ArticleCybersécurité & Conformité
Le marché français douché en 2001
Le montant des investissements publicitaires sur Internet a chuté de 17% en France en 2001 par rapport à 2000 pour atteindre 153 M¤. La faute à un second semestre catastrophique (85 M¤) qui a succédé à un premier semestre déjà largement morose. L'IAB (Interactive Advertising Bureau) et PricewaterhouseCoopers (PwC), coauteurs de l'étude, incriminent surtout la période qui a suivi les attentats du 11 septembre 2001.
Les investissements des sociétés Internet ont baissé de près d'un tiers et ne représentent plus que 10% des dépenses totales dans la publicité en ligne, à 15,3 M¤. Une dégringolade que n'arrivent pas à compenser les annonceurs traditionnels, plus présents mais dont les dépenses diminuent.
D'un côté, les achats d'espace des entreprises de vente par correspondance (VPC) et du secteur bancaire chutent respectivement de 17%, à 22,9 M¤, et de 9,5%, à 18,3 M¤.
De l'autre, les investissements publicitaires des voyagistes et des distributeurs hors VPC augmentent de 50%, à 13,8 M¤, et de 300%, à 12,3 M¤. Un investissement équivalent à celui des annonceurs informatiques et télécoms, qui représentent 8% du marché de l'e-pub chacun, soit deux fois plus qu'en 2000.
Pour 2002, l'IAB n'avance aucune estimation tout en se montrant rassuré quant à un retour à la croissance, même modéré.
Une impression que semble conforter une étude optimiste de la filiale européenne du cabinet américain Forrester. Réalisée à l'échelle européenne, elle se concentre sur plusieurs plates-formes d'échanges en ligne et non seulement sur leWeb.
Selon Forrester, les investissements des annonceurs dans la publicité en ligne en France s'élèveront à 820 M¤ en 2007. A cette date, ils devraient représenter 6,5% du marché publicitaire hexagonal. Une progression impressionnante au regard des chiffres de l'IAB qui s'expliquerait par l'émergence, au côté du Web, des outils GPRS puis UMTS dans la téléphonie mobile et les PDA et de la télévisions interactive.
Un pronostic ambitieux si l'on tient compte des retards accumulés par le GPRS, du manque d'enthousiasme pour l'UMTS et des défections de nombreux éditeurs dans la télévision interactive.

