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Applications & DéveloppementGrand dossier14 articlesPublié le

Guide d'achat des outils RPA et low code

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Quel est le point commun des plateformes aPaaS, RPA, DPA ou encore BPM ? Toutes ces solutions complémentaires et parfois intégrées chez certains éditeurs s'appuient désormais sur le low code ou no code.

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Article 1 sur 14

aPaaS, BPM, RPA... toutes ces approches vers un environnement unique en low code

Par La RédactionPublié le 5 mai 20214 min de lecture

Le RPA, qui consiste à automatiser les tâches à faible valeur ajoutée, des opérations encore très souvent réalisées par les humains, est souvent perçu comme complémentaire aux plateformes de type aPaaS en low code (Mendix, Simplicité Software et OutSystems), lesquelles servent à créer des applications métiers rapidement en utilisant peu de code. Le RPA est également vu comme complémentaire par les éditeurs historiques du BPM comme Appian, BonitaSoft ou encore Pega qui agissent, quant à eux, sur un portfolio plus large autour de l’automatisation des processus complexes. Ainsi, là où les plateformes low code des trois pure-players s’adressent à l’IT, les plateformes RPA sont plus souvent exploitées par les métiers ou des citizens développeurs qui n’ont pas forcément de grandes compétences IT, mais une certaine appétence sur l’interface graphique et la configuration avancée, du no code en quelque sorte. « Chez Blue Prism, notre plateforme est orientée vers une approche objet, nous utilisons du drag and drop et faisons les liaisons entre les objets », donne en exemple Dominique Duquennoy, Customer Success Director chez Blue Prism. Toutefois, nous assistons en quelque sorte aujourd’hui à une fusion ou du moins à un rapprochement de toutes ces plateformes. Des éditeurs comme Appian par exemple (avec l’acquisition de Novayre Solutions SL, éditeur de la plateforme Jidoka RPA) ou encore Microsoft (dont la solution RPA Power Automate est intégrée à Power Apps) ont clairement comme objectif de réconcilier les différentes approches, bref d’offrir ce guichet unique. Appian parle ainsi d’hyperautomatisation, un terme d’ailleurs créé en octobre 2019 par le cabinet Gartner. « Le but est bien d’avoir  des processus métiers qui interagissent parfaitement », comme le mentionne Thierry Ormancey, senior directeur des alliances pour la France et l’Iberia chez Appian. Un avis que partage et renchérit Romain Delalande, manager solutions consulting chez Pega : « L’hyperautomatisation est d’apporter sous un même parapluie les outils pour construire de A à Z ses applicatifs. »

Un ROI immédiat

Complémentaires ou intégrées, ces plateformes intéressent de plus en plus les entreprises  françaises, la demande s’est même accélérée, à en croire nos interlocuteurs, durant la période de crise sanitaire poussée par l’essor du développement à distance. OutSystems reconnaît effectivement une grande effervescence sur le marché des plateformes low code que l’éditeur qualifie de mature. « La demande est forte, la crise a accéléré les besoins, les entreprises souhaitent créer des applications plus rapidement et plus simplement, elles ont ce besoin d’agilité. Les intégrateurs, de leur côté, nous sollicitent aussi énormément », reconnaît Alexandre Cozette, lead solution architect France de l’éditeur portugais OutSystems qui s’est implanté en France il y a quelques mois. Ce succès des plateformes low code s’explique aussi par des gains instantanés pour les entreprises, Alexandre Cozette met notamment en avant un ROI rapide, dès les premiers développements d’applications. « Nos clients dégagent rapidement du ROI étant donné la facilité et la flexibilité dans la création des applications à partir de notre plateforme, de l’ordre de trois à quatre fois plus qu’en temps normal. Les gains sont également perceptibles sur les coûts de maintenance et de tests. » Pour Amélie Lair, chef de produit Power Platform chez Microsoft, l’accélération de l’adoption de Power Platform est principalement liée au changement de profil des employés. « En 2025, 75 % d’entre eux seront des Millenials. Cela arrivera en parallèle d’une augmentation des besoins de digitalisation et d’optimisation des coûts, une pénurie de profils techniques et de développeurs professionnels, d’un changement de méthodes d’interactions en conséquence de la crise sanitaire. »

