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Applications & DéveloppementGrand dossier4 articlesPublié le

Applications de gestion en entreprise : l'open source trouve sa place

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

S'ils restent encore cantonnés à une sphère confidentielle, les progiciels open source commencent néanmoins à constituer une alternative crédible aux géants du secteur. Décisionnel, comptabilité, relation client, l'open source investit de nouveaux champs.

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Article 1 sur 4

Tendance : les progiciels open source prennent de l'assurance

Par La RédactionPublié le 4 février 20063 min de lecture

Peu à peu, les solutions open source investissent de nouveaux champs, jusqu'alors chasse gardée des grands éditeurs traditionnels, et proposent aux entreprises une réelle alternative. C'est notamment le cas pour les applications critiques que sont les progiciels de gestion intégrée, les applications de gestion de la relation client ou de décisionnel. Qui pourrait penser que derrière les mastodontes Sage et Oracle - plus de 60 % du marché français des PGI à eux deux - et leurs principaux concurrents, puisse se développer une véritable offre open source ? TinyERP, ERP5, SugerCRM, SpagoBI, souhaite se poser en alternatives crédibles aux solutions propriétaires (voir tableau de l'offre). "Le marché des ERP open source, explique David Barth, le CTO de Mandriva, enregistre une vitesse d'expansion significative. Notamment via Compiere et notre partenaire Audaxis. On peut également citer SugarCRM, du côté des CRM. Les briques commencent ainsi à se mettre en place. Mais devraient s'étendre dans les petites sociétés qui ne sont pas encore équipées. Du côté des grandes sociétés ayant déjà opté pour une solution [ndlr propriétaires], cela ne va pas changer ". Car effectivement, si les solutions open source se répandent, elles trouvent surtout leur place au sein des PME. D'abord car les éditeurs propriétaires occupent historiquement le créneau des grandes entreprises. Mais aussi car les plus petites structures commencent seulement à se tourner vers des solutions verticales, et à considérer l'offre open source comme suffisamment mature : " le marché des ERP grand compte est saturé, illustre Raouf Mazouz, jeune chef de projet ERP. On [ndlr - les éditeurs] descend donc vers le midmarket. Ce n'est pas la même envie, pas les mêmes besoins. A force de campagne, l'open source devient de plus en plus populaire dans les PME, qui comprennent à leur tour la nécessité de décloisonner leurs services". Si les structures de taille modestes sont volontiers enclines à se tourner vers des solutions libres, c'est aussi en raison du faible coût qu'elles engendrent. Comme le confie ce DSI quinquagénaire, croisé dans les allées du salon Solutions Linux : "ce qui me fait regarder vers l'open source, c'est d'abord sa gratuité. Puis sa pérennité, et enfin ses possibilités d'évolution progressive et de verticalisation". Mais malgré les avantages des solutions libres, des freins à leur adoption subsistent. L'hétérogénéité et la jeunesse des technologies sur lesquelles elles reposent peuvent ainsi décourager les candidats. Le même DSI déplore ainsi être "assez perdu parmi l'éventail des technologies de développement. D'un côté Python avec TinyERP, un langage jeune que je ne connais pas, d'un autre Zope avec ERP5, qui utilise également du Python. Et enfin Compiere 100% java, une technologie que je comprends". Reste à savoir si les solutions d'entreprises open source parviendront à rivaliser avec les modèles d'applications hébergés proposés notamment par Salesforce.com et récemment SAP. Peut-être plus adapté par leur forme locative

