ArticleCybersécurité & Conformité
Sécurité : 1 200 failles logicielles recensées en 2001
Une liste impressionnante d'environ 1 200 failles logicielles, dont 490 jugées graves, figure au bilan 2001 du National Infrastructure Protection Center ( NIPC). Il s'agit d'un organisme gouvernemental américain surveillant les menaces qui pèsent sur les infrastructures critiques des Etats-Unis (télécoms, système bancaire, énergie...). Ce bilan 2001 montre une augmentation de 9,1% par rapport à 2000.
Recordman toute catégorie : Microsoft, avec 128 failles dont 44 graves. Un déluge d'incidents qui finit par nuire à l'image de la société. Dans un courriel aux 45 000 employés de l'éditeur, Bill Gates appelle d'ailleurs ses troupes à donner la priorité à la sécurité.
L'éditeur aurait décidé de mettre en sommeil tous les développements sur les systèmes d'exploitation pendant le mois de février pour envoyer environ 7 000 développeurs en formation. Dans son courrier, Bill Gates explique : "une faille dans un seul produit ou service Microsoft n'affecte pas seulement la qualité de notre plate-forme, mais aussi la perception que les clients ont de notre société".
Pour limiter l'impact de ses failles, Microsoft avait tout d'abord choisi de les cacher en prônant la rétention d'information sur les problèmes de sécurité.
Si Microsoft s'adjuge haut la main la cuillère de bois en 2001, nul n'est épargné par le bilan du NIPC. Du côté des distributions Linux, Caldera récolte 12 failles dont 11 graves, et Red Hat 16.
Parmi les grands acteurs du marché, si quelques bons élèves se distinguent (une seule faille pour SAP, trois pour iPlanet...), personne n'est épargné : 37 failles pour Sun, 34 pour Cisco ou IBM, 29 pour HP, 18 pour Trend Micro (pourtant éditeur de logiciels de sécurité !) ou encore 19 pour Oracle. Probablement plus par désintérêt des pirates que par les qualités intrinsèques des logiciels. Ainsi David Litchfield, spécialiste en sécurité de NGSSoftware, a découvert pas moins de huit failles dans 9i en quelques semaines.

