écoles traditionnelles d’ingénieurs, les universités, les filières courtes (BTS, DUT), les instituts, les fondations, les formations en alternance, la liste est longue et il est difficile de toutes les recenser. Mais le phénomène le plus marquant reste l’apparition de cette génération d’écoles surtout marquée par la très forte médiatisation de l’école 42 ouverte par Xavier Niel en 2013. Depuis, de nombreux établissements ont été créés à l’image d’O’Clock, la Capsule, le Wagon, l’IT-Akademy ou de la Wild Code School, des écoles dont certaines sont calquées sur le modèle des bootcamps américains, à savoir des formations au développement courtes et intensives. L’objectif de ces écoles est de détecter les talents et l'esprit créatif et non de sélectionner les candidats sur leurs connaissances, leur niveau d’études ou leur diplôme. « Au sein de l’IT-Akademy, nous formons entre 100 et 120 candidats par an aux profils multiples même des non-informaticiens », reconnaît Jean-Baptiste Monin, gérant de l’IT-Akademy. A ce titre, plusieurs formations proposées à l'IT-Akademy sont labellisées Grande École du Numérique et Campus Région du Numérique de la région Auvergne Rhône-Alpes.

Ces écoles répondent aussi aux besoins des entreprises en rendant les candidats rapidement opérationnels en entreprise. « Depuis 2014, la Wild Code School fait partie de cette nouvelle génération d’école qui forme des développeurs web et mobile sur un cursus court, cinq mois nous concernant, dans des promotions de candidats relativement faibles, de 20 à 30 personnes maximum. Notre objectif est avant tout d’être en phase avec les demandes du marché. Le profil de nos candidats : de jeunes adultes autour de 30 ans pour la majorité en reconversion professionnelle et parfois, ils sont même très éloignés de l’IT. Nous avons très peu de jeunes post-bac », souligne Anna Stepanoff, CEO et co-fondatrice du réseau d’école Wild Code School. Déjà présente dans plusieurs villes françaises, la Wild Code School vient d’ailleurs d’ouvrir ce mois-ci une promotion à Reims. Cette école se veut également pragmatique et agile, elle forme ainsi des profils rapidement employables par les entreprises. « Nous adaptons nos cursus à l’évolution des technologies, un framework apparait tous les six mois. Nous les ajustons aussi à la demande des territoires. A Toulouse, Orléans et Paris, les besoins ne sont pas forcément les mêmes. Par exemple, la promotion de Toulouse bénéficie surtout de formations spécialisées dans le développement Java pour Android alors qu’à Orléans, le focus est donné au framework PHP Symfony ou encore au Javascript React de plus en plus utilisé à Paris », résume Anna Stepanoff.

De l’enseignement à distance à la formation express en une journée 

A l’instar de la Wild Code School, O’clock dispense des formations dans le développement sur des cursus courts de cinq mois, pour 20 candidats par session, mais à distance et non en présentiel. « L’idée est de proposer une formule sans les contraintes physiques, une connexion à distance suffit pour suivre nos cours tout en proposant un encadrement contrairement aux Mooc ou tout le monde peut suivre les cours sans aucune obligation », explique Dario Spagnolo, président et cofondateur de l'école O'clock. En effet, pour le cofondateur d’O’clock, si des millions de personnes suivent des Mooc, 80 à 90 % d’entre eux décrochent rapidement, les Mooc conviendraient donc mieux à des candidats déjà très autonomes qui veulent acquérir une phase d’initiation ou une vraie spécialisation. Depuis janvier 2017, O’clock a déjà formé 120 candidats aux profils multiples (reconversion professionnelle, reconversion partielle, jeunes sans diplôme, réorientation, etc.) sur trois technologies : PHP Symfony, JavaScript React et Wordpress. A ce titre, vu la quantité de frameworks qui sortent chaque année, O’clock a une manière assez directe de sélectionner les frameworks les plus demandés par les entreprises, tout simplement via des mots clés depuis des moteurs de recherche sur Internet et de lister ceux qui sortent le plus souvent.

