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E-publicité : Coïtus interruptus du marché français
Les statistiques sont parfois taquines : le montant des investissements publicitaires sur Internet au premier semestre 2001 est rigoureusement identique à celui du premier semestre 2000 (soit 558 millions de francs, 85 millions d'euros). Selon l'IAB (Interactive Advertising Bureau) et PricewaterhouseCoopers (PwC), coauteurs de l'étude, c'est la première fois que l'e-pub ne progresse pas. Elle recule même de 14 % entre le second semestre 2000 et le premier semestre 2001.
Un très sérieux coup de frein après les envolées observées les années précédentes. Les professionnels de la publicité en ligne peuvent toujours se rassurer en comparant la stabilité française à la chute de 8 % observée, durant la même période, sur le marché américain. D'autant que les investissements à la télévision ont chuté de 3,8 %, et de 3,1 % dans la presse.
Attirance des annonceurs traditionnels
Les responsables de l'IAB conservent donc leur optimisme. " Non, les annonceurs n'abandonnent pas le Net et nous avons été victimes d'un amalgame. Si les investissements des sociétés Internet ont régressé, Internet en tant que média publicitaire n'a pas bougé et nous ne sommes pas dans une logique d'effondrement ", souligne Louis Rougier, directeur général d'Ipsos Mediangles. La répartition des types d'annonceurs montre que les entreprises traditionnelles ont augmenté leurs investissements. Les cinq premiers secteurs (VPC, banque, nouveaux médias, informatique et tourisme) pèsent 59 % dans le total des investissements, contre 72 % un an auparavant. Au profit des assurances, de l'immobilier, de l'automobile, de la formation...

