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ArticleCybersécurité & Conformité

Sécurité : Le FBI critique l'incurie des sites de e-commerce

La rédaction

Au moins un million de numéros de cartes de crédit entre les mains des mafieux d'Europe de l'Est. Le FBI frappe du poing sur la table et tance les propriétaires de sites américains de commerce électronique et de banque en ligne, incapables d'assurer la sécurité et les mises à jour de leurs serveurs Web. Quarante sites ont été dernièrement victimes d'attaques : les bureaux locaux du FBI et des services secrets de 20 Etats mènent l'enquête.

Point commun entre ces 40 attaques http://www.fbi.gov/pressrm/pressrel/pressrel01/nipc030801.htm : les pirates ont exploité des failles de sécurité présentes dans les produits de Microsoft pour accéder aux données sensibles (informations sur les clients, numéros de cartes bancaires...) et les subtiliser. Probablement les mêmes que celles ont permis aux flibustiers du Réseau de dérober 98 000 numéros de cartes chez Bibliofind.com http://www.bibliofind.com, une succursale d'Amazon, dont le site est hébergé avec Internet Information Server 4.0 (IIS) sur des serveurs NT 4.

Certaines vulnérabilités sont connues depuis 1998 et les correctifs sont disponibles. Dans une note http://www.nipc.gov/warnings/advisories/2001/01-003.htm attachée au communiqué du FBI, le National Infrastructure Protection Center (NPIC), dépendant du bureau fédéral, présente les principaux bogues exploitées par les pirates. Pour enfoncer le clou, le NPIC fournit des liens vers les bulletins de sécurité publiés par Microsoft lors de la découverte des failles, ainsi que des liens vers ses propres "Cybernotes", sa lettre d'information bimensuelle sur les cybervulnérabilités.

De plus, le NPIC a déterminé une série de noms d'exécutables dont la présence sur un système NT est synonyme d'intrusion.

Lors de ses enquêtes, le bureau fédéral a remonté la piste des pirates. Ambiance guerre froide, version électronique : les attaques contre les sites américains auraient été menées depuis l'Europe de l'Est, en particulier depuis l'Ukraine et la Russie. Nos confrères de Libération ont récemment publié un article http://www.liberation.fr/multi/pirates/20010227marzi.html sur les "tribus" de hackers qui peuplent Saint-Pétersbourg. Les délits liés à l'informatique sont également une plaie en Russie. Selon l'agence Itar-Tass, le "département R" du ministère russe de l'Interieur pour lutter contre la cybercriminalité, s'est attaqué en 2000 à 436 dossiers. Soit quatre fois plus qu'en 1999.

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