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Applications & DéveloppementGrand dossier6 articlesPublié le

Les SOA dans l'ère du concret

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Lemondeinformatique.fr et cio-online.com ont animé leur second Forum SOA le 4 octobre à Paris. Constat général : la question avec les SOA n'est plus de savoir s'il faut se laisser convaincre ou non, mais plutôt de réfléchir à la façon dont il faut y aller.

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Article 1 sur 6

Les mashups complètent les SOA

Par Marie-Anne DelalandePublié le 5 octobre 20075 min de lecture

A peine a-t-on fini de digérer SOA qu'on nous assène une nouvelle révolution technologique censée balayer ce concept qu'on a eu tant de mal comprendre. De quoi parle-t-on ? Le mashup, ou écrasement, mixage... bref, application composite permettant d'utiliser le contenu provenant de plusieurs sources pour créer un service complètement nouveau. Mais ne pouvait-on pas déjà faire la même chose avec SOA ? « Le mashup est une version simplifiée de la SOA, explique Guillaume Plouin, responsable de la veille IT chez SQLI. Les technologies associées à SOA (Soap, WSDL, etc.) ont tellement gagné en complexité qu'elles sont largement dépassé le seuil de Corba à qui on reprochait déjà pourtant d'être trop compliqué. La différence existant entre SOA et mashup pourrait être assimilée à celle qui existe entre PHP et J2EE. D'un coté [avec les mashups] l'entreprise gagne en agilité et simplicité mais de l'autre, elle perd en fonctions pointues que Soap couvre, à savoir la haute disponibilité, le transactionnel ou encore la gestion de la sécurité. » Le responsable de la veille IT de SQLI va même plus loin, opposant le couple Soap/WSDL à Rest, style d'architecture associé au mashup : « la pile Soap/WSDL n'est pas stable, elle n'est pas pérenne, elle pose de véritables problèmes d'interopérabilités en raison des implémentations variées faites par les éditeurs. En résumé, c'est une vraie catastrophe technologique qui devrait progressivement laisser la place aux technologies du mashup ». Très tranché, ce point de vue est toutefois loin d'être partagé par l'ensemble des acteurs du marché qui estiment pour la plupart que le mashup s'inscrit moins en concurrent de SOA qu'en sous ensemble appliqué à la couche cliente du système d'information. Mashup, la fausse révolution venue du Web Pour Hyacinthe Choury, architecte leader de Capgemini, « les principes fondateurs du mashup sont en effet les mêmes que ceux de SOA, à savoir constituer des services consommables, sauf que dans ce cas précis on s'intéresse uniquement à l'agrégation d'informations sur le Web. Dans ce cadre, le mashup s'appuie sur des technologies spécifiques issues pour la plupart du W3C et notamment Rest qui peut effectivement être considéré comme un concurrent de Soap. Sauf que REST est un mode d'adressage de ressources alors que SOAP est un protocole applicatif. En d'autres termes, on ne fait pas les mêmes choses avec ces deux technologies. » Un point de vue qui fait plus l'unanimité sur le marché. En effet, mashup ne semble pas être une révolution mais plutôt[[page]] la formalisation sous une nouvelle appellation d'un ensemble de pratiques courantes sur le Web. Les mashups sont construits selon Rest (Representational state transfer). Il ne s'agit ni d'un protocole ni d'un format mais d'un principe d'architecture qui considère l'information comme une ressource (ou service) et s'appuie sur HTTP pour le transport. L'information à atteindre est identifiée par une URI (Uniform Resource Identifier), forme d'adressage sur le Web, et sa manipulation s'effectue au travers de commandes communément utilisées avec le protocole HTTP, à savoir GET, POST, PUT et DELETE pour obtenir, créer, remplacer et effacer. Le dialogue entre fournisseurs de ressources et consommateurs de ressources s'effectue en XML. Pour compléter l'édifice, les mashups utilisent souvent les technologies Ajax (Asynchronous JavaScript And XML) pour constituer des interfaces dynamiques avec des traitements en local pour gagner en richesse fonctionnelle et ergonomie. En d'autres termes, mashups et SOA partagent les mêmes objectifs, à savoir constituer des services génériques qui favorisent la réutilisation parce qu'ils ne sont pas couplés par des méthodes propriétaires. « Mais les mashup ne s'intéressent qu'à la partie visible de SOA, explique Thierry Schang, vice-président engineering de Tibco, à savoir la couche de présentation. Rest et Soap sont certes des concurrents qui permettent d'établir un dialogue entre un serveur et un client mais on s'oriente aujourd'hui vers une cohabitation et non une disparition de l'un au profit de l'autre. Nombre de nos clients qui ont commencé avec Soap poussent aujourd'hui leur démarche jusqu'au Web en utilisant Rest. » Vers une probable cohabitation Concrètement, en soi, le protocole HTTP n'offre aucune garantie en matière de gestion de la disponibilité, d'aboutissement d'une transaction ou encore de sécurité. Les inconditionnels du mashup prétendent toutefois pouvoir parvenir à offrir la même richesse fonctionnelle en Rest qu'avec Soap en s'appuyant sur le protocole SSL, sur la redondance de serveurs ou encore des appliances et autres astuces déjà utilisées aujourd'hui pour sécuriser les transactions sur le Web. « Et c'est effectivement possible, précise Henry Peyret, analyste senior chez Forrester Research, mais on finit par encapsuler tellement de choses qu'au final l'utilisation de Soap devient plus simple. En résumé, on peut se passer de Rest et établir la consommation et la présentation de ressources de type information en Soap mais c'est beaucoup plus compliqué qu'en Rest. Inversement, on pourrait établir un dialogue applicatif entre services sur les couches basses du système d'information en Rest mais il faudrait cumuler tellement de technologies pour atteindre la richesse de Soap que cela n'aurait aucun sens. C'est dans la cohabitation des deux en s'appuyant sur ce que chacun sait bien faire que l'on trouvera la meilleure approche. » Résultat, s'il faut absolument chercher un concurrent à Rest, on le trouvera plutôt du coté des portails. « En apportant une solution standardisée et simple pour gérer l'agrégation d'information au sein d'une interface Web, les mashups mettent un terme à l'écriture d'applications propriétaires sur la couche cliente, estime Hyacinthe Choury. Dans tous les cas de figure, il ne faut pas se leurrer : Rest est certes un principe simple mais comme pour Soap et toute démarche orientée services, le travail de fond à mener au préalable est colossal. » Quelles que soient les technologies utilisées, Soap, Rest ou propriétaires, l'enchaînement des services sur la couche cliente (Rest) ou sur le back-office (Soap) nécessite en effet une profonde réflexion sur la granularité des services, granularité sur laquelle repose la réutilisation et donc la rentabilité d'un projet.