Une organisation agile pour profiter pleinement de ces plateformes

L’adoption réussie de ces plateformes passe par l’implication des équipes en interne dans l’entreprise d’où l’importance d’avoir un référent ou un sponsor leader du projet. Il est d’ailleurs judicieux d’engager une démarche agile avec des cycles courts de 15 jours, c’est par exemple le cas de l’établissement de transfusion sanguine de Rennes qui a mis en place une démarche agile (voir cas client ci-dessous). Cette agilité, elle se retrouve aussi du côté des plateformes RPA. Celles-ci sont même souvent associées à des centres de compétences ou d’experts en interne pour faciliter la mise en production des robots. « Ces centres deviennent indispensables lorsque vous gérez des centaines de robots et de processus automatisés. Le ROI dépend de ces centres », explique Dominique Gallet, sales engineer advisor & technical consultant chez UiPath. « Nos clients investissent de plus en plus dans des démarches d’automatisation à l’échelle, lesquelles demandent des programmes avec une organisation agile. Par exemple, le rôle d’un centre d’excellence est de centraliser les bonnes pratiques et de guider les équipes de delivery », indique, de son côté, Dominique Duquennoy, customer success director chez Blue Prism.

Article 2 sur 14

Une plateforme riche et intégrée chez Appian

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

« Notre plateforme répond aux besoins des métiers et se distingue par son orchestration avancée des processus », résume Thierry Ormancey, senior directeur des alliances pour la France et l’Iberia chez Appian. Cette partie orchestration est d’ailleurs le point fort et différenciant de la plateforme d’Appian. Plus généralement, l’éditeur a su combiner la création d’applications en low code, l’intégration des données (depuis diverses sources) et leur manipulation toujours en low code et toute la partie automatisation où l’on insère des robots et des moteurs de règles, cette dernière fonction étant renforcée par le rachat de Novayre Solutions SL, éditeur de la plateforme Jidoka RPA. « En intégrant toutes ces fonctionnalités, nous apportons de la flexibilité à toutes les populations concernées dans l’entreprise », reconnaît Thierry Ormancey. À ce titre, les sponsors de la plateforme Appian dans les entreprises sont mixtes, les métiers d’abord souvent initiateurs de ces projets, l’IT pour manager les plateformes, sans oublier les développeurs. « Le besoin vient du métier, mais nous favorisons le dialogue entre l’IT et les métiers », tient à préciser Thierry Ormancey. En outre, Appian propose une multitude d’outils autour de sa plateforme comme une gestion documentaire intégrée ou un support des environnements mobiles (via le navigateur ou en mode Apps). La plateforme est disponible en mode on-premise et dans le cloud d’Appian, elle peut aussi être installée dans un cloud de type AWS ou Azure selon le choix de l’entreprise cliente.

Article 3 sur 14

Une bibliothèque d'objets bien fournie chez Blue Prism

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

« Dans l’environnement SAP, notre plateforme Blue Prism compte 400 objets capables d’interagir entre eux », affirme Dominique Duquennoy, Customer Success Director chez Blue Prism. Orientée objet, la plateforme RPA de l’éditeur peut s’appuyer sur la place de marché Digital Exchange qui renferme plus de 2000 objets prêts à l’emploi créés par une centaine de partenaires technologiques (Technology Alliances Partner). « Tous les objets disponibles sur le digital exchange sont validés. Le partenaire peut aussi monétiser ses objets », souligne Dominique Duquennoy. Cette bibliothèque d’objets est bien le point fort de cette solution, car elle permet d’accélérer significativement le déploiement futur du processus. À l’origine, la plateforme de Blue Prism était reconnue dans le monde bancaire, elle a aujourd’hui conquis plus de 2000 clients agissant dans divers domaines d’activités à travers 170 pays. Telefonica en Espagne utilise par exemple la solution Blue Prism pour automatiser son centre de contact client. De même, le référencement récent de Blue Prism à l’UGAP répond à une certaine appétence du marché public pour l’automatisation et l’agilité en France. Dominique Duquennoy prend en exemple le secteur de la santé : « Dans le domaine médical, l’automatisation va permettre de gérer les tâches administratives au sens large autour de la gestion du patient de bout ne bout, mais aussi la logistique comme la gestion de lits de réanimation et des aspirateurs ou comment optimiser les flottes d’aspirateurs pour les réallouer sur des zones en tension. » Historiquement Blue Prism propose sa plateforme en mode on-premise mais elle est également disponible dans le cloud (AWS, Azure, Oracle Cloud, etc.) via un programme de Bring Your Own Licence (BYOL).

