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Applications & DéveloppementGrand dossier5 articlesPublié le

Le Libre, remède à la crise

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Avec son image de solution économique, et ses produits désormais éprouvés, le Libre incarne une alternative extrêmement séduisante en période de crise. LeMondeInformatique.fr a pu le constater lors du dernier Salon Solutions Linux.

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Article 1 sur 5

Sur le salon : la crise vue comme une opportunité

Par Olivier RafalPublié le 23 juillet 20093 min de lecture

Il ne faut pas se leurrer, la crise n'épargnera pas le monde de l'Open Source. Toutefois, il s'y trouve beaucoup d'optimistes pour décréter que la crise peut devenir une opportunité - à condition de bien faire les choses. Voilà une partie du message qui a été délivré à l'occasion de Solutions Linux, pendant trois jours d'exposition et de conférences (du 31 mars au 2 avril à Paris, Porte de Versailles). « Il n'y aura pas d'effet Tchernobyl, le nuage de la crise ne s'arrêtera pas aux TIC. » Philippe Montargès, président et co-fondateur d'Alter Way, est intervenu en ouverture de Solutions Linux. Pour lui, comme pour de nombreux acteurs de l'Open Source, pas de doute, de nombreuses entreprises vont se tourner vers le monde du Libre à cause des nouvelles contraintes économiques. Mais c'est à double tranchant, souligne-t-il : « Si les DSI restent dans une logique financière, elles iront voir ailleurs quand cela ira mieux. » Cette opportunité doit donc s'accompagner d'une mutation du secteur, et notamment d'une consolidation - thème cher à Alter Way, constitué justement de plusieurs structures à force d'acquisitions - afin de présenter aux DSI un type d'interlocuteur avec lequel ils ont l'habitude de traiter. « Le danger actuellement, c'est que l'Open Source soit perçu comme une solution low cost » Cette mutation, nous a expliqué Philippe Montargès, permettra d'accompagner le client au travers des arcanes du Libre. Car, « pour beaucoup de DSI, le monde de l'Open Source a un aspect nébuleux », or l'enjeu est de dépasser le strict cadre de la gratuité pour convertir ces nouveaux clients au modèle du Libre. « Il faut qu'on profite de la crise pour faire adhérer les DSI à l'Open Source, sinon les projets qu'ils font pour des raisons économiques ne seront pas convertis. Le danger actuellement, c'est que l'Open Source soit perçu comme une solution low cost, temporaire, ce serait catastrophique. Si l'on compare avec l'industrie automobile, on serait plutôt en train de construire un modèle hybride, d'avenir, qu'un modèle low cost. » Toutefois, la crise pourrait aussi avoir pour effet de réduire la capacité de financement des grands sponsors traditionnels de l'Open Source. Jean-Pierre Laisné, directeur de la stratégie Open Source de Bull et président du consortium OW2, nous a par exemple indiqué être en train de reconsidérer le modèle économique : « Les membres sont prêts à continuer de financer... si tout le monde joue le même jeu. » De même, intervenant sur l'une des conférences, sur le thème des formats et de l'interopérabilité, Sophie Gautier, membre éminent du projet OpenOffice.org désormais employé par Linagora, n'a pas caché être dans la plus totale expectative : nul ne sait ce qui se passera si IBM rachète effectivement Sun, de loin le plus gros contributeur à la suite bureautique libre.

Article 2 sur 5

Un bilan teinté de développement durable

Par Emmanuelle DelsolPublié le 23 juillet 20092 min de lecture

Le salon Solutions Linux a fermé ses portes jeudi 2 avril. Les allées étaient un peu plus clairsemées que les premiers jours, selon les exposants. Mais ces derniers étaient néanmoins plutôt satisfaits. Ainsi Wallix, spécialiste de la sécurité, a-t-il vu passer sur son stand davantage de visiteurs professionnels avec de vrais projets en tête que les années précédentes. De son côté, Marc Saboureau, directeur d'agence pour l'éditeur Makina Corpus a croisé nombre de SSLL (Société de service en logiciel libre) intéressées par son offre. Peu d'exposants affichaient leur intérêt pour le green IT sous quelque forme que ce soit. Une exception avec l'intégrateur SuperMicro qui se targuait sur un pan entier de son stand de construire des solutions de datacenters économes en énergie. Reste à savoir si cela traduit un total désintérêt de la communauté ou, au contraire, s'il s'agit d'une deuxième nature qu'il est inutile de revendiquer davantage. Marc Saboureau affirme lui qu'il existe « une logique pour les gens du libre à se porter vers ces thématiques. » Il évoque en particulier ses employés recrutés depuis 2006 (l'entreprise est passée de 2 à 40 personnes entre 2006 et 2007). Le Green IT donne encore plus de sens à leur métier. Les SIG libres au service du développement durable Sans qu'il en fasse un étendard, Makina Corpus, spécialisé en particulier dans les applications autour des SIG, répond en effet aux besoins liés au développement durable pour un bon nombre d'entreprises. Il travaille aussi avec les institutions idoines comme le Meeddat (Ministère de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire) et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) pour certains sites de communication. Il a développé le portail consommer-responsable.com destiné à identifier et localiser les services responsables à Nantes et à Angers ou encore le site de coivoiturage Bison vert. Mais il s'attaque aussi à des projets plus complexes, par exemple avec Safe Med, système de traçabilité des navires dans le bassin méditerranéen. A partir de données récoltées par une organisation spécialisée, les divers bâtiments sont ainsi identifiés et localisés.