Article 2 sur 6

L'infrastructure technique évolue pour s'adapter aux SOA

Par Christophe BardyPublié le 5 octobre 20073 min de lecture

L'avènement des architectures SOA pourrait bouleverser en profondeur l'architecture technique des centres informatiques. C'est ce que pensent les architectes de nombreuses SSII mais aussi les spécialistes de la question chez les éditeurs et les constructeurs. Le mot clé de cette refonte : granularité. Granularité des services applicatifs, bien entendu, mais aussi granularité des plates-formes systèmes, avec la disparition progressive des grands serveurs SMP (à architecture symétrique) au profit de plates-formes plus modulaires. Avec la montée en puissance des applications SOA, mais aussi avec la conversion des grands progiciels à ces architectures, les applications d'entreprise vont perdre leur caractère monolithique pour céder la place à une multitude de composants interconnectés par des protocoles souples. Cette évolution devrait permettre de revoir en profondeur l'architecture technique sous-jacente. Par exemple, une application critique est aujourd'hui souvent installée sur un grand serveur SMP Unix. Dans l'avenir, avec la fragmentation de cette application en composants, il sera possible d'héberger ces composants sur des serveurs plus petits, typiquement des serveurs x86, quitte à miser sur des techniques d'équilibrage de charge ou de clustering pour assurer la disponibilité du service. Ainsi un service nécessitant une haute disponibilité ou très sensible en termes de performance pourra être instancié sur plusieurs serveurs séparés et se partageant la charge. De cette façon, la panne d'un serveur n'affectera que peu la chaîne de traitement. Et encore cette panne ne sera que de courte durée, la plupart des entreprises lorgnant sur la virtualisation pour permettre le redémarrage rapide d'une instance système déficiente. « Nous constatons que, de plus en plus, les architectures SOA sont déployées sur des serveurs virtualisés », explique ainsi Servais Bonazebi, architecte d'entreprise senior chez Devoteam. Bien sûr, cette évolution impose des contraintes en matière de métrologie et de suivi des performances. « En phase de déploiement, on voit des outils de BAM (Business activity monitoring) pour le monitoring des services et souvent derrière des outils de business intelligence. » Cette fragmentation des serveurs, corollaire de celle des services, devrait être simplifiée du fait de l'utilisation de protocoles de communication aisément reroutables tels que HTTP/SOAP ou XML/RPC. Au besoin on pourra même recourir à des appliances spécialisées pour optimiser ce reroutage. C'est ce que confirme Stéphane Dao, le directeur des opérations de l'entité "gestion des architectures d'entreprise" de Devoteam : « Avec l'adoption de la SOA, on voit un accroissement des flux XML dans l'entreprise et donc l'apparition de peurs sur les performances. Pour y remédier, certaines entreprises mettent en place des appliances pour accélérer les flux XML. On voit aussi des outils d'introspection qui vont jusqu'à instrumenter les composants pour remonter des métriques intéressantes pour décomposer une requête. Ces outils ont un poids non négligeable en production, mais ils permettent un suivi très précis des transactions. » Même s'il faut noter que la SOA n'implique pas l'usage de XML (on peut faire de l'architecture orientée services qui ne recourt pas aux services Web), il est clair que la SOA a un impact qui va bien au delà de la simple refonte des applications d'entreprise. De la même façon qu'il faut y associer les décideurs du côté métier, le rôle de la production et des patrons de l'infrastructure peut être primordial. Ce serait idiot de condamner la SOA pour un bête problème d'inadéquation avec les serveurs ou le réseau de l'entreprise.