Article 4 sur 14

Bonitasoft mise sur l'ouverture et la modularité de sa plateforme

Par La RédactionPublié le 5 mai 20211 min de lecture

Acteur du BPM et de l’automatisation de processus, Bonitasoft mise à la fois sur une approche low code et sur l’open source en proposant une plateforme fortement orientée vers l’agilité et la modularité. « Nous proposons une architecture ouverte et adaptée par composant. Vous pouvez très bien prendre notre moteur d’orchestration pour l’intégrer dans une autre application par exemple. Notre plateforme n’est pas qualifiée de contraignante à l’utilisation », affirme Miguel Valdés Faura, PDG et co-fondateur de Bonitasoft. La solution de l’éditeur propose d’ailleurs un large éventail de possibilités d’extensions (API et des connecteurs) qu’il est bien sûr possible d’enrichir. « Nos clients peuvent parfaitement ajouter des extensions particulières », note en marge Miguel Valdés Faura. Plus généralement, Bonitasoft cible des projets complexes d’automatisation de bout en bout. « Nous permettons aux entreprises de réinventer leur processus par l’orchestration », indique Miguel Valdés Faura. La plateforme de l’éditeur était à l’origine proposée en mode on-premise, elle est désormais disponible en mode hybride (hébergement possible chez un cloud provider de son choix) et, depuis deux ans, en mode cloud opéré par l’éditeur. Si Bonitasoft est bien présent sur les deux continents (Amériques du Nord et du Sud), il n’en est pas moins un acteur européen et français, un argument qui séduit aussi les entreprises francophones et européennes.

Article 5 sur 14

Les services de Microsoft regroupés au sein de la Power Platform

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

Complémentaires, les solutions Power Automate et Power Apps sont issues de Power Platform  (comme le sont également Power BI et Power Virtual Agents), laquelle tire parti des services cloud Azure. Selon Amélie Lair, chef de produit Power Platform chez Microsoft, Power Apps est une application de développement low code. Quant à Power Automate, cet outil permet d’automatiser n’importe quelle tâche. « Power Apps permet aux équipes opérationnelles les moyens de créer et de lancer immédiatement des applications adaptées aux besoins métiers, en profitant de modèles prédéfinis et facilement déployables, et la possibilité d’implémenter continuellement des améliorations en fonction de leurs besoins et de leurs objectifs », explique Amélie Lair. D’une manière plus générale, les solutions de Power Platform permettent d’analyser, de visualiser la donnée et d’automatiser les processus, le but étant d’aider les équipes dans leurs prises de décisions et de gagner en agilité. Elles autorisent aussi d’automatiser les flux de travail et les applications, d’analyser et de visualiser des indicateurs de performance en temps réel et de créer rapidement des chatbots sophistiqués basés sur l’IA. « Power Platform est basée sur Dataverse, un service commun de données, robuste, unifié et évolutif grâce auquel les applications et les services peuvent fonctionner entre eux. La plateforme intègre aussi AI Builder pour ajouter l’intelligence artificielle aux différentes solutions », détaille Amélie Lair. À noter que plus de 450 connecteurs préconstruits sont proposés, il est bien sûr possible de créer des connecteurs personnalisés. Aujourd’hui, Microsoft dénombre 35 millions d’utilisateurs actifs par mois de Power Platform et plus de 350 000 organisations utilisent Power Automate chaque mois.

