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Restructuration : L'Etat renfloue Bull et congédie son PDG...
L'Etat concède une rallonge supplémentaire de 100 M€ pour Bull, constructeur dont il est actionnaire à 17,4%, tandis que Guy de Panafieu - PDG - est poussé vers la sortie. Officiellement, il annonce ne pas solliciter un nouveau mandat de quatre ans. En fait, le gouvernement semble l'accabler de tous les maux de la société et conditionnait visiblement son opération " sauvetage du fleuron de l'industrie informatique française " à son départ. Les 100 M€ seront débloqués sous forme " d'avance d'actionnaire remboursable ". Dans l'entourage du ministre de l'Economie, on affirme être déjà à la recherche d'un " spécialiste du secteur qui ne soit surtout pas un fonctionnaire " ni un financier, comme l'était Guy de Panafieu, nommé en septembre 1997.
A l'" actif " de ce dernier : 288 M€ de pertes en 1999 et 243 M€ de pertes en 2000 http://www.weblmi.com/daily/2001/0305/annuel.htm malgré la promesse d'un " d'un résultat net positif " sur cet exercice. Pour compenser, le groupe s'est séparé de ses entités les plus prometteuses et donc les plus faciles à vendre. Dans l'ordre : CP8 http://www.weblmi.com/daily/2001/0213/acquisitionkk.htm - son activité carte à puce cédée à Schlumberger - ; Cara http://www.weblmi.com/daily/2001/0302/services.htm - sa filiale irlandaise spécialisée dans le conseil cédée à Hiberna Partners - et surtout Integris Europe http://www.weblmi.com/daily/2001/0903/ssii.htm , sa filiale SSII vendue en septembre à Steria pour 190 M€. Guy de Panafieu avait fait des services la pierre angulaire de la mutation de Bull. Dernièrement, il cherchait cependant à se séparer d'Integris France. Sans trouver preneur. En pleine restructuration, Bull comptait 18 000 salariés - 16 000 en France - en décembre 2000, dont 10% auront été licenciés http://www.weblmi.com/daily/2000/1130/stategie.htm d'ici à juin 2002.
Voir la suite : " ...Sur fond de délit d'initié "

