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Applications & DéveloppementGrand dossier8 articlesPublié le

DevOps et automatisation pour assurer le continuous delivery

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Historiquement, l'automatisation est fortement répandue en France. Les ingénieurs, les développeurs, les administrateurs et les métiers attachent une grande importance, dans leurs domaines respectifs, à fluidifier leurs propres processus et assurer ainsi les cycles de vie de leurs applicatifs et de leurs services.

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Article 1 sur 8

Une culture de l'automatisation en France

Par Benoît HuetPublié le 3 avril 20183 min de lecture

En octobre 2016, IDC indiquait que 29 % des entreprises françaises de plus de 1000 salariés avaient adopté une initiative DevOps et 17 % d’entre elles étaient en phase de réflexion et de projets. Et dans cette frénésie du DevOps, l’automatisation serait la clé de la réussite. Au-delà de ces chiffres et des déclarations, Benoit Moussaud, directeur technique de XebiaLabs, indique que c’est d’abord la culture de l’automatisation qui est très répandue dans notre pays, bien plus que celle du DevOps. « C’est vrai, la culture de l’automatisation est bien développée en France. Depuis 2010, toutes les sociétés automatisent leurs déploiements applicatifs. Ce développement est aussi à mettre en perspective à l’enseignement des mathématiques, très avancé dans notre pays. En revanche, ce qui est valable pour l’automatisation ne l’est pas forcément pour l’approche DevOps, les entreprises conservant un rythme très cadencé. En soi, il n’est pas nécessaire d’avoir une culture DevOps très marquée pour faire de l’automatisation. Nous constatons même que de nombreuses entreprises font du DevOps sans le savoir car, pour elles, l’objectif est bien de fluidifier leurs activités. J’oserais même dire que ces entreprises réussissent parfois mieux que celles qui font du DevOps à marche forcée. »

Mettre un terme aux opérations manuelles !

L’automatisation joue, en effet, un rôle essentiel dans la délivrance en continu. Opérer manuellement n’a plus de sens aujourd’hui ; l’enjeu est bien d’éliminer les tâches manuelles, les administrateurs ne pouvant plus consacrer plus de 50 % de leur temps à des processus de configuration manuelle, ce temps doit être dépensé à des expertises pointues ou à des projets à plus forte valeur ajoutée. Toutefois pour Benoit Moussaud, historiquement, cette automatisation s’est surtout effectuée sous forme de verticaux en local en utilisant des outils internes basés sur du scripting et des frameworks ouverts, ce qui a eu pour conséquence d’augmenter la complexité. En clair, à chaque nouvelle technologie correspond l’usage d’une pile d’outils. Un avis que partage aussi Hervé Lemaître, Business Strategist and CTO de Red Hat France : « L’automatisation est effectivement pratiquée depuis longtemps mais elle existe sous différents formats dans les équipes. Il y a donc un panel de technologies plus ou moins anciennes qui perdurent dans différents groupes et qui sont surtout maîtrisées par des experts. Résultat : la portée de l’automatisation reste limitée. » Mais les choses changent, les entreprises sont toujours plus nombreuses à réclamer un service de déploiement toute technologie en mode self-service qu’il soit en open source ou issu d’une offre commerciale. « Les entreprises font de plus en plus appel à des sociétés spécialisées qui proposent des plateformes globales et simples, le but étant aussi de maintenir les mises à jour et d’assurer la maintenance de tous ces environnements », précise Benoit Moussaud. « L’avenir est à l’automatisation partagée pour différents types de profils. La demande des entreprises est forte car elles ont besoin de gagner en agilité et en simplicité dans leurs processus. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui avec une IT qui investit toute l’entreprise alors que paradoxalement il y a de moins en moins de personnels dédiés à l’IT », constate, de son côté, Hervé Lemaître.

Article 2 sur 8

Pas de DevOps sans automatisation ou pas d'automatisation sans DevOps ?