Article 6 sur 14

Pega pour disposer d'un environnement unifié

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

D’abord positionné comme un acteur du BPM et de la gestion des moteurs de règles, Pega a su bâtir, dans une approche low code/no code, une plateforme unifiée et intégrée (RPA, automatisation des processus, Case Management, création d’applications et de workflows, collaboration et partage de documents, moteurs de règles, orchestration, intégration des données, IA, etc.). « La promesse de Pega est d’aider les entreprises dans leur transformation opérationnelle et dans leur engagement plus personnalisé avec leurs clients grâce à des méthodes et des applications agiles », note Romain Delalande, manager solutions consulting chez Pega. Destinée à de multiples populations dans l’entreprise (par exemple du Citizen développeur pour créer des applications peu complexes aux métiers pour effectuer des modifications en temps réel en passant par l’IT pour s’assurer de l’intégration de la plateforme dans l’ensemble du SI), la plateforme Pega est proposée soit en mode as service et opérée par l’éditeur, soit en mode hybride où le client a le choix de l’installer où il le souhaite dans un cloud privé ou public. En outre, la promesse de la plateforme tient aussi dans son moteur IA unifié qui va servir tous les usages (détection de sentiment, recommandation, suggestion dans un processus, etc.), la même brique quel que soit le canal comme le spécifie Romain Delalande. De même, pour le porte-parole de Pega, un autre point différencie la plateforme Pega, c’est son architecture brevetée (Situational Layer Cake). « Cette technologie permet à l’entreprise de définir des modèles applicatifs, d’en faire des core-models et de les décliner en fonction d’une ligne de produits par exemple. » C’est en fait un bon moyen pour les entreprises de différencier, spécialiser et réutiliser leurs applications métiers.

Article 7 sur 14

La démocratisation du low code par Salesforce

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

Automatisation de tâches simples via l’IA, automatisation de processus plus complexes, création d’applications métiers, etc., la plateforme Salesforce sait déjà réaliser toutes ces opérations de manière très simplifiée en exploitant des interfaces graphiques avec peu ou pas de code comme le rappelle Olivier Nguyen Van Tan, VP, Marketing France de Salesforce. « C’est ancré dans l’ADN de Salesforce, nos clients n’ont pas besoin de disposer d’une armée de développeurs pointus ou de datascientists. C’est d’autant plus important aujourd’hui avec les nombreux projets de transformation qui s’opèrent durant cette crise sanitaire, les entreprises doivent disposer de ce genre d’outils sans attendre des mises en production qui durent des mois. » Dans son large portfolio, citons déjà la plateforme Lightning, très flexible, pour créer des applications métiers, lesquelles peuvent être accessibles via la place de marché AppExchange. « Ensuite, nous disposons d’outils comme Flow Builder, pour créer des processus métiers et les designer en no code, mais aussi Process Builder pour de l’automatisation simple », ajoute Olivier Nguyen Van Tan. Une couche supplémentaire fortement orientée vers l’IA pour la prédiction et la recommandation est également accessible à toutes les entreprises ; les outils concernés sont Einstein Prediction Builder et Enstein Next Best Action. Plus généralement, dans cette boîte à outils que propose Einstein Automate, les utilisateurs bénéficient d’un véritable orchestrateur low code. Cette offre s’est aussi progressivement enrichie autour de l’intégration de données et d’API avec le rachat de Mulesoft et de Vlocity (pour les templates par industrie). Enfin, tous ces outils sont documentés via la plateforme Trailhead, laquelle donne un accès aux utilisateurs pour se former ; une centaine de modules est ainsi proposée rien que pour Einstein.

