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Applications & DéveloppementGrand dossier4 articlesPublié le

Oracle, des SGBD au top 4 de l'applicatif

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

C'est un OpenWorld particulier qui s'est tenu à San Francisco : Oracle y fêtait ses 30 ans. L'éditeur, qui se décrit comme le numéro un des logiciels d'entreprise, peut se targuer d'une belle 'success story'.

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Article 1 sur 4

Comment Oracle a étiré son expertise applicative dans tous les domaines

Par Maryse GrosPublié le 16 novembre 20073 min de lecture

A coups de rachats successifs, Oracle a sensiblement élargi son offre de progiciels applicatifs, ces trois dernières années, pour couvrir l'ensemble du spectre fonctionnel et peser de tout son poids sur un marché en plein mouvement de consolidation. L'éditeur américain fête cette année son trentième anniversaire. S'il doit son succès initial à sa base de données relationnelle, qui compte aujourd'hui 235 000 clients dans le monde, le fournisseur rassemble aussi, désormais, 37 500 entreprises utilisatrices de ses applications de gestion. Entre base de données et progiciels, Oracle développe également des produits de middleware (serveur d'application, outils de développement et d'intégration, solutions décisionnelles et de gestion du contenu...) utilisés par quelque 53 500 clients. Dans le monde des PGI (progiciels de gestion intégrés), face à l'Allemand SAP, numéro 1 mondial du secteur, Oracle a racheté en 2005 les bases installées et les offres de son principal concurrent, PeopleSoft. Avec ce dernier, Oracle a notamment accru son expertise dans la gestion des ressources humaines et sa présence dans les entreprises de services. Il s'est aussi renforcé dans les PME grâce aux PGI de l'éditeur J.D.Edwards, qu'avait acquis PeopleSoft. Ces produits sont en effet disponibles sur l'AS/400 d'IBM (désormais System i), une plateforme serveur très prisée par les structures de taille moyenne. En 2006, dans le domaine de la gestion de la relation client, l'éditeur a mis la main sur son grand rival Siebel, une société créée par Tom Siebel, un ancien d'Oracle. Pour l'anecdote, c'est également un ex-lieutenant de Larry Ellison qui pilotait PeopleSoft au moment de son rachat. Des solutions métiers spécifiques Pour proposer une offre métier à des secteurs d'activité aussi importants que la grande distribution, l'industrie des télécommunications, les fournisseurs d'énergie (électricité, eau, gaz), ou encore, la banque, Oracle a soufflé Retek sous le nez de SAP, absorbé Portal Software et Lodestar, et pris une participation majoritaire dans i-flex. [[page]] Plus récemment, dans le domaine fonctionnel, l'éditeur américain a également étendu son expertise PLM (gestion du cycle de vie des produits) en rachetant Agile. Une offre destinée en premier lieu aux équipes d'engineering, mais qui a vocation à communiquer avec l'ensemble des briques de gestion d'une entreprise. Décisionnel et gestion du contenu A ce rapide inventaire, qui se concentre sur les grandes acquisitions d'Oracle dans le domaine applicatif (l'éditeur a repris trente-six sociétés en trois ans), il convient d'ajouter le rachat de Stellent, en 2006, et d'Hyperion, en mars dernier. Deux offres que la société de Larry Ellison a placées dans son catalogue de solutions middleware. Stellent lui a permis de développer son offre de gestion des contenus et des documents d'entreprise. Un domaine où les concurrents s'appellent EMC/Documentum, IBM/Filenet ou Open Text/Hummingbird. Avec Hyperion, Oracle s'est offert un spécialiste de l'analyse multidimensionnelle et des outils de constitution et de diffusion de reporting. Au passage, il héritait d'une base installée de 12 000 clients. Oracle avait lui-même constitué une offre décisionnelle, mais il a récupéré là, en outre, des fonctions de gestion de la performance économique (consolidation financière, planification, gestion de budget...). Ces outils de pilotage de l'entreprise, destinés d'abord aux directions générales et financières, ont désormais vocation à sortir des bureaux des contrôleurs de gestion pour toucher tous les départements. Le vif intérêt des éditeurs pour ces solutions a généré cette année le rachat des principaux acteurs du secteur. Le dernier en date est celui de Cognos par IBM. Et pour constituer des applications composites... Enfin, toujours dans la catégorie middleware, Oracle lorgne maintenant sur BEA Sytems et sa base installée de 15 000 clients. L'éditeur du serveur d'application Weblogic et du moteur transactionnel Tuxedo (tous deux leaders de leur marché) propose également la famille de produits Aqualogic qui permet d'assembler des applications composites et plus généralement de bâtir des architectures orientées services. Une gamme SOA plus étendue que celle d'Oracle, qui apporterait de précieux outils à ce dernier pour orchestrer son offre applicative. Rappelons que l'éditeur doit, en 2008, livrer Fusion Application. Fusion est censé permettre aux entreprises, selon leurs besoins, de combiner entre eux l'ensemble des modules applicatifs de l'offre.