Par Benoît HuetPublié le 3 avril 20184 min de lecture

Contrairement à l’automatisation, le DevOps ne se résume pas à une technologie ni à un outil ni à une méthode, c’est une approche qui se sert d’outillage et de pratiques pour faciliter la collaboration entre les équipes de développement (les Dev) et les équipes de production (les Ops pour opérationnels) afin d’assurer un delivery constant. Cette collaboration est parfois indispensable dans le déploiement d’un outil d’automatisation car mal maîtrisé ou mal implémenté, ce dernier ne servira à rien. « C’est possible de faire de l’automatisation sans culture DevOps, mais l’impact peut être nul si les équipes ne se parlent pas, les outils ne seront pas correctement exploités et rentabilisés. Au final, les gains sur le time to market seront invisibles. N’oublions pas que la culture DevOps prône de se concentrer sur l’utilisateur et d’avoir une cohésion fonctionnelle », tranche Clément Rochas, consultant DevOps chez Purple Wise. Le rôle de l’humain est donc primordial et c’est là que le bât blesse. A en croire nos interlocuteurs, changer les habitudes des collaborateurs est compliqué. Le groupe CMA-CGM (voir le témoignage client ci-dessous) en a fait, en partie, les frais. Dans une interview vidéo, Julien Rey, ingénieur DevOps au sein du groupe CMA-CGM, a effectivement admis que les opérationnels, malgré le déploiement d’une plateforme d’automatisation en interne, continuaient à réaliser des tâches manuellement, ce qui pose quelques soucis d’incohérence.

Pour contrer ces habitudes, le géant du transport maritime a dû relever le challenge de l’uniformisation des méthodes entre les équipes de développement et des opérationnels. Et cela se fait surtout en travaillant très en amont sur la communication entre les équipes. « Aujourd’hui, le DevOps est une composante importante dans le sens où il faut des pratiques organisationnelles. Quant à l’automatisation, c’est un outillage clé pour la mise en pratique du DevOps. Cet outillage doit être compréhensible par tous grâce à un socle commun, c’est ce que nous essayons de faire chez Red Hat avec Ansible et Ansible Tower. Quand un développeur écrit dans un fichier, son collaborateur de la production doit le voir instantanément. Ansible est certes un outil d’automatisation, mais il est partageable entre toutes les équipes. En cela, il participe à cette approche de DevOps où nous faisons travailler les équipes, les unes avec les autres », explique Hervé Lemaître, Business Strategist and CTO de Red Hat France.

Repenser l'organisation

Chez IBM, l’automatisation est également indissociable à la pratique DevOps : « Il faut travailler en amont sur le DevOps pour déployer un outil d’automatisation globale, la première étape consistant à localiser les bénéfices là où ils sont perceptibles pour améliorer le processus de bout en bout, c’est, à ce titre, un processus sans fin. Bien sûr, pour que la culture DevOps soit implantée à l’échelle, il faut revoir l’organisation », admet Erwan Maréchal, responsable du segment management & plateformes et architecte Cloud et DevOps chez IBM. Sur ce sujet, l’avis de Yann Guernion, directeur marketing produit chez CA Automic, est aussi assez tranché : « L’un des piliers principaux du DevOps, c’est l’automatisation, il est difficile de faire du DevOps sans automatiser. Le DevOps est synonyme d’accélération, c’est une façon de travailler qui s’apparente à un travail à la chaîne d’où une très forte collaboration des équipes (du développement jusqu’à la production) ».