Article 3 sur 6

SOA : l'actu techno des 6 derniers mois

Par Olivier RafalPublié le 5 octobre 200719 min de lecture

L'actu technologique Le 18 septembre 2007 : Sun hisse son serveur d'applications Open Source au niveau entreprise Le 14 septembre 2007 : Serena se lance dans le business des mashups Le 13 septembre 2007 : Microsoft publie la R2 de Biztalk Server 2006 Le 10 août 2007 : L'Oasis forme 6 sous-comités de SCA pour simplifier les SOA Le 31 juillet 2007 : Tibco lance son outil de création de mash-up d'entreprise Le 26 juillet 2007 : Red Hat va diffuser la technique de modélisation de services de Thomas Erl Le 28 juin 2007 : IBM ajoute une couche graphique à son référentiel de métadonnées Le 5 juin 2007 : Microsoft teste Popfly, un "YouTube pour applications" Le 22 mai 2007 : L'offre d'administration de HP pour les SOA en ordre de marche Le 22 mai 2007 : Salesforce promet des architectures orientées services en ligne Le 25 avril 2007 : Un packaging unifié pour l'offre SOA de Red Hat Le 17 avril 2007 : Oracle lance AIA, son offre d'applications composites Le 13 avril 2007 : Services Web : l'Oasis approuve la version 2 de BPEL Le 14 avril 2007 : L'Oasis fait un pas de plus vers la standardisation des spécifications SOA Le 11 avril 2007 : Iona reprend les développeurs d'ActiveMQ et ServiceMix Le 18 septembre 2007 : Sun hisse son serveur d'applications Open Source au niveau entreprise - par Olivier Rafal GlassFish sort du giron des développeurs pour tenter sa chance dans les déploiements d'entreprise. La deuxième version du serveur d'applications Open Source de Sun, lancée cette semaine, propose en effet des fonctions attendues pour déployer des applications d'envergure, telles que la réplication de données ou l'administration centralisée de clusters. Un pas a également été fait en direction des technologies Microsoft, sous la forme d'une pile de services Web, le 'Metro Project', destinée à favoriser l'interopérabilité entre Java et .Net. GlassFish, dont la version commerciale, supportée, de la v2 se nomme Sun Java System Application Server 9.1, ne compte pas encore de référence significative en France, admet Alexis Moussine-Pouchkine, architecte Java chez Sun France. Mais il ajoute aussitôt que « sur les dix grands clients Sun participant au programme bêta, quatre sont français ». Il explique également devoir former en interne pour répondre à la demande. « En résumé, j'ai plus de prospects qu'on n'a jamais eu de clients [sur ce segment logiciel]. » 10% de mieux que WebLogic au SPECjAppServer2004 Alexis Moussine-Pouchkine explique cet engouement par le bond en fonctionnalités et en performances du serveur d'applications. « Les entreprises réfléchissent à un serveur d'applications Open Source mais ne veulent perdre ni en fonctionnalités ni en performances. Aujourd'hui, on n'est plus obligé de choisir. » Et de citer les résultats du benchmark SPECjAppServer2004, où GlassFish obtient un score de 10% plus élevé que BEA Weblogic, « et 30% de plus qu'IBM Websphere », note Alexis Moussine-Pouchkine. De fait, si cela ne démontre pas une supériorité écrasante, cela signifie du moins que GlassFish est dans la course. Malheureusement, la comparaison avec le leader du secteur en Open Source, JBoss, n'est pas permise, la filiale de Red Hat ne publiant pas ses résultats. A noter que GlassFish v2 formera le socle de l'offre SOA de Sun, Java Caps (pour Composite application platform suite), dont la prochaine version sortira vers le printemps 2008. Retour au sommaire Le 14 septembre 2007 : Serena se lance dans le business des mashups - par Olivier Rafal Virage stratégique pour Serena Software, annoncé lors de sa conférence utilisateurs à Chicago. L'éditeur spécialisé dans les outils de gestion du cycle de vie des applications compte lancer d'ici à la fin de l'année un éditeur de mashups, ces services applicatifs composites agrégeant diverses fonctionnalités. Serena cite en exemple la possibilité de transférer un devis réalisé dans Salesforce vers SAP, ou de déclencher un processus de workflow dans Documentum suite à une requête dans Remedy. Serena Mashup Composer sera gratuit, et son lancement sera accompagné de celui d'un site d'échange, « une place de marché en ligne où les 'mashers' pourront trouver, acheter et vendre des mashups prépackagés, des services Web et des services professionnels conçus pour résoudre une myriade de problèmes professionnels pour des entreprises de toute taille ». Dans son descriptif, Serena prend soin de ne pas céder à la tentation facile d'opposer la simplicité des mashups et la complexité des SOA (architectures orientées services). La solution est plutôt présentée comme un moyen « d'étendre la valeur des SOA ». Serena présente son offre comme « le premier environnement drag-and-drop permettant à des 'mashers' de créer des mashups professionnels basés sur des processus et tirant tous les bénéfices des SOA et des services Web, sans écrire le moindre code ». A noter que l'offre est pilotée par René Bonvanie, ancien de BO, Oracle et SAP, et qui gérait encore au printemps dernier l'offre AppExchange de Salesforce. Retour au sommaire Le 13 septembre 2007 : Microsoft publie la R2 de Biztalk Server 2006 - par François Lambel La Release 2 de Biztalk Server 2006, serveur de règles métier de Microsoft, est officiellement disponible. Cette R2, sixième version de Biztalk depuis son lancement en 2000, comporte des améliorations conséquentes. Elle intègre, en particulier, le support en natif des outils RFID. Microsoft promet la reconnaissance plug & play de tous les périphériques de collecte d'ondes RFID ainsi que de ceux de lecture de code barre (EPC). Un nouveau module EDI, entièrement réécrit, supporte le protocole AS2. AS2 permet des échanges EDI via HTTP ou HTTPS plutôt que via de coûteux réseaux propriétaires. Les "accélérateurs verticaux" tels Swift pour le monde bancaire, ou RosettaNet pour l'industrie, sont désormais intégrés à Biztalk sans augmentation du prix. Enfin, la réécriture du code en .Net 3 permet, selon l'éditeur, d'atteindre un niveau d'abstraction tel qu'il découple les services de la plateforme. Microsoft en profite pour commercialiser séparément des Adapter Pack pour SAP, Siebel et Oracle. Vendus six fois moins cher que Biztalk Server, ils permettent de partager des informations entre ces environnements et les outils Microsoft (SharePoint, SQL...). Retour au sommaire Le 10 août 2007 : L'Oasis forme 6 sous-comités de SCA pour simplifier les SOA - par Olivier Rafal Comment simplifier les architectures orientées service (SOA) ? En divisant le groupe chargé de concevoir les spécifications SCA en 6 sous-comités, répond l'Oasis. En matière de SOA, l'organisme de standardisation a concentré ses efforts sur SCA, ou Service component architecture, un ensemble de spécifications pour simplifier le développement de services applicatifs et leur collaboration au sein d'un système d'information. Multiplier le nombre de sous-projets semble à première vue ajouter de la complexité, mais l'Oasis affirme au contraire que c'est le moyen le plus simple pour que tous les efforts aboutissent. D'une part parce que SCA combine des aspects et donc des compétences diverses : il faut, explique-t-on à l'Oasis, des experts Java, des experts BPEL, etc. D'autre part, rassembler tout ce monde pour des réunions formelles où il faut atteindre le quorum afin d'approuver des documents est compliqué ; approuver chaque document au sein d'un sous-comité sera donc plus efficace. La liste des six groupes : - SCA-Assembly, pour définir le modèle de combinaison de services. - SCA-Policy, pour définir un cadre ainsi que des règles de sécurité et d'intégrité des messages. - SCA-Bindings, pour standardiser les liens entre services SCA et les références aux protocoles de communication. - SCA-BPEL, qui définit comment les implémentations de composants SCA peuvent être écrits en WS-BPEL. - SCA-C-C++, pour développer les spécifications standardisant l'utilisation des langages C et C++. - SCA-J, pour développer les spécifications standardisant l'utilisation des technologies Java. Retour au sommaire Le 31 juillet 2007 : Tibco lance son outil de création de mash-up d'entreprise - par Olivier Rafal Les jours des start-up spécialisées dans les outils de création de mash-up d'entreprise sont comptés. Après IBM, Microsoft ou BEA, Tibco entre à son tour dans l'arène avec PageBus. Proposé sous licence Open Source (la technologie a été donnée à l'OpenAjax Alliance Hub Project), ce bus de messages se veut l'équivalent d'un bus d'entreprise, mais pour relier des services exposés sur le Web. Le but de cet outil est de composer un service fonctionnel à partir d'éléments existants, disponibles sous n'importe quelle forme (HTML simple, Ajax...), et de lui offrir une interface ergonomique en Ajax. A la différence des SOA (architectures orientées services), qui touchent à l'architecture des applications et à l'organisation des services informatiques, les mash-up permettent une mise en oeuvre rapide de services simples par des utilisateurs non experts. Tibco espère toutefois démontrer qu'un tel