Le plus grand symbole de réussite pour un salon consacré à l'Open Source ne serait-il pas finalement de disparaître ? Cela marquerait en effet la fin de la phase d'évangélisation auprès des entreprises. La période où il fallait rassurer les DSI sur la robustesse des logiciels libres ou leur pérennité est terminée, grâce à Linux ou Apache (même s'il ne faut pas en faire non plus des cas généraux !). De même, malgré sa viralité avérée (mais loin du « cancer » dénoncé par Steve Ballmer), la licence GPL ne fait plus peur, ainsi que le montre une enquête du Monde Informatique (daté du 26 janvier dernier).
Certains parmi les premiers exposants du salon Solutions Linux ont ainsi fait le choix de ne pas y être cette année. Chez IdealX, l'objectif est avant tout de se démarquer de l'image de SSLL (Société de services en logiciels libres) qui lui colle à la peau et de mettre en avant son métier d'éditeur de solutions de sécurité. « Nous voulons trancher avec cette image de SSLL, explique Sherley Brothier, le directeur technique. Nous irons donc plutôt exposer sur des salons orientés sécurité. » De même, Open Wide estime plus judicieux d'aller sur des salons spécialisés en fonction de ses offres : RTS, pour l'industrie et l'embarqué, ou bien des salons plus axés sur le travail collaboratif. « Les clients seront plus heureux, je pense, de pouvoir comparer des solutions propriétaires et Open Source, explique Patrick Bénichou, président d'Open Wide. Je crois qu'il est plus pertinent d'être sur un salon spécialisé que sur un salon plus transversal comme Solutions Linux. »
Plus largement une opposition sur le devenir des SSLL
Pour Alexandre Zapolsky, PDG de Linagora, ces défections sont le fait de « sociétés qui ne se portent pas très bien, c'est normal qu'elles ne soient pas là ». Pourtant, même chez StarXpert, membre de l'ASS2L (association des SSLL), on s'interroge. « Cela n'a pas été d'une efficacité extraordinaire les deux dernières fois, indique Jean-François Donikian, directeur associé de StarXpert. Le salon coûte cher, et le retour sur investissement n'est pas phénoménal. » La SSLL a donc décidé cette année de tenter le tout pour le tout en prenant en grand stand, où elle accueille Alfresco et Zimbra. « C'est un peu l'année de la dernière chance. » Si cela s'avérait décevant, StarXpert se voit plutôt se tourner vers des salons plus fonctionnels, où un logiciel comme Alfresco aura davantage sa place, ou bien sur des salons verticaux. « J'ai de meilleurs rendus sur des salons sectoriels, par exemple pour les collectivités territoriales », explique Jean-François Donikian.
En tant que dirigeant de l'ASS2L et membre du comité de programme de Solutions Linux, Alexandre Zapolsky défend le salon et les raisons d'y être. « C'est un événement nécessaire, le salon de la profession, où est exposée l'ensemble de l'offre en France. Ce n'est pas forcément là qu'on aura des contacts directs, mais je suis persuadé qu'il y aura des affaires qui se feront parce que nous y serons allés. »
Au travers de cette vision de l'utilité du salon, on peut également lire l'opposition stratégique entre Linagora d'un côté, chef de file des SSLL, et IdealX et Open Wide, qui estiment que le métier d'éditeur (et animateur de communauté) est l'avenir des SSLL, alors que les grosses SSII ont chacune aujourd'hui monté leur département Open Source. Quel est l'avenir des SSLL dans ces conditions ? Nous avons posé la question à plusieurs acteurs de l'Open Source : leurs réponses sont dans ce dossier (les interviews seront incrémentées au fur et à mesure).