Ces différents témoignages montrent bien l’importance de mettre en place cette approche DevOps, mais ce déploiement est d’autant plus délicat que les ressources DevOps restent rares. « Il y a une forte demande de compétences DevOps sur une compréhension fine qui n’est pas comblée à l’heure actuelle », souligne Erwan Maréchal. En effet, peu d’ingénieurs s’orientent encore vers cette voie à la sortie de leur école, le profil DevOps est un candidat aux multiples facettes qui doit maîtriser le développement, avoir une bonne connaissance des plateformes du marché sans oublier l’indispensable, à savoir d’excellentes facultés à communiquer, à travailler en équipe et à mener un projet dans sa globalité. Preuve en est de cette pénurie, le site de référence pour les développeurs Stack Overflow, qui a mené une étude sur les développeurs en 2017, indique que le spécialiste DevOps est l’un des métiers les mieux payés, environ 50 000 € par an.

Article 3 sur 8

CMA-CGM divise par six ses temps de déploiements applicatifs

Par La RédactionPublié le 3 avril 20183 min de lecture

C’est en 2014 que tout a commencé pour le groupe CMA-CGM, troisième transporteur maritime mondial (445 navires, 30 000 collaborateurs), l’objectif étant de répondre aux besoins métiers pour disposer d’applications plus rapidement. Bien sûr, à cette date, l’IT du groupe ne le permettait pas encore. « L’automatisation nous paraissait donc évidente, nous avons décidé de partir sur un projet pilote. Déjà, il nous fallait une solution compatible avec notre existant (ndlr : environnement très hétérogène) et qui nous assurait aussi une gestion fine des rôles pour éviter qu’un développeur déploie sur la production et inversement, un opérationnel dans un environnement de développement. Enfin, nous avions aussi besoin de conditionner le passage d’une application d’un environnement à une autre. Après avoir testé 4 solutions, nous avons retenu XL Deploy de XebiaLabs pour orchestrer nos déploiements complexes avec de nombreux composants », résume dans une conférence vidéo Julien Rey, ingénieur DevOps au sein du groupe CMA-CGM.

Des bénéfices largement perceptibles mais…

Pour le groupe, XL Deploy se démarque sur plusieurs points : l’ouverture de la plateforme (de nombreuses interfaces pour développer du custom), la capacité à orchestrer les déploiements (une approche orientée modèle et non workflow donc peu de maintenance), la réduction des coûts de déploiements (des équipes qui passent moins de temps à déployer et qui consacrent plus de temps à l’ingénierie par exemple) et une capacité à garder la maîtrise des standards. En septembre 2016, les résultats de l’application XL Deploy étaient probants. « Les temps d’installations ont diminué de 85 %, nous sommes ainsi passés de 4 heures à 40 minutes. En un clic, il est possible de déployer 15 composants applicatifs sur une quarantaine de cibles. Nous obtenons également un pilotage fin avec une automatisation des tests et bien sûr la suppression des interventions manuelles », note Julien Rey. En soi, le groupe CMA-CGM n’a pas vraiment rencontré de difficultés techniques mais plutôt des problématiques organisationnelles. « Il est important de faire passer le message aux opérationnels que l’outillage n’est pas là pour les remplacer. Au contraire, les opérationnels restent les garants du bon fonctionnement. Le but est bien d’uniformiser les méthodes entre les Devs et les Ops, tous deux ont une valeur ajoutée », insiste Julien Rey. Neuf mois après la mise en œuvre de XL Deploy, plus de 1500 déploiements avec la plateforme ont été réalisés dont 150 mises en production, une réduction de 75 % des incidents, 50 composants applicatifs intégrés et une dizaine de plugins custom développés. A noter que pour amener de la cohérence au projet, le groupe a créé un centre d’expertise dont l’une des missions est d’étudier des nouveaux cas d’usages (par exemple le déploiement d’applicatifs en architecture microservices) et la prise en charge de l’obsolescence de la plateforme. Pour Julien Rey, le projet a pu être mené à bien grâce à la collaboration et la communication entre les équipes.