Article 8 sur 14

La plateforme Simplicité déjà bien ancrée dans les entreprises et organisations

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

Simplicité Software est l’un des pure-players pionniers du low code comme le sont Mendix et OutSystems. Arrivé dès 2006 avec sa plateforme low code for AD&D (Application Development and Delivery) orientée data et devops (Git/Docker/Kubernetes, etc.), l’éditeur a déjà conquis une quarantaine de clients finaux dont le ministère des Armées et s’est construit un solide réseau de partenaires avec entre autres Cap Gemini et Orange Business Services. Comme le rappelle Thomas Repolt, associé fondateur de Simplicité Software, les DSI, les architectes et les développeurs sont les principaux utilisateurs de la plateforme, l’objectif étant pour eux de créer des applications complexes de manière agile, rapide et pérenne qui répondent parfaitement aux besoins des métiers et de s’assurer aussi de leur cycle de vie sans avoir à tout redévelopper lors de changements. Parmi les points différenciants de cette plateforme, citons déjà la souveraineté de la plateforme, Simplicité Software, en tant qu’éditeur français, n’est donc pas soumis aux réglementations américaines. Mais comme le mentionne Thomas Repolt, si une entreprise souhaite l’héberger sur AWS, c’est tout à fait son droit. « Nous laissons cette liberté de choix au niveau de l’hébergement de notre plateforme, les entreprises peuvent l’installer dans leur datacenter, chez leur fournisseur de services clouds ou encore dans un cloud public, les déploiements mixtes sont même possibles. » Ensuite, Simplicité n’est pas un générateur ni un compilateur de code, la plateforme interprète et restitue en temps réel. De ce fait, les métiers vont assister au déploiement instantanément. En outre, Simplicité est basée sur un moteur développé en Java et peut se connecter à un annuaire LDAP, à un ETL, etc. En termes de coûts, elle est annoncée de 4 à 10 fois moins chère que la concurrence et il n’y pas de modules supplémentaires ou d’options à acquérir. Enfin, la résilience (le client reste propriétaire de son modèle métier, de ses données et du code spécifique) et la sécurité sont deux autres points forts de l’offre. Sur l’aspect sécurité, n’oublions pas que les ministères des Armées et de l’Intérieur, très à cheval sur les règles de sécurité, exploitent la plateforme, un gage suffisamment solide pour son adoption. En termes d’évolution, l’éditeur réfléchit à transformer Simplicité en une plateforme de développement multi-expérience (MXDP) en rajoutant de l’IA, plus de chatbot (du speech to text est déjà intégré), mais également du RPA via des développements internes et des partenariats technologiques.

Article 9 sur 14

Une gestion complète du cycle de vie du RPA chez UiPath

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

La plateforme UiPath couvre tout le cycle de vie de l’automatisation comme le souligne Dominique Gallet, sales engineer advisor & technical consultant chez UiPath. En résumé, elle regroupe trois grandes parties (découverte, opérationnelle et orchestration) pour trouver, in fine, un robot pour chaque personne. La partie découverte renferme plutôt des solutions de captures d’événements, de génération de documents, d’analyse et la possibilité de travailler et d’échanger dans un espace partagé. La partie opérationnelle, quant à elle, constitue le cœur de la plateforme, elle passe déjà par la création et le développement de son projet d’automatisation (outil Studio). À noter qu’une version nommée StudioX est proposée en no code pour les non informaticiens. Tous ont accès à la place de marché d’UiPath qui compte une multitude de composants et de modèles d’automatisation prédéfinis, une communauté très active comme le définit Dominique Gallet. Studio fournit aussi des activités qui font appel à des API. À ce titre, avec le rachat de Cloud Elements, UiPath ajoute des centaines d’intégrations d’API supplémentaires. Toujours dans cette partie opérationnelle, n’oublions pas les robots qui exécutent les automatisations et leur passage en mode production. « Au milieu de cela, nous avons l’orchestrateur qui fait office de tour de contrôle, il assure que tous les robots opèrent avec une maîtrise totale. », précise Dominique Gallet. Le contrôle est d’autant plus indispensable pour l’éditeur si des robots sont déployés sur des milliers de postes pour réaliser des tâches du quotidien, il faut pouvoir surveiller à distance ce qui est faisable ou pas. En outre, UiPath mise aussi sur l’intégration de l’IA dans sa plateforme pour le traitement des données et des documents par exemple. En termes de disponibilité, UiPath propose plusieurs choix de déploiement dont un mode full on-premise et un mode plutôt hybride. Ainsi, pour ce dernier, les clients lourds comme Studio le mode on-premise est privilégié, en revanche pour les robots, les clients ont la possibilité de les mettre en on-premise ou via des instances dans le cloud public (AWS, Google, etc.). Quant à l’orchestrateur, il est proposé en mode SaaS hébergé chez Azure.

