Aller au contenu

Préférences et cookies

Afin d’améliorer votre expérience sur notre site et de réaliser des statistiques de visites, nous utilisons des cookies. Rien n’est déposé sans votre accord, et le refus n’enlève l’accès à aucun contenu. Ce choix peut être modifié à tout moment.

Gérer les traceursVos données

Personnaliser
Applications & DéveloppementGrand dossier4 articlesPublié le

Les applications mobiles forcent la porte des entreprises

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

La révolution mobilité est en marche dans les entreprises. La forte poussée des salariés équipés de smartphones et de tablettes tactiles oblige les directions à accélérer le déploiement d'applications mobiles professionnelles.

Aller au sommaire

Article 1 sur 4

Smartphones et tablettes : un véritable défi pour l'entreprise

Par La RédactionPublié le 3 février 20115 min de lecture

L'usage massif des smartphones a boosté le déploiement des applications mobiles en entreprise, et cela devrait s'accélérer au cours de l'année 2011. « Aujourd'hui, les smartphones représentent dans les entreprises environ 50% des ventes de téléphones portables, il y a trois ans, c'était seulement 15%» avance Pascal Ancian, directeur de la division mobiles France chez Orange Business Services. L'explosion du marché des smartphones est aussi à mettre en parallèle avec le nombre de collaborateurs nomades. Selon IDC, d'ici 2013, la moitié des personnels en Europe sera nomade.

À la croisée des usages personnels et professionnels

Le très ergonomique iPhone d'Apple et sa bibliothèque imposante d'applications (App Store) et, dans une moindre mesure, Google Android ont fortement contribué à démocratiser l'usage de ces équipements dans le grand public et, par ricochet, dans l'entreprise. Aujourd'hui, les collaborateurs insistent auprès de leur direction de pouvoir utiliser la dernière génération de smartphones et les toutes dernières tablettes tactiles comme l'iPad (voir encadré) à des fins professionnelles, mais aussi personnelles. Pour Salvatore Cappei, Président directeur général de Nomadvance, un intégrateur et éditeur spécialisé dans la mobilité, ce mélange d'applications ludiques et critiques risque à terme de déstabiliser les plateformes dans les entreprises et d'engendrer de sérieux problèmes de sécurité.

En attendant, le catalogue d'applications grand public et professionnelles ne cesse de s'enrichir quelle que soit la plateforme RIM OS, iPhone OS, Android, Windows Phone ou encore Samsung Bada avec, toutefois de fortes disparités (plusieurs centaines de milliers d'applis pour l'iOS et Android contre quelques dizaines de milliers pour Windows Phone et Samsung Bada). En entreprise, 89% des applications mobiles utilisées, pour l'heure, sont dédiées à la messagerie et 74% à la gestion de contacts et l'agenda selon le cabinet d'études Forrester. Il faut dire que ces outils ont largement été démocratisés par RIM et son terminal BlackBerry.

Cependant, tous les services dans l'entreprise (gestion, commerce, marketing, communication, ressources humaines, etc.) sont gagnés par cette folie de la mobilité aidée en cela par des infrastructures réseaux plus puissantes. « De plus en plus d'entreprises nous demandent des applications spécifiques autour de la géolocalisation, de la réalité augmentée par exemple, mais aussi des applications vitrine qui servent de relais d'information par rapport à leur site Internet ou encore un outil pour gérer les dossiers de prêts bancaires en temps réel, les exemples sont multiples » explique Bruno Pineda, co-fondateur de N-Gine Innovation, une entreprise éditrice d'applications mobiles qui s'est vue délivrer, en novembre 2010 par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, son agrément relatif au Crédit d'Impôt Recherche (CIR). On le voit bien, l'éventail des applications professionnelles est illimité.

L'Internet mobile d'une part et les applications verticales d'autre part

Face à cette ruée, Charles Gresset directeur technique et des services d'Econocom Telecom classe les applications professionnelles suivant deux catégories. « Vous avez les applications liées à l'internet mobile et les applications métiers spécifiques ou verticales». Dans l'internet mobile, les programmes liés à la communication des entreprises sont les plus courants. Chiffre à l'appui, selon une étude (réalisée auprès des directions marketing et communication des grands comptes) de BulkyApps, la division dédiée aux applications d'entreprises sur smartphones de Bulkypix et le cabinet AMD, société spécialisée en marketing direct et opérationnel, 61% des applications professionnelles s'inscrivent dans les projets de communication des entreprises et des solutions de portage de site web des entreprises. L'étude précise que ces applications sont essentiellement développées sur la plateforme d'Apple (83%) contre 12% pour Androïd et 5% pour BlackBerry. Ces programmes de communication et d'internet mobile sont souvent enrichis de fonctions de géolocalisation (pour situer les points de vente par exemple) et de réalité augmentée (effets 3D). «Ces applications sont pragmatiques et opérationnelles, elles ne sont pas très chères à développer, simples à intégrer et permettent d'augmenter rapidement la productivité » résume Charles Gresset.

