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Antitrust : L'administration Bush clémente envers Microsoft

La rédaction

Le procès de Microsoft ne devrait finalement pas avoir lieu. L'éditeur de Windows et le gouvernement américain - par l'intermédiaire du DoJ, le ministère de la Justice - sont arrivés à un accord. Plus question de restreindre les fonctionnalités intégrées à Windows, encore moins d'un démantèlement, mais il s'agit désormais de limiter les clauses d'exclusivité commerciale et technologique imposées aux constructeurs et aux développeurs par Microsoft.

Concrètement, Microsoft ouvre le bureau de Windows et autorise l'installation, par les constructeurs OEM, d'applications concurrentes des siennes. Windows XP - son dernier opus - devrait donc subir quelques modifications " dans les semaines qui viennent ", selon Rick Belluzo, vice-président de Microsoft. L'accord permet cependant à ce dernier de continuer à lier ses propres outils (navigateur, lecteur multimédia, messagerie...) à son système d'exploitation. De plus, la stratégie .Net - qui prévoit la commercialisation en ligne, à partir de l'OS et sous forme de services des applications de Microsoft - n'est absolument pas remise en cause.

Avant son élection à la présidence, George W. Bush affirmait déjà être réticent quant aux poursuites antitrust du gouvernement américain. Une fois en place, son administration a promu http://www.weblmi.com/daily/2001/0219/trust.htm une politique libérale en matière d'antitrust.

La récession qui touche actuellement les Etats-Unis l'a confirmé dans son intention de ne pas porter atteinte à une société en bonne santé, comme le préconisait pourtant un premier jugement http://www.weblmi.com/daily/2000/0608/atitrust.htm .

Chez Microsoft, on se félicite évidemment de l'accord. Bill Gates, " stratège-fondateur ", affirme que " l'accord est loyal et raisonnable et, bien plus important, est dans l'intérêt des consommateurs et de l'économie ". Tout en jugeant " qu'il impose certaines règles très dures et des restrictions à l'activité de Microsoft " (sic).

Trois fronts demeurent ouverts

Plusieurs concurrents ne sont pas de cet avis et dénoncent un accord qu'ils considèrent comme une faveur accordée à Microsoft. Sun - opposant historique de Microsoft et concepteur de One http://www.weblmi.com/daily/2001/0206/stategie.htm , concurrent de .Net - affirme que l'accord est " non seulement faible mais sans effet ". La société californienne envisage de porter plainte devant une juridiction civile. Pour Kelly Jo Mac Arthur, vice-président de l'éditeur de lecteurs multimédias RealNetworks, l'accord " est une récompense, pas une solution ".

Par ailleurs, les dix-huit états américains poursuivant Microsoft doivent entériner l'accord pour que le dossier soit totalement refermé outre-Atlantique. Certains se disent déterminés à poursuivre leur action s'ils estiment le DoJ trop laxiste. Ils ont jusqu'à 14h00 (GMT), ce jour, pour faire connaître leur position au juge Colleen Kollar-Kotelly, en charge du dossier.

Enfin, la Commission européenne poursuit son enquête http://www.weblmi.com/daily/2001/0903/antitrust.htm pour position dominante de Microsoft sur le Vieux Continent. Amelia Torres, son porte-parole, affirme " qu'il est trop tôt pour dire si l'accord américain exercera une influence sur l'enquête européenne ". Microsoft doit répondre aux " communiqués des griefs " envoyés par la Commission en août dernier.

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