Article 10 sur 14

OutSystems, nouvel entrant sur le marché français, mais déjà reconnu à l'international

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

L’éditeur portugais OutSystems est l’un des trois pure-players du low code qui adresse en priorité les services IT (DSI, architectes et développeurs) avec Mendix et Simplicité Software. Comme le mentionne Alexandre Cozette, lead solution architect France de l’entreprise, la plateforme OutSystems n’est pas qu’un simple environnement de développement, c’est un ensemble d’outils pour assurer le déploiement, pour améliorer la sécurité et pour apporter de la gouvernance. « La gouvernance est très importante lorsqu’une entreprise rentre dans un mode industriel et souhaite gérer le cycle de vie de dizaines d’applications déjà opérationnelles. » Un autre point fort de la plateforme revendiqué par l’éditeur est la réversibilité. « Nous nous engageons à fournir le code, le client peut ainsi récupérer ses données, il en a la propriété », souligne Alexandre Cozette. La politique tarifaire unique de l’éditeur fait aussi partie des points différenciants. « Les utilisateurs peuvent créer autant d’applications qu’ils le souhaitent sans avoir à renégocier le contrat. Notre tarification est même dégressive en fonction du nombre d’utilisateurs », reconnaît Alexandre Cozette. Pour l’hébergement, les entreprises ont le choix, elles peuvent partir de la plateforme PaaS de l’éditeur qui s’appuie sur le cloud d’AWS, ou elles peuvent l’installer dans leur datacenter ou dans un cloud privé chez un service provider. Peu importe le choix de l’entreprise, le produit reste identique comme tient à le confirmer le directeur technique d’OutSystems. En termes d’évolution, l’éditeur envisage d’intégrer plus d’intelligence pour apporter des prédictions. Par exemple, des connecteurs sont déjà disponibles pour le support du natural language processing (NLP). Précisons enfin qu’OutSystems cible, depuis un an, les citizens développeurs et les métiers avec trois outils dont Workflow Builder pour optimiser les flux de travail, Experience Builder pour réaliser du maquettage et du prototypage, et Machine Learning Builder pour créer des modèles d'apprentissage automatique.

Article 11 sur 14

L'établissement de transfusion sanguine de Rennes fait ses premiers pas dans le low code

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

La DSI de l’établissement de transfusion sanguine de Rennes, soutenue par la DSI Groupe (Etablissement français du sang) basée à Saint-Denis et par la direction de l’innovation Groupe, est la première à adopter une plateforme low code pour créer des applications métiers. « L’aventure a vraiment démarré lorsque nous avons décidé de demander une maquette à Simplicité Software pour répondre à notre besoin métier autour de la planification de nos collectes mobiles, une tâche que nous faisions auparavant avec des fichiers Excel », résume Fabien Wilhem, responsable des systèmes d’information de l’établissement de transfusion sanguine de Bretagne (ETS). Et de poursuivre : « Simplicité Software a réalisé ce maquettage en 48 heures et répondait déjà à 60 % de nos besoins. » Le deuxième effet waouh constaté par les équipes a été pour la phase de modifications où les utilisateurs ont pu observer les résultats en quasi-temps réel. Suite à cette phase, les dirigeants ont donc décidé de rendre cette plateforme opérationnelle en production, c’était d’autant plus pertinent que celle-ci coûtait moins cher que de faire appel à une SSII avec des méthodes de développement traditionnelles.

Vers une démarche agile

En parallèle à l’adoption de cet outil, l’établissement breton a mis en place une démarche agile. « Certes, le low code permet d’obtenir un résultat rapide du développement, mais l’intérêt est de montrer la réponse aux besoins métiers en quasi temps réel d’où cette nécessité d’avoir une organisation agile des personnes concernées », reconnaît Fabien Wilhem. Actuellement, l’établissement de transfusion sanguine de Rennes développe sa deuxième application à destination de la direction de l’innovation qui consiste à superviser un portefeuille de projets. Au-delà des résultats significatifs de la plateforme et des gains économiques, le choix de Simplicité Software, pour Fabien Wilhem, s’est justifié par plusieurs autres points dont la réactivité des équipes techniques et commerciales de l’éditeur sur l’évolution du socle, l’origine française de l’application et par la sécurité apportée même si, comme l’avoue le RSI de l’établissement breton, l’application n’héberge pas en soi des données hautement critiques. À ce titre, la plateforme, qui est actuellement opérée par Simplicité Software (l’hébergement n’étant pas le métier de l’éditeur), sera bientôt hébergée chez l’un de ses partenaires agréés avec un niveau supérieur de sécurité. Si aujourd’hui l’établissement breton est le seul à utiliser la plateforme Simplicité Software (25 utilisateurs), d’autres entités en France pourraient emboîter le pas, et ce, dès cet été, ce qui porterait potentiellement le nombre d’utilisateurs à 400.    