Article 3 sur 5

Interview de Jean-Pierre Laisné, directeur de la stratégie Open Source de Bull et président d'OW2 : "Nous sommes au milieu du gué"

Par Olivier RafalPublié le 23 juillet 20097 min de lecture

Après 10 ans de Solutions Linux, quel bilan tirez-vous? Le Libre est-il entré dans les moeurs ? Dix ans, oui, et je n'ai pas vraiment vu le temps passer. Les choses n'ont pas bougé de façon très rapide. Il y a bien eu une évolution, mais pas de percée fantastique. Je dirais surtout que les associations se sont franchement calmées. Il y a 10 ans, il y avait plein de schismes. A la limite, le jeu était de ne pas se parler, ou de créer des associations concurrentes. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus calme. On a compris qu'il y a des enjeux communs qui feront qu'on sera pris au sérieux ou pas. Quel impact la crise a-t-elle sur l'Open Source ? On ressent le phénomène, mais que ce soit OW2 ou Bull, on a une meilleure audience en 2009 qu'en 2008. Parce que les entreprises ont moins d'argent et vont vers du gratuit ? Les gens se disent qu'il leur faut des réponses alternatives pour leurs problèmes, il leur faut être malin. Notre écosystème, nos partenaires sont très sollicités, pour des gros projets, critiques. Justement, n'est-ce pas un danger que de rester uniquement sur le grand compte ? Les grands comptes ont déjà massivement déployé des solutions Open Source, alors que sur le marché des TPE/PME, tout reste à faire, notamment en région... En France, on est une société qui vit beaucoup du service, on ne développe pas beaucoup de produits de masse. Rares sont les sociétés, par exemple, parties sur un modèle Saas, ou qui travaillent en proposant du logiciel à un niveau mondial. Les seuls que je voie, ce sont Talend et Exoplatform, des partenaires d'OW2. Les autres travaillent sur le marché local, où domine l'offre de service. Quant aux PME en région, elles sont difficiles à atteindre. A Paris, il est plus simple de travailler directement avec les grands comptes. Et même en province, du côté de Bull, on travaille aussi surtout avec les grands comptes. Je crois que les PME ne veulent pas entendre parler d'informatique, et c'est là où les solutions de type cloud, Saas, etc. ont toute leur valeur. Peut-être manque-t-il aussi une offre fonctionnelle à même de répondre aux besoins de ces PME ? Ca monte de ce côté. Jean-Paul Smets [PDG de TioLive, qui propose une offre progicielle hébergée, NDLR] se débrouille pas mal. Mais on manque surtout de spécialistes des collectivités locales. Il y a en plus la volonté des gens de l'Open Source de rester sur les domaines techniques, et la volonté des éditeurs propriétaires de laisser l'Open Source à l'écart. L'avis des éditeurs propriétaires n'est pas si important... C'est vrai que l'ingénieur Open Source a une bonne culture technique, mais sur l'aspect métier, il ne fait pas le poids. Il faudrait, pour discuter fonctionnel avec des PME, que les SSLL aient une masse critique, qu'elles montrent qu'elles ont une méthode conforme aux standards du marché. Des groupes comme Capgemini, Atos ou Bull arrivent à discuter fonctionnel, car on a chez nous à la fois des technologues et des gens attachés aux pratiques métiers. Chez des gens comme Linagora, Smile ou Alter Way, je ne vois pas encore ça. Y a-t-il encore une croisade à mener pour imposer l'Open Source ? Dans le cloud, peut-être ? Pour définir la feuille de route [pour les logiciels libres en 2020], on a réfléchi au comment et avec qui on va travailler demain. Il y a vraiment des perspectives dans le cloud, mais ceux qui vont se gaver, ce sont ceux qui font les applications. Le principe du cloud est de proposer les prix les plus bas possibles, donc on coupera au niveau du système d'exploitation, pour prendre du Linux, gratuit. Mais si cela se fait sans contribution en retour, ça mourra. De la même façon qu'on sait que si on fait une trop grosse pêche, le stock de poisson ne se renouvellera pas; c'est la même chose pour les compétences. Le cloud est donc très bien, à partir du moment où tout le monde arrivera à vivre ensemble. Vous pensez que des clouds Open Source pourraient émerger ? Oui, cela devrait émerger dans les trois ans qui viennent, avec les bonnes règles: interopérabilité des données, garantie de sûreté de fonctionnement, plus le fait que si on prend de la techno, on en donne (si on a les ressources), on participe. Il y a par exemple l'initiative universitaire californienne du cloud Eucalyptus [Elastic Utility Computing Architecture for Linking Your Programs To Useful Systems]. Concernant OW2, les objectifs ont-ils été atteints ? Ou diriez-vous plutôt que vous êtes au milieu du gué ? Nous sommes plutôt au milieu du gué. Nous sommes dans la troisième année, en train de dresser quelques constats. [[page]]1) Au niveau technologique, la base de code s'est enrichie, c'est un flux continu de nouveaux projets, avec énormément de succès (Exoplatform, Talend, Jonas, SyncML [Funambol]...). 