En croissance de 80% en 2006 pour la vente de produits et services, selon l'étude Open Source France 2007 du cabinet Pierre Audoin Consultants, le marché du logiciel libre est, de fait, l'un des contributeurs majeurs à la vague actuelle d'embauche d'informaticiens. Mais au premier plan de l'offre d'emploi sur ce créneau ne figurent pas forcément les profils les plus courants de développeurs, voire de concepteurs 100% open source. "Ce marché-là a besoin d'un renfort en architectes, et ça n'est pas près de s'arrêter", estime Mathieu Poujol, consultant senior, responsable de l'étude PAC. Certes, la maturité des technologies, et celle de la demande des entreprises qui n'hésitent plus à se lancer dans des projets d'envergure, ont fait les affaires des prestataires et d'une myriade de petites structures, éditeurs et contributeurs. Cette filière - et le pôle de compétitivité en passe d'être labellisé - seraient déjà crédités, rien qu'en Ile-de-France, de près de 6000 emplois. "Dont beaucoup correspondent à des transferts d'activité, remarque Mathieu Poujol, car le passage d'Unix à Linux, ou d'Oracle à MySQL, dans les projets lancés par les entreprises, n'a guère plus d'impact, au total, pour la création d'emplois que le passage de Windows XP à Vista". Soit un solde net d'emplois créés qu'il est donc difficile d'évaluer et, en tout cas, d'attribuer au seul essor de l'open source.
De plus, il sort des écoles et universités des générations d'informaticiens habitués au recours aux composants open source. Ce segment du marché de l'emploi est dynamique mais pas en état de pénurie. Et l'embauche par cooptation y est prédominante. Pour autant, les SSII ne s'y trompent pas. "Avoir dans ses équipes des compétences pointues, face à des secteurs gourmands en développements spécifiques, rendus moins onéreux du fait du recours à l'open source, permet de gagner des contrats", ajoute l'analyste, citant le cas du projet d'équipement du contrôle aérien européen attribué récemment à Thalès IS. C'est d'ailleurs ce qui fait du secteur STIE (informatique scientifique, technique, industrielle et embarquée), avec le secteur public, des créneaux en forte demande de ces compétences. A titre d'exemple, la communauté associée au programme Theresis (Thalès, Ecole Polytechnique, les pôles Systematic et Cap Digital) avec pour objectif une plateforme de développement de systèmes d'information civils sécurisés, systèmes de e-gouvernement et systèmes critiques, impliquait en 2006 une quarantaine d'architectes et 50 ingénieurs de réalisation (en France, Belgique, Espagne, Royaume Uni) et devrait monter en 2007 à 60 architectes et 200 ingénieurs de réalisation.
Compétences hybrides pour "Blended source"
"Le logiciel libre est l'un des principaux facteurs de changement dans l'industrie du logiciel: banalisation des technologies, standardisation, mise en danger des rentes de situation, essor des approches collaboratives", rappelle l'étude de PAC. Un atout pour l'activité "logiciels et services" en France qui reste, selon cette analyse, "un des pays phares pour le logiciel libre dans le monde". Sachant, par ailleurs, que "l'Europe reste le principal contributeur des communautés, avec 45% des contributions, ce qui lui donne une influence prépondérante dans les communautés". Voir également le rapport de la Commission européenne sur le sujet.
Mais cela est au prix d'une nécessaire industrialisation, d'une mutualisation, qu'il faut outiller, étayer, autant avec un renfort en méthodologie que par un apport en compétences de bon niveau, notamment en architecture de systèmes d'information. Comme pour l'intégration de systèmes en général, les compétences hybrides, techniques et fonctionnelles, sont recherchées. Des compétences hybrides aussi, en termes de maîtrise des technologies: concepteurs, administrateurs, spécialiste sécurité, etc., capables du recul nécessaire pour aborder le monde du "blended source" (mélange de licences) et de mener des projets associant des composants open source à des technologies propriétaires.
Les SSLL ont-elles encore un avenir ? Ou bien les créations des départements Open Source des grosses SSII ne sont-elles que des effets d'annonce ?
Dans les grandes SSII, c'est vrai qu'on a dépassé le stade de l'effet d'annonce, aujourd'hui. C'est en train de devenir une réalité opérationnelle. On commence à les rencontrer comme compétiteurs, alors qu'avant ils venaient chercher des petites sociétés, comme partenaires. Il est donc vital d'avoir de plus en plus un positionnement fonctionnel. La plupart des confrères sont d'accord pour dire que le modèle SSLL est un peu derrière nous. Chacun tente de se spécialiser. D'ailleurs, une SSLL s'appelle désormais « société spécialisée en logiciels libres »...
Dans le monde du libre, le rôle d'intégrateur des SSII est-il différent de celui qu'elles jouent dans les environnements propriétaires ?
En matière de déploiement on retrouve le fonctionnement en binôme intégrateur-éditeur qui a fait les preuves de son efficacité dans le monde propriétaire. Les intégrateurs, interlocuteurs privilégiés du client, sont certifiés par l'éditeur qui se concentre sur le développement, le support et la roadmap du coeur de la technologie.
Ce qui est nouveau dans l'approche du logiciel libre c'est la transparence totale et la proximité qui existent de facto entre l'éditeur et l'intégrateur par l'accès aux codes sources. En cours de projet, ou en phase de support, il est très fréquent que l'intégrateur contribue au projet Open Source afin d'intégrer de nouvelles fonctionnalités, d'améliorer une documentation, ou d'influer sur la roadmap si le besoin de son client est d'intérêt général. L'intégrateur doit également assurer l'intégrité du logiciel libre, c'est-à-dire garantir par ses choix d'architecture les montées de versions futures du logiciel.
N'est-il pas paradoxal d'employer le terme d'éditeur dans un monde où le développement repose sur le partage du code au sein de communautés ?
En matière de business model, le rapprochement des vocables « éditeurs » et « Open Source » semblait il y a encore peu particulièrement incongru aux financiers. Mais le succès de l'Open Source pousse ses acteurs à se doter de structures économiques viables, à même de rassurer les entreprises clientes. Trois modèles économiques ont été explorés par les entreprises commerciales souhaitant financer le développement de logiciels libres. Un premier modèle consiste à faire cohabiter autour de la même technologie une version libre du logiciel et une version propriétaire ouvrant droit à la commercialisation de licences. Il semble viable : MySQL AB ou Trolltech pour QT se portent bien. Toutefois, le fait de créer une version propriétaire plus riche fonctionnellement que son équivalent libre paraît comme une voie semée d'embûches en raison des effets de bords techniques ou commerciaux qu'elle provoque.
Le second modèle exploré consiste à exercer une activité de service pure, c'est à dire d'intégration ou de support, autour des composants Open Source développés. Cette approche, viable en théorie, semble néanmoins poser des difficultés à moyen terme car la majorité des sociétés que nous voyons évoluer sur ce modèle tendent inévitablement vers une spécialisation d'éditeur.
Le troisième modèle, celui de la souscription, est celui le plus largement adopté par les nouveaux éditeurs. C'est le modèle adopté par Red Hat dès ses débuts. En simplifiant à l'extrême, le client ne paie plus un droit d'usage, mais souscrit à un ensemble de services, dont bien sûr un support de qualité qui lui sert d'assurance. Dans ce schéma, l'éditeur se recentre sur son métier, et tire ses profits de ses activités de support et de formation. On comprend néanmoins que dans le domaine des solutions métiers ou applicatives, la réussite de ce modèle économique passe par la démultiplication des points de distribution et par la compétence des intégrateurs qui jouent souvent le rôle du prescripteur, celui qui démontre l'adéquation de la solution au client.
A terme, ne serait-ce pas un symbole de réussite que les exposants de Solutions Linux finissent par préférer aller sur des salons sectoriels ?
Solutions Linux est le salon de la profession, de la filière du Logiciel Libre. C'est un événement tout simplement nécessaire, pour les professionnels comme pour les clients. Il faut le perpétuer, et les nouveaux organisateurs [Tarsus, NDLR] sont très bien. Ce n'est pas forcément là qu'on aura des contacts directs, mais je suis persuadé qu'il y aura des affaires qui se feront parce que nous y serons allés. Et je ne connais pas de salon qui attire autant de monde. Il n'y a d'ailleurs jamais eu autant de SSLL qu'aujourd'hui.
Pour vous, on ne peut pas encore parler de banalisation de l'Open Source ?
Non, c'est un marché encore tout jeune, qui représente moins de 5% du marché des logiciels et des services. Tout le marché n'en a pas encore tiré parti. Il commence seulement maintenant à y avoir de gros projets, il ne faudrait pas encore imaginer une normalisation. C'est tentant pour ceux qui n'ont pas de compréhension particulière du secteur de l'imaginer, de penser que tout est mélangé maintenant qu'est passé le temps des pionniers. Mais on n'y est pas encore, même si effectivement, de plus en plus d'acteurs traditionnels vont s'en inspirer.
La création de centres de compétences Open Source dans les grandes SSII n'est-elle pas le signe qu'une page se tourne ?
Il y a bien des effets d'annonce, mais aujourd'hui il n'y a pas de gros centres de compétences chez Atos, Capgemini ou les autres. Pour l'instant, cela relève encore de l'intention. En fait, les grosses SSII ont surtout intégré la logique Open Source dans la partie développement. Ce qui est logique, car il y a Eclipse, qui représente l'état de l'art des outils de développement. Et quand elles ont besoin de supporter du logiciel libre, elles s'adressent à nous. Elles se battent pour savoir qui va partir avec nous sur tel ou tel dossier.
Le centre de compétences Open Source d'Atos Origin est-il une réalité opérationnelle aujourd'hui ?
Oui, il a été créé fin 2002, et il compte aujourd'hui 50 personnes. Sans compter le réseau que j'anime : il y a des gens compétents sur les logiciels libres dans d'autres branches du groupe, dans les divisions verticales, par exemple. Il y a 300 personnes identifiées comme ayant une forte expertise en logiciels libres dans la branche intégration de systèmes en France. Notre rôle est de favoriser la communication - ce qui n'est pas très difficile avec la culture Open Source - à l'aide de forums internes, d'outils de capitalisation de la connaissance... Notre couverture va de l'étude amont (analyse d'opportunité, évaluation des besoins fonctionnels, de l'intégration dans le SI, des coûts de mise en oeuvre aussi bien techniques qu'humains) à la mise en oeuvre proprement dite, soit en prenant la responsabilité du projet au forfait, soit en apportant notre expertise.
Qui sont vos clients ?
Beaucoup de grands comptes, tant dans l'administration que le privé, qui envisagent des migrations qu'ils n'envisageaient pas il y a encore 18 ou 24 mois.
Sur quels types de projets intervenez-vous ?
Tout type de projet, nous essayons d'avoir l'expertise la plus large possible.
Du coup, quels sont vos liens aujourd'hui avec les SSLL ? Vous êtes totalement concurrents ?
On peut être concurrent, mais on est souvent complémentaire. On est amené des fois à aller chercher de l'expertise pointue dans tel ou tel domaine. Par exemple chez IdealX ou StarXpert. On travaille plutôt en bonne intelligence, sachant aussi que sur les gros projets, les SSLL ont du mal à se positionner. On travaille aussi régulièrement avec des éditeurs, tels que MySQL ou Jboss.
Est-ce que l'inverse existe aussi : des SSLL remportant un contrat, et venant vous trouver pour assurer par exemple l'outsourcing ?
Cela arrive qu'elles nous consultent parce que tel ou tel grand compte souhaite une migration en volume, avec de l'assistance et un niveau d'engagement tel que leur structure n'est pas suffisante. On intervient aussi pour de l'infogérance ou des services en ligne.
Avec la banalisation de l'Open Source, un salon comme Solutions Linux (dont vous êtes membre du comité de programmation) se justifie-t-il encore ?
Chaque année, s'y retrouvent à la fois tous les acteurs qui offrent du service plus les gens du village des associations, et tout le monde échange. J'ai par ailleurs beaucoup de demandes d'invitations aux conférences de la part des clients. Non, je ne vois pas ce salon en perte de vitesse pour l'instant.
Lemondeinformatique.fr : Certains acteurs du Libre ont choisi cette année de ne pas exposer sur Solutions Linux. Que pensez-vous de ce salon ?
Jean-François Donikian : Vaste sujet... C'est un peu l'année de la dernière chance, pour moi. Cela n'a pas été d'une efficacité extraordinaire les deux dernières fois, on n'a pas identifié grand chose comme affaires. C'est un salon qui coûte cher, et le retour sur investissement n'est pas phénoménal. L'image du salon est assez technique, alors qu'on avance de plus en plus sur les aspects fonctionnels, d'autant qu'on a mis Zimbra et Alfresco au catalogue. Je tente cette année de prendre un grand stand, d'investir massivement, et on verra pour l'année prochaine. J'irai peut-être sur un salon plus fonctionnel, consacré par exemple à la gestion de documents électroniques. J'ai de meilleurs rendus sur des salons sectoriels, sur les collectivités territoriales, par exemple. J'ai eu un bon retour aux Assises du Net, aussi. C'est vrai que Solutions Linux fait un peu geek, passionné du Libre. Or on est un peu au-delà de ça. Le Libre n'est plus aujourd'hui lié à une conviction, c'est quelque chose de normal. On ne fait plus du Libre parce qu'on y croit, mais parce qu'il y a un avantage stratégique ou économique. Il est possible d'inscrire le Libre dans une démarche dépassionnée et raisonnable.
Où en sont vos déploiements ?
Pour Alfresco, nous avons deux projets en cours, et un troisième qui devrait démarrer bientôt. Pour OpenOffice, nous avons une centaine de clients, dont les parcs cumulés représentent 500 000 postes de travail. Mais ça ne veut pas dire que tous les postes ont nécessairement migré...
L'économie du Libre se normalisant, comment voyez-vous l'avenir des SSLL ?
Même si les grandes SSII font de l'intégration sur du logiciel libre, il y a quand même des choses sur lesquelles elles ont du mal : discussion avec les communautés, contribution... Elles nous sollicitent encore aujourd'hui. Ce sont des généralistes, pas des spécialistes de tel ou tel sujet, elles auront toujours besoin d'experts sur des sujets pointus.
Sachant que les éditeurs Open Source proposent des offres de support de leur propre produit, il peut être plus tentant de s'adresser au bon Dieu qu'à ses saints...
Oui, mais idéalement, on peut avoir plusieurs sources de support...
Comment voyez-vous évoluer l'économie de l'Open Source ?
Plutôt bien ! Nous sommes sur une bonne courbe. Il y a pour les clients généralement un avantage économique réel. C'était le premier critère de nos clients, et ça reste vrai. Les entreprises qui viennent nous voir sont sur des marchés très concurrentiels, et doivent faire plus avec moins, elles se battent pour gagner de la marge. Alfresco, par exemple, donne accès à des technologies de gestion documentaire à une nouvelle frange de clients, qui n'auraient pas pu se lancer dans des projets FileNet ou Documentum. J'ai aussi un client qui a eu besoin d'étendre Documentum, mais qui a préféré se tourner vers l'Open Source pour diminuer les coûts. Et cela permet de réaliser un prototype rapidement sans payer tout de suite une licence hors de prix.
Bonjour,
J'ai lu votre article sur Solutions Linux, vous pouvez rassurer vos lecteurs si nous n'y étions pas, ce n'est pas parce que nous allions mal comme voulaient le faire croire certains exposants mais simplement parce que ce salon est resté généraliste sans s'adapter au marché.
L'open source a constitué une fenêtre d'opportunité qui a permis l'émergence d'un nouveau modèle dans le domaine des EDITEURS et qui a permis le rapide leadership de Jboss, Mysql ou nous-mêmes : l'open source n'est aujourd'hui plus un métier différenciateur ni un savoir faire unique : les SSLL sont en train de connaître le même sort que feu les web agencies et sont totalement marginalisées par rapport aux pôles de compétences Open Source des grands intégrateurs Bull, Gemini, Atos...
Aujourd'hui les entreprises ne cherchent plus de l'open source mais cherchent une solution (de GED, de sécurité etc..), qu'elle soit open source n'est qu'un des éventuels avantages compétitifs, en aucun cas le critère de choix principal.
Donc pour revenir à Solutions Linux, nous ciblons les événements "focused" sur notre métier (exemple les assises de la sécurité, le cercle de la sécurité, infosecurity etc.).
Par ailleurs nous étions très activement occupés à renforcer notre offre et avons racheté fin janvier une solution de signature électronique et de gestion de preuve qui complète OpenTrust avec plus d'un an d'avance sur le plan de R&D décidé lors du dernier C3I.
Cordialement,
Olivier Guilbert
Président IDEALX
www.opentrust.com