Article 12 sur 14

Santander Consumer Bank France modernise ses applications avec OutSystems

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

Appartenant au premier groupe bancaire espagnol Santander, Santander Consumer Bank France, qui commercialise des solutions de financements et d'assurances pour l'acquisition ou la location de véhicules, est en cours de modernisation de ses applications en utilisant la plateforme low code OutSystems. Comme le mentionne Philippe Pouget, directeur général  technologies et opérations de Santander Consumer Bank France, l’objectif avec OutSystems est bien d’apporter de la simplicité et de l’agilité dans le développement de ces applications pour s’ouvrir plus facilement à d’autres écosystèmes et canaux (vente en ligne, vente à distance, etc.), et ainsi de mieux répondre aux besoins des métiers. « Pour diverses raisons, nous ne pouvions plus faire évoluer dans de bonnes conditions notre application monolithique historique notamment sur les parties middle (traitement des dossiers) et front (application point de ventes dédiée aux distributeurs et aux concessionnaires). Seule la partie Backend pour la gestion des contrats est encore gérée par notre legacy », détaille Philippe Pouget.

OutSystems déjà déployé dans d’autres entités du groupe

Il faut savoir que l’usage d’OutSystems était déjà initié dans plusieurs entités du groupe bancaire dont celle au Portugal. « Nous sommes allés au Portugal et fort de cette expérience, nous nous sommes lancés avec OutSystems en France début 2020 », précise Philippe Pouget. Aujourd’hui, Santander Consumer Bank France est en phase de mise en production afin d’être opérationnel vers la mi-mai. Pour cette reconstruction des couches middle et front avec OutSystems, Santander Consumer Bank France s’est appuyé sur les atouts du groupe Santander via l’entité Global Services qui coordonne toutes les tâches de développement sur OutSystems. « C’est un centre d’excellence autour d’OutSystems ouvert à tous nos partenaires comme KPMG, très impliqué dans notre projet, KPMG avait notamment réalisé le benchmarking des différentes solutions low code », souligne Philippe Pouget. La durée de ce projet s’est étalée sur un an en pleine crise sanitaire, ce qui n’a pas empêché sa réussite malgré le télétravail généralisé des équipes du groupe et des différents partenaires. D’ailleurs, pour Philippe Pouget, il n’y a pas eu d’incidents ou d’inconvénients majeurs à partir du moment où il y a une parfaite compréhension des besoins métiers. En termes d’avantages, Philippe Pouget avance également la facilité pour définir des nouveaux parcours avec les autres places de marché, sans oublier le gain de temps important constaté sur certaines tâches réalisées auparavant manuellement. « C’est l’équivalent de deux personnes à temps plein que nous nous affranchissons », admet-il. Et de conclure : « OutSytems est moderne dans son concept et permet de rapprocher la technologie des métiers, les équipes marketing peuvent directement intervenir, plus besoin de faire appel aux équipes de notre éditeur historique. »

Article 13 sur 14

L'Université de Grenoble Alpes améliore ses services grâce à Bonitasoft

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

« Depuis 2013, nous utilisons la plateforme Bonitasoft pour moderniser notre système d’information. Nous souhaitions améliorer nos services à nos usagers en simplifiant et en automatisant nos procédures », indique Nina Reignier-Tayar, directrice d'Appui Numérique à l'Administration (DANA) - DGDSI Université de Grenoble Alpes. À cette époque, les équipes techniques de l’Université de Grenoble, qui cherchaient une solution intégrée avec un moteur et des connecteurs, se sont tournées vers l’éditeur Bonitasoft présent à Grenoble et qui disposait d’une communauté déjà importante. « Notre université était l’une des pionnières dans l’adoption de cette plateforme dès 2013 pour l’automatisation des processus », précise même Nina Reignier-Tayar. Parmi les projets déployés avec Bonitasoft au sein de l’établissement, citons les ordres de mission (à l’international), les demandes de télétravail ou encore les justificatifs liés à la crise sanitaire.