service peut être conséquent : pour promouvoir sa technologie, l'éditeur lance un concours du mash-up le plus grand du monde, l'Ultimate Mashup Challenge. Retour au sommaire Le 26 juillet 2007 : Red Hat va diffuser la technique de modélisation de services de Thomas Erl - par Olivier Rafal Consultant reconnu et auteur prolifique dans le domaine des architectures orientées services (SOA), Thomas Erl a cédé ses droits de propriété intellectuelle sur une technologie de modélisation de services à Red Hat. L'éditeur s'engage à les protéger tout en rendant les brevets accessibles à la communauté Open Source. Le premier bénéficiaire sera bien sûr la plateforme JBoss Enterprise. Dans un communiqué, Thomas Erl dit espérer que cela facilitera l'émergence de grands projets SOA en Open Source. Retour au sommaire Le 28 juin 2007 : IBM ajoute une couche graphique à son référentiel de métadonnées - par Olivier Rafal IBM promet de mettre fin au cauchemar des métadonnées. Et ce, grâce à une solution originale : un atelier permettant d'associer de façon graphique les données et leurs consommateurs. Les métadonnées, c'est-à-dire les informations sur les données, jouent un rôle essentiel dans nombre de projets structurants, qu'il s'agisse de SOA (architectures orientées services), de décisionnel, ou encore de gouvernance et de conformité législative. Les métadonnées permettent de décrire la nature de la donnée, sa source, son utilisation et son évolution dans le temps. Les gestionnaires de métadonnées servent ainsi de référentiel pour connecter différents systèmes. Impossible, sans ce type d'outil (sauf à tout relier à la main) de faire le lien par exemple entre un client d'un progiciel et le même client d'un outil de gestion de la relation client. « Les métadonnées sont l'un des aspects les plus sales de l'intégration de données », explique Sean Crowley, chef de marché pour les solutions Information Server d'IBM. Information Server disposait déjà d'un référentiel, IBM lui ajoute en fait cet atelier graphique, Metadata Workbench, censé simplifier la description des attributs des métadonnées. Cette vue graphique devrait aussi faciliter l'analyse d'impact, pour observer les conséquences de l'altération d'une source de données. Retour au sommaire Le 5 juin 2007 : Microsoft teste Popfly, un "YouTube pour applications" - par Olivier Rafal Microsoft a ouvert la liste d'attente pour s'inscrire à Popfly, un service hébergé pour construire des pages Web et des mashups (assemblages de services fonctionnels disponibles sur Internet) sans connaissance en programmation. Popfly s'adresse donc au grand public, mais les développeurs sont bienvenus, pour construire et proposer des composants que les utilisateurs pourront manipuler. Des entreprises commerciales pourront d'ailleurs proposer ces composants contre rémunération. Microsoft en fournit cependant un certain nombre en standard, comme ceux permettant d'aller récupérer des photos sur Flickr ou Windows Live Spaces. Popfly comprend trois piliers. Mashup Creator, tout d'abord, est l'endroit où il est possible de manipuler des services prêts à l'emploi (des « blocks ») pour composer des mashups. Microsoft explique que les blocks s'appuient sur la technologie Silverlight, qui permet d'exploiter la couche graphique de .Net sur d'autres plateformes que Vista et XP. Deuxième pilier, Web Page Creator est un éditeur HTML graphique, qui sert à personnaliser les pages Web et à y importer les mashups. Enfin, Popfly Space est présenté comme un réseau social « qui met en relation tous ceux qui souhaitent partager leurs créations faites avec Popfly ». D'où la comparaison utilisée par Microsoft, qui voit dans son service un « YouTube pour applications ». Popfly, connu précédemment sous le nom de code Project Springfield, est pour l'heure en version alpha. Dan Fernandez, chef produit pour les outils non professionnels chez Microsoft, n'a présenté aucune date de disponibilité générale. Son équipe s'engage cependant à mettre le site à jour toutes les deux semaines. Retour au sommaire Le 22 mai 2007 : L'offre d'administration de HP pour les SOA en ordre de marche - par Olivier Rafal Un mois après la clôture définitive du rachat de Mercury, HP a totalement repris à son compte la stratégie BTO (Business technology optimization). Et le prouve, en annonçant sa déclinaison pour les architectures orientées services (SOA) : un ensemble d'outils et de services destinés à évaluer son degré de maturité, à accompagner la définition des besoins, à effectuer les tests et enfin à superviser la production. En résumé, le concept de BTO vise à améliorer l'efficacité des directions informatiques au service des directions métiers. Il se décline en 9 « centres d'excellence » mis au point par Mercury, qui visent l'un à garantir les performances, l'autre la gestion de projet, etc. L'offre HP pour les SOA s'appuie sur ses outils déjà existants, adaptés spécifiquement pour les SOA : HP reprend d'ailleurs les « centres d'excellence » en leur ajoutant le suffixe « for SOA ». Ce faisant, HP fait la jonction avec les outils Systinet - un ancien partenaire qui avait été racheté par Mercury - dont le référentiel sert à gérer le cycle de vie des services Web, et avec SOA Manager, son outil de gestion des services Web hérité du rachat de Talking Blocks en 2003. Pour l'évaluation de son degré de maturité face aux SOA, HP a ouvert au public un questionnaire en ligne. Des données ont déjà été fournies par IDC, ce qui donne la possibilité de se comparer à d'autres entreprises de son secteur ou de sa taille. Le 6e éditeur de logiciels, avec un CA de 2,4 Md$ L'annonce, effectuée hier, a été relayée aujourd'hui à Paris lors des premières « assises du BTO » organisées par HP France, qui ont rassemblé quelque 500 personnes, clients et partenaires. A la suite des acquisitions de Peregrine et de Mercury, HP tient à faire savoir qu'il est devenu un acteur qui compte dans le logiciel, et plus seulement à cause de son offre de supervision Openview. « Ce n'est pas une lubie, HP est un éditeur à part entière, a insisté Christophe Bouchardeau, le patron de la division Software de HP France. Nous étions moins de 20 personnes il y a deux ans, nous sommes 110 aujourd'hui. [...] Et nous avons une croissance organique de plus de 30%. » Un peu plus tôt lors de cette journée, Michel Isnard, vice-président Europe du sud, avait lui aussi tenu à rappeler quelques chiffres, indiquant que HP est « le sixième éditeur de logiciels dans le monde », avec un chiffre d'affaires de 2,4 Md$. Environ la moitié du CA serait réalisée en Europe, où HP dispose de plusieurs centres de compétence. Luc Vogeleer, responsable du centre de compétences SOA de Sophia-Antipolis, racontait ainsi en privé qu'il accueille régulièrement des équipes souhaitant démontrer à leur DSI le bien-fondé d'une architecture orientée services. Retour au sommaire Le 22 mai 2007 : Salesforce promet des architectures orientées services en ligne - par François Lambel Salesforce s'intéresse aux SOA (architectures orientées services). Le champion des applications en ligne de gestion de la relation client vient (GRC) d'annoncer Salesforce SOA, censé permettre la création d'applications composites depuis des offres hébergées (Saas, software as a service). Certes, Apex, l'environnement de développement promis par Salesforce, ne sera pas disponible en-dehors d'une version bêta avant décembre prochain. Mais, d'ici là, on pourra donc imaginer tous les avantages à développer des Services Web pour évoluer vers cette architecture orientée services intégrant des applications en ligne. Si le projet Salesforce SOA, encore dans les limbes, a le mérite de présenter une approche élégante pour l'intégration entre les vieux applicatifs et les offres de Salesforce, il est difficile de voir ce qu'il y a de vraiment nouveau dans cette annonce ; Salesforce a déjà quasiment tout dit sur Apex. René Bonvanie, vice-président marketing senior et responsable de l'offre AppExchange, explique que « la nouvelle technologie est la possibilité pour Apex d'appeler et de coordonner des services Web ». On serait donc en face d'un outil de mash-up géant (le mash-up consistant dans le mélange de services hétérogènes). Un accord avec Skype, et bientôt un avec Google ? Par ailleurs, la semaine dernière, SalesForce avait annoncé l'intégration du logiciel de VoIP Skype, via sa plateforme AppExchange, à ses applicatifs de GRC. SalesForce, qui revendique 575 applications pour sa plateforme AppExchange, précise qu'elles peuvent toutes intégrer Skype. Enfin, le Wall Street, dont les sources sont toujours de premier ordre, annonce des négociations entre Salesforce et Google. L'éditeur pourrait ajouter à son offre une partie des Google Apps, cette suite en ligne gratuite d'outils de productivité individuelle que Google propose aussi à des entreprises et, désormais à des partenaires. Commercialisés de pair avec les services de GRC de SalesForce, des outils comme la messagerie gmail constitueraient un ensemble applicatif intéressant face aux offres de Microsoft. Retour au sommaire Le 25 avril 2007 : Un