Article 2 sur 4

Entretien avec David Barth, CTO de Mandriva

Par La RédactionPublié le 4 février 20064 min de lecture

Lemondeinformatique.fr : Quelle est votre mission chez Mandriva ? David Barth : Mon travail chez Idealx était assez généraliste, avec beaucoup d'infrastructure et administration. Mais également beaucoup de liaison entre la communauté et les entreprises. Chez Mandriva, ma mission, consiste à combiner services et produits, et continuer à soutenir cette transformation. Avec les rachats successifs de Lycoris et Conectiva, on a le sentiment que Mandriva souhaite investir les marchés grand public et pro en parallèle. Où se positionne désormais Mandriva ? Sur les deux marchés, professionnel et grand public. On y rencontre un grand succès et on continue à se développer sur l'ensemble du marché open source. On a une vraie conviction sur le poste de travail. Mais pour soutenir cette vision, on se tourne vers les entreprises. Elles offrent une dimension supplémentaire, notamment financière, pour poursuivre. On a de vrais retours satisfaisants, via ce système de double-détente, notamment pour la prochaine mise à jour de notre serveur Corporate 4.0, que l'on développe à travers notre réseau de partenaires. Les projets entreprises devraient grossir. Quelques chiffres sur la bases installées Pro / Grand Public ? Je n'ai pas de chiffres. Je sais seulement que la distribution grand public est téléchargée quelque 10 000 fois par jour. Tiré surtout par les marchés français, brésilien et polonais. Vers une ouverture sur le marché brésilien ? A l'étranger ? Oui. Vers l'Inde, la Chine et le Brésil, où il reste beaucoup à faire. Nous avons en cours un vaste chantier avec un ministère indien. Tant en terme de desktop que de serveurs. Mandriva est actuellement en discussion avec le marché chinois, notamment à travers des membres très actifs tel que Red Flag. Pour nous, l'Inde constitue un véritable tremplin pour le Chine. D'autant que nous bénéficions du support de ministères français. Avec le rachat de Lycoris, Mandriva a dans la foulée acquis un OS Desktop / LX décliné notamment sur Tablet PC et PocketPC. Alors à quand un Mandriva Linux embarqué ? Nous n'avons pas de projet de Tablet PC. De plus, les technologies de Lycoris n'ont pas été totalement intégrées. Nous pensons également que le marché du TabletPC n'est pas porteur. On poursuit toutefois nos recherches. La bataille pour le poste de travail fait rage, menée notamment par les administrations européennes, comment Mandriva va réussir à s'imposer face Red Hat et Suse ? Ils arrivent sur le marché des desktops et on leur souhaite la bienvenue. Cela devrait renforcer la technologie et le marché. De notre côté, nous continuerons à gagner des marchés, notamment de grands chantiers de migration dans le secteur bancaire et de l'automobile à l'horizon 2006. Mais pour l'heure, je n'ai pas encore vu de vrais projets desktops de leurs côtés. Cela prend du temps et devrait arriver. Corporate Server a reçu la certification LSB 2.0 le 26 janvier 2005. Où en est la certification LSB 3.0? Corporate Server 4.0, actuellement en préparation, devrait être certifié LSB 3.0. L'actuelle version ne le sera pas. Mandriva est fortement impliqué dans la normalisation, notamment avec l'OSDL, où un employé Mandriva travaille à temps complet avec le consortium sur un projet de standardisation de pilote et de gestion de desktop. On travaille également sur le support hardware et sur KDE 4.0. Que pensez-vous de l'initiative de la DCC (Debian Common Core) Alliance ? J'espère que ce projet aura du succès, mais je n'ai pas encore vu quelque chose de positif en sortir. Rien de bon n'a encore filtré de la DCC. Mais, l'effort de normalisation est louable. D'autres projets à venir ? Mobilité ? Poste de travail ? Nous avons des projets avec BenQ et Siemens dans la téléphonie, tant terminal que serveur. Nous nous appuyons sur l'expertise de nos partenaires au Brésil. Chez nous, Linux va s'enfouir de plus en plus profond. Mais l'avenir est bien le desktop. Et dans les applications d'entreprises ? Le marché des ERP open source enregistre une vitesse d'expansion significative. Notamment via Compiere et notre partenaire Audaxis. On peut également citer SugarCRM, du côté des CRM. Les briques commencent ainsi à se mettre en place. Mais devraient s'étendre dans les petites sociétés qui ne sont pas encore équipées. Du côté des grandes sociétés ayant déjà opté pour une solution [ndlr propriétaires], cela ne va pas changer. Toutefois, on se dirige vers une ouverture d'esprit, notamment à travers de grands chantiers, comme celui du Ministère des Finances en partenariat avec Mandriva. Mais cela devrait prendre 4 ou 5 ans. Je suis par ailleurs déçu par l'absence de contributions à la communauté des SSLL, qui se contentent de piocher dans le réservoir open source sans y reverser la moindre contribution. L'open source reste pour l'heure essentiellement adopté par les administrations en Europe. Pourquoi ? Les technologies américaines occupent le marché depuis des années, et sont dès lors utilisées en Europe. L'open source, à l'inverse, fait germer l'idée d'un logiciel européen. L'attitude plus flexible en Europe fait qu'il est plus facile de faire éclore des tendances idéologiques.

