ArticleCybersécurité & Conformité
Virus 2002 : Diffusion tous azimuts des messageries instantanées aux routines
2002, année du virus " intrusif " utilisant Internet comme infrastructure d'attaque et non plus seulement comme médium de diffusion ? C'est une chose certaine. 2002, année du virus " troyen " plus destiné à manipuler une machine - si possible un serveur - qu'à détruire aveuglément ? Voilà qui ne fait également aucun doute.
Autre tendance, les outils de génération automatique de virus, même retirés rapidement du circuit, continuent de rôder sur la Toile. Les enfants de Vbswg.exe, les héritiers d'Anna Kournikova sont désormais entre les mains d'utilisateurs de micros qui ne connaissent parfois pas le moindre rudiment de programmation. Même si les méfaits de ces " armes en vente libre " n'effraient plus du tout les RSSI (responsables sécurité des systèmes d'information) et si les statistiques tendent à prouver un net fléchissement des contaminations par VBS (Visual Basic Script), persiste néanmoins un bruit de fond non négligeable qui risque de ne pas s'éteindre avant une bonne année.
Si le virus VBS " automatique " passe doucement de mode, la bonne vieille méthode de diffusion par messagerie demeure une valeur sûre. Les dernières attaques recensées prouvent même que cette technique a le vent en poupe. Les derniers avatars de ces virus délaissent les failles connues d'Outlook Express au profit de leur propre mécanisme de routage/diffusion smtp, ce qui les rend indépendants de l'interface utilisateur.
Même logique pour les méthodes de diffusion, pour lesquelles les spécialistes du viol informatique innovent tout en maintenant les anciennes traditions. L'exploitation des " nouveaux " canaux de messagerie instantanée, les ICQ, les IRC de tout type, et des logiciels d'échange P2P du genre Gnutella, cohabitent ainsi avec les mécanismes plus traditionnels : Web-ftp chargés de la mise à jour, de " l'amélioration " du virus, détournement des couches WinSocks, appel aux routines Netbios pour faciliter la diffusion de l'infection via les ressources partagées du réseau local... On n'avait pratiquement plus vu cela depuis la création de Christmas Tree... C'est dire !
Même les techniques les plus frustes restent efficaces ; ainsi des fichiers aux noms séduisants disponibles sur les plates-formes d'échange de fichiers comme Kazaa. Inutile de préciser que, dans ce cas précis, les résultats de la nocivité des raids en question ne sont jamais pris en compte dans les statistiques " officielles ".
Lire aussi
Palme de l'inventivité calamiteuse à Nimda et Code Red
Diffusion tous azimuts des messageries instantanées aux routines Netbios
Pusillanimité des prestataires et désintérêt des ISP
La semaine dernière par thème

