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ArticleCybersécurité & Conformité

Internet : 4 000 attaques par saturation chaque semaine

La rédaction

Edifiant. Plus de 4 000 tentatives d'attaques par saturation sur Internet sont lancées chaque semaine dans le monde, selon une étude http://www.caida.org/outreach/papers/backscatter/usenixsecurity01.pdf d'une équipe de chercheurs de l'Université de Californie à San Diego qui ont souhaité quantifier ce type de " vandalisme " informatique. Certains de ces assauts ont été largement commentées dans les médias, notamment ceux qui ont paralysé début 2000 les sites de Yahoo, d'eBay, de CNN et d'e*Trade. Plus récemment, des pirates avaient exploité http://www.weblmi.com/daily/2001/0126/saturation.htm un défaut d'architecture du réseau de Microsoft et rendu invisibles plusieurs sites Web de l'éditeur.

Sur une période de trois semaines, les chercheurs ont observé 12 805 tentatives d'attaques de ce type, lancées contre 5 000 serveurs Web appartenant à environ 2 000 organisations. Amazon, AOL et la messagerie en ligne Hotmail figurent parmi les plus visés, mais ces attaques touchent également des PME, voire des particuliers. La moitié de ces assauts dure moins de 10 minutes et 90 % moins d'une heure. En revanche, les chercheurs n'ont pas mesuré le nombre d'attaques menées avec succès.

Le principe de l'attaque par saturation est simple. Elle consiste à noyer un serveur Web sous un flot de requêtes. Ne pouvant toutes les traiter, le serveur ralentit considérablement avant d'être réduit au silence si l'assaut perdure. Une des méthodes les plus courantes est l'envoi massif de paquets servant à initier une session entre un client et un serveur (SYN, pour synchronisation). En temps normal, ce dernier renvoie un paquet SYN-ACK (pour acknowledgement) au client et attend que le client lui confirme la connexion avec un autre paquet ACK. Dans le cas d'une attaque, le paquet SYN du client contient une adresse IP falsifiée, à laquelle le serveur répond sans recevoir de retour de la part du client. Le temps que la connexion expire (time-out), le client submerge le serveur avec d'autres paquets SYN, ce qui, au final, peut mettre un serveur à genoux. Dans les cas les plus extrêmes, les chercheurs ont observé l'envoi de plus de 600 000 paquets par seconde. Il existe pourtant des moyens de se prémunir, comme le filtrage http://www.weblmi.com/entrep/2000/20000310%2D114%2Dcyberterrorismelaguerresilencieuse.htm du trafic et l'équilibrage http://www.weblmi.com/techno/1999/991029%2D193%2Dequilibrerlachargedesserveursweb.htm de la charge des serveurs Web.

Entre les lignes de cette étude, on devine la virulence et l'activité très forte des flibustiers du Net. Autre signe qui ne trompe pas, mais dans un autre registre : le site Attrition.org http://www.attrition.org, qui conservait une copie des pages Web vandalisées par les pirates, met fin à cette activité. Motif : manque de temps. Ce qui était au départ un passe-temps pour les auteurs du site a pris au fil des années des proportions considérables. En avril, à raison d'une centaine de pages par jour, ils ont archivé plus de 3 000 sites défigurés. Soit trois fois plus que le total cumulé de 1995 et 1996. Entre le 1er et le 13 mai derniers, l'archive a été enrichie de 1 120 exploits...

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Internet : 4 000 attaques par saturation chaque semaine