Plus insolite, Coding Days (https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-coding-days-enseigne-les-bases-du-code-en-une-journee-70059.html), une école ou plutôt une startup créée en 2016, se propose même de former des non-informaticiens aux bases du code en une journée, l’objectif de cette école n’est pas d’en faire des développeurs chevronnés mais de leur fournir une initiation au code. Par exemple, comment développer rapidement son site web ? Ce concept représente-t-il la bonne formule pour former les citizens developers, cette génération d’utilisateurs très demandée par les entreprises qui exploitent des plateformes low-code permettant de créer rapidement des applications en limitant au maximum les lignes de code (https://www.lemondeinformatique.fr/les-dossiers/lire-le-citizen-developer-une-cible-prioritaire-pour-les-editeurs-de-plateformes-low-code-872.html). L’avenir nous le dira.

Bien sûr, toutes ces écoles sont confrontées au recrutement des enseignants développeurs, lesquels sont très sollicités par de multiples demandes. « C’est difficile de recruter car la pénurie touche aussi les enseignants, nous les recrutons néanmoins grâce à notre solide réseau », indique Anna Stepanoff. Chez O’clock, le constat est identique mais l’argument du travail à distance fait souvent mouche auprès des futurs enseignants.

Numérique et plus informatique pour attirer les femmes

Peut-être avez-vous remarqué mais dans les écoles le mot informatique a progressivement disparu pour laisser sa place au mot numérique. A en croire certains de nos interlocuteurs, eux-mêmes convaincus par certains élus, ce changement de nom serait plus propice pour attirer les candidates féminines aux métiers de l’informatique, pardon du numérique. Il faut dire que les femmes représentent à peine un tiers des effectifs dans le numérique contre 48 % dans le reste de l’économie (source : economie.gouv.fr). A ce titre, la Grande École du Numérique a fixé comme objectif cette fameuse barre des 30 % d’effectifs féminins aux différents centres de formation labellisés qu’elle recense.

Ce seuil est-il vraiment atteint ? Il semblerait que cela soit le cas dans certaines écoles à l’image d’O’clock : « Chez O’clock, pour la promotion de mai 2017, nous avions 10 femmes et 10 hommes. C’est assez exceptionnel, en moyenne, le pourcentage de candidates féminines qui suivent nos formations oscille entre 24 et 40 %. Ce pourcentage assez élevé s’explique aussi par notre format de cours à distance, les femmes se sentent peut-être moins isolées dans leur minorité que dans des classes physiques », admet Dario Spagnolo, président et cofondateur de l'école O'clock. La présence féminine augmente aussi chaque année dans les écoles d’ingénieurs traditionnelles. Chez Supinfo, l’effectif féminin est ainsi passé de 11 à 22 % en 10 ans. Même chose à l’ESIEA où l’école compte en moyenne 17 à 18 % de filles. « Nous avons créé une classe bilingue où les cours sont dispensés en anglais et dans cette classe, nous avons 30 % de filles », donne en exemple Louis Jouanny, directeur de l'ESIEA.

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Les écoles traditionnelles réagissent

Par La RédactionPublié le 1 février 20186 min de lecture

Face à ces nouveaux entrants, les écoles d’ingénieurs qu’elles soient historiques ou plus récentes ne s’endorment pas sur leurs lauriers. Loin de là ! Elles innovent vers différentes voies : formation courte, alternance, formation continue, nouveaux cursus… C’est notamment le cas du groupe Ionis (Epita et Epitech) qui a créé en 2010 la Web@cadémie et en 2015 la Coding Academy by Epitech. « La Web@cadémie cible des candidats sans qualification et les forme pendant deux ans aux métiers du développement web. Avec la Coding Academy, nous formons aussi des candidats au développement à partir de cursus courts sur 22 semaines et intensifs. Tous ces candidats autonomes sont par la suite immédiatement opérationnels en entreprise », indique Joël Courtois, directeur général de l’Epita. Ces écoles s’inspirent d’ailleurs de la Piscine, cette approche inventée par l’Epita et popularisée par l’école 42 qui en a même fait un moyen de recrutement. En effet, la Piscine consiste à plonger les candidats dans le grand bain pour une remise à niveau, de les immerger durant 15 à 20 heures par jour, et ce, pour quelques semaines, ils travaillent pour certains sur des projets jusqu'au bout de leurs limites. 

