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aPaaS, BPM, RPA... toutes ces approches vers un environnement unique en low code
Le RPA, qui consiste à automatiser les tâches à faible valeur ajoutée, des opérations encore très souvent réalisées par les humains, est souvent perçu comme complémentaire aux plateformes de type aPaaS en low code (Mendix, Simplicité Software et OutSystems), lesquelles servent à créer des applications métiers rapidement en utilisant peu de code. Le RPA est également vu comme complémentaire par les éditeurs historiques du BPM comme Appian, BonitaSoft ou encore Pega qui agissent, quant à eux, sur un portfolio plus large autour de l’automatisation des processus complexes. Ainsi, là où les plateformes low code des trois pure-players s’adressent à l’IT, les plateformes RPA sont plus souvent exploitées par les métiers ou des citizens développeurs qui n’ont pas forcément de grandes compétences IT, mais une certaine appétence sur l’interface graphique et la configuration avancée, du no code en quelque sorte. « Chez Blue Prism, notre plateforme est orientée vers une approche objet, nous utilisons du drag and drop et faisons les liaisons entre les objets », donne en exemple Dominique Duquennoy, Customer Success Director chez Blue Prism. Toutefois, nous assistons en quelque sorte aujourd’hui à une fusion ou du moins à un rapprochement de toutes ces plateformes. Des éditeurs comme Appian par exemple (avec l’acquisition de Novayre Solutions SL, éditeur de la plateforme Jidoka RPA) ou encore Microsoft (dont la solution RPA Power Automate est intégrée à Power Apps) ont clairement comme objectif de réconcilier les différentes approches, bref d’offrir ce guichet unique. Appian parle ainsi d’hyperautomatisation, un terme d’ailleurs créé en octobre 2019 par le cabinet Gartner. « Le but est bien d’avoir des processus métiers qui interagissent parfaitement », comme le mentionne Thierry Ormancey, senior directeur des alliances pour la France et l’Iberia chez Appian. Un avis que partage et renchérit Romain Delalande, manager solutions consulting chez Pega : « L’hyperautomatisation est d’apporter sous un même parapluie les outils pour construire de A à Z ses applicatifs. »
Un ROI immédiat
Complémentaires ou intégrées, ces plateformes intéressent de plus en plus les entreprises françaises, la demande s’est même accélérée, à en croire nos interlocuteurs, durant la période de crise sanitaire poussée par l’essor du développement à distance. OutSystems reconnaît effectivement une grande effervescence sur le marché des plateformes low code que l’éditeur qualifie de mature. « La demande est forte, la crise a accéléré les besoins, les entreprises souhaitent créer des applications plus rapidement et plus simplement, elles ont ce besoin d’agilité. Les intégrateurs, de leur côté, nous sollicitent aussi énormément », reconnaît Alexandre Cozette, lead solution architect France de l’éditeur portugais OutSystems qui s’est implanté en France il y a quelques mois. Ce succès des plateformes low code s’explique aussi par des gains instantanés pour les entreprises, Alexandre Cozette met notamment en avant un ROI rapide, dès les premiers développements d’applications. « Nos clients dégagent rapidement du ROI étant donné la facilité et la flexibilité dans la création des applications à partir de notre plateforme, de l’ordre de trois à quatre fois plus qu’en temps normal. Les gains sont également perceptibles sur les coûts de maintenance et de tests. » Pour Amélie Lair, chef de produit Power Platform chez Microsoft, l’accélération de l’adoption de Power Platform est principalement liée au changement de profil des employés. « En 2025, 75 % d’entre eux seront des Millenials. Cela arrivera en parallèle d’une augmentation des besoins de digitalisation et d’optimisation des coûts, une pénurie de profils techniques et de développeurs professionnels, d’un changement de méthodes d’interactions en conséquence de la crise sanitaire. »
Une organisation agile pour profiter pleinement de ces plateformes
L’adoption réussie de ces plateformes passe par l’implication des équipes en interne dans l’entreprise d’où l’importance d’avoir un référent ou un sponsor leader du projet. Il est d’ailleurs judicieux d’engager une démarche agile avec des cycles courts de 15 jours, c’est par exemple le cas de l’établissement de transfusion sanguine de Rennes qui a mis en place une démarche agile (voir cas client ci-dessous). Cette agilité, elle se retrouve aussi du côté des plateformes RPA. Celles-ci sont même souvent associées à des centres de compétences ou d’experts en interne pour faciliter la mise en production des robots. « Ces centres deviennent indispensables lorsque vous gérez des centaines de robots et de processus automatisés. Le ROI dépend de ces centres », explique Dominique Gallet, sales engineer advisor & technical consultant chez UiPath. « Nos clients investissent de plus en plus dans des démarches d’automatisation à l’échelle, lesquelles demandent des programmes avec une organisation agile. Par exemple, le rôle d’un centre d’excellence est de centraliser les bonnes pratiques et de guider les équipes de delivery », indique, de son côté, Dominique Duquennoy, customer success director chez Blue Prism.