ArticleCybersécurité & Conformité
Agilent handicapé par la mise en place du PGI Oracle 11i
Agilent impute à son changement de PGI les mauvais résultats enregistrés lors du 2e trimestre 2002. En cause : l'implémentation d'Oracle 11i en lieu et place d'une myriade de systèmes de gestion propriétaires, hérités de la période HP du fabricant américain de composants, spécialiste des poids et mesures. Selon Ned Barnholt, PDG d'Agilent (en photo), l'éditeur de PGI n'est pas responsable et seule la complexité du projet explique que "les interruptions de production liées au nouveau système aient été plus importantes que prévues". Un argumentaire repris par Catherine Charmoille, directeur de programme e-business Suite chez Oracle France, pour qui "les problèmes rencontrés par Agilent semblent liés à la combinaison d'applicatifs hétérogènes et non au PGI lui-même".
N'empêche, le fabricant explique avoir réduit sa production pendant une semaine pour un manque à gagner de 150 M$ de CA (7,6 % des revenus du 2e trimestre) et une perte supplémentaire de 70 M$ (sur des pertes totales de 228 M$ sur la période). "Des difficultés qui - certifie Catherine Charmoille - n'ont jamais été expérimentées en France" où Oracle revendique 375 clients pour le PGI, dont plus de 40 % migrent ou ont migré vers 11i.
Selon elle, "toute méthodologie de conduite de projet de migration de PGI est censée intégrer la possibilité d'une marche arrière". Et d'avancer une explication culturaliste au cas Agilent : "la France est réputée pour mettre en oeuvre des méthodologies contraignantes et à risque minimum. De leur côté, les Américains ont plus tendance à prendre des risques dans la définition des différentes phases du déploiement".