Article 4 sur 8

Zoom sur les outils ARA

Par Benoît HuetPublié le 3 avril 20184 min de lecture

Dans le Magic Quadrant consacrée aux applications d’automatisation (ARA pour Application Release Automation), le cabinet Gartner a déjà identifié un certain nombre d’acteurs dont les leaders Electric Cloud, CA Technologies Automic, IBM (UrbanCode) et XebiaLabs, sans oublier leurs challengers et visionnaires comme Puppet, Red Hat (Ansible) et autres Micro Focus et Clarive. Chaque éditeur fait valoir ses avantages concurrentiels, il faut dire que ce marché devrait croître de 20 % par an selon Gartner jusqu’en 2020. A cette date, 50 % des entreprises mondiales devraient disposer d’une solution d’automatisation de déploiement d’applications contre un peu plus de 10 % aujourd’hui. Prenons l’exemple de XebiaLabs ou de Red Hat Ansible, tous deux mettent en avant la simplicité de leur plateforme qui se déploie sans agent. « Ansible est un framework de déploiement de composants qui fonctionne sans agent, il exploite l’interconnexion des composants via des modules. En lui-même, le déploiement des agents s’apparente à un projet IT à part entière », souligne Hervé Lemaître, Business Strategist and CTO de Red Hat France. De son côté Benoit Moussaud, directeur technique de XebiaLabs, indique même que la majorité des outils dans le carré du Gartner est basée sur des workflows et des agents « L’adaptation des workflows nécessitent une armée de personnes, notre outil XL Deploy gère les séquences et génère les workflows dynamiquement. Le passage du déploiement à l’échelle de l’entreprise est plus simple, grâce à notre interface graphique conviviale. » Précisons que la plateforme DevOps XebiaLabs repose sur trois services : XL Deploy pour délivrer les applications, XL Release pour orchestrer le pipeline de déploiement (test, développement, intégration) et XL Impact pour collecter les outils. Quant à Red Hat, Ansible se complète de Ansible Tower (contrôle sécurité, orchestration, intégration) et de la plateforme de plus haut niveau OpenShift pour le déploiement en continu. A l’opposé de Red Hat et de XebiaLabs, la solution UrbanCode d’IBM fonctionne par agent.

Casser les silos dans l’entreprise

Et de toute évidence, Erwan Maréchal, responsable du segment management & plateformes et architecte Cloud et DevOps chez IBM, ne partage pas le point de vue de ces concurrents cités précédemment et pointe un certain nombre d’arguments en sa faveur. « La complexité de déploiement de notre application est faible, nous arrivons à mener des POC en moins d’une semaine. L’une des forces de notre solution est la partie graphique intelligible qui s’adapte aux besoins du client. De même, nous avons un large choix de plugins et un ensemble de modules de release management qui ont fait leurs preuves à l’échelle. Nos clients qui font aussi le choix de notre solution bénéficient de garanties de sécurité. Plusieurs analystes ont étudié notre offre à l’image de Forrester qui l’a classée en tant que leader dans son rapport (ndlr : The Forrester Wave : Continuous Delivery And Release Automation, Q3 2017) ». IBM s’appuie d’ailleurs sur un certain nombre de témoignages clients comme NBCUniversal qui exploite UrbanCode Build, UrbanCode Deploy et IBM Development and Test Environment Services as the engine of DevOps dont les bénéfices sont probants, à savoir une réduction de 75 % du temps de déploiement pour les mises à jour et des temps de tests qui passent de 6-8 semaines à 3 heures. Autre exemple, celui de l’assureur américain Nationwide qui, dans son approche DevOps et en utilisant les offres Rational d’IBM, a amélioré la qualité de ses services de 50 % ces trois dernières années et réduit de 70 % ses temps d’arrêt.