Article 2 sur 4

La stratégie : ménager les bases installées et miser sur les métiers

Par Maryse GrosPublié le 16 novembre 20073 min de lecture

En France, Oracle a hérité d'intéressantes bases installées de progiciels, notamment en rachetant des acteurs comme PeopleSoft et Siebel. A telle enseigne que, pour l'ensemble de son offre applicative, l'Hexagone constitue son deuxième marché européen, après la Grande-Bretagne, confie Karim Mokhnachi, vice-président marketing d'Oracle France. Très vite, après l'acquisition de PeopleSoft, Oracle a annoncé son intention de maintenir de front les quatre progiciels de gestion intégrés qui figuraient désormais à son catalogue. Les clients français de PeopleSoft et de J.D.Edwards entendant conserver une application qui leur donne satisfaction ne sont donc pas contraints de migrer vers un autre PGI. La maintenance des solutions qu'ils utilisent est assurée sans limite de durée. Mieux, l'éditeur continue de faire évoluer chacune de ces lignes de progiciels. De nouvelles versions ont été livrées début 2007. L'e-Business Suite, PGI maison d'Oracle, en est maintenant à sa version 12. PeopleSoft Enterprise est passée à la 9.0, JDE World pour System i à la version A9.1 et JDE enterpriseOne à la 8.12. En outre, l'implication des clients français de ces produits les a conduits à maintenir l'existence de leurs clubs utilisateurs respectifs. Aux côtés de l'AUFO, l'association des utilisateurs francophones d'Oracle, où se retrouvent les clients de l'e-Business Suite, on trouve ainsi le club français des utilisateurs PeopleSoft et le Groupe français des utilisateurs J.D.Edwards, toujours actifs. Quant aux utilisateurs de Siebel CRM, l'application de gestion de la relation client (GRC), ils disposent d'un groupe de travail au sein de l'AUFO. Davantage de compétences chez les partenaires Il n'en reste pas moins que le catalogue d'Oracle foisonne d'offres quand il s'agit d'aborder de nouveaux clients. On y trouve notamment trois solutions de gestion de la relation client (GRC, en anglais CRM) et tout autant pour gérer les ressources humaines. L'éditeur pousse-t-il certains produits au détriment d'autres ? [[page]]Non, assure Karim Mokhnachi. « Oracle a décidé de laisser le choix à ses différentes filiales suivant leur historique et la taille des bases installées du pays. » En France, l'offre PeopleSoft HCM, bien implantée, sera proposée en premier à qui cherche une solution de gestion des ressources humaines (GRH). Même démarche pour Siebel CRM. « Il ne faut pas oublier que lorsqu'une offre est bien implantée, il y a également davantage de compétences chez les partenaires sur ce produit par rapport à d'autres offres du catalogue, rappelle le vice-président marketing. Il y a donc une logique à proposer cette solution plutôt qu'une autre. » En revanche, un utilisateur PeopleSoft optera plutôt pour les modules de GRC qui figurent dans la ligne de produits qu'il a déjà commencé à installer. Oracle France a mis en place une organisation commerciale matricielle qui s'appuie sur les lignes de produits, technologiques ou applicatives. Sur les applications, les équipes commerciales sont réparties entre PGI, GRH, gestion logistique et GRC. D'autre part, l'éditeur a constitué des entités consacrées à l'approche des quatre grands secteurs d'activité qu'il veut conquérir : la grande distribution (avec les offres Retek , 360Commerce et ProfitLogic), les fournisseurs d'énergie (avec Lodestar), les télécommunications (avec Portal Software) et la banque (avec i-flex). Chacune de ces quatre entités propose à la fois des offres métiers très spécifiques et des modules applicatifs génériques susceptibles de compléter ces solutions verticales. Avec un certain succès. Dans la banque, en particulier, la solution i-flex a fait une percée, « avec des contrats remportés notamment à la Caisse d'Epargne et à la Banque Populaire », fait remarquer Mathieu Poujol, analyste chez Pierre Audoin Consultants. Un secteur où, en outre, le concurrent SAP n'est pas très présent. Pour en savoir plus : - L'AUFO, l'association des utilisateurs francophones d'Oracle
- Le club français des utilisateurs PeopleSoft
Le Groupe français des utilisateurs J.D.Edwards

