ArticleCybersécurité & Conformité
Cartes à puce : Vers plus d'intelligence...
Les puces mémoire ont fait le plein, l'avenir appartient aux cartes à microprocesseur capable de supporter des applications multiples, tant pour les cellulaires que pour les applications bancaires. Au moment où, enfin, l'immense marché américain commence à se développer, trois sociétés d'origine française ont la haute main sur ce marché. Début février, Schlumberger prenait le contrôle de Bull CP8 http://www.weblmi.com/daily/2001/0213/acquisitionkk.htm et Gemplus publiait d'excellents résultats annuels http://www.weblmi.com/daily/2001/0212/resultats0.htm . Ces deux sociétés et Oberthur Card Systems détiennent à elles trois 75% du marché de la carte à puce. Elles sont les piliers de la SIMalliance http://www.simalliance.org , consacrée aux puces des téléphones cellulaires.
Au cours du 3GSM World Congress qui s'est achevé à Cannes le 22 février, elles ont annoncé travailler à l'amélioration de l'interopérabilité de leurs cartes SIM / JavaCard 2.1. Conscients des failles dans les spécifications Java, sources possibles de divergences d'interprétations, le trio collabore à des spécifications communes garantissant l'interopérabilité entre opérateurs. Ce front commun devrait aussi rassurer la communauté de développeurs Java.
L'enjeu est de taille : l'an passé, les telcos du monde entier ont acheté 300 à 350 millions de puces SIM, dont 15% avec Java 2.1. C'est Oberthur Card Systems qui détient 80% du marché de ces SIMJavaCard. Ces puces 8 bit renferment 128 Ko de ROM et 16 ou 32 Ko de RAM. Elles servent le plus souvent à des applications de messageries SMS, d'accès à des informations pratiques (météo, trafic,...) ou de services bancaires. Courant 2001, les puces microprocesseurs devront être optimisées pour le protocole WAP et, plus tard, pour les services UMTS.