De son côté, CA Automic met en avant sa plateforme unique qui s’adresse à la fois aux développeurs, aux opérationnels et aux métiers. « Contrairement à certains de nos concurrents qui excluent les opérationnels pour se concentrer en priorité sur les développeurs, CA Business Automation s’adresse à tout le monde dans une démarche plus large dans l’entreprise. Nous adressons ainsi les développeurs via Release Automation comme le fait Jenkins mais aussi les opérationnels pour automatiser les processus via Workload Automation, sans oublier les métiers via Service Orchestration en leur mettant à disposition un catalogue de services (Self-service) », indique Yann Guernion, directeur marketing produit chez CA Automic. En proposant une plateforme globale, CA Automic souhaite éliminer les silos, gagner en agilité et éviter ainsi l’empilement et l’atomisation des logiciels d’automatisation dans les services comme Jenkins pour les développeurs, le scheduler Oracle de l’administrateur Oracle ou celui de SAP pour l’administrateur SAP… Pour le cabinet de conseil Xebia, les outils proposés par tous ces éditeurs permettent effectivement d’avancer à grands pas. « Les gains de ces outils d’automatisation à l’échelle sont effectivement perceptibles mais ils ne doivent pas être une source de blocage par rapport à l’évolution d’un projet. Notre message est de soutenir l’autonomie des équipes en leur laissant le choix de leurs outils en fonction de leurs besoins. Par exemple, le choix d’un Jenkins pour l’intégration continue n’est pas gravé dans le marbre, peut-être qu’un changement d’outil sera nécessaire pour répondre à de nouveaux besoins », conclut Alexis Horgix Chotard, consultant DevOps et Technical Officer chez Xebia. Ne pas forcément s’enfermer dans un seul outil d’éditeur, c’est aussi une volonté très marquée que nous avons pu constater lors de nos matinées débats de l’IT Tour, d’autant qu’il est parfois difficile de s’en extraire.

Article 5 sur 8

Interviews d'Amine Mokhtari, big data practice manager et de Matouk Iftissen, consultant big data chez Umanis

Par Benoît HuetPublié le 3 avril 20182 min de lecture

LMI : L’automatisation à l’échelle peut-elle s’effectuer sans une approche DevOps ou est-ce indispensable d’avoir cette approche organisationnelle avant tout projet d’automatisation ?

A.M : Il est possible d’automatiser à l’échelle sans DevOps en adoptant des approches moins complètes en termes d’automatisation. La mise en place d’une approche DevOps nécessite un certain nombre de prérequis que l’on peut traduire par des paliers d’automatisation. Le dernier palier représente évidemment l’approche DevOps.

M.I : Il est important de dissocier l'automatisation pure et le DevOps comme culture de travail et de partage. L'automatisation existait (et existe toujours) bien avant la démarche DevOps, cependant, cette automatisation se fait par les deux parties (applicatif +infra) d'une manière indépendante et il n’y a pas d'interopérabilité entre ces deux automatisations. Le DevOps vise à réunir l'automatisation de ces deux parties, ce qui en est l’intérêt.

LMI : Les entreprises sont-elles sensibles à l’automatisation, qu’en est-il exactement sur le terrain ?

A.M : Toutes les entreprises ne sont pas encore conscientes de l’apport que peut représenter l’automatisation en termes de productivité et de rationalisation des investissements.

M.I : les entreprises s'intéressent effectivement à l'automatisation, mais la réalité du terrain exige une réponse rapide au besoin et elles ne prennent donc pas assez de temps pour l'automatiser. Néanmoins, les entreprises qui possèdent un patrimoine applicatif important ont tendance à passer par l'automatisation des solutions à mettre en place.

LMI : Quelle est l’approche d’Umanis dans l’automatisation ?

A.M : Umanis s’inscrit de façon systématique dans l’écosystème de ses clients. Si une plateforme d’intégration continue existe déjà, nous étudions les différents scénarios d’extension envisageables afin d’augmenter ses capacités d’automatisation. Aussi, nous accompagnons les clients souhaitant mettre en place une plateforme d’automatisation « from scratch » à travers un recueil de besoins, une étude de faisabilité et une évaluation des différentes solutions par rapport aux besoins et contraintes.