packaging unifié pour l'offre SOA de Red Hat - par Olivier Rafal Dans la foulée du rachat des actifs de Metamatrix, Red Hat a annoncé le lancement d'un nouveau packaging pour les offres de sa division middleware JBoss. L'éditeur explique vouloir passer d'un modèle « à la carte » (en français dans le texte) à une offre de type solution pour les SOA (architectures orientées services) intégrant plusieurs produits : le serveur d'applications Java JBoss AS, le gestionnaire de persistance des objets Hibernate et le cadre applicatif Seam destiné à simplifier le développement. Le tout dans un téléchargement unique, avec des mises à jour unifiées délivrées automatiquement et des modèles de paiement par souscription élaborés pour l'occasion : un abonnement standard d'un an, avec un support téléphonique aux heures ouvrables et un contrat de niveau de service (SLA) de 4 heures, pour 4 500 dollars, ou bien un abonnement premium, avec un support 24x7 et un SLA d'une heure, pour 6 750 dollars. Les deux sont valables pour des serveurs au maximum quadri-processeurs. Pour les versions jusqu'à 32 CPU, les négociations tarifaires se font en direct. Red Hat a déjà décliné son offre pour les portails (avec des tarifs standard et premium de respectivement 9 000 et 13 550 dollars), et devrait le faire prochainement pour la gestion des processus métier. JBoss.org devient le laboratoire à idées Ce nouveau packaging de l'offre Entreprise s'accompagne d'un autre changement : JBoss.org devient en quelque sorte le laboratoire à idées où seront testées les innovations avant un transfert vers l'offre professionnelle. Sur le même modèle utilisé par Red Hat pour sa distribution Linux Entreprise et l'offre pour la communauté, Fedora. Retour au sommaire Le 17 avril 2007 : Oracle lance AIA, son offre d'applications composites - par Olivier Rafal Oracle s'est officiellement lancé sur la voie des applications composites. L'éditeur a annoncé AIA (Application integration architecture) à la conférence utilisateurs Collaborate '07, à Las Vegas. Le principe d'AIA est de fournir des processus prêts à l'emploi sous forme de packs, s'appuyant à la fois sur l'offre progicielle d'Oracle et sur son middleware Fusion. C'est donc très proche de ce que SAP propose depuis longtemps avec ses xApps (ou Cross Apps) : relier divers modules fonctionnels, à l'aide notamment d'un outil de gestion des processus métier (BPM) et d'un bus de services (ESB) afin de construire des applications dites composites, collant davantage aux besoins des clients. « Cela a la même ambition, confirme Lionel Dubreuil, responsable marketing techno pour les applications chez Oracle France. Sauf que pour nous, les applications composites peuvent s'appuyer sur notre offre, celle de nos partenaires mais aussi sur toutes les applications que nous avons rachetées. » Lionel Dubreuil explique par ailleurs qu'AIA s'inscrit dans la stratégie d'évolution des produits qu'Oracle avait déjà annoncée. De fait, avec toutes ces technologies à intégrer (Oracle a procédé à plus de 20 Md$ d'acquisitions en un peu plus de deux ans), seule l'option SOA (architecture orientée services) est valable : exposer des fonctionnalités en tant que services, et orchestrer ces derniers à l'aide d'un outil de BPM. L'effort d'intégration qu'Oracle doit réaliser se situant alors au niveau de la définition des objets métier des applications. A partir du moment où les différentes applications partagent un vocabulaire XML, il est possible de recourir à un référentiel commun et d'assembler les services reposant sur ces objets. Oracle souligne que les clients comme les partenaires peuvent ainsi réaliser leurs propres applications composites, tout reposant sur des standards. De même, le recours à XML permet de mettre à jour les applications tout en conservant la personnalisation des objets métier. Dans sa présentation aux Etats-Unis, Oracle a même employé la notion de « sustainable integration » (intégration durable). Oracle veut faire d'AIA une opportunité pour les partenaires Un pack AIA fournit les outils nécessaires à la réalisation et à la personnalisation de l'intégration d'un processus métier. Une licence AIA comprend notamment l'outil Aris pour la modélisation des processus métier, et un droit d'utilisation de la SOA Suite. Néanmoins, rares seront les clients qui n'ont aucun élément middleware en interne. « Un client qui aurait déjà fait un choix tiers pourra utiliser son produit, mais ne bénéficiera pas du côté 'prêt à l'emploi', commente Lionel Bubreuil. Nous avons déjà des clients qui utilisent notre offre BPEL [le moteur d'exécution des processus métier, NDLR] avec un autre ESB. » Il est cependant légitime de penser qu'il sera plus simple d'utiliser le moteur BPEL d'Oracle avec un ESB tiers, plutôt que l'inverse. Les packs AIA pourront aussi être utilisés pour se connecter à des services fournis par des applications non-Oracle. Un appel du pied d'Oracle envers les éditeurs et SSII, appelées à constituer, comme pour SAP, un écosystème. « Les partenaires pourront développer leurs propres objets, venant en complément de l'offre Oracle ou s'y substituant, explique Lionel Dubreuil. Par exemple pour intégrer du Salesforce à la place de Siebel OnDemand ou du back-office SAP à la place du nôtre. » Les deux premiers packs livrés sont justement des processus reliant le progiciel E-Business Suite d'Oracle à son offre de gestion de la relation client Siebel CRM. Les suivants viendront entre autres compléter l'intégration de Siebel avec ses offres de facturation et de gestion de la distribution, mais aussi avec des modules de l'offre JDEdwards EnterpriseOne. Retour au sommaire Le 13 avril 2007 : Services Web : l'Oasis approuve la version 2 de BPEL - par Olivier Rafal BPEL 2.0 est officiellement un standard. L'Oasis a approuvé hier la version deux de ce Business Process Execution Language, langage d'exécution des processus métier, qui décrit la façon dont les processus métiers peuvent être transcrits sous forme de services Web et interagir. Surtout, BPEL décrit la façon dont les exceptions - lorsque tout ne se déroule pas correctement dans l'enchaînement des processus - doivent être gérées. La norme a été initiée en 2002 par Microsoft et IBM. Aujourd'hui, ce sont 37 éditeurs, dont Adobe, Oracle et Sun, qui soutiennent les spécifications. Elles étaient pour l'heure en version 1.1, mais la plupart des éditeurs proposaient déjà des produits supportant la version 2 de la norme dans leurs offres BPM (Business process management) ou SOA (Architectures orientées services). Retour au sommaire Le 14 avril 2007 : L'Oasis fait un pas de plus vers la standardisation des spécifications SOA - par Cyrille Chausson L'Oasis (Organisation for the advancement of structured informations standards) a en effet annoncé mercredi 11 avril la création d'un groupe de travail baptisé Open Composite Services Architecture Member Section (Open CSA), dont le but sera de promouvoir les développements et l'adoption des spécifications liées à la SOA, SCA et SDO. Et surtout, de coordonner les travaux de standardisation. Le 22 mars, l'Osoa (Open SOA Collaboration), un groupement de 18 éditeurs spécialisés SOA (tels que BEA, IBM, Oracle, SAP et Iona) a décidé de soumettre ces deux spécifications auprès de l'Oasis. SCA (Service component architecture) doit établir un modèle de référence pour la création et l'intégration de services dans une architecture SOA. SDO (Service data object), de son côté, définit un moyen d'exploiter de façon homogène des données de sources hétérogènes. Dans un communiqué, l'Oasis explique que l'Open CSA Member Section supervisera plusieurs comités techniques et devrait notamment "permettre aux spécifications SCA et SDO de recevoir des contributions d'une plus large communauté de développeurs, d'intégrateurs et d'utilisateurs internationaux". Retour au sommaire Le 11 avril 2007 : Iona reprend les développeurs d'ActiveMQ et ServiceMix - par Olivier Rafal Iona a mis la main sur LogicBlaze, un petit éditeur privé spécialisé dans les outils Open Source pour les architectures orientées services (SOA). Les développeurs de LogicBlaze sont parmi les principaux contributeurs aux projets Apache ActiveMQ (un bus de messages) et ServiceMix (un bus de services, ou ESB). La plateforme de LogicBlaze, Fuse, ne survivra peut-être pas telle quelle à l'absorption par Iona. Larry Alston, vice-président d'Iona, explique que l'éditeur fera en sorte d'assurer une continuité pour la vingtaine de clients de LogicBlaze, mais qu'il est probable que les produits seront dispatchés dans les solutions d'Iona. « Et s'il s'avère qu'il s'agit d'un produit que nous pensons ne pas pouvoir supporter à long terme, nous ne le ferons pas. » L'acquisition est en effet davantage liée aux compétences internes de LogicBlaze qu'à son portefeuille produit ou client. Iona utilise des éléments de Fuse, et pourra ainsi accroître son expertise technique. Au début du mois dernier, Iona avait racheté une autre société privée, C24, pour ses capacités de gestion de données, qui viendront compléter son middleware Artix. Retour au sommaire