Gain de temps dans le cycle de développement

« Grâce à la plateforme Bonitasoft qui accélère significativement le cycle de développement, nous avons pu réaliser l’application sur les justificatifs en seulement 4 jours. Bonitasoft permet de faire des prototypages, ce qui évite des effets tunnel néfastes », reconnaît Nina Reignier-Tayar. Et d’ajouter : « L’année dernière, nous avons même été sollicités avec Bonitasoft pour travailler en partenariat avec des acteurs renommés sur les processus de paix des pays en conflit » (lien vers http://cybis.univ-grenoble-alpes.fr/fr/conference-2020). En outre, les utilisateurs apprécient l’homogénéité dans le comportement des applications et l’interopérabilité avec le SI via les API. De même, les équipes de l’université ont su développer une relation de confiance avec l’éditeur et poursuivent leurs efforts pour encourager davantage d’utilisateurs clés à adopter la plateforme même si certaines réticences existent, c’est un travail sur le long terme comme le mentionne Nina Reignier-Tayar. En termes d’évolution, la prochaine étape est d’ailleurs d’engager l’intégration en continu, de faire du développement au fur et à mesure et d’intégrer les modifications rapidement en production. 

Article 14 sur 14

Le RPA joue un rôle à grande échelle pour la banque Oddo BHF

Par La RédactionPublié le 5 mai 20212 min de lecture

Comme le mentionne très justement Alexis le Portz, chief innovation officer au sein du groupe financier franco-suisse-allemand Oddo BHF, la banque, c’est beaucoup de processus très chronophages pour les métiers. « En automatisant ces processus, les robots permettent donc aux métiers de se focaliser sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, ils réduisent surtout les risques et améliorent la qualité. Le ROI est immédiat. » Depuis trois ans, la banque Oddo BHF (2400 personnes dont 600 à l’IT et au numérique) utilise la plateforme RPA UiPath pour créer ses robots qui agissent au niveau du back-office et du front office. « Dans nos outils de vente en front office, nous avons une application pour réaliser des algorithmes de pricing, nous nous aidons en parallèle de l’IA pour effectuer des recommandations », donne en exemple Alexis le Portz. Le RPA et l’IA  jouent d’ailleurs un rôle de plus en plus important dans le traitement des informations au sein de la banque. De même, grâce au RPA, Oddo BHF a fortement amélioré ses sites en garantissant la qualité des informations à ses clients, la banque gagne aussi du temps dans la construction des rapports jusqu’à l’envoi de l’email automatisé lui aussi.

Des indicateurs importants

Au total, 23 robots sont actuellement en production au sein de l’établissement bancaire selon Alexis le Portz. Concernant le choix de la plateforme UiPath, Alexis le Portz reconnaît une certaine inventivité : « UiPath va au-delà de la fourniture de robots, l’éditeur propose toute une suite de services et d’outils (orchestration, monitoring, etc.) capables entre autres de mesurer la vraie capacité d’un robot. » De même, les équipes de la banque apprécient l’interface toujours plus intuitive et claire. Enfin, le ticket d’entrée pour tester la technologie était moins cher que la concurrence pour Alexis le Portz. En interne, la banque s’est dotée d’un centre de compétences avec une équipe dédiée. « Nous consultons les métiers pour créer, par la suite, les bons RPA, tous les process ne sont pas éligibles surtout lorsqu’ils ne sont pas standardisés et que l’intervention humaine est très importante », tient à préciser Alexis le Portz. La banque met enfin un point d’honneur à sécuriser les robots, car, comme le rappelle le directeur de l’innovation, ils agissent comme des humains et disposent eux aussi d’attributs.