M.I : Umanis accompagne les clients et les orientent sur les choix adéquats. Nous avons tendance à favoriser l'open source dont nos consultants ont la maîtrise. Et si les clients optent pour des solutions propriétaires, Umanis forme ses consultants sur ces outils et accompagne les clients sur l'utilisation de ces derniers.

Article 6 sur 8 · Contenu Partenaire

L'agilité à l'échelle de l'entreprise

Proposé par CA AutomicPublié le 3 avril 20183 min de lecture

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Développer plus vite, accéder aux bonnes informations au bon moment, répondre aux exigences des métiers : l’agilité des organisations est indispensable pour accélérer l’innovation et rester compétitif dans un monde extrêmement concurrentiel. Les processus lourds et complexes n’ont plus leur place dans cet environnement économique en mutation rapide. « Sur le terrain, l’agilité est traditionnellement portée par les équipes de développement. Pourtant la notion d’agilité tend à être élargie. D’abord aux opérations informatiques qui doivent par exemple fournir des infrastructures à la demande pour les phases d’intégration continue, depuis la compilation jusqu’à la qualification, en passant par les tests unitaires. Mais aussi aux métiers qui sont à la fois donneurs d’ordres et utilisateurs; c’est dans ce contexte que l’on peut parler de BizDevOps », relève Yann Guernion, directeur marketing produit chez CA Technologies. L’approche BizDevOps, souvent appelée DevOps 2.0, responsabilise toutes les équipes au sein d’une organisation, des développeurs à la production en passant par les métiers. « L’usine moderne est désormais une usine logicielle. Il est nécessaire pour les entreprises d’industrialiser la chaine de valeur, depuis le concept initial jusqu’à la mise à disposition des nouveaux services aux clients », précise Yann Guernion

Trop d’automatisations tue l’automatisation

Si l’agilité s’est fortement ancrée au sein des équipes de développement, il est plus difficile de la voir s’installer au niveau des opérations informatiques, historiquement organisées en silos techniques et fonctionnels. Les efforts de coordination horizontale au travers de ces silos sont notamment rendus complexes à cause de la multiplication des outils d’automatisation. « Nous constatons effectivement que les entreprises ont installé trop d’outils d’automatisation pour répondent à des besoins ponctuels. La grande difficulté est de les faire coopérer sans avoir à recourir à de multiples opérations et coordinations manuelles », admet Yann Guernion. Ces problématiques sont renforcés par l’empilement de nouvelles technologies, comme par exemple la conteneurisation ou les objets connectés qui tendent à créer de nouveaux silos dans l’organisation. Un constat qui met en lumière l’importance et l’urgence de reconnecter les silos pour établir une automatisation de bout en bout, gage d’efficacité et de fiabilité. Les acteurs de la grande distribution sont particulièrement exposés aux problématiques d’agilité, notamment au travers de leur diversification, avec la création ou l’acquisition d’activités de vente en ligne. La nouvelle expérience client doit être omnicanale, c’est-à-dire quelle se veut être intégrée et continue quel que soit le point d’entrée, site web, réseaux sociaux, mobile, magasin ...

CA Technologies mise sur l’automatisation pour apporter ce niveau d’agilité dans les entreprises. « Notre approche holistique de l’automatisation vise à obtenir une réelle agilité à l’échelle de l’entreprise. Notre volonté est d’aider nos clients à reconnecter leurs silos, maitriser l’empilement de leurs outils et industrialiser leur chaine de valeur », déclare Yann Guernion, prenant en exemple l’enseigne de magasins d’ameublement et de décoration BUT qui a misé sur l’automatisation de ses processus dans le cadre de la transformation numérique appuyant sa stratégie omnicanale.

L’agilité est un gage de réussite, c’est, à ce titre, ce qui ressort de l’étude menée sur 285 entreprises européennes par le cabinet de conseil goetzpartners et l'école de commerce NEOMA Business School. En effet, sur une période de 10 ans, les entreprises les plus agiles sur un secteur étaient 2,7 fois plus performantes que leurs concurrentes.