Autre exemple, celui de l’Efreitech, l’académie du numérique qui a choisi, quant à elle, l’alternance. Issue du groupe Efrei Paris (fusion des écoles d’ingénieurs Efrei et de l’Esigetel), l’Efreitech dispense, par exemple, des formations de concepteur développeur web et mobile en alternance pendant deux ans. Dans la même approche, le pôle universitaire Léonard de Vinci a lancé, en 2015, Devschool, une école pour former des développeurs en deux ans avec ou sans le bac (30 semaines de cours /an et 4 à 6 mois de stage en 2e année). De son côté, l’ESIEA était déjà un précurseur en créant dès 2002, In’Tech, une école centrée sur une pédagogie par projet en petits groupes (60 % du temps à l’école est consacré aux projets) et très fortement encadrés. « Chez In’Tech, les promotions comptent de 30 à 35 étudiants qui travaillent en mode projet. Il y a un encadrant pour 10 étudiants. Il faut également savoir que les deux dernières années du cursus s’effectuent en entreprise », détaille Louis Jouanny, directeur de l'ESIEA. Fort de cette formule à succès, In’Tech va ouvrir, dès septembre 2018, trois nouveaux campus dans le sud (Pamiers, Nîmes et Béziers) après avoir inauguré ceux d’Agen en 2015 et Dax en 2017.

Ne pas oublier les fondamentaux ! 

Les écoles d’ingénieurs sont également toujours plus nombreuses à s’ouvrir à la formation continue comme le font déjà les très cotées Ensimag Grenoble et Télécom ParisTech. D’autres écoles qui dispensent des formations reconnues par l'État au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) au niveau I (bac+5) comme Supinfo s’engagent également dans cette voie. « Nous proposons la formation continue depuis une dizaine d’années, nous avons d’ailleurs formé entre 1000 et 1500 candidats. C’est une demande même si cela n’est pas notre cœur de métier », précise Sébastien Dhérines, responsable communication et communities chez Supinfo. Ces formations s’adressent souvent aux salariés des entreprises en vue d'une remise à niveau, d'acquisition de compétences nouvelles ou encore de l'obtention d'une qualification mais aussi à des candidats en reconversion. « La formation continue en présentiel et à distance est l’un de nos grands projets à venir. Quelle soit financée par Pole Emploi ou par les entreprises, c’est aussi un bon moyen de répondre à la pénurie des ressources dans le numérique », ajoute de son côté Joël Courtois.

« Le modèle de l’école d’ingénieurs [informatiques] est encore loin d’être périmé », constate Joël Courtois

Tous ces exemples montrent bien que les grandes écoles savent aussi s’adapter à un marché du numérique en perpétuel mouvement avec des réponses appropriées en fonction des profils des candidats. Mais le socle de base pour ces écoles qui forment d’abord des ingénieurs reste solide. « La grande majorité de nos ingénieurs formés ne resteront pas à des postes de développeurs mais évolueront vers des fonctions de management, le modèle de l’école d’ingénieurs est encore loin d’être périmé », constate Joël Courtois qui annonce, depuis septembre dernier, plusieurs nouvelles antennes Epita (Lyon, Toulouse, Rennes et Strasbourg). « Nous formons des ingénieurs avec une évolution de carrière et non des développeurs en cursus cours qui vont taper des lignes de code à longueur de journée. Je pense que toutes ces nouvelles écoles répondent à un effet de mode sans réelle mise en perspective », tranche, de son côté, Sébastien Dhérines. « Nous ne sommes pas en concurrence avec ces nouvelles écoles, à chacun sa place.