2) Au niveau de l'écosystème, on s'est posé la question : le fait qu'on soit ensemble favorise-t-il les membres ? Là, les réponses sont un peu plus mitigées. Certains partenaires ont tissé des liens très forts, font du business ensemble. Une autre chose qui fonctionne bien, ce sont les projets qui font appel à des fonds publics, pour lesquels le label OW2 aide bien. Là où ça frotte un peu, c'est qu'on sait que certains membres ne feront jamais quoi que ce soit avec d'autres membres. Une analyse que j'en tire, c'est qu'un bon membre OW2, c'est quelqu'un de très actif sur un projet. 3) Enfin, contrairement à ObjectWeb qui était hébergé par l'Inria, là on est autonome, on vit uniquement de la souscription des membres. Les membres individuels, qui cotisent, les membres 'corporate', qui apportent des fonds, et les membres 'stratégiques', qui apportent des fonds et des ressources humaines. Mais pour ce qui est du 'manpower', les ressources humaines qu'on demande, c'est extrêmement compliqué. On est plutôt dans le « je fais de mon mieux ». Il est donc très difficile pour Cédric Thomas, qui dirige le consortium mais qui n'est pas le supérieur hiérarchique, d'avoir un vrai 'lead'. On est en train de reconsidérer le modèle économique. Les membres sont-ils encore prêts à financer le million d'euros nécessaire au fonctionnement d'OW2 ? En gros, la réponse est oui... si tout le monde joue le même jeu. Il va donc falloir changer ça. La bonne nouvelle, c'est que personne ne remet en cause la nécessité d'avoir un consortium de ce type, personne ne veut arrêter. En plus, on commence à avoir du 'momentum', ce ne serait vraiment pas le moment d'arrêter. Il manque peut-être un produit star, comme cela peut être le cas chez Eclipse ou chez Apache ? Eclipse dispose de 2,5 M$, c'est beaucoup plus simple de créer du buzz. Et puis nous, nous faisons du logiciel qui ne se voit pas. C'est difficile de rouler des mécaniques quand on fait de la tuyauterie. Enfin, nous sommes dans un monde d'ingénieurs, des vrais, qui ne pensent qu'à ça, et pas dans un monde de marchands. On a commencé à réfléchir au fait de faire du marketing, dans le sens de l'accès au marché. Nous avons posé la question en interne : quelles sont nos références ? Nos développeurs, nos ingénieurs, n'en ont rien à faire. Il faut qu'on torture tout le monde pour savoir qui sont nos utilisateurs. Des gens comme Talend ou Exoplatform nous aident beaucoup, de ce point de vue, ils insufflent de l'air nouveau. On se demande aussi si nous ne devrions pas créer une plateforme de logiciels, on se dit qu'OW2 est peut-être l'endroit idéal pour faire une place de marché pour les composants. Et à ces réflexions se mêlent nos collègues chinois, brésiliens, européens... Côté Bull, avec le recul, le virage de l'Open Source était-il le bon ? Oui, c'est un des piliers de la stratégie industrielle. On remporte de grosses affaires grâce à nos compétences dans le Libre. D'autant que nos associons cela à notre savoir-faire au niveau de certains métiers, et que nous avons traditionnellement accès aux marchés publics, très demandeurs de Libre. On a encore un chantier à mener : est-on capable de se transformer en éditeur Open Source (sachant que Jonas est aujourd'hui présenté comme un composant technique) ? Une piste serait d'aller au-delà de la notion de serveur d'applications, en s'appuyant sur les capacités modulaires (grâce à OSGi) de Jonas pour proposer un socle technologique complet. Quels sentiments vous inspirent l'éventuel rachat de Sun par IBM ? Eh bien, je me suis posé la question : qu'est-ce qui pourrait bien intéresser IBM chez Sun ? Il y aura des recouvrements partout. Et du coup, je vois plutôt ça sous un angle géopolitique. Vu le cours de l'action de Sun, cela en fait une cible facile pour une OPA chinoise. Les Américains étant pragmatiques, il est possible qu'ils aient décidé que la réponse IBM devait être faite avant que la question ne se pose.