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SOA : l'actu business des 6 derniers mois

Par Olivier RafalPublié le 5 octobre 20079 min de lecture

Nous vous proposons ici une sélection des actualités de notre rubrique business ayant trait aux SOA, au BPM et aux mashups, sur les six derniers mois. L'actu business Le 13 août 2007 : Le fondateur de Systinet quitte HP pour fonder une start-up Web 2.0 Le 10 août 2007 : BPM : Metastorm s'offre Proforma Le 1er juin 2007 : Software AG retient le nom WebMethods pour sa gamme SOA Le 31 mai 2007 : Après Dubaï, IBM inaugure un second centre mondial d'expertise SOA sur la Côte d'Azur Le 5 avril 2007 : Software AG doit racheter Webmethods pour 546 M$ Le 17 septembre 2007 : L'Esiea et Sopra Group montent une chaire d'entreprise SOA - par Véronique Arène Pour former ses étudiants aux architectures des systèmes d'information orientées services (SOA), l'Esiea (Ecole supérieure d'informatique électronique automatique) s'est associée à la société de conseil et de services Sopra Group pour monter une chaire d'entreprise. S'adressant aux étudiants de cinquième année, cette chaire permettra aux futurs ingénieurs de connaître les techniques liées à la problématique des SOA, en particulier dans le monde des services financiers et de la banque. Des interventions d'experts de Sopra Group viendront compléter les réflexions pédagogiques délivrées par l'école d'ingénieurs Ainsi, les étudiants en dernière année de cursus pourront se préparer à intégrer des équipes projets au sein de SSII, au terme de leur formation. Retour au sommaire Le 13 août 2007 : Le fondateur de Systinet quitte HP pour fonder une start-up Web 2.0 - par Olivier Rafal Le serial entrepreneur tchèque Roman Stanek a de nouveau frappé. Le fondateur de Netbeans (outils de développement, acquis par Sun) et de Systinet (outils de gestion des services Web, acquis par Mercury, lui-même gobé par HP) a créé au début du mois la start-up Good Data. Dont on ne sait pas encore grand-chose hormis que son fondateur l'estampille comme une entreprise Web 2.0... bien que son nom contienne trop de voyelles, explique-t-il avec humour sur son blog. HP perd ainsi l'architecte en chef de son référentiel, élément au coeur de sa stratégie d'infrastructure logicielle pour les architectures orientées services (SOA). Radovan Janecek, ami et ex-collègue de Roman Stanek, venait justement de répondre sur son propre blog à une mise en doute de la capacité de HP à mettre sa stratégie à exécution : « Bien que je reconnaisse que HP ne soit pas connu comme le meilleur fournisseur de logiciels, je crois que cela est en train de changer depuis l'acquisition par Mercury. Donnez-nous encore quelques mois, nous y travaillons ! » Retour au sommaire Le 10 août 2007 : BPM : Metastorm s'offre Proforma - par Olivier Rafal La concentration dans la gestion des processus métier, ou BPM, continue son petit bonhomme de chemin. L'éditeur américain Metastorm s'est offert son compatriote Proforma, pour un montant non communiqué (on sait néanmoins que Metastorm a levé récemment 30 M$). Editeur d'une plateforme d'exécution des processus métier, Metastorm complète ainsi son offre d'un outil de BPA (analyse des processus métier), utilisé en amont pour identifier et visualiser les processus. Proforma sera intégré dans une nouvelle suite, Metastorm Enterprise, mais restera utilisable seul, sur un marché où la concurrence est rude (IDS Scheer, Mega International, Casewise...) et où la concentration a aussi débuté (Telelogic a repris Popkin en 2005). Le marché du BPM est toutefois encore plus rude. Il y a un an, Gartner prédisait que seuls 25 des 150 éditeurs survivraient jusqu'en 2008. L'une des clés pour survivre étant bien sûr d'offrir toutes les fonctionnalités sous un même toit. Retour au sommaire Le 1er juin 2007 : Software AG retient le nom WebMethods pour sa gamme SOA - par Olivier Rafal Le rachat de WebMethods par Software AG est officialisé, pour 546 M$. L'éditeur allemand a donc donné quelques détails sur la suite des événements. Tout d'abord, la gamme middleware SOA (Architectures orientées service) de Software AG, Crossvision, va abandonner son nom au profit de celui de WebMethods. Ensuite, Software AG cessera de revendre la solution de BPM (Business process management, gestion des processus métier) de Fujitsu, dans la mesure où WebMethods dispose d'un outil de ce type. L'éditeur s'engage néanmoins à assurer le support du produit pendant cinq ans. Peter Kürpick, responsable de la R&D de Software AG, espère pouvoir fusionner les outils de gouvernance SOA (Centrasite chez Software AG, et l'offre d'Infravio chez WebMethods) d'ici à la fin de l'année. Les autres gammes sont complémentaires et il n'y aura donc pas besoin de migrer d'un produit à l'autre, a promis Peter Kürpick. Retour au sommaire Le 31 mai 2007 : Après Dubaï, IBM inaugure un second centre mondial d'expertise SOA sur la Côte d'Azur - par Anne-Marie Rouzeré Parmi les signes marquants de l'investissement d'1 Md$ par an affiché par IBM en matière de SOA (produits et services), le centre d'expertise de La Gaude, inauguré ce 30 mai, sert de levier aussi bien à l'offre de conseil amont qu'à l'environnement technique (produits et compétences) impliqués dans les projets des entreprises fondés sur les architectures orientées services. « Dans les deux ans à venir, 50% des projets de transformation des systèmes d'information qu'assisteront les équipes d'IBM Global Business Services au niveau mondial vont reposer sur une approche SOA», avance Philippe Hedde, directeur général de cette entité GBS pour IBM France, reprenant en cela les propos de l'état-major de la société. C'est dire l'importance que prend, à ses yeux, le choix de la compagnie de fixer en France l'un des deux centres d'expertise servant de tête de pont pour les opérations sur ce terrain. Et pas seulement pour l'Europe. A La Gaude, dans l'arrière-pays niçois, la vitrine et les « démos » sont prêtes. De même que les équipes d'architectes, habituées (depuis la transformation d'une partie du centre de R&D en « e-business Solution Center » qui date de 2000) à recevoir les équipes projets d'entreprises du monde entier (80% d'Europe, 10% Amérique du Nord, 10% Asie) pour des prototypages de projets mêlant problématiques d'infrastructures et d'applicatifs. De l'avis des troupes françaises, pour l'heure, la reprise des investissements pour la refonte des systèmes d'information