Article 7 sur 8 · Contenu Partenaire

L'importance de réduire le time to market !

Proposé par CA AutomicPublié le 3 avril 20183 min de lecture

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« En proposant une nouvelle expérience pour le client, les principaux acteurs digitaux comme Netflix, Airbnb ou Uber, ont fortement perturbé les marchés : vidéo, transports, hôtellerie, retail, banque, etc. Face à ces nouveaux disrupteurs, les entreprises traditionnelles n’ont pas d’autre choix que de se transformer à leur tour en fournissant, elles aussi, cette nouvelle expérience digitale à leurs clients et à leurs collaborateurs. Mais pour ce faire, elles doivent gagner en agilité en adoptant une approche DevOps et être ainsi en mesure de délivrer des services et des applications plus rapidement, de réduire leur time to market… », indique Yann Guernion, directeur marketing produit chez CA Technologies. Selon l’observatoire DevOps 2016, publié par IDC en novembre dernier, 29 % des entreprises françaises faisant partie de leur panel ont d’ores et déjà adopté DevOps contre 25 % en 2015, soit une progression de 15 %. Pour ces entreprises, l’adoption de DevOps a généré des bénéfices tangibles dont, pour 50 % d’entre elles, un temps de mise en production d’applications inférieur à deux semaines.

Pas de DevOps sans automatisation

Pour arriver à ce résultat, l’un des principaux piliers du DevOps est l’automatisation. Il faut bien comprendre que le fondement de l’automatisation dans cette démarche DevOps est de d’optimiser les itérations projet. « En travaillant sur des cycles projet plus courts, on colle plus facilement à des exigences clients qui peuvent évoluer dans le temps. En revanche, la multiplication des itérations augmente les coûts relatifs à la qualification et aux déploiements. C’est là où l’automatisation apporte de la valeur et de l’agilité, et ce, sans recourir à davantage de ressources humaines », précise Yann Guernion. C’est dans ce contexte que la plateforme d’automatisation CA Automic One Automation, éditée par CA Technologies, s’attache à faciliter les initiatives DevOps des entreprises et leur permettre de les industrialiser. « Notre plateforme ne se limite pas aux développeurs, elle cible aussi la production informatique et les métiers pour automatiser nombre de services. Prenons l’exemple de la copie de systèmes SAP qui est complexe et nécessite de nombreuses opérations manuelles de la part d’équipes spécialisées. Avec la solution d’orchestration de services qui fait partie de notre plateforme, nous permettons d’automatiser ces tâches chronophages et d’accélérer la mise à disposition des services via un catalogue mis à disposition des utilisateurs. Il n’y a plus besoin d’une intervention spécifique et manuelle des équipes informatique », explique Yann Guernion. La plateforme CA Automic One Automation s’intègre avec les outils habituels de la chaine de livraison applicative comme Jenkins, Nexus, Git, Docker, mais également avec la plupart des applications métiers historiques (Mainframe, ERP, etc). L’objectif affiché est d’automatiser de bout en bout, d’améliorer la coordination et d’éviter les erreurs pour gagner en efficacité et en fiabilité. Pour en appréhender l’impact, citons l’exemple d’une entreprise anglaise spécialisée dans les paris en ligne, donc très sensible aux problématiques de time to market. La mise en place de la plateforme d’automatisation de CA Technologies leur a permis de déployer quotidiennement un volume de 80 mises à jour applicatives tout en restant conforme aux régulations très strictes de leur secteur d’activité. Il faut noter qu’au-delà d’une plus grande efficacité, l’automatisation des processus liés à DevOps vient également instaurer une meilleure gouvernance, puisque toutes les opérations sont documentées, tracées et facilement auditables.

