Aller au contenu

Préférences et cookies

Afin d’améliorer votre expérience sur notre site et de réaliser des statistiques de visites, nous utilisons des cookies. Rien n’est déposé sans votre accord, et le refus n’enlève l’accès à aucun contenu. Ce choix peut être modifié à tout moment.

Gérer les traceursVos données

Personnaliser

ArticleCybersécurité & Conformité

Le Cigref dénonce la réforme "orientée" de l'Icann

La rédaction

A peine sur les rails, le projet de réforme de l'Icann (organisme chargé de la gestion des suffixes TLD génériques - de type .com, .org ou .aero - et du nommage Internet) est critiqué côté utilisateurs, notamment en Europe. De retour de Bucarest, où les responsables de l'organisme ont validé la réforme signée Stuart Lynn, président en préretraite, Sébastien Bachollet, en charge du dossier pour le Cigref, dénonce "un processus de réforme complètement orienté". Selon lui, à la lecture du rapport préliminaire de l'assemblée générale, "les membres du board n'ont rien retenu de ce qui a été discuté et proposé pendant trois jours".

S'exprimant lors des premiers Etats généraux européens du nommage Internet, il a rappelé "la nécessité absolue d'internationaliser la direction de l'Icann et de couper le lien entre l'organisme international de régulation des noms de domaine et le Département du commerce américain".

Sébastien Bachollet dénonce notamment deux parties du projet de Stuart Lynn :

l'une met fin à l'élection au suffrage universel de cinq des 19 membres du conseil d'administration et l'autre modifie le processus de nomination des membres du conseil. La réforme prévoit la désignation d'un comité de nomination "sans que l'on sache qui désignera ce comité !" De leur côté, les internautes seront relégués au rôle de conseillers dans le cadre d'un comité consultatif où seront cloisonnés des membres élus.

Seule concession faites au projet de Stuart Lynn : l'invitation des gouvernements à participer au conseil d'administration est plutôt bien accueillie. D'autant que le Département du commerce américain affirme officiellement y être favorable.

N'empêche, le Cigref compte désormais mener sa croisade pro-utilisateurs - teinté de méfiance envers les Etats-Unis - à l'échelon européen. Sébastien Bachollet appelle de ses voeux la constitution d'une "structure transeuropéenne de coordination pour la politique de nommage". Une proposition qui pourrait être reprise par le gouvernement danois qui assure la présidence de l'Union européenne jusqu'à la fin de l'année 2002. Sidse Aegidius, sa représentante lors des Etats généraux européens du nommage Internet, confirme "la mise en place d'un comité directeur pour la coordination des actions de l'Union dans le domaine de la société de l'information".

Rappelons qu'en mars 2001, le Parlement européen votait très officiellement une résolution réclamant l'indépendance de l'Icann de toute influence nationale, notamment américaine.

Newsletter

La Quotidienne LMI

Recevez chaque matin l’actualité IT de la rédaction.

Le Cigref dénonce la réforme "orientée" de l'Icann