ou le lancement de projets ex-nihilo SOA en est encore à ses frémissements : moins de 10% des projets accompagnés et des revenus d'IBM GBS de ce côté-ci de l'Atlantique. Sachant que, selon une étude auprès des dirigeants de 250 entreprises (IBM Global CEO Survey, 2006), pour 56% des directions informatiques, le manque de compétences est l'inhibiteur numéro 1 dans l'adoption d'une démarche SOA, le fonctionnement de ce centre d'expertise mondial mise sur la complicité implicite entre entreprises clientes, pionnières de la démarche SOA, et les experts des diverses entités d'IBM (IBM GBS, pour le conseil et les études, IBM GTS pour les aspects techniques, infrastructures, outsourcing, maintenance, IBM Software pour l'expertise autour des technologies revampées SOA) mais aussi, le cas échéant, avec les fournisseurs et intégrateurs partenaires. Et l'exemplarité de certains projets d'ores et déjà bouclés (dans le domaine bancaire) ou en préparation (dans le secteur santé) permet d'exploiter une certaine verticalisation des démos et de l'offre de services (par secteur d'activité, par métier, donc par brique de services, de web services, pour certains avec « appliances » à l'appui). Pour l'heure, la demande se situe surtout en termes de mise au point de feuille de route avec les équipes projets. Par quoi commencer, dès lors que l'on s'intéresse à l'apport de l'orienté services? Avec un petit semestre de recul, Jean-Michel Corrieu, responsable du centre SOA de la Gaude depuis janvier 2007, constate que cette demande est plus avancée dans les secteurs de l'assurance (en quête d'agilité pour la mise sur le marché de nouveaux produits), dans le domaine de l'énergie (systèmes d'information dans les coulisses des réseaux de transport intelligents), chez certains grands industriels (automobile, aéronautique avec l'extension du PLM, gestion du cycle de vie du produit), mais aussi face à des problématiques plus génériques (contrôle de l'usurpation d'identité, par exemple). Pour Olivier Chaffard Luçon, directeur de l'entité IBM Software France, le mouvement est bel et bien lancé, avec une croissance (au niveau mondial) de 42% assurée autour des produits revus et « taggés SOA », soit trois fois plus forte que la progression des revenus logiciels de la société. « Pour le volet services et infrastructures, ce qui relève d'IBM GTS ou des intégrateurs, la percée de l'approche SOA est plus difficile à mesurer, sachant qu'un projet SOA s'appuyant sur un existant n'implique pas forcément rupture », explique Olivier Bérard, architecte senior de IBM GTS. Quoi qu'il en soit, pour le centre de La Gaude, l'accompagnement proposé aux équipes des entreprises clientes se concrétise en trois étapes : une journée de « briefing » (débroussaillage de la question) avec des experts ; un atelier de préparation de la feuille de route (un ou deux jours), un atelier de prototypage (Business Pilot) de 3 à 4 jours. Les trois étapes rapprochant, à divers degrés mais systématiquement, les aspects fonctionnels (et les représentants des métiers concernés) et les aspects techniques (évaluation de la prise de risque). Retour au sommaire Le 5 avril 2007 : Software AG doit racheter Webmethods pour 546 M$ - par Olivier Rafal Lorsque Software AG parle de recentrage sur son métier d'éditeur d'outils pour les SOA, c'est du sérieux. Deux mois après avoir annoncé son « plan ambitieux de développement », Software AG vient de révéler son intention de racheter Webmethods, spécialiste 'pure player' des architectures orientées services. La transaction s'effectuera pour 546 M$ en numéraire - si les actionnaires de deux groupes l'approuvent. Dans une conférence de presse téléphonique tenue plus tôt dans la journée, le patron de Software AG, Karl-Heinz Streibich, a insisté sur la complémentarité des deux entreprises et la similitude de leurs approches du marché. Les deux réalisent en effet les trois quarts de leur chiffre d'affaires grâce au logiciel (nouvelles licences et maintenance), Software AG est particulièrement présent en Europe (66% de son CA), Webmethods en Amérique du Nord (62% du CA). De même, sachant que Software AG réalise encore moins du tiers de son CA avec Crossvision, son offre SOA (le reste provenant principalement de l'offre traditionnelle, la base de données Adabas et l'environnement de développement Natural), la combinaison Software AG + Webmethods pourra afficher une répartition de son chiffre d'affaires à égalité entre SOA et outils traditionnels. « Un portefeuille très équilibré qui nous rendra fort », explique Karl-Heinz Streibich. Le portefeuille clients (environ 3000 pour Software AG et 1500 pour Webmethods) devrait s'élever à 4000 références, une fois dédoublonné. « Un grand pas en avant » vers l'objectif du milliard d'euros de CA Côté offre produits, Peter Kürpick, responsable de la stratégie produits pour Software AG, a esquivé les questions sur le recouvrement des gammes, indiquant qu'il s'agirait de prendre « le meilleur des deux mondes ». Il a en revanche évoqué le fait que Webmethods était « un leader très fort en ce qui concerne l'intégration BPM [Business process management, gestion des processus métier, NDLR] et Software AG un leader très fort en ce qui concerne l'ESB [Enterprise service bus, bus de service applicatif, NDLR] ». Pour Webmethods, dont le chiffre d'affaires stagnait à un peu plus de 200 M$, cette acquisition est très logique dans un marché où les petits acteurs ne peuvent survivre que s'ils sont très forts sur des niches technologiques, face à des Oracle ou IBM qui élaborent des plateformes complètes. Dave Mitchell, CEO de Webmethods, qui devrait rester dans l'équipe de management, a laissé entendre que l'éditeur avait étudié plusieurs offres, celle de Software AG paraissant « la plus attractive » pour la société et les actionnaires. Pour améliorer sa visibilité sur le marché des SOA, Software AG avait annoncé un plan pour atteindre le milliard d'euros de chiffre d'affaires d'ici à 2011 - l'éditeur allemand affiche 483 ME pour son année fiscale 2006. Il a depuis légèrement retouché son logo, faisant disparaître la mention « the XML company », qui pouvait prêter à confusion sur son coeur de métier, et a investi massivement pour être largement présent au Cebit, notamment en sponsorisant un espace SOA. Mais clairement, commente Karl-Heinz Streibich, c'est ce rachat qui constitue « un grand pas en avant » vers cet objectif. Retour au sommaire