Article 4 sur 5

Interview d'Yvon Rastetter, consultant indépendant : "L'enjeu aujourd'hui, c'est les PME"

Par Olivier RafalPublié le 23 juillet 20093 min de lecture

Vous êtes actif dans le Libre depuis une dizaine d'années, vous collaborez avec le cabinet Ars Aperta, pourtant vous ne vous rendez pas sur Solutions Linux... Non, Solutions Linux se focalise sur les briques de base, l'infrastructure. Or, Linux dans l'infrastructure, c'est acquis. Moi, je suis toutes les associations régionales, j'interviens dans les conférences parisiennes et locales, j'étais aux Trophées du Libre, aux RMLL [Rencontres mondiales du logiciel libre]... L'enjeu, aujourd'hui, c'est que les acteurs de l'offre Libre sortent du secteur de l'infrastructure pour les grands comptes et s'attaquent aux PME. Les grands comptes ne représentent pas un marché intéressant ? Les grands comptes savent ce qu'il faut faire dans le Libre, le vrai défi se situe dans les PME/PMI. Et ce n'est pas évident, car les gens des technos ne savent pas parler aux patrons de ces PME. Pourquoi pensez-vous que les PME soient le marché à conquérir pour le Libre ? Je me suis rendu compte il y a trois ans qu'on ne parlait pas des PME utilisatrices. Mon directeur de collection Hermès m'a mis au défi d'écrire un livre sur le sujet. J'ai pris des contacts avec les chambres régionales de commerce et d'industrie (CRCI), et OpenTTT [initiative européenne visant à faire monter le niveau technologique des entreprises grâce à l'Open Source, NDLR]. Et contrairement aux grands comptes qui ne veulent pas mutualiser, les PME sont déjà regroupées par métier, et savent mutualiser. La voie, pour elle, est de faire développer selon leurs besoins, par des acteurs locaux. Onze industries de l'agroalimentaire du Sud-Ouest ont par exemple fait développer leur progiciel. Les PME/PMI sont-elles toutes prêtes à entendre ce discours ? Il y a encore un problème de maturité. Je prends l'exemple du secteur de l'emballage, où il existe des regroupements. Celui de Bretagne compte 300 membres. Certains ont acheté des logiciels pour faire de la 3D. Je leur ai dit que, puisqu'ils collaboraient déjà, ils feraient mieux d'élaborer un cahier des charges commun. Le délégué général m'a répondu : « On n'en est pas là. » Le problème est qu'ils n'ont pas conscience qu'un système d'information efficace est un atout important pour la compétitivité. Pour eux, cela reste un centre de coût, quelque chose qu'on subit - comme cela est montré dans votre enquête. Par exemple, ils subissent la dématérialisation, imposée par les grands donneurs d'ordre. Je dis au Libre : « Soyez prêts, sinon vous allez laisser les acteurs traditionnels verrouiller complètement ce domaine. » Les acteurs de l'Open Source sont plus réputés pour être de bons techniciens que des gens capables de produire des logiciels suffisamment ergonomiques pour être pris en main par des employés de PME/PMI. Cela ne va-t-il pas poser un problème ? Je crois qu'il y a plus un problème d'expérience que d'ergonomie. Les éditeurs qui développent des progiciels pour les PME ont l'expertise nécessaire, la connaissance du métier et des interlocuteurs. Il faut juste que les acteurs du Libre se forment, se regroupent pour montrer un visage unique et se faire connaître des CCI et des syndicats professionnels. Ils doivent expliquer aux patrons de PME qu'au lieu de subir les prix et les évolutions de produits imposés par les acteurs traditionnels, ils peuvent choisir une offre Libre, fiable, dont ils auront la maîtrise. Et leur expliquer aussi qu'il n'y a pas de problème juridique, quand bien même le Syntec l'évoque - juste pour donner la trouille. Un patron de PME ne sera-t-il pas tout de même plus rassuré par un revendeur lui vantant la pérennité d'un Microsoft, par exemple ? Je ne sais pas si l'argument Microsoft rassure. Ce que je sais, en tout cas, c'est qu'il ne faut jamais mettre en avant l'aspect Libre quand on vend à un patron de PME.

Article 5 sur 5

Les allées de Solutions Linux en vidéo

Par Olivier RafalPublié le 23 juillet 20091 min de lecture

Si vous n'avez pu vous déplacer à Solutions Linux, retrouvez notre reportage en images.