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JavaOne 2007 : Java à l'heure de l'Open Source et des clients riches
Dossier de la rédaction
La conférence annuelle des développeurs Java à San Francisco surprend par sa vitalité. De quoi réjouir Sun, qui s'enorgueillit de compter 6 millions de développeurs Java dans le monde, et 5 milliards d'équipements capables de faire tourner des applications - ou appliquettes - Java.
Aller au sommaireSun va collaborer avec Ericsson sur le support de Glassfish pour les applications d'entreprise Open Source. Quelle est l'importance, pour vous, de cette annonce ?
La plupart des applications d'entreprise Java sont transactionnelles par nature. Elles extraient des données d'une base, elles y injectent des données, et les transmettent à des applications. Avec la contribution d'Ericsson à Glassfish, sur le protocole de communication SIP (Session initiation protocol), cela permettra de mélanger ce type d'applications à des ressources liées à la communication. Vous pourrez aller dans votre base de données de relation client, passer votre souris sur un nom, et voir si la personne est en ligne ou non. Et cela vous dira en outre si la personne est en ligne via son mobile, par exemple, et par quel moyen il vaut mieux la joindre selon l'heure de la journée.
Comment s'est passée l'évolution de Glassfish ces deux dernières années ? En fait, depuis l'annonce du projet Open Source à JavaOne 2005.
On a sorti la version 1 il y a un an, c'était la première implémentation référencée de Java EE 5. Un an plus tard, nous avons la version deux, qui inclut toutes les implémentations qu'un entreprise peut désirer. La communauté Glassfish compte 6900 personnes, et il y a eu deux millions et demi de téléchargements, donc on peut dire que la communauté grandit.
Nous avons tenu notre promesse d'accélérer la mise sur le marché des implémentations de Java. La dernière fois que nous avons procédé à une révision majeure de Java, J2EE 1.4, il a fallu deux ou trois ans pour que les éditeurs sortent leurs implémentations. Aujourd'hui, avec Java EE 5 en Open Source, il faut 6 à 24 mois. Nous avons donc réussi à accélérer l'innovation et donc à améliorer l'écosystème.
Beaucoup de gens ici, à commencer par le CEO de Sun Jonathan Schwartz, parlent de la façon dont l'utilisation en Open Source de Java peut aider à créer des technologies qui changent la vie des gens. Comment vous positionnez-vous par rapport à cela ?
En fait, ce sont les utilisateurs finaux qui le déterminent vraiment, en choisissant les applications qui leur paraissent les plus utiles. Ce qui se passe avec l'Open Source, c'est que vous avez toutes ces innovations, toutes ces idées qui se bousculent, mais au final cinq ou six seulement deviennent réellement crédibles et acceptées par le public dans son ensemble. Un bon exemple de ce phénomène est YouTube. Cela a démarré avec du logiciel Open Source, sur du matériel standard, avec une idée sur l'échange de vidéos, et cela a évolué en un business de 1,6 Md$. La vidéo la plus regardée est celle du chat jouant du piano. Elle a été vue 4 millions de fois. Vous n'auriez pas pu prédire cela.
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JavaOne : Java et Netbeans parés pour le temps réel
Sun a présenté à sa conférence JavaOne 2007 à San Francisco les extensions temps réel pour sa plateforme Java et son atelier de développement Netbeans. Java Real-Time System 2.0 (Java RTS) est la première implémentation réalisée par Sun de la spécification JSR 1 définie par le JCP (Java Community Process) en juillet dernier.
Java RTS permet de déterminer à l'avance les temps de réponse des instructions du programme ; il s'agit donc bien de temps réel au sens industriel, aussi appelé déterminisme. Le module pour Netbeans permet quant à lui de développer au sein de l'atelier sur tout poste client sans avoir à installer Java RTS, et de déployer sur un serveur équipé de Java RTS.
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JavaOne : Sun fait définitivement le choix de GPLv2
Sun a profité de la JavaOne Conference, qui se tient actuellement à San Francisco, pour annoncer que la quasi totalité de son code source était à présent disponible sous Open Source, à travers la licence GNU GPLv2. Selon Rich Sands, marketing manager OpenJDK community chez Sun, la société souhaite désormais s'appuyer sur la communauté Open Source pour endiguer l'anarchie actuelle. Il semble en effet que la désinvolture qui prévalait jusqu'à ce jour envers GPLv2 se soit soldée par ce que Rich Sands appelle un « encombrement » du code source. Sans vouloir pour autant détailler quelles étaient les quelque 6,5 millions de lignes de code « encombrées », ce dernier a précisé que la question se posait tout particulièrement pour Java 2-D, notamment pour tout ce qui touche à la fonte et au tramage graphiques. Des solutions alternatives sont bien disponibles sur Open Source, toutefois elles ne supportent pas actuellement les interfaces de programmation de Java 2-D. Dans un premier temps Sun va fournir un Java Development Kit à base de plug-ins pouvant être utilisés avec l'ensemble du code source disponible sur GPLv2. Pour le futur, le groupe envisage de travailler avec la communauté Open Source pour réécrire l'ensemble des codes surchargés avant de les mettre à disposition.