Article 3 sur 4

Trois ans de rachats au travers de notre fil d'actualité

Par La rédactionPublié le 16 novembre 20073 min de lecture

2007 - Le 25 octobre 2007 : Oracle se paie un éditeur d'aide à la décision - Le 12 octobre 2007 : Oracle propose de racheter BEA pour 6,66 Md$ - Le 11 octobre 2007 : Oracle se renforce dans la gouvernance - Le 5 septembre 2007 : Oracle devrait annoncer le rachat de Bridgestream - Le 3 septembre 2007 : Oracle acquiert Netsure, spécialiste de l'analyse de réseaux - Le 19 juillet 2007 : Oracle achète Bharosa, spécialiste de la gestion des identités - Le 16 mai 2007 : Oracle veut poursuivre ses emplettes en mettant la main sur Agile Software - Le 25 avril 2007 : Oracle va racheter Lodestar - Le 26 mars 2007 : Oracle rachète Tangosol pour augmenter les performances des grilles de données - Le 1er mars 2007 : Oracle rachète Hyperion pour 3,3 Md$ 2006 - Le 11 décembre 2006 : Oracle relève son offre sur i-Flex - Le 6 novembre 2006 : Oracle se renforce sur le secteur public avec SPL - Le 3 novembre 2006 : Oracle s'attaque à la gestion de contenus en rachetant Stellent - Le 23 octobre 2006 : OpenWorld : Oracle toujours avide d'acquisitions - Le 9 octobre 2006 : Oracle se paie le Français Sunopsis pour intégrer les données - Le 18 juillet 2006 : Oracle va poursuivre sa politique d'acquisitions - Le 14 juin 2006 : Oracle poursuit ses rachats dans la ToIP et acquiert Telephony@work - Le 8 juin 2006 : Oracle renouvelle son offre sur Portal Software - Le 2 juin 2006 : Oracle rachète un spécialiste de la logistique - Le 17 février 2006 : Oracle rachète HotSip et aurait tenté de mettre la main sur MySQL - Le 16 février 2006 : Oracle confirme le rachat de Sleepycat Software, et revend OnTarget - Le 14 février 2006 : Acquisitions : Oracle chasse sur les terres Open Source - Le 13 février 2006 : Oracle : l'acquisition de Siebel débouche sur 2 000 suppressions de postes 2005 - Le 18 novembre 2005 : Oracle se renforce dans la gestion d'identité avec Thor et Octet String - Le 11 octobre 2005 : Oracle se paie Innobase - Le 22 septembre 2005 : Openworld : Oracle rachète G-Log - Le 13 septembre 2005 : Oracle rachète Siebel pour 5,85 Md$ - Le 7 juillet 2005 : Oracle se paie ProfitLogic - Le 13 juin 2005 : Oracle rachète TimesTen - Le 11 mai 2005 : Les parts de marché d'Oracle n'augmenteront pas proportionnement à ses acquisitions - Le 30 mars 2005 : Oracle acquiert Oblix pour sécuriser ses applications - Le 23 mars 2005 : Oracle coiffe SAP sur le poteau pour le rachat de Retek - Le 18 janvier 2005 : Oracle va supprimer 5 000 postes - Le 11 janvier 2005 : Oracle finalise l'acquisition de PeopleSoft

Article 4 sur 4

Les premières Fusion Applications

Par La rédactionPublié le 16 novembre 20071 min de lecture

Retrouvez l'annonce par Larry Ellison des premières Fusion Applications, dans notre reportage vidéo.