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SOA : l'actu marché des 6 derniers mois

Par Olivier RafalPublié le 5 octobre 20078 min de lecture

L'actu sur les études de marché Le 18 septembre 2007 : Le 24 septembre 2007 : IDC chiffre le marché français des SOA à 326 ME en 2006 Le 21 septembre 2007 : 40% des programmes architecturaux échoueront avant 2010, prévient Gartner Le 4 septembre 2007 : Web 2.0 : encore mal intégré dans les entreprises Le 22 août 2007 : Les SOA déçoivent avant même d'exister, pour Nucleus Research Le 7 août 2007 : L'investissement dans les SOA paie, selon Aberdeen Le 28 mars 2007 : Le marché du BPM dépassera le milliard de dollars cette année Le 24 septembre 2007 : IDC chiffre le marché français des SOA à 326 ME en 2006 - par Olivier Rafal Le marché français des logiciels et des services consacrés aux architectures orientées services (SOA) aurait pesé 326 ME l'année dernière, à en croire IDC. Le cabinet, qui donne ces quelques chiffres en préambule à la sortie d'une étude sur le sujet, estime que les trois quarts (76% exactement) de ce montant sont dus à des dépenses en matière de services. Prestations de service se décomposant principalement en intégration de systèmes (60%) et en conseil (30%). Retour au sommaire Le 21 septembre 2007 : 40% des programmes architecturaux échoueront avant 2010, prévient Gartner - par Olivier Rafal Les programmes d'architecture informatique risquent l'échec s'ils ne peuvent démontrer une valeur ajoutée pour le métier, estime - très logiquement - Gartner. Qui pronostique que 40% de ces programmes seront donc arrêtés avant 2010. Parmi les causes d'échec, l'analyste Richard Buchanan cite l'incapacité à remplir les objectifs annoncés et surtout à impliquer des sponsors au plus haut niveau de l'entreprise. Il explique en effet que « l'architecture d'entreprise n'est pas juste une question de technologie », mais une question de stratégie d'alignement de l'informatique et du business. Gartner donne quelques conseils pour mener à son terme une stratégie architecturale. Par exemple, ne pas considérer les projets d'architecture comme des projets isolés, mais qui au contraire doivent impliquer toute l'entreprise. « Pour optimiser le retour sur investissement en architecture, accélérer le développement de l'infrastructure et créer de nouvelles stratégies métier alignées avec la technologie, les grandes entreprises 'global 2000' doivent voir les architectes d'entreprise et leurs équipes comme des agents du changement. » Les architectes eux-mêmes, indique Gartner, doivent considérer, outre les logiciels et matériels à intégrer, les acteurs de l'entreprise à servir ainsi que les partenaires à satisfaire. Richard Buchanan écrit : « Il est temps que les architectes d'entreprise montent d'un cran, et prennent un rôle où il ne s'agit plus seulement de résoudre un problème, mais d'offrir une vision. » Gartner recommande enfin de mettre au point des métriques pour évaluer l'impact des changements architecturaux sur le métier de l'entreprise. Retour au sommaire Le 4 septembre 2007 : Web 2.0 : encore mal intégré dans les entreprises - par Miléna Nemec-Poncik Alors que les technologies du web 2.0 se développent à grande vitesse dans le grand public (via les wikis, les réseaux sociaux, les blogs), elles rencontrent encore beaucoup de réticences auprès des entreprises... ces technologies sont pourtant censées favoriser la communication et les échanges d'informations. Pourquoi cette frilosité du côté des entreprises ? BEA Systems s'est penché sur la question. L'éditeur a réalisé une étude auprès de 320 cadres dirigeants, répartis dans sept pays européens (France, Allemagne, Italie, Norvège, Espagne, Suède et Royaume-Uni). Cinq questions leur ont été posées. Par exemple : pourquoi les dirigeants d'entreprise n'investissent-ils pas davantage dans les outils du web 2.0 ? Quelles technologies votre société a-t-elle déjà adopté, ou envisage-t-elle d'adopter dans les douze prochains mois ? Quelque 57% des personnes interrogées attribuent ainsi le faible taux de pénétration du web 2.0 dans les entreprises au manque de compréhension de la technologie de la part des dirigeants. Sont cités ensuite le manque de contrôle du contenu diffusé (puisque chaque utilisateur devient « producteur de contenu ») avec 23% des personnes interrogées, puis les problématiques de sécurité (20%). Une gestion de la raison client intuitive et instantanée Sur le podium des raisons qui pourraient pousser les entreprises à se tourner vers des outils web 2.0, on trouve en première position l'amélioration de l'interaction entre entreprise et clientèle (41%). D'après l'étude, des options comme un « chat » en temps réel ou des messages instantanés pourraient améliorer la gestion de la relation client, en terme SAV par exemple. Sont ensuite citées l'amélioration de la collaboration entre salariés (31%) et l'opportunité de créer une interface unique avec les partenaires ou les fournisseurs de l'entreprise (28%). L'étude révèle par ailleurs que ce sont les services Web qui rencontrent le plus de succès dans les entreprises (38%) : « ils offrent la possibilité de relier les systèmes entre eux, d'automatiser les processus métier et de catalyser les Architectures orientées services (SOA) », d'après BEA Systems. Avec 18% des personnes interrogées, les wikis semblent amorcer une percée prometteuse. Blogs et RSS ne décollent pas encore (respectivement 11 et 10%). Mashups et Podcasts sont nettement à la traîne, avec 6% et 3%. Au niveau des technologies Web 2.0 privilégiées par les responsables informatiques, on retrouve Ajax (26%) devant Dojo et Flex (22% chacune). BEA systems souligne par ailleurs l'intérêt grandissant pour les API (16%), comme celle proposée par Google Maps, ainsi que les kits d'outils web (14%). Les pays européens inégaux face au web 2.0 Enfin dernier constat de l'étude, il existe de fortes disparités entre les pays européens. Les pays nordiques, pourtant connus pour être à la pointe de l'utilisation des technologies informatiques, sont les cancres de la classe. 83 % des décideurs norvégiens et 69 % des Suédois admettent ainsi « mal cerner les avantages métiers potentiels des technologies Web 2.0 ». En France et en Allemagne, les dirigeants font preuve de prudence en matière d'implications liées à la sécurité (respectivement 33 et 32 %) des répondants, contre une moyenne européenne de 21 %. Retour au sommaire Le 22 août 2007 : Les SOA déçoivent avant même d'exister, pour Nucleus Research - par François Lambel Encore une étude qui minore le succès affiché des architectures orientées services (SOA). Après avoir interrogé une centaine de sociétés américaines, les cabinets Nucleus Research et Knowledge Storm constatent que moins d'une entreprise sur deux a adopté une démarche SOA et que les projets SOA pêchent par leur manque d'ampleur. Alors qu'ils devraient viser l'ensemble du système d'information pour être efficaces, les développements SOA n'adressent qu'un seul ou quelques projets. Plus grave encore, les retours sur investissement des projets SOA déçoivent. Pour Nucleus, les handicaps à surmonter sont multiples. Ils peuvent être d'ordre culturel (la réutilisation du code n'a pas la cote) mais aussi provenir d'un manque de formation ou de difficultés techniques sous-estimées comme le coût pour déployer des annuaires indispensables à l'efficacité d'une architecture orientée service. Retour au sommaire Le 7 août 2007 : L'investissement dans les SOA paie, selon Aberdeen - par Olivier Rafal Après avoir sondé 400 organisations pendant un an et demi, le cabinet d'analyse Aberdeen est formel : pour les entreprises qui choisissent d'accorder du temps et du budget aux architectures orientées services (SOA), le retour sur investissement existe. D'après l'enquête réalisée par Aberdeen Group (intitulée 'SOA Middleware Takes the Lead: Picking Up Where Web Services Leaves Off'), 100% des répondants disent avoir constaté une réduction des coûts de développement, et 72% une réduction de leurs coûts de maintenance. L'intérêt n'est pas seulement financier : les organisations vues comme les plus avancées (« best in class ») par Aberdeen voient la SOA comme un moyen d'améliorer le service à l'utilisateur final (à 61%) ainsi que l'agilité du service informatique (à 60%). En revanche, cela ne s'obtient pas sans quelques efforts. Aberdeen préconise par exemple de s'atteler à des projets SOA complets plutôt que de mettre en place de simples services Web ici ou là : l'amélioration de la satisfaction des utilisateurs finaux est de 89% dans le premier cas, contre 15% dans le second. De même, c'est l'infrastructure entière qui doit être revue, plutôt que de chercher à faire de la SOA dans chaque silo du système d'information - de fait, le but des SOA est de décloisonner le SI en exposant l'ensemble de ses fonctionnalités sous forme de services réutilisables. Dernier conseil d'Aberdeen : ne pas négliger la révolution culturelle que représente la SOA pour un informaticien, et donc prévoir des sessions de formation pour ses équipes. Retour au sommaire Le 28 mars 2007 : Le marché du BPM dépassera le milliard de dollars cette année - par Olivier Rafal Un milliard de dollars dès cette année et 2,6 Md$ en 2011, le marché des logiciels de BPM (Business process management, gestion des processus métier) devrait faire partie des secteurs dont la croissance sera la plus rapide, prédit Gartner. Le cabinet d'études, qui tient en ce moment son Gartner BPM Summit à Londres, explique cette envolée par la façon dont Internet change la façon de faire des affaires, en plaçant le client au centre. Et donc en forçant les entreprises à accélérer la modernisation de leurs processus. De 2006 à 2011, le taux de croissance annuel moyen pour les suites de BPM devrait se situer à 24%. Janelle Hill, vice-présidente de Gartner, estime que « le BPM gagne la triple couronne : économiser de l'argent, économiser du temps et ajouter de la valeur. Le BPM procure à la fois un retour sur investissement rapide et de la valeur à long terme. » Le BPM, poursuit Gartner, est une composante majeure des architectures orientées services (SOA), et une raison essentielle pour y passer. Une étude de l'an passé indique que les entreprises devraient dépenser 22% de leur budget IT sur les SOA, les services Web et les initiatives 2.0. Côté éditeurs, le marché devrait encore se réduire. Gartner identifiait 50 acteurs du BPM en 2003, et ne comptait en 2006 que 25 éditeurs offrant une suite de BPM. Et Gartner s'attend à ce qu'au moins quatre d'entre eux soient rachetés par les éditeurs majeurs, tels qu'IBM, SAP et Oracle. Retour au sommaire

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Le guide SOA 2008

Par Olivier RafalPublié le 5 octobre 20071 min de lecture

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