En mai 2006, le PDG, Jonathan Schwartz, et Rich Green, alors tout nouveau vice-président en charge des logiciels, avaient fait part de leur volonté de mettre gratuitement à disposition l'ensemble des sources Java de Sun. Afin d'éviter toute perte de contrôle, le fournisseur décidait en novembre de mettre son kit de développement à l'abri sous sa propre licence de développement et de distribution (Common Development and Distribution License). Aujourd'hui, Sun fait clairement le choix de GPLv2. Il espère ainsi convaincre les développeurs Linux d'intégrer Java à leurs OS.
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JavaOne : JavaFX, le langage de script qui fait entrer Java dans l'ère des RIA
JavaFX Script est un nouveau langage de script s'appuyant sur l'environnement d'exécution Java (JRE). Il s'exécute sur toutes les plateformes supportant JavaSE, dont les mobiles (avec la plateforme JavaFX Mobile). Il est issu du projet F3 (Form Follows Function), initié par Chris Olivier au sein de Sun. C'est un langage de script déclaratif et statiquement typé qui utilise les bibliothèques Java2D Swing pour construire des interfaces riches et interactives. Il bénéficie des avantages du modèle de programmation Java : la structuration du code, fonctionnalités de réutilisation et d'encapsulation telles que les packages, les classes, l'héritage, les units de compilation séparée et de déploiement.
Sun prévoit de placer le code de JavaFX Script en Open Source, sans toutefois définir encore la gouvernance, la licence et le modèle communautaire. Mais les outils ne sont pas encore prêts et aucune feuille de route n'est dévoilée. Pour l'heure, Le projet OpenJFX a été créé pour partager les versions préliminaires du langage et fédérer son développement.
A l'évidence, cette nouvelle plate-forme RIA se pose en concurrence d'Apollo/Flex d'Adobe et de Silverlight de Microsoft. Sun préfère y voir une alternative à AJAX, basé sur JavaScript dont le nom n'a d'ailleurs rien à voir avec Java. Mais là où l'environnement d'exécution de Flash pèse 2 Mo, celui de Silverlight 4 Mo, et où AJAX n'a besoin de rien d'autre qu'un navigateur, JavaFX Script aura besoin du JRE qui pèse dans les 16 Mo.
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JavaOne : Javascript et JRuby en vedette de Netbeans 6.0
Alors que les portes de JavaOne ouvriront demain à San Francisco, des dirigeants de Sun ont laissé entendre que le public de la conférence devrait avoir accès à une pré-version de Netbeans 6.0. La prochaine version de l'atelier de développement Open Source de Sun fera une place plus large aux langages de script. Centré jusqu'à présent sur le développement Java et C++, Netbeans offrira un support de Javascript plus complet qu'auparavant, et accueillera en son sein JRuby, implémentation Java du langage de script Ruby (capable, donc, de s'exécuter sur la machine virtuelle Java).
« Il y a du Javascript partout, explique Gregg Sporar, évangéliste technique de Sun pour le projet Netbeans. Nous voulons faire de Javascript un citoyen de première classe au sein de l'environnement de développement. » Sun espère que les développeurs utiliseront ainsi Netbeans à la fois pour développer des structures robustes en Java et des interactions Web avec des langages de script.
La sortie de Netbeans 6.0 est prévue pour la fin de l'année.
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JavaOne : Intel va porter Java sur l'Itanium
La conférence JavaOne de San Francisco est toujours aussi riche en annonces de toutes sortes. Cette fois, c'est Intel qui affirme qu'il va permettre à Java de tourner sur l'Itanium, le processeur 64 bits développé conjointement avec HP, IBM, Bull et Sun. Sun qui affirme - du moins officiellement - ne plus vouloir utiliser cette puce au passé plutôt chaotique. Jonathan Schwartz, son PDG, avait même été assez critique à son sujet. L'accord signé en janvier avec le fondeur ne prévoit d'ailleurs que la livraison de processeurs Xeon. Cela n'empêche pas Intel de vouloir persévérer. « Ils comprennent qu'Itanium est important pour nous. Cela fait partie de nos relations », a ainsi affirmé Renee James, vice-président et directeur général d'Intel, à propos de Sun. « Nous avons annoncé vouloir nous appuyer sur Xeon lorsque nous avons entamé des discussions avec Intel et c'est ce que nous faisons actuellement », insiste de son côté Bob Brewin, responsable technique logiciel de Sun. Ce dernier reconnaît toutefois discuter avec le fondeur à propos du fameux processeur 64 bits.
Quoi qu'il en soit, la migration sur Java Virtual Machine est planifiée pour l'année prochaine. Rappelons que la JVM WebLogic JRockit de BEA est déjà optimisée pour fonctionner avec l'Itanium.
Que l'Itanium apparaisse ou non au catalogue Sun, les deux entreprises poursuivront leur collaboration dans Java. « Dès que nous avons commencé à travailler ensemble, nous avons amélioré de 20% les performances de Java », affirme ainsi Renee James. Le jeu d'instructions développé par Intel aurait servi de levier à cette optimisation. Actuellement, les deux entreprises s'attachent à doper Java sur l'ensemble des processeurs multicoeur d'Intel.