La concurrence de l'IA s'annonce

Mais en France, il est préférable de former des architectes que des maçons », renchérit pour sa part le directeur de l'ESIEA pour qui, l’intelligence artificielle codera, à terme, à la place des développeurs, du moins pour ceux qui n’apportent que très peu de valeur ajoutée. Toutes ces écoles mettent aussi en avant la valeur de l’ingénieur français à l’international grâce à leur présence, une trentaine de campus pour Supinfo dont un nouveau sera ouvert en septembre 2018 à Gouda aux Pays-Bas. Effectivement, l’ingénieur français est très coté, notamment dans la Silicon Valley en Californie où une multitude d’entreprises est très friande des compétences dans le numérique et les mathématiques venues de notre hexagone. Enfin, la force d’une école d’ingénieur tient aussi à son réseau d’anciens élèves et donc d’entreprises qu’elle a su tissé au fil des années. « En interne, nous avons la chance d’être en contact permanent avec les entreprises, nous en rencontrons 600 à 800 par an », admet Joël Courtois. Tous ces réseaux permettent aux écoles de fidéliser leurs ambassadeurs, de créer des passerelles, d’avoir une veille sur les technologies nouvelles et d’ajuster les programmes en conséquence, mais aussi de recruter plus facilement des enseignants professionnels provenant d’entreprises.

Quel école pour quel salaire au final

De 50 000 à 180 000 dollars par an pour un bon, voire un excellent développeur aux États-Unis, c’est assez courant(avec un périmètre différent pour les charges sociales). En France, nous sommes encore loin de ces rémunérations. « La rémunération des développeurs à la sortie de notre formation varie entre 25 000 et 35 000 € brutes par an et c’est très variable d’un territoire à un autre. Toutefois, ce salaire peut rapidement évoluer à la hausse au bout de deux à trois ans. Au bout de cinq ans, certains bons développeurs peuvent même facturer des missions à 1 000 € la journée », indique Anna Stepanoff, CEO et co-fondatrice du réseau d’école Wild Code School. Un avis que partage Dario Spagnolo, président et cofondateur de l'école O'clock, sur les évolutions rapides des salaires mais qui tempère sur le salaire réel des débutants : « Pour être honnête, je pense que l’on a toujours tendance à surévaluer de 2 000 à 3 000 € les salaires des développeurs débutants qui suivent des formations courtes. Je dirais qu’ils débutent en moyenne à 27 000 à 28 000 € brutes par an en Ile-de-France et environ 24 000 € brutes en Province ».

Les salaires sont bien sûr plus importants pour un ingénieur diplômé débutant, de l’ordre de 35 000 à 45 000 € brutes par an. « En moyenne (incluant les Dom-Tom où Supinfo est également présent), nos jeunes diplômés touchent 37 000 € brutes hors packages. Il y a bien sûr des disparités en fonction des régions », précise Sébastien Dhérines, responsable communication et communities chez Supinfo. Et là aussi, au bout de quelques années, les évolutions vers des postes d’encadrement leur permettent presque de doubler leur salaire. Sans surprise, la majorité des embauches (entre 55 et 65 %) en France est promise aux ESN et aux cabinets de conseil ; les startups et les acteurs du numérique (éditeurs, télécoms, etc.) étant les deuxièmes plus grands recruteurs suivis des entreprises dans les secteurs de la banque, de l’assurance…

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Des écoles créées par des entreprises pour répondre à leurs besoins