Pour les applications verticales, estimées suivant différentes sources à 20-25% environ des logiciels mobiles professionnels, on distingue deux familles, celles connectées au système d'information (SI) et les autres déconnectées du SI. Connectées pour des applications comme  la gestion des stocks, de la chaîne d'approvisionnement, des commandes et des points de vente, qui requièrent souvent une plus forte intégration aux systèmes en place dans l'entreprise et donc une connexion permanente avec la base de données de l'entreprise.

Déconnectées, dans ce cas précis, ces applications sont indispensables pour certains usages métiers. Prenons l'exemple des techniciens qui n'ont pas toujours sur le terrain pour faire leurs relevés, une connexion garantie dans certains endroits (cave, ascenseur, bâtiments industriels, etc.), ils doivent donc travailler en mode déconnecté. Les transferts de données s'exécutant automatiquement dès que les techniciens ont accès au réseau grâce des technologies existantes comme celles proposées par NetMotion Wireless. Pascal Ancian, pour Orange Business Service, préfère parler d'applications connectées, mais pas forcément en temps réel.

Illustration principale : Pascal Ancian, directeur de la division mobiles France chez Orange Business Services


Encadré : Les tablettes tactiles vont-elles inonder les entreprises ?

Après avoir démocratisé les smartphones, Apple récidive avec son iPad sur le marché des tablettes tactiles. Selon différentes sources, il s'est déjà vendu entre 6 et 7 millions d'unités dans le monde surtout pour un usage grand public. En entreprise, l'ardoise d'Apple semble séduire aussi par ses multiples atouts : ergonomie, grand écran, encombrement, interactivité, autonomie, etc. À ce titre, une étude intéressante réalisée par le cabinet de conseil ChangeWave Research indique que près de 40% des salariés interrogés dans plusieurs entreprises seraient prêts à échanger leur notebook contre une tablette, plus particulièrement par un iPad pour 2/3 des salariés. « La tablette iPad est, à ce titre un formidable équipement mobile pratique et surtout interactif pour les commerciaux, par exemple pour montrer leur gamme de produits» indique Jean-François Grang, responsable de l'offre mobilité chez Octo.

Dans ce contexte, les tablettes tactiles deviennent, à juste titre, la nouvelle marotte des fabricants d'ordinateurs et de terminaux mobiles. Elles étaient d'ailleurs les stars du salon CES (Consumer Electronics Show) qui s'est tenu à Las Vegas il y a un mois. Asus, HP, Dell, Motorola, Archos (déjà bien implanté dans ce domaine), Samsung, ... tous ces fabricants lancent des tablettes tactiles fonctionnant soit sous Windows 7 ou soit sous Android, la majorité destinée à un usage domestique et quelques-unes au marché professionnel à l'instar de RIM. En effet, le fabricant canadien a présenté sa PlayBook, une tablette tactile sous BlackBerry OS prévue pour l'été 2011 aux États-Unis. Cette tablette sera équipée d'un écran tactile de 7 pouces (17,7 centimètres) et sera compatible avec la norme 4G (via l'opérateur Sprint Nextel). Cela dit, à quels usages les ardoises électroniques seront-elles vouées en entreprise ? Sans surprise, les usages les plus souvent cités sont le courrier électronique et plus généralement les programmes collaboratifs sans oublier la navigation web. Quant aux applications verticales sur les tablettes tactiles, nul ne doute qu'elles fonctionneront majoritairement sous Windows7, déjà bien implanté en entreprise...

Article 2 sur 4

Les applications mobiles s'invitent dans tous les secteurs

Par La RédactionPublié le 3 février 20113 min de lecture

Les forces de ventes et les collaborateurs de terrain (techniciens) sont les deux principaux groupes d'utilisateurs bénéficiant des applications mobiles. Ces dernières permettent, par exemple, d'accéder aux informations des clients / prospects, de consulter le catalogue produits et les stocks, de réaliser des devis, de valider une commande, de faire des comptes rendus, d'effectuer des modifications, etc. Pour les techniciens sur le terrain, ce sont souvent des applications verticales et spécifiques à leur métier comme la maintenance par exemple. Les forces de ventes quant à elles utilisent plus des outils liés à la gestion de la relation client. Dans ce domaine, les solutions sont nombreuses,  plus ou moins riches en fonctionnalités. On peut citer Salesforces et son application CRM pour IPhone et BlackBerry, Sybase Mobile Sales for SAP CRM (voir illustration principale) ou d'autres moins connus comme SwingBusiness édité par Swing Mobility ou encore Oasis Mobile Force de Vente créée par Web et Solutions.