Article 3 sur 4

PGI, GRC et décisionnel intégré open source : l'offre mûrie

Par La RédactionPublié le 4 février 20062 min de lecture

Des PGI open source, trois applications, combinant également des fonctionnalités de GRC, tirent leur épingle du jeu. Le plus populaire d'entre eux, Compiere est un projet développé par l'allemand Jorg Janke - ex-SAP et Oracle -, pour les besoins, au départ, de la société allemande GoodYear (pneumatique) en mai 2000. Depuis, le PGI a gagné ses lettres de noblesses, en signant très récemment un contrat avec Yves Rocher, spécialiste du cosmétique. "Compiere a véritablement démarré depuis 6 mois", confie un membre de l'Association Européenne Compiere. Un succès chez quelques grands comptes imputé notamment au support de la base de données Oracle, très assise sur ce segment, et à sa technologie 100% java, très mature. Compiere devrait courant 2006 étendre son support à Derby, base de donnée de la fondation Apache, basé sur Cloudscape, libérée par IBM l'année dernière. ERP5 et TinyERP, tout deux reposant sur Python (et Zope pour ERP5), technologie plus jeune, gagnent de leur côté, quelques marchés. Ainsi ERP 5, développée par la SSLL Nexedi, rafle le marché de l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIA) au Sénégal. TinyERP, de son côté, a décroché, via l'intégrateur d'Avignon Tecsas, un contrat avec la société Epco, spécialisée dans la fabrication de postes de transformation électrique. Du côté de l'offre GRC pure, SugarCRM truste l'essentiel du marché open source. Devant Anteil, Hipergate et OpenSourceCRM. Notons toutefois que les PME sont davantage attirées par le modèle d'application hébergée, représenté notamment par Salesforce.com. Les outils décisionnels intégrés open source, de leur côté , n'en sont qu'à leur balbutiement. "Les premiers pilotes ont été lancés en 2003 / 2004. Puis des sociétés ont commencé à se créer autour de la technologie courant 2005. Pour enfin voir enfin les premières mises en production courant 2006", prédit Christophe Le Cannelier d'Euriware. Ainsi, l'Italien Enginnering Ingegneria Informatica, éditeur de SpagoBI a rejoint le consortium ObjectWeb. Et avance déjà quelques contrats avec les ministères italiens. Autre outil, Pentaho, projet lancé par des anciens employés de Hyperion, Oracle, Cognos et SAS - spécialistes de la Business Intelligence - arrive en force, en proposant des fonctionnalités de reporting, d'analyse, de data mining, et de gestion des processus. Les principales applications d'entreprises open source
technologie licence site web
PGI
Compiere J2EE GPL http://www.erp5.org/
ERP 5 Zope + Python Mozilla http://www.compiere.org/
TinyERP Python LGPL http://tinyerp.com/
Taika PGI PHP + XUL GPL http://www.taika.fr/pgi.php
Fisterra Gnome2 + PostgreSQL GPL http://community.igalia.com/
OfBiz J2EE + XML MIT http://www.ofbiz.org/
OpenSI XUL GPL http://www.opensi.org/
Value Enterprise Delphi + Kylix + Java GPL http://value.sourceforge.net/
SQL - Ledger Perl + PostgreSQL GPL http://www.sql-ledger.org/
GRC
SugarCRM Sugar Suite LAMP GPL http://www.sugarcrm.com/crm/
Anteil CRM LAMP N.C http://www.anteil.com/
HiperGate Java HGPL http://www.hipergate.org/
Outils décisionnels intégrés
SpagoBI J2EE LGPL http://spagobi.eng.it/
Pentaho Eclipse N.C http://www.pentaho.org/
panorama non exhaustif

Article 4 sur 4

Plus sur le web

Par La RédactionPublié le 4 février 20061 min de lecture

http://www.opensource.org/docs/definition.php Une définition en dix points de l'open source, par l'OSI (Open Source Initiative) http://www.idealx.com/content/view/22/28/lang,fr/ IdealX élabore depuis plus de trois ans le guide des logiciels open source. Une référence. http://www.progilibre.com/Progiciels-de-gestion-ERP_r5.html Concocté par Philippe Nieuwbourg, Progilibre regorge d'infos sur l'open source et son actualité. A consulter, la partie consacrée aux progiciels de gestion. http://www.bashprofile.net/rubrique.php3?id_rubrique=42 L'actualité des PGI open source vue par la SSLL Bashprofile