Par La RédactionPublié le 1 février 20183 min de lecture

« On n’est jamais si bien servi que par soi-même », ce proverbe est clairement d’actualité pour les acteurs de l’IT et du numérique, toujours plus prompts à former leurs propres candidats pour combler cette pénurie de ressources. Ainsi, en septembre dernier, l’ESN canadienne CGI accueillait ces premiers bacheliers passionnés par le développement dans sa nouvelle école (U’Dev) en alternance créée en partenariat avec les écoles IPI et EPSI, membres de HEP Education (Groupe IGS et Réseau C&D) dans plusieurs villes (Bordeaux, Lille, Toulouse, Lyon, Paris, Clermont-Ferrand). L’objectif de cette initiative, entièrement financée par CGI via des contrats de professionnalisation, est que les futurs élèves intègrent la société de services à la fin de leur cursus. L’exemple de CGI montre à quel point la situation de l’emploi des développeurs et de certains métiers du numérique est tendue en France. « Cette initiative reflète bien le symptôme actuel, les entreprises sont en constante demande d’ingénieurs. Pour y remédier, il faut ouvrir nos étudiants à l’apprentissage… », insiste Louis Jouanny, directeur de l'ESIEA qui prend l’exemple d’In’Tech. 

En soi, cette initiative n’est pas nouvelle dans l’hexagone, citons bien sûr l’école 42 de Xavier Niel en 2013, le patron fondateur de Free et de sa maison mère Iliad mais aussi, dans un autre format, Microsoft qui rejoignait, en 2015, l’école de l’Alternance du groupe Adecco. Dans ce partenariat, deux cycles de formation (cycle qualifiant court de 6 à 12 mois et cycle long diplômant de 12 à 24 mois) ont ainsi été créés. Autre exemple, celui de Samsung qui a conçu en 2014 le Samsung Campus en partenariat avec l’association ZUP de CO et l’école Epitech. Le sud-coréen propose à des jeunes sans le bac et passionnés d’informatique, une formation gratuite sur le développement web et mobile (formation labélisée Grande École du Numérique). Cette pratique de créer sa propre école ou son propre centre de formation se généralise et pas seulement dans le secteur des nouvelles technologies. Des groupes comme Veolia, Airbus, Danone ou Système U s’y sont mis depuis de nombreuses années. Si une large majorité de ces écoles d’entreprises répondent d’abord à leurs besoins internes, la crainte est que certaines formations offrent aux candidats un apprentissage confiné à un outil ou à un langage sans réelle ouverture à long terme sur d’autres technologies. Est-ce vraiment le cœur de métier d’une entreprise de former ses propres candidats dans sa propre école ou bien est-ce une stratégie de communication ou une forme d’optimisation fiscale ? Chacun se fera son idée.

Le développement dès le plus jeune âge

Apprendre à coder dès 5 ans, c’est ce que proposent Rabah et Morad Attik avec leurs centres Evolukid implantés dans différentes villes de la région parisienne. L’objectif d’Evolukid est donc d’enseigner aux enfants la programmation, la robotique et l'électronique via une pédagogique adaptée et basée sur le jeu. Evolukid est déjà en charge d'ateliers auprès des enfants des collaborateurs de la Société Générale, et plus spécifiquement dans le cadre du programme IT for girls : un programme interne qui vise à développer les compétences des filles dans ce domaine. De même, Evolukid est partenaire de la Maïf et anime ainsi des ateliers mis en place par le Maif Numérique Tour, un camion qui se déplace dans plusieurs villes pour ouvrir aux scolaires et au grand public tout un monde d'expériences sur le numérique. Des villes comme Issy Les Moulineaux sont également à la pointe avec le Cube.

En outre, pour apprendre le numérique dès le plus jeune âge, il existe également des applications téléchargeables sur iPhone et Android, citons ScratchJr, Lego Education ou encore Swift Playground créée par Apple qui se démarquent toutes par des interfaces très interactives. Terminons enfin par l’entreprise français Unowhy à l’origine de la Nouvelle Classe où des petits groupes d’élèves viennent suivre dans un centre dédié des cours de programmation depuis des tablettes baptisées Sqool et conçues également par Unowhy.