De même, la Business Intelligence est de plus en plus sollicitée par un usage mobile, et les premiers concernés sont les décideurs en entreprise qui souhaitent accéder à ces données  depuis un simple appareil mobile. Le premier à avoir dégainé fut Oracle avec le portage de sa solution Business Indicators sur l'IPhone d'Apple. Depuis les annonces se sont succédées à l'image de l'éditeur Microstrategy avec Mobile for iPhone et iPad, Qliktech qui a créé Qlikview pour les plateformes iPad, Android et BlackBerry ou encore le prototype Explorer Augmented pour iPhone et iPad, développé par SAP BusinessObjects qui permet d'afficher sur un smartphone des points d'intérêts géolocalisés et d'y associer des informations décisionnelles. Autre exemple : Sage a créé Business Mobile, une application iPhone de pilotage d'activité (téléchargeable sur l'App Store), qui fournit aux dirigeants de PME les indicateurs clés issus de leurs solutions de comptabilité et de gestion commerciale.

La santé et la finance, deux secteurs gagnés par la mobilité

Les applications liées à la finance et à la santé prospèrent. C'est un fait, de plus en plus de professionnels de la santé souhaitent, à long terme, accéder aux dossiers médicaux des patients depuis leur smartphone ou leur tablette, et remplir les feuilles de soins personnalisées lorsqu'ils sont avec leur patient. Dans les hôpitaux, plusieurs expériences autour de la télémédecine mobile et des dossiers patients (enregistrement des données d'un patient sur une tablette ou un smartphone à l'endroit où il se trouve) sont menées.  Il existe également un certain nombre d'applications (plutôt catégorisées dans les services à la personne) directement disponibles en téléchargement libre. Par exemple, DBTmobile, une application dédiée aux diabétiques, dont l'objectif est d'améliorer la qualité du suivi et des soins prodigués aux patients diabétiques. Cette application permet un suivi à distance de ces patients par le transfert des données d'un lecteur de glycémie via leur téléphone. Autre exemple : iSommeil, un outil accessible depuis iTunes pour l'iPhone et sous Android qui permet de détecter les insomnies, les apnées du sommeil, les états de somnolence afin d'établir un profil du dormeur.

Du côté de la finance, dans certaines banques, des outils permettent aux chargés de clientèle de consulter depuis un smartphone les comptes de leurs clients, de consulter les aides à la vente de produits ou encore d'obtenir des pré-autorisations de crédits. Enfin, de nombreuses entreprises de transport et de services utilisent les terminaux mobiles à des fins professionnelles comme les taxis qui peuvent recevoir les demandes client, confirmer les courses, et identifier le bon itinéraire pour rejoindre les points de ramassage et de destination.

Article 3 sur 4

L'enjeu des plateformes mobiles autour des applications professionnelles

Par La RédactionPublié le 3 février 20115 min de lecture

La plateforme BlackBerry de RIM a conquis la messagerie et celle d'Apple, l'internet mobile et la communication. En revanche, la majorité des applications verticales fonctionnent, quant à elles, sous Windows Mobile (version 6.5 pour la plus récente). «Les applications métiers ont été pour la plupart développées sous .Net pour Windows Mobile. De nombreuses entreprises ont historiquement beaucoup investi sous cet environnement» précise Charles Gresset, Charles Gresset directeur technique et des services d'Econocom Telecom (en illustration). Un avis que partage Pascal Ancian d'OBS qui ajoute que les entreprises continuent d'investir sous Windows Mobile. Mais après ? Car l'arrivée de Windows Phone 7, une nouvelle version très grand public laisse les entreprises plutôt sceptiques, elles préfèrent attendre que Microsoft clarifie sa position sur le marché professionnel. « Avec Windows Phone 7, Microsoft répond directement à l'iPhone d'Apple sur le marché grand public et n'a pas pour l'heure une réponse claire pour les entreprises » justifie Christian Demoustier, directeur technique de  l'agence de Lyon de la SSII Object Direct (société du groupe Viseo). Pour Bruno Pineda, des couches entières d'API ont même disparu avec Windows Phone 7.

Windows Mobile plateforme maîtresse pour les applications verticales

Face à ce constat, la version Windows Mobile continue donc de jouir d'une forte notoriété. Il faut également préciser que la majorité des terminaux mobiles durcis (smartphones, PDA, tablettes), très répandus dans les entreprises, fonctionnent sous ce système d'exploitation, de même que les lecteurs de code à barres. Microsoft et ses partenaires de terminaux durcis comme Motorola, Intermec ou Honeywell garantissent une pérennité des plateformes, un argument primordial pour l'entreprise qui déploie un projet de mobilité métier.

Apple avec son iPhone n'a pas vraiment, de son côté, séduit les entreprises à développer des applications verticales métiers, cela s'explique sûrement par un environnement trop verrouillé de la part du fabricant. «Il n'est pas possible de faire appel directement à une SSII pour développer son application sous iPhone puis de l'installer sans accord préalable d'Apple, c'est assez restrictif même avec son programme dédié à l'entreprise. » reconnaît Christian Demoustier. Toutefois, aux yeux de Jean-François Grang, responsable de l'offre mobilité chez le cabinet de conseil Octo, depuis 2 ans Apple renforce son offre pour la crédibiliser aux yeux de l'entreprise (connectivité Exchange, VPN, Mobile Device Management, ...) là où Google vient seulement d'initier ces travaux.

Android, encore en phase de réflexion pour de nombreux projets

Justement, de son côté, la plateforme Android de Google semble de plus en plus attractive aux yeux des entreprises dans le développement d'applications verticales. «C'est une plateforme ouverte qui a un énorme potentiel, on a besoin de ce type de plateforme pour mener des projets de mobilité et surtout garantir la pérennité auprès de nos clients, » souligne Salvatore Cappei, Président directeur général  de Nomadvance, un prestataire et éditeur spécialisé dans la mobilité. Peut-être même trop ouvert, car Android compte de nombreuses versions à la fois au niveau du système d'exploitation en lui-même, mais aussi au niveau du matériel où certains fabricants adaptent des versions spécifiques à leurs équipements. Ainsi, les utilisateurs d'Android sont très dépendants des mises à jour des fabricants et moins de l'éditeur. Malgré cela, les développeurs se montrent optimistes sur l'implantation d'Android dans l'entreprise, bien plus que pour Symbian à en croire les développeurs qui croient de moins en moins à son avenir. Du côté de WebOS (racheté par HP en juillet 2010 et anciennement PalmOS), HP n'a pas pour l'heure la volonté de s'attaquer au marché professionnel. « Le rachat est récent et nous avons des priorités à mettre en place. Dans un premier temps, nous privilégions le marché grand public, pour le marché professionnel, nous y réfléchissons,» indique Olivier Gillet, directeur Marketing pour la division micro-informatique chez HP France. Enfin, l'environnement  BlackBerry OS de RIM bénéficie d'une forte notoriété dans le monde professionnel avec ses points forts : une plateforme collaborative fortement intégrée au SI, stable,  administrable, efficace et sécurisée (authentification et cryptage) sans oublier ses APIs évoluées pour la technologie push. Seul point noir, mais non des moindres, BlackBerry est encore une plateforme très fermée.

Illustration principale : Charles Gresset directeur technique et des services d'Econocom Telecom

Encadré : Quel est le coût d'une application mobile ?

Le coût dépend de la complexité de l'application, cela varie de quelques milliers d'euros pour une application basique et ludique (prise de notes ou gestion de contact téléchargeable depuis Internet ou d'une place de marché comme App Store) à plusieurs centaines de milliers d'euros pour une application verticale pour un grand compte.

Selon une étude de BulkyApps et du cabinet AMD, société spécialisée en marketing direct et opérationnel, 8% des entreprises ont dépensé plus de 20 000 € dans la conduite d'un projet de mobilité et, 19% entre 10 000 € et 20 000 €. Les coûts de développement représentent en moyenne 25% du coût global d'un projet de mobilité. Le reste est surtout imputable aux achats de matériels, à l'audit, au déploiement et à l'intégration du projet au système d'information interne. Globalement, les prix des projets de mobilité diminuent, ce qui n'était pas le cas il y a encore trois ans. Et pour cause, le volume des prestations augmente, les prix des terminaux ont tendance à diminuer, mais surtout la concurrence (prestataires et sociétés de services toujours plus nombreux dans la mobilité) est plus forte.

Les ROI (retour sur investissement) sont plutôt bons à en croire les DSI dans les déploiements de projets de mobilité par rapport à un projet informatique classique. Il faut dire que dans le cadre d'un développement de projet de mobilité, les besoins sont mieux identifiés par les prestataires IT qui utilisent plus souvent les méthodes agiles que dans le déploiement d'un projet IT classique. « Nous passons certainement plus de temps à la compréhension du projet et aux besoins précis des entreprises dans le cadre d'un projet de mobilité », note Christian Demoustier. En interne, les directions informatiques sont pour l'heure peu impliquées dans la mobilité. «De nombreux DSI ont placardé la mobilité dans un coin, mais les choses changent grâce notamment à la communication faite autour de la mobilité» précise Salvatore Cappai. En effet, de plus en plus d'entreprises, notamment celles qui ont déjà réalisé un projet de mobilité forment des équipes, car ces projets réclament des compétences et de l'expertise. Enfin, comme tout projet nouveau, la mobilité n'échappe pas au plus important, à savoir la conduite du changement auprès des salariés et des collaborateurs.

Article 4 sur 4

Cas client : Le coffre-fort de l'assureur MMA sous iPhone

Par La RédactionPublié le 3 février 20113 min de lecture

«Souvenez-vous du fait-divers Mickaël Young qui s'est récemment fait cambrioler. Ce qu'il voulait récupérer en priorité, ce n'était pas son gros 4x4 Hummer mais ses données numériques personnelles » lance Christophe Houzé, responsable du développement Internet chez l'assureur MMA. Christophe Houzé met volontairement en parallèle ce fait-divers pour annoncer la nouvelle application mobile du groupe MMA à savoir le coffre-fort numérique sous iPhone qui sortira le 17 février et téléchargeable depuis App Store.

Ce coffre-fort numérique permet de stocker ses données personnelles ou professionnelles en ligne depuis un simple iPhone et garantir la preuve matérielle de ces données stockées. Ces données sont accessibles par un code d'identification à l'instar d'un véritable coffre-fort physique. Pour les clients de l'assureur, la capacité de stockage est illimitée et pour les autres, la capacité est limitée à 1 Go. MMA a confié le développement de cette application au jeune cabinet de conseil en système d'information Octo. Ce coffre-fort numérique vient enrichir le portefeuille d'applications mobiles du groupe MMA qui comprend Zero Tracas, un éthylomètre sous iPhone et PanoTracks, un quiz sur les panneaux routiers.

Un effort en innovation

À travers ces applications iPhone ludiques, MMA veut montrer qu'un groupe d'assureur peut aussi s'intéresser à l'innovation et à la mobilité et créer ainsi de la récurrence. Le déploiement de Coffre-fort a nécessité huit semaines de travail, dont 3 semaines pour le cadrage et l'audit du projet, et cinq semaines de développement. Pour ce dernier, Octo s'est appuyé sur les méthodes agiles notamment la méthode Scrum. « Nous avons mené cinq itérations en parallèle d'une semaine chacune, cela demande un gros effort, mais sur une durée assez courte » relève Jean-François Grang, responsable de l'offre mobilité chez Octo.

Le cabinet de conseil a mobilisé une équipe de 5 personnes sur ce projet, deux développeurs, un ergonome, un graphiste et le responsable du projet (le Scrumaster) sans oublier l'équipe pour connecter l'application au back-office du client. De son côté, MMA a dédié trois personnes au projet dont Christophe Houzé en tant que responsable du projet (aussi appelé Productowner dans la méthode Scrum). «Ce projet nous a permis de bénéficier d'un transfert de compétences de la part de Octo sur les méthodes agiles, mais aussi sur le langage de développement Objective C pour la plateforme iPhone OS d'Apple » note Christophe Houzé. Et d'ajouter « on peut désormais assurer notre maintenance sans passer par notre prestataire ». MMA a dû aussi investir dans des ordinateurs MAC... À noter que pour promouvoir cette nouvelle application, l'assureur ne lésine pas sur les moyens puisque le groupe alloue un budget proche du million d'euros. « Il est important de faire connaître notre application dans App Store, une place de marché qui compte aujourd'hui près de 500 000 applications », précise Christophe Houzé. Quant au budget du développement de l'application, il approche les 75 000 €. Enfin, MMA prévoit un portage de l'application sous Android d'ici le printemps.

Encadré : Fiche récapitulative cas client

Client MMA

Prestataire : Octo

Projet : un coffre-fort pour stocker ses données

Plateforme : iPhone

Usage : personnel et professionnel

Capacité de stockage: illimitée pour les clients MMA, 1 Go pour les autres

Durée du projet : 8 semaines

Budget : 75 000 €