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BUT automatise sa transformation numérique

Proposé par CA AutomicPublié le 3 avril 20183 min de lecture

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Depuis 2009, le groupe BUT* mène une transformation numérique qui s’oriente surtout vers une stratégie multicanale. Parmi ses premières actions, le groupe a créé un catalogue complet des produits et a modernisé le design de ses magasins tout en adoptant des nouvelles interfaces utilisateurs (bornes tactiles). En 2013, le nouveau PDG Franck Maassen a mandaté le DSI pour accélérer cette modernisation. « Nous avons effectivement commencé à transformer notre système d’information il y a quatre ans avec de nouveaux outils comme notre solution de transfert MyWebMethods qui fonctionne aujourd’hui en parallèle à notre vieillissant ERP maison. Nous avons ainsi multiplié les mises en production pour arriver à l’heure actuelle à plus d’une centaine par mois. Il était devenu évident pour nous de trouver une solution car cela devenait difficilement gérable humainement », indique Thierry Leclerc, responsable de département SI bureau technique & exploitation chez BUT* DSI Infrastructure & Services. En effet, le volume de mise en production nécessitait une multitude d’opérations manuelles devant être réalisées rapidement par les équipes d’administrateurs, ce qui engendrait des erreurs avec, in fine, quelques soucis d’intégrité. « De même, nous avions besoin de traçabilité car nous avons des équipes de développement qui travaillent sur plusieurs projets en parallèle, ce qui complique davantage les mises en production. A partir de ces constats, il y avait deux solutions : soit une augmentation de la masse salariale, soit s’équiper d’un outil d’automatisation pour alléger notre quotidien, nous avons fait le deuxième choix », admet Thierry Leclerc.

L’automatisation pour répondre aux attentes de l’IT et des métiers

Le groupe a donc déployé CA Automic Release Automation qui devait répondre à plusieurs de ses attentes. Du côté des équipes informatiques, l’automatisation des opérations du back-office, la modélisation et l’automatisation des mises en production, visent à une absorber une charge de travail toujours plus importante. Pour les métiers, la demande se focalisait sur l’obtention de données commerciales en temps réel, la fiabilité des services et la fréquence des mises à jour. « Nous connaissions déjà CA Technologies puisque nous exploitions l’ordonnanceur CA Automic Dollar Universe. Nous avons démarré le déploiement de CA Automic Release Automation en 2015. Un an après, l’outil était totalement opérationnel. Bien sûr, nous avons formé nos équipes de production pour faciliter la prise en main de l’application, puis progressivement, nous avons créé les premiers processus avec les équipes d’intégration. Il n’a pas été évident de mettre ces processus en place car notre parc applicatif était très hétérogène. Aussi, l’accompagnement des équipes de CA Technologies a été nécessaire dans toute cette démarche DevOps. A l’époque, nous avons peut-être sous-estimé l’ampleur de ce projet, notamment le travail d’accompagnement dans la conduite du changement des équipes et dans les méthodes de travail », résume Thierry Leclerc. Aujourd’hui, les bénéfices sont perceptibles avec une grande facilité de mise en production, tout est automatisé grâce à la création d’un référentiel dans lequel sont définis les objectifs. « Nous avons multiplié par cinq la fréquence de nos mises en production. Ces dernières sont désormais réalisées par notre release manager et plus par nos équipes de bureau technique. A ce titre, nous avons fortement réduit nos amplitudes horaires. Terminé les équipes qui travaillent jusqu’à 22 heures ! C’est un réel gain. Le plus compliqué reste d’écrire les scénarios de mises en production (gestion des retours en arrière, gestion des sauvegardes, etc.). Nous avons néanmoins pu concevoir de briques complémentaires pour adapter l’outil à nos besoins. Cela dit, depuis la mise en place de l’outil, nous avons gagné en productivité, nous nous concentrons avant tout sur l’intégration technique de notre système d’information », conclut Thierry Leclerc.

(* BUT, un groupe spécialisé dans l’ameublement et la décoration qui emploie plus de 6500 employés et réalise près de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires).