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Applications & DéveloppementGrand dossier3 articlesPublié le

Oracle-Hyperion : plus de 20 Md$ de technos à intégrer

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

C'est la 20e acquisition d'Oracle depuis début 2005, et elle porte le total de ses dépenses à plus de 20 Md$ : la reprise d'Hyperion comblera certes un pan important dans l'offre d'Oracle mais, ajoutée aux précédentes, elle va peser lourd sur la capacité de la firme de Larry Ellison à intégrer toutes ces technologies. Retour sur ces grands rachats, analyses et réactions.

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Article 1 sur 3

Le feuilleton Oracle-Peoplesoft

Par La RédactionPublié le 3 mars 20074 min de lecture

« Rachats dans l'édition : Baan et JD Edwards pour ouvrir le bal ? » titre Le Monde Informatique du 6 juin 2003. La semaine suivante, « L'offre d'Oracle sur Peoplesoft détraque l'univers du PGI ». Plus de trois ans après, la concentration dans le secteur des progiciels n'est pas achevée, mais les camps, les ambitions et les intentions en matière d'architectures de produits commencent à se dessiner plus clairement. Tandis que Baan est repris par des fonds d'investissement déjà propriétaires de SSA, JD Edwards (904 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2002) est racheté, par échange d'actions évalué à environ 1,7 milliard de dollars, par Peoplesoft (1,95 milliards de chiffre d'affaires en 2002). En combinant leurs revenus, les deux éditeurs deviennent le numéro deux du marché, derrière SAP (7,4 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2002). Ils totalisent 13 000 employés et quelque 11 000 clients dans 150 pays. C'est une très mauvaise nouvelle pour Oracle. L'éditeur n'a pas de solutions pour PME, marché vu comme le relais de croissance d'un secteur en recul, alors que SAP (Business One doit sortir fin 2003) et Microsoft (qui s'est adjugé GreatPlains et Navision) peaufinent leurs offres pour cette cible. SAP noue des relations privilégiées avec l'éditeur de la base de données Open Source MySQL - lui confiant en mai 2003 les rênes de SAP DB, renommée MaxDB -, et se rapproche sensiblement de Microsoft, ce qui laisse augurer à terme d'un éloignement des clients SAP, qui utilisent jusqu'alors majoritairement des bases Oracle. Larry Ellison, le patron d'Oracle, voit dans la concentration une réponse à ces maux. Sa réponse ne se fait pas attendre : c'est une offre publique d'achat sur Peoplesoft. Ancien d'Oracle, Craig Conway, le PDG de Peoplesoft ne décolère pas. Il commente ainsi l'attitude d'Oracle et son offre que, en tant que société cotée, il a obligation d'examiner : "Un comportement particulièrement grossier de la part d'une entreprise dont l'histoire est faite de comportements particulièrement grossiers." Oracle ne remportera sa bataille pour le contrôle de Peoplesoft - et de ses 12 750 clients - que dix-huit mois plus tard, après plusieurs péripéties judiciaires et un doublement de l'offre initiale à 10,3 milliards de dollars. Oracle et Peoplesoft ensemble créent le numéro deux mondial des progiciels Sur le papier, le groupe ainsi constitué est impressionnant. Avec des revenus cumulés de 12,4 milliards de dollars, Oracle devient numéro deux mondial du logiciel derrière Microsoft et le numéro deux mondial des logiciels de gestion derrière SAP. En pratique, cela risque d'être plus compliqué. Le cabinet Pierre Audoin Consultants (PAC) note ainsi que « chaque produit (Oracle, PeopleSoft, JDE) a sa propre architecture technologique, son propre calendrier de développement fonctionnel (serveur d'applications, environnement de développement...). Tant que les produits ne seront pas sur la même architecture, les synergies et les économies d'échelle seront limitées. » Oracle promet un produit fusionné, le projet Fusion, pour 2008. Ce qui ne rassure guère des clients inquiets pour l'avenir individuel des produits. Oracle réitère les promesses de maintien des différentes gammes et du support associé au-delà de 2008. Le dernier communiqué en ce sens date de mai 2006. Entre-temps, la situation s'est encore complexifiée, Oracle continuant sur sa lancée. En mars 2005, il emporte Retek pour 630 millions de dollars, au nez et à la barbe de SAP qui avait fait une offre. Puis avale un gros morceau en septembre pour 5,8 milliards de dollars : Siebel, numéro un de la gestion de la relation client, en perte de vitesse depuis 2001 malgré ses 4000 clients et 2,2 milliards de trésorerie. Voilà Oracle à la tête de plusieurs modules logiciels redondants, mais aussi de plusieurs infrastructures middlewares. Une position dangereuse face à un SAP qui tente d'en profiter sur le plan commercial, en séduisant les clients inquiets, comme sur le plan technique. En février 2003, l'éditeur allemand a annoncé son intention de scinder son offre en une couche d'infrastructure, nommée Netweaver, et une couche progicielle, MySAP. Le concept d'architecture de services d'entreprise (ESA) défendu par SAP est calqué sur les canons de la SOA (Architecture orientée services). A terme, annonce l'éditeur, il suffira de créer des processus faisant intervenir plusieurs composants fonctionnels et piochant dans les services communs de la plate-forme Netweaver pour créer de nouvelles applications transversales. Oracle finira par dévoiler Fusion, un projet similaire, en avril 2005. La fusion des technologies sur un socle middleware commun, rendue de toute façon nécessaire par cette frénésie d'achats, est encore en cours.

Article 2 sur 3

Réaction de Cognos suite au rachat d'Hyperion

Par La RédactionPublié le 3 mars 20072 min de lecture

In response to Oracle's announcement today, Cognos issued the following statement. Oracle's intention to acquire Hyperion is a game-changing event for our market and opens up a tremendous opportunity for Cognos. Specifically, this acquisition strengthens Cognos' competitive position in the following areas: 1. Clear independent leader: Customers have heterogeneous database and application environments and require their Performance Management (PM) from a database- and ERP-independent vendor. Cognos is clearly now their number one choice, and we remain laser focused on bringing that value of our independence to our customers. 2. Leader in Enterprise BI: Cognos is the leader in Enterprise Business Intelligence, and now that a competitor has been removed from the market there is a significant new opportunity in front of us. 3. Singular PM Focus: Cognos' singular focus on Performance Management enables us to innovate and respond to the changing needs of PM customers better and faster than any other vendor. 4. Single Performance Management Vision and Solution: Cognos offers a single performance management vision and an integrated solution, in stark contrast to Oracle's substantial product overlap and conflicting product vision. Our customers are benefiting from many of our "first to market" innovations in our applications, mobile solutions and Services Oriented Architecture - all key enablers of the most encompassing Performance Management and Business Intelligence solutions in the market. As an independent Performance Management provider, Cognos customers will continue to receive innovation on a rapid and regular basis - which is based on customer and market needs -- that only an independent leader can provide. In addition to this statement, we can put you in touch with a Cognos executive who will provide more context and views on this market event. If you are interested in speaking with Cognos, please contact me at 01 58 18 32 55 and we'll try to schedule a meeting.

Article 3 sur 3

Les rachats d'Oracle dans l'actu du mondeinformatique.fr

Par La RédactionPublié le 3 mars 20072 min de lecture

2007 - Le 1er mars 2007 : Oracle rachète Hyperion pour 3,3 Md$ 2006 - Le 11 décembre 2006 : Oracle relève son offre sur i-Flex - Le 6 novembre 2006 : Oracle se renforce sur le secteur public avec SPL - Le 3 novembre 2006 : Oracle s'attaque à la gestion de contenus en rachetant Stellent - Le 23 octobre 2006 : OpenWorld : Oracle toujours avide d'acquisitions - Le 9 octobre 2006 : Oracle se paie le Français Sunopsis pour intégrer les données - Le 18 juillet 2006 : Oracle va poursuivre sa politique d'acquisitions - Le 14 juin 2006 : Oracle poursuit ses rachats dans la ToIP et acquiert Telephony@work - Le 8 juin 2006 : Oracle renouvelle son offre sur Portal Software - Le 2 juin 2006 : Oracle rachète un spécialiste de la logistique - Le 17 février 2006 : Oracle rachète HotSip et aurait tenté de mettre la main sur MySQL - Le 16 février 2006 : Oracle confirme le rachat de Sleepycat Software, et revend OnTarget - Le 14 février 2006 : Acquisitions : Oracle chasse sur les terres open-source - Le 13 février 2006 : Oracle : l'acquisition de Siebel débouche sur 2 000 suppressions de postes 2005 - Le 18 novembre 2005 : Oracle se renforce dans la gestion d'identité avec Thor et Octet String - Le 11 octobre 2005 : Oracle se paie Innobase - Le 22 septembre 2005 : Openworld : Oracle rachète G-Log - Le 13 septembre 2005 : Oracle rachète Siebel pour 5,85 Md$ - Le 7 juillet 2005 : Oracle se paie ProfitLogic - Le 13 juin 2005 : Oracle rachète TimesTen - Le 11 mai 2005 : Les parts de marché d'Oracle n'augmenteront pas proportionnement à ses acquisitions - Le 30 mars 2005 : Oracle acquiert Oblix pour sécuriser ses applications - Le 23 mars 2005 : Oracle coiffe SAP sur le poteau pour le rachat de Retek - Le 18 janvier 2005 : Oracle va supprimer 5 000 postes - Le 11 janvier 2005 : Oracle finalise l'acquisition de PeopleSoft